Je n’ai pas posté d’article depuis plus d’un mois, non pas par manque de nouveautés mais plutôt par manque de visibilité dans l’organisation du nouvel univers SEO, SEM et SMO. Pour les nouvelles brèves et sans analyse, mon compte TWITTER @mohammedalami fait l’affaire.
Dans cet article que je voudrais bref (mission quasi impossible pour moi), je voudrais relater une nouvelle tendance qui commence à se dégager : l’autorité des personnes (personal authority).
Première question : Pourquoi on en parle ?
Même s’il est vrai que le jeu des réseaux sociaux, des blogs et autres Wikis sont encore en phase de test pour identifier une réelle valeur ajoutée dans leur utilisation que ce soit pour la recherche ou le marketing, il apparaît évident que le tout se construira autour des personnes. Pour pouvoir affirmer ceci, j’ai dû décortiquer la déclaration de Google qui a diminué l’impact des communiqués de presse sur le référencement, sauf dans le cas où un article est publié avec la signature d’un journaliste de renom. (Voir Google PANDA tient compte de la réputation des personnes).
Puis comme je l’ai rapporté dans mon précédant billet Personnes Vs Avis , il apparaît clairement que Google notamment réagit très rapidement dès qu’on lui fournit les indications sur les personnes via le tagage sémantique.
Et pour enfoncer le clou, les trois majors Google Bing et Yahoo! viennent de nous livrer par surprise leur nouveau standard de données structurées (microdata) via Schema.org. Dans cette nouvelle mouture, le schema « PERSON » est tellement riche qu’on se dit bien que les moteurs veulent en savoir plus sur nous. Jugez en vous-même sur les propriétés listées à la page http://schema.org/Person .
Deuxième question : À quoi bon ?
Depuis l’avènement du web 2.0 et les fonctions de partage, notamment via les réseaux sociaux et les blogs, les contenus en ligne croissent à une vitesse exponentielle. Un casse-tête majeur pour les moteurs découle du contenu dupliqué, volé, piraté…etc. Jusque-là, seule la pratique de délation permet de tirer la sonnette d’alarme et dans quelques cas la date de publication peut être prise en compte pour identifier l’original de la copie. Mais n’est-ce pas de bonne guerre que d’utiliser l’autorité de l’auteur (Author Rank) pour déterminer la pertinence du contenu ?!
Par ailleurs, des réseaux comme Facebook qui utilisent le RDFa et l’Open Graph s’accaparent les données des personnes et peuvent établir des relations bien plus complexes utiles quand il s’agit d’organiser l’information. Les moteurs n’ayant pas accès à une grande partie de ce contenu, sont dans l’obligation de trouver des alternatives.
Enfin, nous devons garder à l’esprit la vision de « Tim Berner Lee » qui est à l’origine de l’éclosion du WEB et qui a toujours prôné le web des données. Dans sa perception du web, les contenus en ligne ne sont pas dénués de sens, au contraire, grâce aux informations fournies par et sur les personnes, le web devient intelligent (on parle de web sémantique). Il s’est même pris directement à Facebook et autres réseaux sociaux pour leur rétention d’informations.
Ainsi, la connaissance des personnes et leur poids dans la société, permettrait aux utilisateurs d’avoir accès à plus d’informations plus pertinentes selon leurs contextes.
Troisième question : Comment ?
Il est évident qu
e la participation sociale des personnes est directement interprétée par les moteurs pour définir leur réputation et leur rayon de compétences comme je l’ai souvent répété sur mon blog ici et sur mon site consacré au référencement : Référencement social trilogie. Mais comment définir l’autorité de ces personnes ? Un peu à la manière d’un PageRank…
Une foultitude d’outils de mesure d’influence ont vu le jour avec une réelle opportunité de résumer les capacités d’un profil selon son impact sur la toile. Je vais en citer trois qui sont à mon sens les plus importants :
- Kloute : Le Klout score est un outil utile pour mesurer l’influence sur les réseaux sociaux. Il est compris entre 0 et 100 basé sur 35 variables. Une fois le score calculé, 16 types de profils est sont possibles : amateurs, spécialistes, experts,…Il est recalculé tous les 6 jours avec possibilité de le suivre en graphe sur Klout.com
- Twitalyzer : il analyse l’utilisation de Twitter en pourcentage selon cinq critères: l’impact, l’influence, l’engagement, la générosité et le pouvoir. Vous pouvez lire la définition de chaque critère sur twitalyzer.com.
- Peerindex : L’index de Peer Index se base sur l’autorité, l’activité et l’audience. Il prend en compte plus que la popularité, qui n’est pas à elle seule un signe de confiance, même si elle y contribue. Il analyse les comptes Twitter, Facebook, Linkedin, Quora ainsi que les flux RSS disponibles. Plus d’infos sur peerindex.net
Conclusion
- Toujours et encore participer dans les réseaux sociaux de manière collaborative et pas seulement informative : privilégier les discussions aux listings d’informations. Pour cela je vous renvoie à mon article qui reprend la science du timing pour optimiser les interactions sociales .
- Blogger sur les sujets qui sont en relation directe avec le cœur de métier et se focaliser sur trois mots clés principaux qui doivent ressortir dans un nuage de tags quand on fait la recherche sur les personnes avec des outils comme 123people.com
- Créer son profil FOAF comme décrit dans le billet concernant le référencement Twitter et optimisation SMO et surtout l’attacher à son compte Twitter. Pour rappel, FOAF décrit les relations entre les personnes, donc s’il y a lieu, enrichir le profil avec ces informations au sein d’une organisation.
- Utiliser la nouvelle norme Microdata de Schema.org pour donner le maximum d’informations aux moteurs concernant la personne : awards, interactionCount, jobTitle, affiliation, worksFor, alumniOf, memberOf, contactPoints, workLocation, homeLocation, gender, email, birthDate, deathDate, nationality, relatedTo, spouse, parents, children, siblings, colleagues, knows, performerIn, follows, address, telephone, faxNumber.
- Utiliser les outils disponibles pour rassembler tous les comptes comme il est possible de le faire sur Google profiles,, les domaines .TEL propulsés par TELNIC (le mien mohammedalami.tel), mais aussi Flavors.me et chi.mp.
Pour ma part, j’utilise About.me qui semble monter en puissance et propose des fonctionnalités intéressantes sans compter ses partenaires comme MOO qui offre des cartes visites gratuites avec le QR Code imprimé et une petite pub sur le Verso.
Pour finir, une information de dernière heure : About.me vient d’annoncer cette semaine l’incorporation de Klout dans le tableau de bord. Du coup, vous avez la possibilité de réunir toutes vos infos sur la même page et en plus vous pouvez visualiser votre influence sur les réseaux Twitter, Facebook et Linkedin. N’est-elle pas belle la vie ?!

