Mar 01 2010

Check-list de 15 étapes pour le référencement, bonnes pratiques SEO

Category: Blog et marketing Internet, Référencement naturelMohammed ALAMI @ 1:50 AM

check list des étapes de référencement internetDans cet article qui fait partie de la trilogie du référencement en commençant par l’historique, état de l’art et processus de référencement puis perspectives, nous allons dresser une liste des meilleures pratiques en référencement organique regroupées dans une check-list de 15 étapes. Il reprend en grande partie la news de référencement Montréal, mon site dédié aux techniques SEO.

Bien que les algorithmes des moteurs de recherches soient tenus secrets, que ce soit Google, Yahoo! ou Bing, ils se sont efforcés de créer des espaces d’informations dédiés aux Webmasters pour les informer des bonnes règles de développement de sites pour être pris en compte sur leur index.
Ainsi on peut découvrir sur Google Wemaster Tools , les consignes concernant la conception et le contenu, les consignes techniques et celles relatives à la qualité. De son côté Yahoo! Révèle dans sa page Using Site Explorer certaines astuces pour améliorer son classement sur Yahoo!. De la même manière, dans Bing Webmaster Center tools , on peut trouver les grandes lignes directrices permettant un bon référencement sue le moteur de BING de Microsoft.

Tous ces centres d’aide ne s’engagent aucunement à fournir un résultat, mais permettent d’avoir une vue générale des bonnes pratiques recommandées par le trio de tête pour le développement de sites web. Ceux-ci s’accordent sur toute la partie conception et réagissent différemment lors de la soumission.

Dans la majorité des cas, les référenceurs abordent la création de leurs sites et procèdent à l’optimisation et promotion sans disposer d’un guide par étapes. Nous allons dresser une liste de tâches à accomplir pour référencer un site en faisant l’inventaire des techniques existant à ce jour et connues du public.

  1. Recherche de mots clés
  2. Bien que les mots clés ne soient plus aussi importants que par le passé, ils définissent le sujet et la catégorie du site. Avant de lancer le développement, il est important d’identifier les termes utilisés dans la recherche web liés à la thématique du site. Cela équivaut à choisir son créneau sur le web en évitant toutefois une concurrence intense car pour tout nouveau site, il s’agit d’un challenge de prendre la place de ceux déjà connus par les moteurs. Mais aussi, il faut cibler des mots clés que les internautes sont susceptibles de saisir. En règle générale on se limite à trois expressions clés composées de trois mots. Pour faire ce choix, aujourd’hui on dispose d’une batterie de générateurs de mots clés dont, le plus connu et le plus ancien, Google Adwords. Mais il ne faut pas omettre de comparer ces résultats avec ceux d’outils indépendants tels que Keyword Discovery. Mais pour les sites d’e-commerce, il existe un outil très riche en informations et qui s’appelle Google Insights for Search. Ce dernier est formidable puisque les recherches peuvent être affinées pour les produits par région et par catégorie. Il ne faut pas négliger toutefois les mots clés sémantiquement proches en ayant recours éventuellement à Yooda Suggest.

  3. Sémantique et pertinence du contenu
  4. Dans cette section, la sémantique du code est un ensemble de pratiques permettant de rendre le code plus « lisible », en hiérarchisant le contenu mis en forme (Titre principal, sous-titre, texte du contenu, emphase d’un morceau de contenu…). Pour cela, on privilégie l’utilisation des schémas de conception en <DIV> en faisant appel aux CSS. Il faut également utiliser au mieux les balises HTML appropriées (<H1>… <H6>, <P>, <STRONG>, <EM>, …) afin de mettre le contenu en perspective du focus qu’on souhaite lui apporter. Les moteurs de recherche donneront un poids plus important aux mots insérés dans une balise <H1> que dans une balise <P>. De la même manière, les mots mis en évidence à l’aide des balises<strong> ou <em> auront plus d’importance.

    Le nom de domaine peut aider grandement dans le référencement s’il est bien choisi. De même, les noms de fichiers, les textes de liens et les documents du site doivent reprendre les mots-clés qui caractérisent l’activité du site. On peut voir le site en mode texte avec les yeux d’un robot d’indexation grâce à Lynx.

  5. Contenus alternatifs
  6. Pour désigner un élément non-textuel (images, animations flash, JavaScript…), L’attribut ALT permet de donner une information aux robots concernant les éléments de contenu auxquels ils ne peuvent accéder. L’attribut Title doit être utilisé par exemple quand l’image sert de lien hypertexte vers une page définie. Il contient alors la description l’événement qui va avoir lieu.

  7. Renseignent des balises métas
  8. Les balises <Meta> (abréviation de Metadata) ne sont utilisées que par les moteurs de recherche. Depuis 1999, leur importance a considérablement diminué et seule la balise Title est véritablement importante pour les moteurs. Néanmoins, il convient de renseigner les balises Keywords, et Description également. D’autres balises existent de la manière plus ou moins farfelue et ne sont prises en comte par aucun des moteurs de recherche majeurs. Seule la balise Robots est en réalité utilisée pour les droits d’indexation.

    Par ailleurs, les propriétés cataloguées par la Dublin Core Metadata Initiative (DCMI), définissent plusieurs dizaines de termes, mais  15 d’entre elles, plus fondamentales, ont été normalisées. Une étude réalisée concernant l’impact de celles-ci sur le référencement des pages Web, a démontrée que ces balises ne favorisent pas le référencement et que leurs incidences sont insignifiantes.

    Toutefois, ces balises risquent d’être prises en compte dans un futur proche et l’utilisation des éléments  Title Description Subject, est préconisée. Une conférence internationale est prévue pour cet effet en Octobre 2010.

  9. Optimisation du code et scripts
  10. Des technologies comme le FLASH et maintenant AJAX, utilisées en masse sur un site, sont de véritables obstacles au référencement de celui-ci. Les robots ne captent et analysent que le code HTML. Les scripts complexes peuvent rebuter les robots à approfondir leur recherche.

    Les scripts et requêtes serveurs doivent être simplifiées et optimisées pour répondre dans le meilleur délai au client. De plus il faut gérer correctement la position des scripts dans les pages web.

    Dans le cas des sites e-commerce, on utilise souvent les variables de sessions, pour gérer par exemple le panier d’achat. Il s’agit d’un facteur bloquant pour le référencement. Pour y remédier, ont peut désactiver les sessions quand le visiteur est un robot d’indexation.

  11. Récriture des URLs
  12. Il est important que toute URL soit propre, unique et signifiante, intelligible par l’utilisateur et caractérisant le plus possible le contenu de la page. Pour cela, il faut créer un fichier .htaccess qui va gérer certains paramètres du serveur tels que les redirections, les réécritures d’URL et les restrictions d’accès. Il faudra s’assurer auparavant de l’activation du mod_rewrite .

    Par ailleurs, il faut spécifier aux moteurs les pages principales à indexer pour éviter le duplicate content qui est très pénalisant en référencement. Ceci est obtenu grâce au Tag « rel=”canonical” » inséré dans le lien.

  13. Gestion des liens et pages introuvables :
  14. Il faut éviter dans la mesure du possible les pages « not found ou 404 ». Même si ce problème est géré par le fichier .htaccess mentionné ci-dessus, il est préférable, si des URLs ont été modifiées mais que les pages sont restées les mêmes, d’utiliser le code « HTTP 301 ».

    Les mots qui composent le lien pointant vers une page renseignent sur le contenu de celle-ci. Il est donc recommandé d’utiliser du texte explicite. En plus, l’attribut Title pour les liens semble avoir son importance.

  15. Respect des normes w3c :
  16. Le code HTML du site, ainsi que les feuilles de style CSS utilisées doivent respecter, dans la mesure du possible, les normes établies par le W3C. Pour cela, une validation en ligne est requise. Si le site est bien conçu, le contenu des pages liées sera alors analysé avec pertinence par les robots (crawler).

  17. Optimisation de la vitesse du site
  18. Une des innovations majeures, en terme de recherche web, est la prise en compte de la vitesse de téléchargement comme facteur déterminant pour le référencement. Ainsi, Matt cutts responsable de Google Webspam, l’a annoncé sur son blog , et a aussi déclaré à Webpronews que ceci prendrait effet dés 2010.

    Google met à disposition des référenceurs un outil gratuit « Site speed », mais il est également possible d’utiliser des outils indépendants tes que « CSS Optimizer » et « JavaScript Optimizer » en plus des optimiseurs d’images.

  19. Fichier robots.txt et envoi des sitemap
  20. Avant de procéder à une soumission aux moteurs de recherche et annuaires, il est important de bien concevoir son fichier robots.txt. On indiquera donc aux différents moteurs les pages à indexer et celles à ne pas prendre en compte.

    Il est aussi important de concevoir un plan de site, explicite au format Html qui reprend tous les liens du site avec une description brève des pages en relation directe avec leurs titres. Concernant les sitemaps , Google exige actuellement le sitemap au format XML, de même pour Bing, et  Yahoo!. accepte xml ou  txt.

  21. Soumission du site aux moteurs et annuaires
  22. En référencement naturel, il existe deux aspects : indexation et positionnement. Une bonne indexation favorise toutefois un bon référencement. La plupart des moteurs proposent une indexation gratuite par l’ajout de l’Url à leur index. Toutefois, l’indexation du site sur d’autres outils de recherche fera grimper son indice de popularité, ce qui aura des incidences positives sur son positionnement. Pour exemple, la présence du site sur DMOZ influence son PageRank, puisque c’est la base de données qui fournit les éléments pour l’annuaire Google.

    Bien que des logiciels existent pour la soumission automatique du site aux moteurs et annuaires, il faut privilégier la qualité à la quantité en procédant à une soumission manuelle.

    Il faut donc rechercher les annuaires les plus populaires dans l’activité attachée au site et les classer par ordre d’importance. Il faudra par la suite procéder à une soumission manuelle en faisant attention aux champs requis (Titre, description, produits..). Les annuaires listent les sites selon les Tags fournis.

    Pour les moteurs, Google Yahoo! et Bing drainent 92% du trafic, à compléter par Ask et Aol qui sont importants également au Canada et spécialement ce dernier via son index e-commerces : AOL Canada Merchant Member Centre .

  23. Développement de réseau de liens
  24. Il s’agit de l’étape la plus importante et la plus ardue du référencement naturel. Le Netlinking est la stratégie de développement de liens (récupération de liens externes) qui a pour effet d’augmenter l’indice de popularité du site (Page Rank), son indice de confiance (Trust Rank) et de son domaine score  (Bing).

    a) Recherche de sites partenaires : On recherche des sites susceptibles de réaliser un échange de liens ou d’enregistrer le site dans leur annuaire. Ils doivent être de préférence choisis dans le domaine d’activité du site.

    b) Évaluer le gain potentiel : le site partenaire envisagé a-t-il un bon trafic ? Il est recommandé qu’il soit reconnu et qu’il ne soit pas dangereux pour le référencement de son propre site.

    c) Inscription : si le site partenaire peut amener un gain réel. Il faut faire un suivi pour vérifier la présence du lien réciproque et qu’il est maintenu actif. Un programme PHP peut réaliser cette tache.

  25. Lancement d’une campagne de liens sponsorisés.
  26. Mettre en place des actions de liens sponsorisés permet d’augmenter l’indice de popularité.

    Parce que les deux sont intimement liés. Disposer en interne d’une expertise en référencement naturel permet d’être plus efficace en SEM. Par ailleurs, une campagne qui allie référencement naturel et payant obtient un taux de conversion supérieur de 22 % en moyenne.

    Les campagnes SEM (SEO + SEA) présentent l’avantage de s’inscrire dans le cadre d’une stratégie PULL . Par opposition à une stratégie PUSH (dite d’incitation), elles mettent à la disposition des consommateurs les informations sur la marque, les offres et les produits.

    Les techniques de référencement sur les outils de recherche et les liens publicitaires correspondent à ce mode de communication et permettent à un annonceur de se positionner sur un créneau spécifique. En effet, ces techniques font se rencontrer une demande (le mot clé tapé) et une offre (le sponsoring annonceur).

    Dans le cadre d’un effort de référencement naturel, les liens sponsorisés doivent servir à améliorer son positionnement. Il convient donc de viser un public large et de diversifier ses canaux publicitaires. Ainsi, on pourra utiliser les réseaux Google Adwords, Overture de Yahoo! et Microsoft adCenter. On peut aussi étendre cette action à Miva  (anciennement Espotting et FindWhat.com).

    Il faut cependant noter que l’achat de mots clés dans une campagne SEA présente des risques puisque les principaux moteurs affichant les liens sponsorisés dans leurs SERPs sont proie aux fraudes qui sont de plus en plus difficiles à détecter comme le résume Ben Benedelman professeur à Harvard.

    Quoi qu’il en soit, les deux premiers résultats organiques sont plus regardés par les internautes que le 1er lien sponsorisé.

  27. Utilisation des outils web 2.0
  28. Génération des RSS : Au début il y avait les flux RSS.

    Dans le monde de l’Internet, l’année 2004 aura été incontestablement marquée par le développement fulgurant d’une nouvelle technologie connue sous le nom de « RSS ». Derrière ce terme quelque peu mystérieux voire magique, se profilent de nouvelles possibilités en matière de veille et de diffusion de l’information.

    Nombre d’entreprises ont exploité le système d’agrégation de contenu comme  support média en monétisant les espaces publicitaires (exemple : Trust feed). Cette technique particulièrement adaptée aux sites marchands disposant d’une grosse base de données de produits, permet de fournir une liste de produits de façon automatique aux moteurs.

    La même année, deux sociétés américaines Moreover et Kanoodle proposaient aux annonceurs d’intégrer des liens publicitaires dans les listes de flux RSS, de plus en plus populaires. En rachetant Feedburner en 2007, alors leader de la publicité via fils RSS, Google a mis la main sur ce marché. La syndication de contenu au cœur du Web 2.0 et du social computing .

    Mise en place de blog de marque : en plus de construire une relation saine et transparente avec les fans de la marque, et d’avoir la possibilité de prendre la parole de façon très réactive en cas d’attaque, il permet d’atteindre les objectifs principaux du référencement naturel, à savoir : visibilité et liens de popularité. Il doit être souvent mis à jour, proposer un contenu pertinent et neutre, pinger un répertoire de flux RSS de notoriété tel que technorati.

    Social computing : soigner sa réputation en ligne

    Le Social Computing est le fruit de l’intersection des sciences sociales et de l’informatique. Il est basé sur la création de contextes sociaux innovants grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. On peut donc l’associer aux technologies du Web 2.0 : les blogs, les forums, les emails, la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, les wikis, les sites de social bookmarking, etc. Mais on peut aussi directement le raccrocher aux communautés ainsi créées et à leur activité sur Internet : les applications de filtrage collaboratif, les recommandations, les notations, les systèmes d’enchères en ligne et bien sûr la réputation.
    Via une activité de social computing, le but est d’augmenter sa visibilité et de générer des BackLinks, pour améliorer la popularité du site. Un forum de discussion est un support où il est très facile d’obtenir des backlinks . Une campagne SMO consiste à participer aux plateformes de micro blogging comme Twitter ou Facebook.

  29. Mettre en place des outils d’analyse
  30. Sans outils d’analyse, on ne peut connaître l’efficacité des différentes actions d’optimisation du site en référencement naturel. Les outils d’analyse fournissent une foule de données statistiques qui permettent de jauger la pertinence des choix  effectués. Ces choix pourront être confirmés ou revus pour une correction (cycle de référencement). En complément des rapports d’analyse de référencement fournis par des logiciels spécialisés, les tableaux des web analytiques renseignent sur les flux drainés via les sources de trafic : les moteurs, accès directs,  sites référents, E-mailing et abonnements RSS.

    Avant de commencer à mesurer  la portée du travail effectué, et même avant le travail de référencement, une veille concurrentielle s’impose. Ainsi, il est important d’avoir une idée de la vie des sites concurrents (leur fréquentation). Alexa offre des statistiques très intéressantes pour avoir des objectifs sans avoir d’historique web. D’autres sites spécialisés en publicités offrent des données pour les sites importants (Google Adplaner, Quantcast, Compete…). Pour des sites plus modestes, on peut utiliser Statbrain ou Trafficestimate.

15 étapes pour le référencement de votre site web

15 étapes pour le référencement de votre site web

Les techniques de référencement vues précédemment ne garantissent pas le positionnement et encore moins le ciblage des clients désirés. En effet, nous n’avons pas abordé par exemple les informations liées à la langue, à l’emplacement du serveur ou le renseignement de Google local.  Il faudra donc contrôler que les efforts de référencement donnent le résultat escompté par rapport à la clientèle cible pour commencer. Ceci est obtenu facilement par n’importe quel outil de web analytiques puisque les données de géo localisation sont présentes dans les fichiers logs du serveur.

En revanche, pour mesurer le retour sur investissent  (ROI), chaque entreprise  met en place des KPIs qui lui sont propres et utilise un programme de tracking qui donnera les tableaux de bord les plus proches de ceux souhaités. Ces tableaux peuvent être exportés vers Excel par exemple pour un traitement personnalisé ou dans un certains cas librement configurés selon les besoins.

L’installation d’outils d’analyse de trafic (audience) s’impose donc et le choix est large. Google Analytics est gratuit et se taille la part du lion avec presque 30% du marché. IndexTools, l’outil de Yahoo! est gratuit également et est plus pointu pour certaines actions précises. AT Internet offre Xiti gratuit et propose Analyser solution modulable haut de gamme payante. Enfin Omniture qui se veut le leader de marketing en ligne offre SiteCatalyste.

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Feb 26 2010

Web analytiques, solutions d’analyse statistique et outils d’analyse d’audience

Category: Blog et marketing Internet, marketing internetMohammed ALAMI @ 5:04 PM

http://www.referencement-site-montreal.com/

Les KPIs sont à l’ordre du jour avec les nouveaux outils de suivi de trafic et analyse d’audience. Le web sémantique passera par là, mais avant, un petit rappel :

Dans mon dernier article de marketing internet, j’ai reproduit à l’identique les prédictions de l’agence Vanksen, qui semblent réalistes. Et puis il y a les nouveautés comme google buzz qui s’invite chez nous, le rachat d’Aardvark par Google, l’imminence d’un nouveau géant de la recherche en temps réel comme Factery Labs. Concernant le commerce électronique, Google confirme son implication directe en embauchant Stephanie Tilenius (eBay). Google a certainement l’intention de relancer ses produits spécialisés : Froogle, google product search et Google base. Facebook le challenge de plus en plus avec son Market place et surtout son immersion dans la pub PPC que google revisite notamment en revenant au nom historique DoubleClick pour Google Ad Planner. Rappelons que celui-ci est derrière les grandes avancées d’Adwords. Dans ce sujet je parle justement de KPIs (Key performance indicator) et des outils de suivi pour maximiser la rentabilité des campagnes SEM et aussi de contrôler son référencement SEO.

Dans cette bataille effrénée au TOP10, pour le moment les seules certitudes résident dans la manière de référencer proprement un site web. Pour cette action de référencement organique, j’ai récapitulé 15 étapes pour référencer son site, en attendant du nouveau concernant le HTML5 qui devrait nous donner de nouveaux outils pour se démarquer. À ce sujet, une Web Techo Conference ConFoo aura lieu du 10 au 12 mars à l’hôtel Hilton Bonaventure de Montréal. Par ailleurs l’événement WWW2010 aura lieu à Raleigh, capitale de l’état de Caroline du Nord, du 26 au 30 avril, et ses conférences W4A2010, WebSci10 FutureWeb risquent de nous apporter du nouveau. Je vous invite donc à découvrir cette première nouvelle concernant le référencement internet sur le site de référencement Montréal, qui est une première d’une série de news relatant l’avancée de la sémantique et les premiers contours du Web 3.0.

Mais voyons donc les web analytriques dont j’avais déjà parlé dans Marketing internet et nouvelle économie :

Les protocoles Internet, avec http notamment, ont permis de mettre en place la mesure sur Internet. La connexion à un serveur web via un protocole de connexion comme http génère des logs, soit une nouvelle ligne d’historique dans un fichier appelé journal ou logfile.

La méthode de mesure par analyse des logs a été utilisée au début des années 1990 où chaque page web visitée représentait un seul fichier html contenant principalement du texte. Ces pages ont rapidement commencé à s’enrichir avec l’apparition d’images ou des contenus multi médias. Les Hits (accès) utilisés alors par les compteurs de pages et désignant une requête à un serveur HTTP demandant un fichier (image, HTML, javascript, feuille de style CSS, etc.) mesuraient plus la complexité d’une page web que sa réelle popularité. La mesure des pages vues s’est trouvée faussée avec l’apparition des moteurs et leurs robots parcourant le web pour indexation, les proxys web et l’attribution d’IP dynamiques aux FAI en plus des techniques de mise en cache des contenus. Ainsi, toutes ces nouvelles techniques ont faussé les logs et rendu l’identification des visiteurs uniques plus difficile. La mesure par analyse des logs a donc décliné et reste aujourd’hui principalement utilisée par les administrateurs système pour mesurer l’utilisation des serveurs.

Les navigateurs (fureteurs) interagissent avec la source de diffusion (serveur web) en plus de leur communication permanente avec leur environnement (système d’exploitation). Cette double interactivité a permis de développer, à compter des années 1995 la méthode de mesure par marqueurs (tags) à la base des Web Analytics . L’an 2000 a vu la standardisation des solutions avec le choix du marquage par tags comme méthode privilégiée. En 2003, les outils Web analytiques faisaient partie de l’écosystème du site web et le marché a muri notamment avec le regroupement de plusieurs acteurs du secteur. Début 2007, de nouveaux indicateurs de performance s’imposent vu les nouveaux business model de sites. La notion « d’engagement » est née dans ce contexte. L’évolution du marché publicitaire notamment a donné lieu à la création d’outils complémentaires (outils de mesure de l’engagement…). La connaissance utilisateur est également un point majeur de développement. Les éditeurs de solutions de web analytiques s’attachent à répondre à des questions liées au ciblage comportemental. En 2009, les médias sociaux ont marqué l’utilisation d’internet. De nouveaux outils come Omniture ont fait leur apparition pour mesurer l’activité sociale et l’e-réputation.

Pour comparer deux outils d’analyse, nous en choisissons deux qui utilisent le marquage par tags. Xiti et Google Analytics sont très semblables.

Toutefois, bien qu’utilisant la même méthode de marquage, les outils de suivi d’audience donnent souvent des résultats différents. Le choix de Google Web Analytics et de Xiti pour la comparaison n’est pas fortuit. En effet, ces deux outils sont gratuits et sont très proches dans les résultats de l’analyse comparative réalisée par Forrester pour 2009. Celle-ci a porté sur les outils : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo.

Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et  Yahoo

résultats analyse Forrester 2009 : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo

Il apparaît que nous avons deux groupes. Au top, un regroupement de plusieurs éditeurs précurseurs et spécialisés du milieu du Web Analytics traduit une homogénéité de leurs outils. AT Internet quant à lui change de dénomination (Xiti anciennement) paie de sa politique et Google a besoin de temps (il a évolué dans le rapport en tant que «Strong Performers». Yahoo! offre un outil relativement récent ce qui explique en partie je pense sa position plutôt basse.

Nous allons voir comment Xiti et Google Analytics différent dans leurs résultas,

Pour commencer, nous comparons le script de marquage. Xiti exige d’apparaître sur le site en tant qu’image. Malgré une personnalisation des couleurs parmi 8 modèles proposés, ceci pose un problème d’ergonomie du site. Google en revanche n’affiche aucune information visible sur l’interface.

Xiti propose deux versions du code de suivi à placer de à l’intérieur des balises BODY, html et xhtml. Pour passer le test W3C concernant la validation du code comme vu en référencement, il faut choisir le deuxième bien entendu. Google quant à lui propose une seule version valide à placer avant la balise </body>.

Par défaut, les marqueurs identifient les pages du site par leurs adresses (URL). Cette méthode peut s’avérer inefficace lorsqu’on gère un site dynamique où les adresses des pages ne contiennent aucune information permettant de les identifier clairement (http://www.exemple.com/fr-art?120). Pour cela, Xiti a prévu un mécanisme permettant d’identifier le titre de la page en question. Une variable (p=) dans le code du marqueur est prévue dans le code où on peut indiquer le titre de la page. Cette opération peut se faire à la main ou automatiquement avec un script du côté du serveur (ex. ASP, JSP, PHP, etc.).

Côté présentation, comme la plupart des outils web analytiques, les deux outils présentent à la page principale un résumé de l’activité du site, appelé tableau de bord. On retrouve alors les informations principales qui sont : le nombre de visites, pages vues, pages par visite, taux de rebond, temps moyen passé sur site et pourcentage de nouvelles visites dans le cas de Google.

Accueil Google Analytics PANORAMIDE

Accueil Google Analytics PANORAMIDE : du 13/01/2010 au 12/02/2010

Nous remarquons d’ors et déjà sur la page d’accueil que nous ne disposons pas des mêmes informations et que celles-ci sont présentées différemment. Xiti privilégie le rapport quotidien tandis que Google opte pour le mensuel. Google offre la possibilité de définir les objectifs, les rapports personnalisés ainsi que les recherches effectuées sur le site, très utiles. Xiti pour sa part permet de visualiser les records, le suivi par chapitre (analyses volumétriques globales par thèmes) ainsi que le suivi de plusieurs sites, que Google vient d’intégrer dans le paramétrage du code. En revanche, Xiti offre la possibilité de l’identification personnalisée des pages.

Accueil Xiti analyses pour panoramide maroc

Accueil Xiti analyses pour la journée du 12/02/201

De plus, les deux outils ne donnent pas les mêmes résultats pour une même métrique. Si nous prenons l’origine des visites qui est l’indicateur le plus important en référencement, on remarque que Google peut donner jusque deux fois le nombre de visites via moteurs de recherche comptabilisés par Xiti. Ces discordances dans les résultats sont rapportées et expliquées souvent du fait que Google Analytics n’est pas un indicateur neutre. Il est établi que les données Web analytiques ne sont pas exactes mais précises.

Cependant, Google s’avère beaucoup plus puissant que son challenger Xiti en termes de visualisation du taux de conversion. Google ne s’arrête pas à un rapport basique de trafic. Il permet de mesurer la productivité transactionnelle des pages d’un site, notamment celle du tunnel de conversion d’un site marchand, censé amener l’internaute à acheter sur ce site. Google Analytics propose une fonctionnalité permettant d’évaluer les performances de scénarios de navigation d’un site et de comprendre les éventuelles causes d’abandon du scénario. Il permet à ses utilisateurs de définir un scénario en désignant un enchaînement des pages Web présentes sur leur site, et par lesquelles doit passer l’internaute pour atteindre un objectif. Une fois ce scénario de navigation défini, Google Analytics propose un schéma en entonnoir affichant le taux de conversion des internautes, le nombre d’internautes passant chacune des étapes et la part d’abandon pour chaque étape.

De même, avec ses filtres Regex (expressions régulières) , Google Analytics fourni des fonctionnalités faciles d’accès. Les filtres Google Analytics permettent de gérer et segmenter les données de fréquentation en donnant une vision plus précise du site web et des visiteurs. Ils peuvent servir également pour trier les résultats selon ses besoins..

Enfin, Google avec son attirail d’utilitaires gratuits, dispose d’une arme qui vient complémenter la solution Google Analytics à savoir l’optimiseur de sites :

L’Optimiseur de Site est une application gratuite de Google qui permet aux professionnels du marketing et aux webmasters de tester plusieurs variables et différentes combinaisons des pages de leur site (textes et images). Les données fournies par l’outil sont des éléments objectifs et utiles pour augmenter les taux de conversion et la satisfaction globale des visiteurs. Il existe 2 types de test : le test multivariable et le test AB. L’Optimiseur de Site est également un parfait complément de Google Analytics.

Il ressort de cette comparaison que les outils de suivi ne sont pas tous équivalents. Chaque solution présente des fonctionnalités qui ne sont pas forcément disponibles chez la concurrence. Google présente un avantage majeur dans sa solution Web analytics qui se manifeste dans la diversité des outils mis à disposition et qui peuvent être utilisés en complément. Les résultats des analyses fournis peuvent être faussement manipulés quand les intérêts des fournisseurs sont en jeu. Aussi, le recours aux solutions des moteurs de recherche tels que Google et Yahoo! doit être bien considéré. En effet, Google Analytics et Yahoo Index Tools ne sont pas des indicateurs neutres.

L’année 2009 aura vu la consécration des réseaux sociaux avec une nette augmentation de leur trafic. Ainsi des sites comme Facebook, myspace, twitter et d’autres ont favorisé le développement du marketing social. Les éditeurs de solutions de web analytiques ont donc compris l’importance d’intégrer ces espaces de discussions dans leur interface. Le passage du « web analytics » au « social analytics » est le souci de bon nombre de joueurs de l’industrie.

Ainsi, en Mars 2009, Omniture SiteCatalyst intégrait les données Twitter dans son interface. Les clients possédant la solution de web analytics pouvaient identifier ce qu’il se dit sur leur marque en bien ou en mal. Courant Mai 2009, Omniture présentait App Measurement for Facebook, une nouvelle solution permettant aux utilisateurs d’Omniture SiteCatalyst de mesurer la popularité et le succès des applications Facebook. Début 2010, la nouvelle solution « Social Media Optimization » fût dévoilée :

La solution Social Media Optimization d’Omniture améliore la mesure des réseaux sociaux en offrant une meilleure visibilité sur l’activité, la performance et l’impact des réseaux sociaux. Cette solution fournit des rapports d’interaction et des tableaux de bords nécessaires pour mieux déterminer et améliorer le ROI de ces actions.

De son côté, Google connaissait ses premiers pas avec l’analyse sociale fin 2008 avec le script de VKI Studios, qui permettait d’intégrer les données des réseaux sociaux à Google Analytics. Ce script a été abandonné et une autre extension Greasemonkey sur Firefox a été largement adoptée. Cet outil pratique permet de suivre l’activité des réseaux sociaux dans le temps, en identifiant les sites référents dont l’augmentation ou la baisse de génération de trafic a dépassé un certain pourcentage entre deux périodes. Mais que ce soit pour Twitter ou Facebook, Google semble accuser du retard et seules des astuces permettent le suivi d’activité sur ces deux sites. Plusieurs ressources donnent une solution alternative pour y arriver.

Yahoo! proposait un nouveau service de statistiques web suite au rachat en avril 2008 d’IndexTools. En février 2009, Yahoo Analytics était annoncé meilleur que Google Analytics pour les besoins d’entreprise. Dans sa version 9.5, Yahoo! annonce comptabiliser des gens et non des clics, et il offre de nouvelles fonctionnalités pour l’aperçu de la démographie et les intérêts par catégorie de visiteurs.

Le buzz monitoring est né. La mesure de l’engagement et de l’e-réputation donnent naissance à une panoplie de nouveaux outils.

Avec le développement des réseaux sociaux, wikis et blogs, il devient intéressant de suivre les facteurs d’influence et l’e-réputation de l’entreprise. Pour les sites de commerce en ligne, comptabiliser et obtenir une tendance via les commentaires des internautes en ligne sur les différents médias, devient un enjeu majeur. Des outils d’analyse sémantique voient le jour.

Exemple Sysomos demographics juin 2009

Exemple Sysomos demographics rww juIn 2009

Le New York Times a publié en Août 2009 un article sur l’analyse de sentiment, une tendance qui ne fait que s’accélérer, portée par une autre, celle du temps réel et de Twitter. Plusieurs nouvelles sociétés de l’analyse de sentiments tentent de tirer parti de l’intérêt croissant à ce qui se dit en ligne. On peut lire que Scout Labs, a lancé un service d’abonnement qui permet aux clients de surveiller les blogs, les articles de nouvelles, forums en ligne et des sites de réseautage social pour les tendances des opinions au sujet des produits, des services ou des sujets dans les nouvelles. L’article présente également Newssift du Financial Times et Jodange qui offre un service pour les éditeurs en ligne en leur permettant d’intégrer les données tirées de l’opinion de plus de 450.000 sources, y compris les blogs et Twitter. Parallèlement, des outils simples d’analyse de sentiment se multiplient sous la forme d’outils légers comme Tweetfeel, Twendz et Twitrratr. Il y est suggéré que ces algorithmes pourraient commencer à influencer à la fois à des fins générales de la recherche Web et des recherches plus spécialisées dans des domaines comme le commerce électronique, les commentaires des voyages et des films.

Dans un autre billet, Readwriteweb passe en revue cinq autres outils d’analyse de sentiment qui montrent comment ces technologies commencent à changer le web. On y lit que les produits phares de Sysomos sont puissants, mais coûteux, pour analyser et surveiller les média sociaux. Pour surveiller les conversations, Backtype est un outil qui permet de chercher et de surveiller des mots clés à travers le web. Cette même technologie est utilisée par Radian6 qui surveille la façon dont on parle d’une marque sur le web.

Dans le lot des solutions abordables, SM2 est un outil « tout en un » pour veiller sur l’e-réputation. Limité à 1000 résultats avant de devenir payant, SM2 (tout comme Filtrbox ou encore Steprep) permet d’obtenir un vue d’ensemble des opinions sur un sujet ou une marque précise.

Le web sémantique passera par là, mais avant un petit rappel :

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Feb 02 2010

Marketing internet et nouvelle économie, web analytiques et nouveau référencement

Actuellement en maitrise de commerce électronique, j’ai choisi de faire un travail de synthèse en intelligence artificielle qui porte sur l’importance de la sémantique dans l’avenir de l’industrie de la recherche, des outils web analytiques et de l’indexation multimédia.
Bien entendu la part belle est rendue au référencement naturel, que je résume de manière historique et je fais le point sur les changements qui l’ont affecté dernièrement. Le marketing est vu alors dans un cadre de médias sociaux et de rich médias. Nous allons donc aborder la seconde partie d’Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux mais en plus complet.

Dans la nouvelle économie, le marketing est le grand gagnant. En effet, celui-ci jadis confondu par erreur avec l’activité commerciale, a gagné ses galons en tant que service stratégique au sein de toutes les entreprises, ou si elles n’ont pas les moyens, est confié à des experts et consultants externes qui ont du coup poussé le concept au point d’en faire une science.
Les sites de commerce électronique font appel à des stratégies de marketing qui ont pour but de les différencier de la concurrence, de drainer du trafic entrant et aussi de créer et fidéliser des communautés de consommateurs rattachées au site. Le terme ROI (Return On Investment) est devenu depuis très populaire parmi les marketeurs et webmasters. Il permet de quantifier le retour sur investissement de son site web ou une campagne de web marketing.

Dates clés de création outils web analytiques

Dates clés de création outils web analytiques

Comme toute science, le marketing dispose alors des moyens de mesure des actions entreprises qui peuvent être corrigées en fonction des résultats et tendances ainsi dégagées. Dans une première étape et jusqu’à l’entrée en jeu de Google Analytics en 2005, les sites de commerce électronique n’étaient pas légion et les outils d’analyse de trafic en ligne se limitaient à une retranscription des fichiers logs de manière simplifiée. Depuis, et grâce au rachat d’un ancien spécialiste des statistiques pour sites web « Urchin », Google a donné une nouvelle dimension à l’analyse de trafic, si bien qu’aujourd’hui il y a des spécialistes de son produit Analytics. Comme Google Search s’accapare une part de 70% dans la recherche Web, Google Analytics se taille la part de lion dans l’analyse de trafic, comparé à WebSideStory, Omniture et Yahoo analytics.
Depuis l’avènement du web 2.0, beaucoup de choses ont changé, notamment le comportement de l’internaute qui est passé de simple spectateur à un cyber consomm’acteur. Les médias en ligne délivrent des messages personnalisés à des utilisateurs impliqués dans l’enrichissement de la toile via les blogs, forums, réseaux sociaux et autres sites de partage. Cette redistribution des rôles est à mettre au crédit des wikis et différentes Apps qui sont venues se greffer sur la plupart des sites, mais aussi une grande population de 14 à 24 ans appelée aussi génération C qui est tout à fait à l’aise avec l’usage d’internet et de ses outils. Cela affecte l’approche marketing qui commence à délaisser de plus en plus les médias online pour investir dans les médias sociaux, blogs professionnels et contenus rich médias. Les outils d’analyse jusque là qui répondaient aux besoins de suivi de trafic et analyse d’audience, se retrouvent caducs puisque les campagnes de marketing viral et autres buzz créés autour d’une marque ne sont pas mesurables en visites instantanées des clients. Ces actions ont pour effet d’assoir la notoriété de la marque ou de créer des discussions animées portant sur un sujet particulier. Alors, il faudrait connaître ce qui se dit, quand, dans quel endroit (site et localisation), par qui et pourquoi.
Nous parlons donc de nouveaux outils qui font de l’analyse sémantique dans les résultats de leurs requêtes auprès des médias sociaux avec une couverture mondiale et en temps réel. Pour le moment les web analytiques traitent avec les logs et les moteurs de recherche analysent des copies en cache. Bien sur il y a beaucoup d’outils d’analyse qui naissent chaque jour comme Radian6, Sysmos et Linkfluence en France, mais aucun d’eux ne fait l’unanimité. De même, les moteurs de recherche revoient leurs fonctionnement et veulent donner des résultats en temps réel dans les SERPs comme Google avec Caféine mais il va y passer graduellement data center l’un après l’autre. Ce qui nous amène à rechercher des indicateurs de performance consensuels.

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Jan 20 2010

Les tendances 2010 du marketing 2.0 selon Vanksen

Category: Blog et marketing Internet, marketing internetMohammed ALAMI @ 4:27 PM

tendances du marketing internet pour 2010

Dans le cadre de ma maitrise en commerce électronique à Montréal, j’ai fait beaucoup de recherches sur ces tendances. Avec mon expérience de plusieurs années en SEO (référencement organique ou naturel), j’ai été amené à me poser les questions concernant l’avenir de l’industrie. Pour cette nouvelle année, j’ai lu beaucoup d’articles qui prédisent l’avenir mais sont toujours soit axés sur les médias sociaux, soit sur les moteurs de recherche ou alors en rupture avec les méthodes connues du référencement internet.

Après hésitation, j’ai décidé de publier cet article de Vanksen, une agence conseil en communication 360°, opérant au Luxembourg, en France, aux USA, en Suisse, en Italie et en Chine (http://www.vanksen.fr) avec 5 pôles d’expertise : Conseil , Création ,Media et activation , Monitoring et analyse et Training. Je précise que je n’endosse aucune rémunération pour cela au regard de la FTC et sur un plan éthique.

Vous pourrez noter que j’émets une réserve concernant les capacités d’outils de monitoring pour les réseaux sociaux que je n’ai pas testés comme Linkfluence et VanksenWatch , ainsi que la partie technique comme les raccourcisseurs d’URL qui pour moi devraient être traités comme supports et non comme moyens dans le marketing 2.0 (Postrank Vs Bit.ly) et aussi le gaming qui n’est pas mon terrain de prédiliction. Enfin, je note que l’article d’Emmanuel Vivier est trés complet, mais ne va pas en profondeur. Plusieurs solutions sont citées mais non traitées dans un cadree pratique pour les évaluer. Ci-dessous donc l’article complet tel que visible sur le Trackback (Les tendances 2010 du marketing 2.0 par VANKSEN).

Réseaux sociaux, UGC, Facebook, Twitter, mobile, buzz monitoring, blogs, mesure du ROI, influence… : un panorama complet sur un écosystème en pleine mutation.

Paris, le 4 janvier 2010

Après une année 2009 mouvementée avec la crise, le succès de Twitter et Facebook, la remise en cause de nombreux modèles économiques,… il était temps de se poser quelques minutes et de réfléchir aux grandes tendances 2010. Voici ci-dessous un petit « Zeitgeist » basé sur mes lectures, mes pérégrinations entre les bureaux de l’agence Vanksen (à Paris, Luxembourg, NY, Genève), les actions que nous avons menés pour les grandes marques qui nous font confiance et mes échanges lors des 70 conférences et séminaires auxquels nous avons participé à travers le monde:

Le web et les media sociaux vont devenir plus importants que jamais

50% des américains passent déjà plus de temps sur Internet que sur tout autre media. Les gens vont de moins en moins sur les sites de marques et de plus en plus sur les réseaux sociaux ou contenus viraux. Facebook va continuer à se tailler la part du lion et devrait passer de 350 M de membres en décembre 2009 à plus de 600 ou 700 millions fin 2010, faisant de plus en plus concurrence aux sites media et aux messageries gratuites comme Hotmail ou Gmail et rendant Google de moins en moins pertinent à mesure qu’une partie croissante du web échappe à son indexation. En Asie (Malaysie, Indonésie et Singapour) Facebook a détrôné Friendster et si Facebook augmente la qualité/taille des photos, il détrônera définitivement Flickr. Il ne manque plus qu’un outil de Facebook Management Solutions (comme un CMS) et d’analytics pour que les agences et annonceurs puissent créer et faire évoluer de manière simple et rentable des pages avancées. On peut déjà garder un œil sur Sprout, Involver, Wildfire ou en France TigerLily. Avec plus de 22M de Visiteurs uniques par mois Twitter va continuer à se développer afin de se différencier des newsfeed de Facebook tout en cherchant à se monétiser (abonnement, service premium payant ou publicité)…un vente à Microsoft ou Google ou une entrée en bourse? Tant que MySpace et Skyblog ne repenseront pas à fond leur ergonomie désastreuse, ces plateformes continueront de perdre des parts de marché… Au final, seuls les sites à l’écoute de leurs utilisateurs et ultra réactifs pour faire évoluer leur service, leurs conditions d’utilisation, à bien protéger la données de leur utilisateur ou à bien lutter contre le spam éviteront de voir leur audience s’échapper vers un nouveau service.

Avec déjà plus de 100M de membres rien qu’aux Etats-Unis YouTube va s’imposer comme une vraie alternative à la TV et entrer en conflit contre Hulu ou la Playstation3, Xbox ou iTunes qui veulent tous être LA plateforme monétisable de la vidéo. Une part de leur succès vient du côté « on demand » (illustré aussi par le succès des offres M6replay,…) contrairement au contenu « live » de la TV, contrainte amenée à disparaître et qui fera bien rire nos petits enfants quand on leur expliquera que chaque émission ne passait qu’à un horaire fixe.

La majorité des media sociaux va proposer et ouvrir des APIs pour permettre à d’autres sites ou

applications de s’interconnecter et devenir ainsi de plus en plus intégrés. Malgré ces efforts de transparence, ces services affronteront par contre la colère de certains annonceurs et agences quand comme en cette fin d’année leur API ne tiennent pas la charge ou changent soudainement créant des bugs ou rendant indisponible les applications et les campagnes marketing connectées. Une vraie roadmap des futures évolutions pour les développeurs sera indispensables pour ces services.

Tout étant à terme connecté et donc social, l’expression « media sociaux » aura de moins en moins d’intérêt en soit.

Le social gaming comme FarmVille de la société Zynga, Habbo, Les Sims ou Rolando and FieldRunners (sur mobile) va exploser et proposer des pistes intéressantes de monétisation que les annonceurs devraient examiner de prêt. L’inventaire disponible pour acheter de l’espace continuant de croitre de manière exponentielle, les prix de la publicité de base (cpm & display) ne remontra pas… à moins que la mesure de l’impact des actions online en magasins s’améliore.

Il va devenir de plus en plus dur pour les internautes de tenir à jour tous leurs réseaux et de s’y retrouver dans toute l’information disponible. Des outils de syndication et d’agrégation (comme Posterous) vont faciliter la mise à jour de tous ces sites en une action, chaque site devenant juste un canal de consultation différent de la même information. Face à « l’infobésité », les internautes vont aussi utiliser leur réseau social pour filtrer les informations qui seront de plus en plus personnalisées en fonction de son profil (Facebook Connect déjà utilisé par plus de 80.000 sites: voir The Prototype Experience), de ses actions passées (ciblage comportemental), de ses centres d’intérêt (liens sponsorisés).

Dans ce monde où règne la tyrannie de l’ultra-transparence et des recommandations (positives ou négatives) quasi instantanées, le web deviendra définitivement le facteur le plus déterminant en matière de décision d’achat online ET offline. Le rôle d’expert et d’influent sera plus important que jamais, et donc la réputation de chacun aussi.

On va par contre voir une professionnalisation d’une partie de la blogosphère qui devra prouver aux annonceurs et aux agences son influence en faisant par exemple certifier son audience (influence = réputation ET audience). Il ne suffit pas de s’interlinker entre blogueurs parisiens pour être influent (Wikio devra revoir son classement pour garder un tant soit peu de crédibilité). Avoir beaucoup de followers ou de trafic n’est pas non plus une condition suffisante (il suffit de créer un site avec des photos de femmes dénudées ou un « splog » = une pompe à trafic qui republie les flux RSS de façon automatisée juste pour afficher de la publicité). Les marques voudront mesurer l’audience de leur campagne sur les blogs et non plus estimer l’audience de ces blogs en général. Elles passeront donc par des régies ou agences spécialisées comme BuzzParadise ou Vanksen réalisant au passage que cela évite les maladresses parfois catastrophiques (comme Honda, Domino Pizza et Belkin) et l’intérêt d’outsourcer le temps important nécessaire à entretenir une vraie relation avec les « blogs influents ». Le législateur Européen, comme la « Federal and Trade Commission » aux Etats-Unis, devrait rapidement s’intéresser aux recommandations de marques sur les blogs et les réseaux sociaux pour éviter certains abus. Une mention (post sponsorisé par) sera à terme obligatoire (et c’est tant mieux)… on en attend juste autant sur les media traditionnels (ce n’est pas gagné quand on connait les cadeaux hallucinants offerts aux journalistes de magazines féminins par exemple).

On va aussi voir de plus en plus de passerelles entre les « micro people » de la blogosphère et du web et les media traditionnels. On retrouvera certainement des bloggers comme Mr Dream et son Rewind, DarkPlanneur, Mry, Gonzague.tv, Deedee ou Garance Doré, à la TV (au moins la TNT) ou dans la presse et pas seulement comme invité mais comme animateur ou chroniqueur. D’ailleurs certains leaders d’opinions en ligne ont déjà une telle audience qu’ils n’ont peut-être plus besoin des media car ils en sont devenu un.

Enfin, les media sociaux vont voir l’avènement des minorités… qui n’en sont plus vraiment.

Les femmes représentent 75% des prises de décisions d’achat et désormais plus de 50% des utilisateurs sur les media sociaux, leur talent pour la communication et le relationnel ou la gestion de taches multiples taches étant définitivement des atouts dans un monde 2.0… On a ainsi vu la blogosphère féminine et mode exploser ces dernières années et même s’imposer au 1er rang des défilés haute couture en 2009… Hors il est intéressant de noter que cette population souvent ignorée par la majorité des marketeurs nécessite une approche marketing différente. On voit aussi l’arrivée de sites sociaux spécialisés sur des populations de niches difficiles à toucher avec le marketing traditionnel comme BlackClub, AZN Community,… .

La barrière entre virtuel et réel va de s’estomper. On surfe en même temps qu’on regarde la tv, on navigue depuis son mobile, les objets deviennent connectés (Nabaztag, puces RDFID, ou les APIs)… En 2010, le digital est partout. « Un seul media, une seule machine : de multiples outils de consultation » comme le formule Kevin Kelly . On le retrouvera aussi de plus en plus sur les points de ventes avec des écrans interactifs, des interfaces innovantes, des hologrammes ou de la réalité augmentée.

Les approches offline ou 1.0 ne fonctionneront pas dans un monde 2.0

La majorité des agences et annonceurs sont loin d’avoir encore bien effectué leur passage au digital… Certaines se sont contentées d’appréhender les techniques 1.0 (référencement, emailing, bannering). 2010 va les forcer à une remise à jour fondamentale et profonde sous peine d’être de plus en plus déphasées avec les consommateurs. S’il est impossible ou presque d’ignorer le potentiel du web, les approches de base comme les plans banners au kilo de CPM vont montrer leurs limites.

Au lieu d’empiler les techniques, les marques vont devoir repenser leur stratégie marketing de fond en comble car le bombardement publicitaire fonctionne de moins en moins. Il ne s’agit plus d’envoyer un message vers la bonne cible mais d’influencer l’écosystème lié à votre e-réputation. Internet et les media sociaux permettent désormais au consommateur de filtrer l’information, de la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou d’y répondre.

Bien des marques font l’erreur de croire qu’elles sont populaires alors qu’elles n’ont fait qu’acheter et s’imposer à l’attention du consommateur (en mode interruptif comme une nuisance). Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media). Il faut désormais offrir un service ou un contenu de valeur à l’internaute pour qu’il nous autorise à entrer en relation avec lui. A bas les banners clignotantes et vive le contenu atomisé ( virtual goods, widgets,..). L’expérience et « l’engagement » priment sur le reach et la diffusion de masse. Il faut passer d’une logique de campagne et de buzz (un temps fort limité dans le temps) à une stratégie relationnelle dans le temps. Seth Godin explique que les media sociaux sont difficiles à appréhender pour les marques parce qu’ils sont « un processus et non un évènement ». Les marques qui offriront la meilleure expérience, le meilleur service (parfois même gratuit = freemium), le meilleur contenu,… attireront non seulement l’attention mais transformeront leurs consommateurs en fans prêts à viraliser leur message gratuitement. En partageant sa passion, offrant certains morceaux en téléchargement gratuit,… une artiste locale comme Zoe Keating a désormais plus de 1,3 millions de fans sur Twitter. Comme le Karma il faudra accumuler des points en faisant de bonnes actions pour la communauté avant de solliciter son aide. Pourquoi faire de la publicité interruptive dans les media, quand on peut faire passer son message bien plus efficacement avec de l’advertainment (advertising + entertainment) comme les advergames, les jeux vidéos ou le branded content?

La marque devra faciliter son appropriation et sa distribution en abandonnant une part de contrôle aux consommateurs qu’elle compensera par un relationnel réactif au sein des media sociaux. De toute façon les consommateurs partagent déjà leurs vraies opinions sur le web. Ne pas participer, c’est laisser les autres vous définir. Cette étape sera particulièrement difficile dans le secteur du Luxe même si certains essais comme artofthetrench.com(3,7M de photos vues !) de Burberry (qui investit 40% de son budget marketing online) ou LVMH avec son défilé live sur Facebook ou son magazine NowNess montrent que c’est possible…surtout avec des marques comme Uniqlo qui elles ont déjà tout compris. Il va falloir passer d’une logique de campagne avec un grand temps fort et une « big idea » à un travail de relation et de continuité autour de multiples idées et expérimentations. Pourquoi mettre tous ses œufs dans un seul panier ? La bonne nouvelle est qu’un budget TV équivaut souvent à 3 à 4 campagnes digitales…

La création et animation de communauté en ligne ou de pages Facebook évoluées, de blog de marque, le branded content, les campagnes de banners au Coût par Click ou par vues, l’affiliation, le retargeting à la Critéo, le seeding de vidéo viral, les applications (qui nécessiteront un effort de promotion vu leur nombre), les mécaniques virales évoluées (call back, personnalisation,..),les widgets, les virtuals goods, les advergames ou le référencement (avec l’indexation progressive de Twitter et des media sociaux du « real time » web et la hausse du coûts des liens sponsorisés, le SEO naturel va progresser fortement) auront la côte avec une approche à la performance facilitant la mesure du Retour Sur Investissement… les mini sites plaquettes en flash, les campagnes de banners display, les imitations de sites sociaux sans animation réelle seront « out ».

Le principal obstacle à cette évolution restera la résistance au changement des collaborateurs dû en partie à un manque de compétence sur ces nouveaux usages. Les marques et les agences vont être obligées d’investir massivement en formation et en programmes d’expérimentation si elles veulent réussir à accompagner leurs collaborateurs et préparer leur futur… Comment comptent-elles échanger avec leurs clients quand la plupart des sites 2.0 sont tout simplement bloqués dans la majorité des grandes entreprises! On en arrive à une situation paradoxale où les marques sont plus lentes et moins bien équipées qu’un simple internaute! Dès 1993, Peter Druker nous expliquait dans son livre Post Capitalist Society « qu’un des défis les plus importants pour chaque organisation dans la société de la connaissance sera de bâtir des pratiques systématiques pour gérer l’auto-transformation ». Dix-sept ans après, on en est encore loin…

On sous-estime aussi fortement la résistance d’une bonne partie des seniors « offline» dans la publicité. Il va être difficile de leur expliquer que leur métier n’est plus de réaliser des films ou de faire des shootings avec de grands photographes mais de penser interactivité, expérience multimédia, ergonomie, technologie,… et qu’ils risquent de se faire botter le derrière par de petits jeunots alors qu’ils sont enfin experts dans leur domaine avec x années d’expérience et Lions sur leur étagère. Quasiment aucune grande agence de publicité n’est devenue leader en 10 ans sur le digital ! Au mieux, comme Publicis encore cette année, elles rachètent des agences « pure player » qu’elles empilent à côté de leur activité traditionnelle… pour qu’au final, quelques années après, il ne reste plus grande chose de l’esprit ou de la vitalité de ces joyaux racheté à prix d’or. La raison ? Les agences traditionnelles ne peuvent pas faire du digital comme l’explique l’institut Forrester dans sa dernière étude. 23% des annonceurs interrogés ne pensent pas leur agence traditionnelle à même d’être à la hauteur en matière de digital ! 46% pensent même qu’ils sont incapables sur le sujet…. L’organisation et les coûts de structure de ces acteurs traditionnels sont en effet difficilement compatibles avec le rythme et les revenus du digital…

Une alternative restera le recrutement de seniors en digital mais vu leur nombre très limité il sera difficile de les attirer. Et saupoudrer une poignée d’experts sur une organisation qui ne veut pas évoluer ne suffira pas. Il y a en plus fort à parier qu’ils vont se fatiguer rapidement à évangéliser dans le désert. Au niveau recrutement, certains annonceurs et agences iront d’ailleurs au-devant de certaines désillusions vu le nombre de prétendus « experts 2.0 » autoproclamés… le blogger, même « influent » ne fait pas forcément le professionnel du marketing apte à travailler avec de grands comptes…

A l’inverse le offline restera un élément indispensable et certaines agences digitales vont devoir sortir de leur approche intégriste 100% web. Je suis persuadé qu’on va voir certains agences digitales apprendre plus vite le offline que les agences traditionnels le online (cela fait quand même 10 ans qu’elles essaient !)… je vous invite à suivre de prêt des agences comme Buzzman, LaChose ou Vanksen en France et RGA aux Etats-Unis qui suivent la voie tracée par Crispin Porter + Bogusky. Cette agence manie en effet avec dextérité offline, digital, buzz et media sociaux avec une vraie approche transmedia. Le digital et les media sociaux ne sont pas des activités à part à gérer via un département spécifique… il n’y a pas de consommateurs online et d’autres offline… il faut avoir une approche globale et agnostique en terme d’outils (contrairement aux agences traditionnels ou le marketing mix final résulte souvent plus des guerres politiques internes où chacun défend son P&L, que de la recherche du dispositif optimal pour le client).

Un travail important est aussi nécessaire du côté des metrics et de la mesure du Retour Sur Investissement… on empile souvent de nombreux outils sans s’investir dans leur utilisation, leur paramétrage et l’analyse des résultats… Après une course aux fans, aux followers, aux lecteurs de flux RSS, les marques vont se poser la vraie question du Retour Sur Investissement réel et de sa mesure. On peut imaginer à terme des outils mettant en parallèle audience d’un site et mesure de la popularité/propagation dans les media sociaux comme Postrank. Bit.ly vient d’ailleurs d’annoncer sa version pro et même Google propose un outil pour raccourcir les urls (bientôt intégré avec Feedburner (pour tracker les flux rss) et Google Analytics ?). A quand l’intégration des Key Performance Indicators de Facebook dans un même outil ?

Combien de marques ne tirent rien des statistiques de leur site (quand elles en ont). Si elles le faisaient, elles éviterait pourtant de se faire autant manipuler par une bonne partie des agences media, qui sont d’après mon expérience parmi les acteurs les moins professionnels du web (recommandations expédiées, capacité de négociation toute relative, staff très junior en rotation constante, expertise souvent dépassée, niveau de conseil affligeant en général,… ce qui donne des plans media rarement optimaux pour les marques qui bien souvent ne s’en rendent même pas compte ou sont verrouillées par contrat cadre). En 2008, la presse concentrait 20% des investissements media alors qu’elle ne représente plus que 8% du temps media. Le web représente 8% des dépenses alors qu’il représente 29% du temps media. Les annonceurs continuent de payer pour des banners affichées mais non visibles (si elles s’affichent en dehors de la zone affichée par le navigateur sur une page de plusieurs écran de haut) et le processus de lancement d’une campagne de banners est totalement sous optimal (il faut décliner les banners pour chaque site support, gérer des relations par email avec chacun d’entre eux,… et le reporting statistique différent pour chaque site est pour le moins folklorique si on adopte pas son propre outil de trafficking).

On peut prévoir une sérieuse mise à jour des anciennes (mauvaises) habitudes en matière de mix media avec de nouvelles offres prometteuses comme « l’Alternative TV » de Fullsix qui fait déjà ruer dans les brancards les grands acteurs de la publicité TV…ou avec les outils de Google (comme Google Adplanner qui va tuer Nielsen NetRatings) qui cherche à désintermédier complètement vente publicitaire. Il va y avoir du sang… surtout quand les annonceurs découvriront comment ils se sont fait berner ces dernières années (il ne tenait certes qu’à eux de se former un peu plus). Enfin le gros sujet reste la mesure des effets offline et en magasins des actions online…

Le transfert des budgets offline vers le digital et les media sociaux va s’amplifier…. 2010 prépare l’avènement d’une stratégie marketing transmedia.

Tendance par forester du marketing internet mobile 2010 à 2014D’après Forrester, aux Etats-Unis, les dépenses en marketing online atteindront 55Milliards de $ en 2014 et 59% des annonceurs US marketers ont prévu d’augmenter la part du digital au détriment du offline. Rien que pour 2010, JPMorgan, ZenithOptimedia, Forrester,… prévoient une hausse des dépenses marketing online pouvant dépasser les 10%. Même Pepsi a prévu de ne pas annoncer au SuperBowl et d’investir online à la place. Au Royaume-Uni Internet est ainsi devenu le 1er media en dépenses publicitaires devant la TV en 2009 ! (Certes sur les dépenses brutes et non nettes).

Les publicités vidéo vont se développer (40% de hausse d’après Emarketer. Les podcasts videos (The Wine Library de Gary Vaynerchuk par exemple attirent plus de 240.000 visiteurs/mois) et le live (avec uStream) vont aussi progresser. Le format vidéo sera boosté avec le développement de la 3G sur mobile et d’équipement simple pour capter et monter de la vidéo (Flip Cam, iPhone 3GS). Certains studios cinéma vont enfin prendre la vidéo online au sérieux. Showtime commercialise ainsi les épisodes de la série « Weeds » sur le web avant même la sortie DVD. Les investissements en marketing du bouche à oreille vont continuer d’exploser (buzz, viral, media sociaux, communauté en ligne,…) pour atteindre 3,7 milliards de $ en 2011.

Ce transfert des budgets publicitaires vers le digital va être particulièrement violent pour les media et l’industrie du divertissement. En effet le revenu pour 1000 lecteurs ou spectateurs (le CPM) est 10 à 20 fois moins élevé online. Dans le cinéma et la TV, Selon Michael Nathanson de Bernstein « la Fox génère seulement 18 cents/spectateur d’un épisode des Simpsons sur le site Hulu.comcontre 54 cents à la TV ». Les ventes de vidéo online ne représentent que 237,7M de $ de ventes par an pour les studios contre 10 milliards de $ pour le marché des DVDs et du BlueRay…et c’est sans compter avec la nouvelle concurrences des consoles de jeux vidéos connectées au web comme la PlayStation3 de Sony et la Xbox 360 de Xbox qui totalisent déjà pas moins de 1,27 milliard de $ de ventes de vidéos à la demande cette année ! Même si le consommateur passe plus de 309 minutes/jour à regarder des vidéos à la TV contre seulement 2 minutes online en moyenne, il va être difficile pour les media et les chaines TV de préserver leur revenus dans les années à venir. YouTube travaille d’ailleurs à augmenter le temps passé sur ces vidéos et avec plus de 43% des heures de prime-time TV occupés par de la publicité aux Etats-Unis cela ne devrait pas être difficile de convaincre le consommateur de passer à la vidéo à la demande sur le web (contenu web qui pourra être projeté sur son téléviseurs devenu simple écran avec des solutions comme AppleTv ou Roku).

L’industrie de la musique va elle continuer sa mutation forcée avec une majorité de maisons de disque aussi dépassées que leur nom (qui achète encore des disques ?). Les pure players comme Deezer, Spotify, LastFm, Blip.fm, iTunes, Jamendo, MyMajorCompany ou Songkick.com (qui ajoute une dimension sociale en permettant d’être alerté d’un concert proche d’un artiste présent dans son répertoire) seront ceux par qui arrivera l’innovation. Les nouvelles générations passent déjà plus de temps sur le web, leur mobile ou leur console que devant la TV.

Dans l’édition, la révolution est là aussi avec l’impression à la demande (Lulu.com) ou avec le Kindle, le livre électronique lancé par Amazon (et qui grâce à une carte SIM permet de commander un livre à tout moment, de n’importe où) qui représente déjà plus de la moitié des ventes des livres d’Amazon! Apple n’est pas en reste avec le lancement de sa tablette prévu le 26 janvier prochain… et le prototype Mag+ de Bonnier donne un aperçu de ce que pourrait être le futur du magazine.

Il y a fort à parier que certains pure player qui n’ont pas les coûts de fonctionnement des acteurs historiques en profiteront pour lancer de nouveau business models…

Un des sujets chauds de l’année sera le buzz monitoring ET la gestion de l’e-réputation des marques sur le web et les media sociaux. Le nombre des solutions de monitoring (Radian6, Sysomos, Linkfluence,… et VanksenWatch) et d’analytics dédiées aux media sociaux va exploser pour atteindre plusieurs centaines d’outils. Puis le marché va exploser et se consolider car peu d’acteurs pourront faire les investissements nécessaires en matière d’indexation, de stockage mais aussi et surtout d’analyse sémantique (partiellement ou totalement automatisée à termes) et le multilinguisme. La majorité des marques devra investir dans une solution pour mesurer buzz et le retour sur investissement de ses actions mais beaucoup seront déçues par rapport à leur niveau d’attente. Les agences de RP qui n’auront pas sauté le bas du online et des media sociaux verront leurs jours comptés…surtout avec la vitesse « temps réel » des media sociaux. Du côté « bloggers influents» on verra des outils pour certifier l’audience et l’influence comme nous le proposons déjà chez BuzzParadise. A long terme, on peut s’attendre à ce que Google mette tout le monde d’accord (et tue le marché de l’entrée de gamme) avec une solution (gratuite?) dont on peut voir les bases avec Google Trends, Google Adplanner et Google Analytics.

Mais plus que le monitoring, c’est la gestion de la marque qui va être clef. L’art de savoir intervenir proactivement ou réactivement sur les media sociaux pour promouvoir et défendre la réputation d’une marque comme le fait très bien Best Buy avec sa Twelp Force surTwitter. Nous accompagnons déjà de nombreuses marques chez Vanksen : SFR, Passoa, Danone… en ce qui concerne leur présence et leur « social media strategy ». Après s’être mordu les doigts d’avoir confié un peu vite ses actions délicates et stratégiques à un stagiaire, certaines marques vont recruter de vrais « community managers », un « Head of Social Media » et à terme adopter de véritables outils de « social CRM » comme Chatter lancé par Salesforce. Après avoir expérimenté et bricolé, 2010 verra certains annonceurs intégrer de manière stratégique et durable le web et les media sociaux dans leurs activités avec de vrais budgets. Si les technologies 2.0 sont en général bon marché, les coûts induits en temps humain ne seront pas à prendre à la légère si on veut être sérieux dans le domaine.

Le web et les media sociaux vont être de plus en plus souvent rattachés directement au directeur marketing (et pas seulement au département web) ou voir la naissance de cellule multi département et vont nécessiter une remise à plat de l’organisation interne car le mode silo ne fonctionne pas avec Internet. La majorité des marques va devoir rédiger et diffuser une « social media policy » auprès de leurs collaborateurs pour expliquer ce qu’ils peuvent ou non faire sur les media sociaux et éviter des « bad buzz » par manque d’éthique ou maladresse d’un(e) employé(e) mal informé(e). En effet, les internautes se contrefichent de savoir si ce qu’ils font ou disent concerne le département communication, le marketing, la recherche & développement, le support client,… Au final chaque avis, commentaire et critique impacte toute la marque au global.

60 millions de concurrents ! Le pouvoir du consommateur et du crowdsourcing va se développer et challenger les marques

A mesure que les technologies se démocratisent, le consom’acteur va de plus en plus challenger voir concurrencer les marques et les entreprises.

C’est simple, si un produit ou une marque ne répond pas à la demande des consommateurs, ceux-ci s’associent via Internet pour faire évoluer leurs produits, les débloquer (protection anticopie et zone régionale des DVDs, DRM dans la musique, déblocage des iPhones) voir les distribuer gratuitement (Téléchargement en P2P, BitTorrent,…). Dans certain cas ils passent eux-mêmes à la production de produits via des sites comme Etsy (vente de produits artisanaux), Ponoko, Spoonflower (impressions à la demande) ou CafePress (produit dérivés).

Au niveau Recherche & Développement, les marques qui ont non seulement ouvert leur écosystème (les API de Google, Twitter,…) mais aussi trouver un moyen de motiver les gens à contribuer (le revenu sharing avec les développeurs sur les apps de iTunes) bénéficient de la créativité et de l’inventivité d’une armée de bénévole à qui elles outsourcent finalement une partie de leur expérimentation. Dell avec ideastorm, Starbucks,… créé aussi de véritables panels en ligne pour concentrer les suggestions, critiques et idées de leurs clients et ainsi améliorer leur offre ou inventer de nouveaux services. L’effet réseau créé une énorme barrière à l’entrée face à la concurrence : les développeurs ont peu d’intérêt à développer sur une plateforme avec moins d’utilisateurs, les utilisateurs peu d’intérêt d’aller sur une plateforme avec moins de choix d’applications.

Au niveau marketing : le bouche à oreille et les avis de consommateur deviennent clef dans le succès d’un produit. Certaines marques l’ont déjà compris et activent leurs clients pour co-concevoir leur message en mode « crowdsourcing » (P&G avec VocalPoint, Eyeka ou Mofilms pour la création de publicité) ou même le diffuser et le viraliser (BuzzParadise avec les bloggers influents, Bzzagent avec les consommateurs de base). On peut aussi citer BestBuy qui à l’occasion du lancement du film « New Moon » a sondé ses fans Facebook pour connaître leurs films et livres préférés sur les vampires. Le top 50 des réponses a été mis en vente sur le site BestBuy.com. Les fans ravis ont appréciés de voir la marque les écouter et ont pu acheter de nouveaux produits adaptés à leur centre d’intérêt du moment.

2010 : enfin l’année du mobile…mais social! ( geolocalisation + applications + réseau social + recommandations)

Après plus de 10 années où on nous annonce que c’est sûr c’est « l’année du mobile », on peut prédire que 2010 verra le marketing mobile commencer à sortir de l’enfance avec des dépenses dépassant 391 millions de $ d’après Forrester et $593 millions pour emarketer. Ces dépenses devraient progresser de 27%/an en moyenne les 5 prochaines années ce qui est énorme et en même temps les dépenses en marketing mobile resteront 24 fois plus petites que les dépenses… en référencement… en 2014 :

marketing mobile internet forester tendance 2010

Le nombre de consommateurs avec un mobile est désormais largement supérieur à ceux avec une télévision ou un PC (plus d’1 milliard au niveau mondial en 2010 d’après IDC). Selon certaines études, le mobile est devenu plus important que son portefeuille! L’arrivée croissante de la Chine (500M d’internautes) et de l’Inde où les habitants surfent plus souvent depuis un GSM qu’un PC va encore booster le développement du mobile.

C’est non seulement l’ergonomie et les fonctionnalités de l’iPhone qui auront créé un séisme dans le monde mobile mais surtout l’écosystème autour des applications (on prévoit 20 milliards d’applications téléchargées par an en 2014 contre 2,3 en 2009) où la créativité des développeurs est enfin dopée par une part conséquente des revenus. (Message aux opérateurs : à force de vouloir accaparer la majorité des revenus d’applications vous avez limité la créativité et le nombre des applications sur vos mobiles et tué dans l’œuf un énorme marché). A eux seuls les utilisateurs de l’iPhone représente 33% du trafic web sur mobile alors qu’ils ne représentent que 10% du marché des Smartphones! Certes Nokia produit 10 fois plus de GSM mais…. au 3ème trimestre 2009 Apple a fait des profits supérieurs (1,6Mards de $ vs 1.1Mards de $ pour Nokia)! Le modèle économique d’Apple est donc beaucoup plus rentable…et challenge Nokia sur le terrain des Smartphones ou la marge est la plus grande. De plus, avec l’effet réseau, je souhaite bonne chance à Nokia (avec Ovi) ou Blackberry pour rivaliser en nombre d’applications. Seul Google avec Android devrait s’en sortir si le nombre de versions de leur OS (souvent incompatibles) ne plombe pas son développement. Même les réseaux sociaux comme Facebook (avec Facebook Lite) ou Twitter proposent des versions ou applications mobile qui ont de plus en plus de succès. 65 millions de membres (18%) Facebook mettent régulièrement à jour leur profil depuis un mobile!

L’acquisition de la régie publicitaire AbMob pour 750 millions de $ et la solution de voix sur IP Gizmo5 (un skype like) par Google (qui peut désormais proposer des liens sponsorisés, de la publicité display ou dans les applications sur les mobiles… il ne lui manque plus que les SMS), montre bien que le marketing mobile aiguise les appétits des acteurs majeurs. Aux Etats-Unis, Volkswagen a ainsi uniquement communiqué via une application iPhone sophistiquée pour le lancement de son nouveau modèle GTI. La création d’application iPhone se démocratise et sera bientôt aussi peu couteuse que de développer un site (avec MobileRoadie) ou une application flash avec l’arrivée d’Adobe Flash CS5. Le challenge pour iTunes sera de fournir un moyen efficace pour aider l’utilisateur à identifier la bonne application dont le nombre croît de manière exponentielle.

La véritable innovation vient surtout de la dimension sociale et geolocalisée du mobile, permettant au final certaines applications prometteuses en matière de réalité augmentée.

Je vous invite à suivre de prêt les applications et sites tels que Yelp, Gowalla, Loopt, Foursquare, Brightkite, Yowza (coupons mobile), Twitter 360 et Google Latitude, car avec la géolocalisation ceux-ci créé « une nouvelle couche au web » comme l’indique Pete Cashmore, le pdg de Mashable.

En gros imaginez les bonnes adresses de Yelp avec les avis non pas d’internautes en général mais de votre réseau d’amis, disponibles sur votre mobile et localisées en fonction d’où vous vous trouvez. Votre réseau social devient mobile, et le mobile connecte le virtuel au réel. Le marché des GPS comme TomTom (qui vient lancer sa propre application iPhone) devraient d’ailleurs souffrir de la nouvelle concurrence des mobiles sur leur marché.

La réalité augmentée dépassera l’aspect gadget en permettant de transformer l’écran de votre GSM qui va ajouter une couche virtuelle à ce que vous regardez en temps réel (voir la solution de Layar). Un peu comme Terminator, en temps réel, si vous « filmez une façade d’un immeuble » avec votre gsm, l’écran vous montre la réalité et en direct par-dessus une couche d’informations virtuelles comme par exemple : les appartements à louer,… La suppression des obstacles techniques (avoir une webcam, supprimer l’impression d’un symbole grâce à la détection automatique de visage,..) devrait en développer l’usage surtout sur le lieu de vente comme dans cet exemple pour la promotion du film Coraline.

Et dans le futur on peut imaginer des applications encore plus folles comme l’a présenté Pranav Mistry à la conférence TED avec sa technologie «SixthSense» où le mobile se mue en projecteur interactif personnel. Imaginez une sorte d’écran portable à la « Minority Report » interactif et évolutif en fonction du contexte où l’on se trouve…

On attend plus que le paiement par mobile devienne définitivement courant avec iTunes, Paypal, ou Square la nouvelle startup de Jack Dorsey (créateur de Twitter) pour boucler la boucle. ABI Research évalue le m-commerce (la vente de produit non virtuel via un mobile) à 750 millions de $ en 2009 et emarketer parie qu’il dépassera le milliard de $ en 2010. Amazon vient déjà de racheter Snaptell et les opérateurs/constucteurs seraient enfin d’accord sur un standard pour les QR codes qui cartonnent au Japon (Skuyou.com a déjà gènéré 120 millions de QR codes là bas).

En conclusion

2010 introduit une véritable convergence entre virtuel et réel qui va forcer les annonceurs et les agences à réorganiser leur marketing pour supprimer les silos, et coordonnées leurs actions marketing offline et online tout en intégrant la dimension sociale et temps réel. Il y a urgence à évoluer pour ne pas courir derrière les consom’acteurs surtout à une époque où l’évolution ultra rapides des technologies (garder un œil aussi sur l’arrivé des nanotechnologies) et des usages modifie drastiquement la demande et les « business model » (demandez à l’industrie du film, de la musique, du téléphone, du livre,…). On passe de la communication (on envoie un message vers une cible via un media) à une économie de l’attention et de la réputation (les consommateurs décident s’ils veulent vous écouter et ils peuvent relayer, répondre ou modifier votre message). Ce sont les marques les plus aptes à changer, évoluer et se réinventer qui s’en sortiront le mieux… celles habituées au confort de leurs habitudes foncent dans le mur comme le Titanic en se croyant souvent à tord insubmersible… Dans cette révolution la créativité et l’innovation mais aussi la capacité à mesurer et à donner du sens au volume phénoménal de données disponibles seront clef.

Pour finir je vous invite à regarder cette vidéo de Kevin Kelly qui résume les 5000 derniers jours du web et cherche à imaginer ce que les 5000 prochains jours nous réserve… fascinant :

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Jan 02 2010

Ecommerces, réseaux sociaux et référencement SEO

Category: Blog et marketing Internet, commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 8:38 AM

Que ce soit sur le plan de la protection de la vie privée, de la sécurité ou encore de la technologie, les modèles de sites d’Ecommerce et réseaux sociaux se retrouvent face aux mêmes défis. Dans l’article concernant les prévisions de mutations des réseaux sociaux en 2010, nous avons évoqué en effet le rôle que jouent maintenant ces réseaux dans le marketing des commerces électroniques.

Les propos les plus alarmants ou du moins les plus bizarres, portent sur la disparition de l’activité de référencement et optimisation pour les moteurs de recherche (SEO), sous prétexte que celle-ci serait remplacée par les fils RSS, flux de discussions sur les blogs, messages de Facebook, série de tweets ou tout autre contenu web permettant de délivrer des résultats en temps réel.

Cela fera bientôt 10 ans que je pratique ce métier, je n’ai jamais entendu des affirmations aussi hallucinantes. Ok les balises méta qui servaient en premier à indexer le contenu web, ou encore les liens entrant d’annuaires robots et autres techniques jadis utilisées en référencement ne sont plus prises en compte, mais de là à affirmer qu’un groupe de personnes qui animent un forum puisse décider que tel site vide de contenu est le meilleur, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que l’erreur est humaine.

Certes, nous avons vu des résultats concrets, notamment via les essais de Google Cafeine ou la présentation de Google Social Search, mais attendons de juger le nouveau ranking des différents moteurs de recherche.

reseaux sociaux et ecommerce
Les médias sociaux en général sont souvent ouverts aux applications tierces (Apps) développées par des Webmasters qui ont accès à une plateforme sécurisée certes, mais l’information est transmise via les canaux ainsi ouverts. De plus, comme le fait Google pour la Wave ou pour son OS Chrome, le code est disponible. Il est difficile d’imaginer une impartialité quand on travaille avec des open sources. Les résultats seraient ainsi concoctés et peu fiables.

Il est certain que les produits et services Google couvrent un grand besoin web, notamment avec sa filiale Youtube qui lui procure un autre espace d’affichage pour la publicité, mais cela ne peut justifier une perte de qualité au nom de la rentabilité. En effet, le but de tous les réseaux sociaux et le concept même de l’économie numérique sont le verrouillage de l’utilisateur. Google est tout simplement entrain de livrer bataille à Microsoft pour s’accaparer le monopole sur la toile.

D’autre part, l’apport à l’ecommerce des réseaux sociaux est évident. Les clients témoignent de leur expérience et les employés donnent des informations utiles. Il faudra  toutefois une implication très forte de la part des salariés. Le cas d’Ebay est éloquent avec la contribution de sa communauté à la réussite du site. Il faut dire que la vente aux enchères sur Internet nécessite une certaine confiance de la part de l’acheteur comme du vendeur.

Au moment où nous assistons au lancement de Verified by Visa et SecureCode de MasterCard pour sécuriser les transactions en ecommerce (Secure E-Commerce), nous devons attendre plus de restrictions au niveau des réseaux, Bien que là aussi, Google est présent avec son système de paiement Google Checkout et espère fédérer ses clients Adwords autour de ce moyen de paiement qui représente une très grosse manne financière à l’image de PayPal de EBay.

 

En conclusion, au lieu de se lancer dans des prédictions farfelues ou des supputations vaseuses, nous ferions mieux de tirer des conclusions du passé qui lui est juste : toute situation de réseau externalisé mène à un monopole, la concurrence baisse et la réglementation s’impose en dernier recours…

Au lieu d’avoir un super Google, nous pourrions avoir plusieurs moteurs spécialisés. Ainsi, pour la recherche en temps réel on se tourne vers les actualités, pour la recherche de personnes on va sur les réseaux …

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Dec 31 2009

Grand Zoom sur l’e-commerce au Québec fin 2009

Category: commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 3:39 AM
Zoom e-commerce Québec

Zoom e-commerce Québec

Commerce électronique ou e-commerce, ces termes sont synonymes et pourtant sont si différents. En effet, le commerce électronique fait référence à la réalisation d’une transaction commerciale via un canal informatique, c’est-à-dire qu’éventuellement dans une certaine mesure, si vous consultez un produit sur un catalogue que vous avez reçu dans votre boite aux lettres, et que vous vous rendiez sur un site Web où vous saisissez le code produit et effectuez votre achat en ligne, alors vous aurez acheté via un commerce électronique.

En revanche, le terme de e-commerce comporte le fameux « E » pour E-mail, E-business, E-marketing, E-réputation et tout ce qui s’en suit. Alors logiquement sans entrer dans les définitions de pure play ou de « click and mortar » dit aussi « bricks and clicks », nous sommes supposés être sur Internet depuis le début jusqu’à la fin. E-commerce à mon avis est plus approprié pour désigner l’activité de magasin en ligne ou e-shop.

Cette confusion est encore plus flagrante quand on veut définir l’économie numérique. Bien que le principe soit simple, il s’agit de la nouvelle économie post internet, donc forcément on parle de commerce électronique (pardon e-commerce). Pour preuve que la confusion existe et que je ne crée pas un buzz sur ce sujet, analysez plutôt l’image ci-dessous.

Pour s’entendre, on va s’accorder que commerce électronique, économie numérique, le tout c’est du pareil au même et nous allons tacher d’analyser la progression de l’e-commerce dans notre province. Mais si vous voulez creuser plus, je vous invite à lire l’article posté sur le Blog de L’économie numérique de HEC Montréal (le commerce électronique moteur principal de la nouvelle économie).

commerce électronique Vs économie numérique

Source : http://www.guideinformatique.com/lettrefiche-621.htm

Au-delà des propos alarmants de Michelle Blanc à ce sujet (Le Québec en retard sur le reste du Canada avec à peine la moitié des cyberacheteurs comparé aux autres provinces) qui date d’octobre 2008, nous découvrons que le magasinage dans internet est populaire au Québec. Les commerces en ligne font de belles affaires malgré une économie fragile. Depuis le début 2009, les québécois ont acheté  pour prés de 2,6 milliards $ de produits dans internet. En tout cas c’est ce que révèle le centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).

Depuis le début de l’année, leurs achats auraient même augmenté d’un trimestre à l’autre. Ainsi leurs achat en e-commerce s’élevaient à 746 millions $ sur la première période de Janvier à Mars, à 905 millions $ pour la deuxième période allant jusqu’à Juin et à 938 millions $ pour le troisième trimestre. Soit donc une progression de 192 millions $ en neuf mois (presque 25%), ce qui promet pour ce dernier trimestre qui explose toujours grâce aux fêtes, boxing days…

indice du commerce électronique Québéc

«Compte tenu de la situation économique actuelle, il s’agit là d’un indice très positif », a indiqué la porte-parole du CEFRIO, Najoua Kooli.
Le nombre de cyberacheteurs se maintient autour de 20% contrairement à Octobre 2008 où il était à peine de 15%.  L’augmentation du CA réalisé par l’e-commerce québécois aurait été encore plus forte si le panier moyen par cyberacheteur avait gonflé ou au moins stagné. Celui-ci est passé de 288 $ en Septembre 2008 à 233 $ en Septembre de cette année.
Pour lire le document PDF : Indice du commerce électronique au Québec troisième trimestre.

Selon un rapport de l’indice du commerce électronique au Québec sur le type de produits achetés sur Internet qui date de Juin 2008, les secteurs où l’e-commerce marque des points ici au Québec assurément sont l’Édition (les livres, revues et journaux), suivie de la mode (les vêtements, bijoux et accessoires) puis les billets de spectacles.

secteurs e-commerce fin 2008 au Québéc

secteurs e-commerce fin 2008 au Québéc

Par ailleurs, il y a aussi l’aspect démographique qui est intéressant. Dans la présentation des statistiques d’achat en ligne par le CEFRIO, il en ressort clairement que la tranche des 18-34 ans suivie de celle des 35-44 ans arrivent en tête avec respectivement des proportions de 25% et 21% comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous :

aspect démographique e-commerce Québéc

aspect démographique e-commerce Québéc

Pour compléter cette étude concernant le portrait internet des cyberacheteurs, nous avons à notre disposition un travail récapitulatif du profil des québécois qui magasinent en ligne qui date de fin 2007 mais montre la proportion de la population québécoise qui achète en ligne selon leurs âge, sexe, langue et niveau d’éducation (Étude CEFRIO, VDL2 et SOM ). Il est intéressant de noter que les hommes de 18-24 ans sont en tête qui parlent le français ou une autre langue et qui auraient un niveau universitaire.  Dans un autre graphique, on note qu’à travers le Québec, Montréal arrive en tête avec plus de 18%, Québec et environ en deuxième position avec presque 15%. Les familles avec des revenus de 50 000 $ et plus représentent le tiers du volume.

répartition géographique des cyberacheteurs

répartition géographique des cyberacheteurs

Maintenant, il ressort qu’il y a la génération C des 12-24 ans qui arrive et le défi qui se pose est de répondre à sa demande. En effet, cette population a grandi avec Internet et son comportement vis à vis des NTI change la donne de manière drastique.  La société québécoise voit donc venir toute une génération dont les attentes et les comportements que ce soit à l’école, dans l’univers de la consommation, au travail ou dans la sphère civique, diffèrent de ceux des autres québécois (Rapport-synthèse portant sur l’étude génération C par le CEFRIO). Je vous invite donc à découvrir cette opportunité phénoménale qui s’ouvre devant les acteurs du commerce électronique au Québec.

Alors, tout ce que nous pouvons souhaiter pour cette nouvelle année 2010, c’est que le e-commerce dépasse tous ces chiffres, se banalise et qu’avec les moyens de sécurisation des paiements mis en œuvre par Visa et Mastercard notamment avec leur programme Secure Code, les consommateurs puissent dépasser leur frilosité et magasiner en toute confiance. Il y a aussi beaucoup de travail qui est accompli ou en voie de le devenir au niveau de la protection de la vie privée et le Québec est le mieux loti de tout le Canada, ça c’est sûr !!

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Nov 13 2009

Articles de marketing internet : guide pour les débutants

Category: Blog et marketing InternetMohammed ALAMI @ 12:40 AM

La vente d’article de marketing est l’acte d’écrire un article et le soumettre aux annuaires d’articles, magazines en ligne, et d’autres annuaires en ligne et éditeurs.

Rédiger un artticle de marketing internet

Rédiger un article de marketing internet


En incluant des liens vers votre propre site Web ou des blogs que vous pouvez générer, l’internaute pourra surfer directement dans le flux tout en renforçant également les liens vers votre site qui vont aider à améliorer le classement de votre site web dans les résultats des moteurs de recherche pour vos mots clés spécifiques. Écrire des articles attrayants, les soumettre aux moteurs de recherche et aux répertoires, et répéter le processus sur une base régulière peut être la recette du succès de votre positionnement dans l’index des moteurs de recherche.

Qu’est-ce que l’article Marketing ?
Tous les sites ont besoin de contenu d’actualité de haute qualité qui sera utile à leurs lecteurs, mais pas tous les propriétaires de sites Web et les promoteurs sont disposés ou sont en mesure de créer un contenu spécifique dans le cadre de leur activité de marketing. En créant des articles de contenu que d’autres peuvent utiliser pour leurs sites vous sont récompensés par la possibilité d’inclure un ou deux liens vers votre propre site web.
En plus de recevoir des liens entrants à partir des répertoires article lui-même, qui sont souvent des sites Web faisant autorité explorés régulièrement par les robots de recherche, vous gagnez aussi des prestations lorsque d’autres sites web publient votre article et des liens sur leur propre site.

Pourquoi le faire?
La vente d’article offre un moyen efficace et peu coûteux de la construction de la qualité des liens entrants vers un site. Vous savez que les liens sont générés à partir des pages contextuellement pertinentes parce que vous avez écrit le contenu qui est utilisé.
En outre, en utilisant les plus bénéfiques et les répertoires SEO friendly vous pouvez dicter les mots-clés qui sont utilisés dans le texte d’ancre, un élément essentiel d’un lien de référencement solide.
Ainsi que les avantages SEO, vous pouvez également trouver votre article publié dans les ezines et bulletins d’information qui ont un fort impact et un public loyal pouvant générer du trafic vers votre site.

Choisir les répertoires
Il ya littéralement des centaines d’annuaires en ligne pour promouvoir les articles et en choisissant les meilleurs, ceux-ci devraient être considérés comme partie intégrante du succès de la commercialisation de votre article marketing.
Les annuaires doivent être SEO friendly donc n’utilisez pas les balises nofollow dans les liens ou dans des fichiers robot. Ils devraient vous permettre d’utiliser le code HTML pour vos liens, et ils doivent garder le nombre de liens et d’annonces sur une page plutôt en bas et avec un minimum d’occupation d’espace. Ils doivent aussi être explorés par les moteurs de recherche et être considérés comme un site SEO fort afin d’offrir tous les avantages réels.
Sinon, ils devraient générer un grand nombre de visiteurs directement à travers les liens dans vos articles.

Rédaction d’articles
Les articles les plus populaires sont bien écrits et fournissent des informations réellement utiles. Les Bons répertoires ne pourront accepter ceux qui ne sont guère plus que la reproduction ou le listing de l’évident, et très peu vont accepter les articles avec plus de 2 ou 3 liens vers votre site Web.
Assurez-vous que votre écriture ne séduit pas seulement les propriétaires d’autres site Web, mais aussi à leur lectorat même, car cela incitera davantage les propriétaires des répertoires à porter leur intérêt envers vos articles.

Y compris des liens
Des liens vers votre site sont généralement ajoutés aux “ressources” ou au paragraphe “A propos de l’Auteur”. Quelques annuaires permettront des liens dans le corps de l’article et ceux-ci offrent aussi des avantages très bons, surtout pour générer du trafic directement à vos pages.
Il vous faudra toujours essayer d’utiliser ces répertoires qui vous permettent de construire votre propre lien HTML incluant un texte d’ancrage parce que cela vous référencera en tant que prestataires, et aussi de profiter du potentiel de trafic. Également il vous faudra toujours vous assurer que le lien est pertinent pour la page que vous avez écrite ainsi que de la page de destination vers laquelle vous désirez orienter les lecteurs.

Soumission aux annuaires d’articles
Après avoir écrit un texte utile sur un sujet pertinent et avoir choisi les répertoires SEO conviviaux vous devrez soumettre des articles pour examen. La plupart des répertoires utilisent un certain nombre de mesures anti-spam afin de s’assurer qu’ils offrent des articles de qualité. Lire le manuel de soumission d’articles est donc conseillé. Même si le logiciel automatisé n’existe, vous pourrez toujours trouver un moyen pour remplir un certain nombre de champs de la présentation vous-même.

Utilisation des services de soumission d’article
Les manuels des services de soumission d’articles existent et peuvent se révéler une méthode efficace pour bâtir des liens et générer du trafic, surtout si vous n’avez pas le temps ni les ressources pour rédiger et soumettre un grand nombre d’articles.
Essayez d’étudier un portfolio de bons articles qui ont été écrits pour le service et assurez vous toujours de traiter avec ceux qui offrent un manuel de services et éthique de soumission.

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Sep 08 2009

Effet du « Duplicate Content » sur le référencement

Category: Référencement naturelMohammed ALAMI @ 5:43 PM

La duplication de contenu ou contenu double traquée par les moteurs de recherche :

 Il ya beaucoup de moyens et outils pour améliorer le classement de votre site dans résultats de recherche naturelle dans les moteurs, mais il faut faire faire le tri.

Certains webmasters utilisent certaines méthodes pour acquérir un Pagerank élevé dans les moteurs de recherche, même si celles-ci sont considérées comme abusives en ce sens qu’elles sont conçues pour tromper les moteurs de recherche. L’une de ces méthodes est effectivement le double emploi avec du contenu web ou la reproduction de contenu déjà existant sur le Web

Qu’appelle-t-on « Duplicate Content »  ou contenu dédoublé ?

Dupliquer le contenu dans le référencement naturel est en fait n’importe quel contenu web qui est considéré comme similaire à un autre provenant d’un autre site web. Les moteurs de recherche ont réellement mis en œuvre de nouveaux filtres spécialement chargés de surveiller ce type de tentatives de tromperie pour améliorer le classement du site dans les pages de recherche des moteurs.

Beaucoup de gens pensent que, en créant plusieurs contenus dédoublés similaires de leurs pages Web, ils seront en mesure d’améliorer le classement de leur site dans les recherches, car ils seront en mesure d’obtenir plusieurs affichages de leur site dans les résultats. Actuellement les moteurs de recherche scrutent ce type de ruse, les sites utilisant du contenu en double peuvent finir par être bannis de l’index des moteurs de recherche au lieu d’améliorer leurs classements. (Black List)

Ce qui est considéré comme un contenu en double ?

Il y a une utilisation massive de contenus dupliqués par beaucoup de personnes, leurs utilisations diffèrent, mais tes sont conçues dans le même but, qui consiste à tromper les moteurs de recherche pour obtenir un meilleur classement dans les résultats naturels de recherche.

Une manière d’utiliser du contenu en double, c’est d’avoir des sites web très similaires ou identiques sur des pages web différentes (sous-domaines ou domaines) qui offrent essentiellement le même contenu. Cela peut être valable pour la page d’accueil comme pour les pages de contenu menant au site en question. Assurez-vous que vous ne recourez pas à cette option si vous ne voulez pas que votre site soit exposé au filtrage que font actuellement les moteurs lors de leur recherche de contenu en double.

Une autre méthode de création de contenu en double consiste à prendre simplement le contenu d’un autre site ou juste une page et la réorganiser pour la faire apparaître différente de sa forme initiale, même si elle est identique à celle-ci.

Encore plus grave, dans le cas de commerce électronique, des descriptions de produits à partir de nombreux sites de vente en ligne sont reprises à l’identique par d’autres. Dans d’autres sites web on retrouve simplement la copie de la désignation du produit du fabricant, elle même utilisée par d’autres acteurs web concurrents. En plus, même le fait de garder le nom du produit, le nom de l’artiste, producteur, écrivain ou le créateur peut être inclus dans la même page, cela fait une quantité importante de contenu dupliqué sur votre page. Bien que ces derniers champs soient plus difficiles à personnaliser, la page les contenant peut malgré tout être considérée comme du contenu dédoublé, ou spam.

La distribution d’articles copiés par d’autres sites autres que celui qui a publié l’article original peut aussi être considérée comme un contenu en double.
Bien que certains moteurs de recherche prennent en considération l’indication du site d’où l’article original a été extrait, certains n’ont pas cette fonction.

Comment fonctionnent les moteurs de recherche pour filtrer le contenu en double ?

Pour filtrer le contenu en double, les moteurs de recherche utilisent les mêmes moyens d’analyse et d’indexation pour le classement des pages des sites, et c’est grâce à l’utilisation de robots. Ces robots vont sur les différents sites internet et catalogues de ces sites pour lire et enregistrer les informations dans leurs bases de données. Une fois cela fait, ces robots analysent et comparent, ensuite ils vont comparer toutes les informations qu’ils ont prises d’un site à toutes les autres qu’elles ont déjà enregistrées pour déterminer si le contenu du site est pertinente à l’aide de certains algorithmes, et si elle peut être considérée comme un contenu en double ou du spam.

Comment éviter les contenus dupliqués ?

Bien que vous n’ayez aucune intention de tromper les moteurs de recherche pour améliorer le classement de votre page web, votre site peut être marqué comme ayant un contenu en double.
Une manière pour  éviter cela consiste à vérifier vous-même s’il ya des contenus dupliqués de vos pages.  Assurez-vous d’éviter trop de similitudes avec le contenu d’une autre page, votre contenu peut encore apparaître comme étant double pour certains filtres, même si la page n’est pas considérée comme spam.

Je vous suggère de suivre attentivement cette vidéo de Matt’s Grab le gourou du référencement chez Google qui nous parle de la duplication de contenu dans les descriptions d’articles dans le cadre du e-commece :

 

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Aug 31 2009

Stratégie et Internet : entreprises strictement Web

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 10:59 PM

Enfin nous entamons les choses sérieuses et nous attaquons des cas concrets en commerce électronique. Le principe est simple : l’internet n’est pas là pour révolutionner la planète !!

En effet, aussi banale qu’elle peut paraitre cette affirmation, elle résume l’approche que je veux découvrir à travers cette formation de maîtrise en commerce électronique.

D’ailleurs pour se replacer dans le contexte, nous avons commencé par nous situer dans la période de l’explosion de la bulle Internet. A l’époque en effet, nombre de business en ligne ont du cesser leurs activités tout simplement parce qu’ils n’étaient pas viables. Il est vrai que l’internet facilite la communication et somme toute est un moyen de rendre pas cher le transport de l’information au client. Mais en dehors de cela comme tout business il faut qu’il y’ait un modèle, une stratégie, des valeurs, les maîtres mots de conception d’une entreprise exposée au monde et jugée par sa réactivité et son adaptation au client volatile qu’il est l’internaute de passage.

Nous avons donc pris comme référence Michael E. Porter, un analyste de l’après crash qui enseigne les méthodes de fonctionnement du e-business. Dans son article de Mars 2001 « Strategy and the Internet », il montre les parallèle de l’économie traditionnelle et celle rendue possible grâce au Web. Ci-dessous le préambule de l’article traitant de la stratégie et Internet :

« Beaucoup ont soutenu que l’Internet rendait la stratégie obsolète. En réalité, c’est le contraire. Parce que l’Internet tend à affaiblir la rentabilité de l’industrie sans pour autant conférer aux propriétaires des avantages opérationnels, il est plus important que jamais pour les entreprises de se distinguer par la stratégie. Les gagnants seront ceux qui considèrent Internet comme un complément, et non un destructeurs des les moyens traditionnels de concurrence.

L’internet est une nouvelle technologie extrêmement importante, et il n’est pas surprenant qu’il ait reçu autant d’attention des entrepreneurs, dirigeants, les investisseurs, et les observateurs des affaires. Pris dans la ferveur générale, beaucoup ont pour – présumé que l’Internet change tout, rendant toutes les anciennes règles concernant la compétition des entreprises obsolète. Cela semble une réaction naturelle, mais elle est dangereuse. Il a conduit de nombreuses compagnies en ligne « dot-com » à prendre de mauvaises décisions, des décisions qui ont érodé l’attractivité de leurs industries et nuit à leurs propres avantages concurrentiels. Certaines sociétés par exemple ont utilisé la technologie Internet pour assoir des bases de concurrence non plus axées sur la qualité, les caractéristiques de produits et services mais plutôt tournées vers le prix, ce qui pose problème à quiconque de leurs industries pour rester profitable. D’autres ont perdu la propriété d’importants avantages en se précipitant dans des partenariats épars et des relations d’alignement. Jusqu’à récemment, les effets négatifs de ces actions ont été occultés par une mauvaise interprétation des signaux du marché. Cependant, maintenant, les conséquences sont désormais visibles. »

Source : Strategy and the Internet by Michael E. Porter.

Par ailleurs, le premier cas d’étude au niveau modèle économique est celui du célèbre matrket place AMAZONE qui a été lancé en 1995 soit au début de l’ère e-business.

Ci-dessous extrait de la zone cours réservée à l’introduction au commerce électronique :

« L’utilisation d’Internet par les entreprises a modifié profondément la conduite des affaires. Tout d’abord, nous avons vu l’apparition de toutes nouvelles entreprises strictement Web: les Amazon.com, E-trade.com, Yahoo.com, Priceline.com et EBay pour n’en nommer que quelques-unes. Ces entreprises ont connu des taux de croissance jusque là inconnus et ont atteint des évaluations boursières presque inimaginables. Amazon.com une simple librairie est devenu une compagnie avec des revenus de plus de 19.2 milliard de dollars américains vendant, en plus des livres, des disques compacts, du logiciel, des jouets, de l’électronique et même de la quincaillerie et ayant une valeur boursière de plus de 36.5 milliards. Google a une valeur boursière de 112.6 milliards pour des revenus de 21.8 milliards. Ensuite, plusieurs nouveaux concepts ont vu le jour: portails, communautés virtuelles, places d’affaires électroniques, Web 2.0, blog, enchères électroniques, wikis, outils de recherche, infomédiaires et personnalisation pour n’en nommer que quelques-uns; concepts que les gestionnaires ont dû incorporer à leur mode de fonctionnement traditionnel. »

Source : UM-CEL 6001 Introduction au commerce électronique

Donc ci-dessous une interview par Charlie Rose, le 28 Juin 2000 : Une conversation avec Jeff Bezos, fondateur et CEO de Amazon.com, sur la façon dont il voit l’avenir de l’entreprise et la technologie. Bezos partage sa foi dans le commerce électronique et le monde numérique qui a un tel impact indéniable sur notre société.

Plus d’interviews de Charlie Rose également présentées sur Google vidéos.

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Aug 07 2009

Marketing Internet la clé de votre succès

Category: marketing internetMohammed ALAMI @ 8:40 PM

Ce blog est destiné à vulgariser les méthodes de Marketing internet (Web marketing).

Il est vrai que dans le domaine du marketing on line les choses bougent à une vitesse grand V. Mais il y a des éléments fondamentaux comme le référencement, le mailing, les articles de presse, et maintenant nous explorons les voix du marketing viral via les médias sociaux et la presse internet. Pour vous conseiller, le mieux est de recourir à un consultant en stratégie marketing.

En tant que Consultant Internet, Tout comme les autres conseillers avec qui vous travaillez (comme votre avocat, votre comptable, votre courtier, etc.), le consultant en stratégie marketing vous accompagne afin de réaliser un profit maximal grâce aux technologies Internet.

Depuis 2004, j’ai pu personnellement expérimenter un certain nombre de voies mais sans jamais fixer la limite à un point préétabli.

Après plus de 5 années passées dans la connaissance des besoins des professionnels en services externalisés, où j’ai pu explorer le métier de la création de supports de communication en multimédia, je me spécialise aujourd’hui en commerce électronique. Mais dans les affaires, les clients sont difficiles à trouver. C’est pourquoi je m’intéresse à tous les procédés de marketing internet. Il s’agit du nerf de la guerre ! Sans une stratégie appropriée et efficace, tout commerce en ligne est voué à l’échec.

Aujourd’hui, Internet a recréé le mot “Web Marketing” pour définir élégamment un nouveau concept : Le E-marketing qui est l’aboutissement d’un ensemble d’actions menées conjointement pour approcher de nouveaux prospects et augmenter le Chiffre d’affaire à moindre coût comparé au budget alloué à la communication standard.

Plus de détails concernant le Web Marketing (Marketing internet ou e-marketing)

Le webmarketing également connu sous le terme de cybermarketing a d’abord été la simple application marketing sur internet avant de devenir une activité à part entière.

Constituée de quatre activités, le webmarketing développe un intérêt majeur autour de la notion d’utilisateurs et de trafic. Le webmarketing recouvre une réalité très vaste. Dans le Papillon Digital, certains auteurs classent les activités liées au webmarketing en quatre catégories: le webmarketing stratégique, la création de trafic, l’analyse de performance et la fidélisation.

Le webmarketing stratégique recouvre:

•L’analyse de la demande

•La Veille stratégique

•Le positionnement du site

•Le webmarketing mix

La création de trafic inclut, de son coté:

•Référencement

•Les liens sponsorisés

•La publicité en ligne

•L’emailing de conquête

•L’Affiliation

•L’adaptation des contenus générateurs de trafic

•Le marketing viral et le buzz marketing

•L’utilisation des sites de petites annonces

•La promotion dans les forums de discussion

•La promotion dans les mailing lists

•La promotion dans les sites de networking ou réseaux professionnels.

•L’échange de liens

•Les partenariats

•La diffusion de services en marque blanche

•Le développement de synergies avec la promotion offline

•Les coupons électroniques

•Les jeux concours

•Le sponsoring

L’analyse des performances recouvre différentes disciplines:

•L’analyse de visibilité

•L’analyse de trafic

•L’analyse des ventes

•Le datamining (processus d’extraction de connaissances).

La fidélisation inclut, quant à elle:

•L’animation et le renouvellement du contenu du site

•L’emailing de fidélisation

•La création de communauté

Vous aurez compris que cette définition reste toutefois théorique. On ne peut limiter les listes par rubrique dans la mesure où nous avons constamment de nouveaux outils, de nouvelles applications et bien sûr de nouvelles manières de faire de la publicité. Il s’agit d’une activité dynamique qui doit évoluer et tirer le maximum des nouvelles technologies à notre disposition pour faire le plus de chiffre avec le moins d’investissement en communication (autrefois budgétivore dans les business plans).

Le webmarketing constitue un axe majeur de développement de la stratégie Internet, l’entreprise devant accroître son positionnement et accroître son trafic. Il devient stratégique de référencer ses pages et de construire une stratégie autour de l’implantation d’un site sur le réseau.

Nous parlons donc d’e-réputation, e-marketing, e-commerce…Etc.

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