Dec 28 2009

Suicide WEB 2.0 : naissance des sites non sociaux SNS

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 7:27 AM
Les sites anti sociaux

Les sites anti sociaux

Dans cet article qui j’espère vous fera réagir sur les diverses facettes que peut avoir la participation à un réseau social, je vais aborder les sites non sociaux dont l’abréviation est SNS comme leurs contraires (Social Network Site).

En marocain, nous avons un adage qui dit que l’entrée du Hammam n’est pas comme sa sortie et une blague rapporte :

Un gars vient d’ouvrir un Hammam et comme il est super chic (le hammam), il demande 50 Dirhams pour l’entrée. Après maintes tentatives il baise le prix jusqu’à 5 Dirhams et toujours pas foule. Alors il décide de décréter entrée gratuite pour tout le monde, Vous imaginez bien sûr l’empressement des gens et donc le Hammam affiche complet. Puis il décide de fermer les portes et de faire payer 100 Dirhams la sortie !!

Non, je ne vais pas m’étendre sur le modèle économique du Hammam ou son marketing sur le Web, mais depuis que j’ai entamé ma maitrise en commerce électronique, la question qui revient souvent : Comment monnayer des super audiences telles que celles de Facebook, Twitter, Myspace et une flotte de réseaux sociaux (SNS).

En effet, Facebook peut se targuer de ses 250 millions d’utilisateurs, Myspace 125 millions d’utilisateurs, Twitter avec 30 millions d’abonnés , LinkedIn plus de 50 millions de professionnels  et Viadeo environ 25 millions dans le monde. Mais tous ces réseaux cherchent encore les manières d’engranger des bénéfices.  Pour cette partie, j’ai beaucoup apprécié le travail de Stella Morabito qui est très intéressant.

Non, en toute honnêteté, je suis surpris et très curieux de comprendre la vague des moteurs qui nous permettent de faire des espions internet, retracer une personne physique grâce à son nom, son email, son téléphone ou son adresse physique. Il y’avait bien 123people.com, pipl.com, wink.com, peekyou.com, peoplesearch.net, yebol.com puis viennent les payants comme spock.com, spokeo.com, intelius.com, zoominfo.com… Nous avons même les services de détective en ligne retracés par lifehacker.com qui fait un classement de ces sites ou rapleaf.com qui offre ses services aux entreprises pour la clientèle ou le recrutement Social Network Search. Bien entendu, tous ces sites se rajoutent à la longue liste des moteurs usuels tels que Google, People.yahoo.com, Lycos et bien d’autres. Évidemment, la manière la plus sûre reste de chercher directement sur chaque réseau social mais ça doit être long à mon avis.

Jusque là je me suis fait à l’idée de Googler mon nom de temps en temps (je découvre des choses à propos de moi et ça flatte l’égo), mais là je viens d’apprendre l’existence d’un nouveau modèle encore plus fou : le suicide numérique !!

Même si le buzz actuel porte sur seppukoo.com qui donc propose de tuer votre Id sur Facebook en quelques clics, cette solution était déjà proposée par suicidemachine.org, un site web qui permet d’opérer en quelques clics le suicide 2.0 en vous désinscrivant de tous vos réseaux sociaux afin de tuer votre vie numérique (en faveur de votre vie réelle ?).
Notons au passage que cela est censé quand on apprend par exemple que Facebook est derrière un divorce sur cinq en Angleterre (toute récente enquête révélée dans The Telegraph), ou encore un taux de suicide réel parmi les adolescents aux USA qui n’ont plus le contrôle sur leur vie virtuelle (Sexting et suicides). Et puis n’oublions pas bien sûr toutes les dérives concernant le contrôle de la vie privée et qui peuvent conduire à l’usurpation d’identité, voir même le vol d’identité (le projet de loi Québec)

Les réseaux sociaux dans le monde

Les réseaux sociaux dans le monde

Mais imaginons maintenant ce scénario à l’échelle planétaire. Pour ça il faudrait d’abord prendre conscience de la diversité des habitudes de chaque pays et donc la prépondérance d’un réseau plus qu’un autre. Le suicide de l’identité numérique qui consiste à désactiver volontairement son profil sur un site social pour ne plus le fréquenter prend une autre dimension. Par exemple, pour ma part je suis d’origine marocaine, j’ai vécu 7 ans en France au moment de mes études et même un an en Ex-URSS pour mon stage, et maintenant je veux donner un nouveau souffle à ma vie ici au Québec, alors dois-je m’inquiéter de ce que j’ai pu poster à l’âge de 20 ans ?  Franchement, pour moi c’est facile puisque je suis un quadra ! Mais imaginez le casse tête des jeunes aventuriers des temps modernes qui partent à la recherche d’une vie meilleure, une nouvelle chance…

Conclusion

Si les réseaux sociaux ont toujours été gratuits et fonctionné selon un modèle de publicité en mettant à disposition des annonceurs une flopée d’informations pour mieux cibler les utilisateurs, ce profiling finalement devient un outil de chantage. En effet, nous avons bradé notre vie privée au nom de l’utilité et de la gratuité mais ne serait-ce pas mieux de payer et avoir la sécurité que nos données sont entre de bonnes mains et non accessibles au premier robot crawler ?!

Dans le cas actuel et vu la nouvelle tournure que prennent les choses, il faudra qu’on paye pour acheter notre identité numérique ou la tuer (le suicide est un terme trop violent à mon goût).

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Nov 19 2009

Prochaine étape : les réseaux sociaux basés sur la localisation

Category: Blog et marketing Internet,UncategorizedMohammed ALAMI @ 5:32 AM

Foursquare, Gowalla, loopt, Brightkite, et Google Latitude

Foursquare, Gowalla, loopt, Brightkite, et Google Latitude


Imaginez un monde où vous êtes assis devant votre ordinateur et vous n’allez jamais au dehors, et alors vous ne voyez plus jamais un autre être humain. Tel est le monde que des sites tels que Google et Facebook veulent que nous vivions !

Bien qu’ils ne veuillent jamais admettre une telle chose, le raisonnement est évident : Plus vous êtes devant votre ordinateur, plus de temps vous passez sur leurs sites. Plus vous passez de temps sur leurs sites, plus les annonces vous seront proposées. Plus les annonces sont publiées, plus d’argent ils vont gagner. Peu importe la raison pour laquelle ces sites ont commencé à l’origine, ou sont les fonctionnalités qu’ils ajoutent, ceci reste le moins important. Ils nous cloueraient à une chaise avec nos yeux grands ouverts comme Alex dans « Clockwork Orange », s’ils le pouvaient. La seule différence est que nous aurions un engin sur nos bras pour nous permettre de cliquer sur les annonces, servies de manière excessivement suggestive.
Heureusement, nous ne vivons pas tout à fait dans ce monde pour le moment. Et il ya un certain nombre de facteurs qui nous pousse à aller à l’encontre de cela. Les appareils mobiles y contribuent pour beaucoup. Mais même là c’est juste un écran. Vous pouvez ne pas être enchaîné à un bureau pour l’utiliser, mais comme beaucoup de gens avec un iPhone vous le disent, vous pouvez rester collé à regarder cet écran, même plus que votre un ordinateur de bureau ou un moniteur de portable pendant toute une journée. Mais il y a un autre facteur dont il faut tenir compte qui nous protège de devenir esclave de l’écran: L’emplacement.

Le réseautage social a été peut-être la tendance la plus populaire sur Internet au cours des dernières années. D’abord, le terme était ironique. «Réseautage social» est tout sauf social dans le sens traditionnel. Mais au fil du temps, nous nous sommes habitués à l’idée de pouvoir faire des activités sociales telles que des jeux, de collaborer sur le travail, et de parler en ligne. Et en effet, souvent, c’est encore plus pratique que de le faire en personne. Il est social, mais c’est une autre sorte de social.
Depuis que le terme est né, d’innombrables personnes ont débattu des répercussions de l’influence des interactions sociales virtuelles. À un moment ou un autre, je suis sûr qu’il a été dit qu’il serait à la fois la chute de l’humanité, et la seule chose qui rassemblerait le monde. La vérité est que les réseaux sociaux, qui sont bénéfiques à bien des égards, ne répondent pas à un désir humain fondamental: être en présence effective d’autres personnes.

Prenons le cas où vous êtes assis dans un salon de chat toutes la journée, même si tous vos amis y sont, ce n’est certainement pas la même chose qu’être assis ensemble physiquement dans la même salle avec eux. Même si vous avez eu de grandes discussions dans le salon de chat, et que vous ne vous dites pas un mot lorsque vous traînez avec eux, c’est simplement qu’il y a quelque chose de différent. Quelque chose que les réseaux sociaux ne seront jamais en mesure de remplacer.

C’est là où l’emplacement entre en jeu. Il a le pouvoir d’être le pont entre le réseautage social et d’interaction sociale réelle. Nous voyons déjà les signes très précoces de cela avec des services comme Foursquare, Gowalla, loopt, Brightkite, et Google Latitude, à divers degrés.
Pour la plupart des gens, ces services n’ont pas de sens encore, ou sont beaucoup trop obscures. Les réseaux sociaux utilisés ont été considéré de la même manière au début. Cela va changer.

Les gens qui utilisent ces services sont susceptibles d’avoir au moins une histoire sur une situation où un ami a vu où ils étaient, ou a pris connaissance de l’endroit où ils envisageaient d’être, et est venu les rencontrer. Certains vivent souvent ce genre de situation. Et pour certains d’entre nous dans les villes où ces services sont très populaires, ceci se passe presque tous les jours. Et c’est tout à fait étonnant.
N’est-ce gênant si un ami se présente à vous alors que vous voulez être seul ou simplement vous ne voulez pas le voir ? Bien sûr que oui. Mais c’est pourquoi il est important que vous ayez contrôle de la divulgation d’information concernant de ce Lieu. Est-il effarant qu’un étranger se présente pour vous rencontrer quelque part ? Bien sûr, mais c’est pour ça que les paramètres de confidentialité sont si importants.

Ne vous y méprenez pas, il existe beaucoup de réticences pour que les services de géo-localisation obtiennent une large adhésion. Mais les avantages de ceux-ci l’emportent de loin sur les inconvénients. Ainsi, ces types de services sont mûrs pour décoller.
À la base, utiliser un réseau social pour faciliter l’interaction sociale réelle a du sens. Bien que dénigré dans l’intro, ne pense pas que Facebook ne reconnaît pas cet état de fait. D’une certaine manière ils le font déjà en offrant la possibilité d’organiser des événements populaires. Mais tout ce qu’ils font avec l’emplacement – ce qui sans surprise, ils sont entrain de travaillent dessus- ira beaucoup plus loin. Quand vous avez une composante sociale avec plus de 300 millions d’utilisateurs et que vous ajoutez une composante de localisation en temps réel comme possibilité, ça va changer les choses.

Rappelons simplement l’utilisation de sites comme Facebook, MySpace et Friendster pour trouver des gens que vous avez fréquentés au lycée et avec qui vous n’avez pas parlé depuis des années. C’était un peu bizarre, mais aussi passionnant à plusieurs égards. Imaginez cette expérience transférée dans le monde réel. Peut-être que vous êtes dans une ville avec une personne que vous avez fréquenté au lycée, mais avec qui vous n’avez pas parlé depuis des années. Il est peu probable que chacun d’entre vous ait déjà ait couru derrière l’autre de manière aléatoire, mais peut-être vous pouvez être averti par l’emplacement Facebook quand vous êtes à proximité. Peut-être aucun de vous deux ne veut rencontrer l’autre, et c’est très bien. Mais peut-être que vous en avez envie.
Alors il nous arrive souvent de qualifier telles situations de “miracle”, mais en réalité il n’en est rien. Rien de tout cela n’a besoin d’être laissé au hasard. C’est tout simplement une extension des réseaux sociaux dans le monde réel.

Birdfeed Twitter SocialGreat

Birdfeed Twitter SocialGreat


Un autre réseau social, Twitter, est déjà entrain de mettre en œuvre une telle fonctionnalité. Tous les jours maintenant, le service du réseau active son service de géo-localisation pour vous permettre ensemble permettent d’envoyer des tweets avec votre emplacement renseigné, et vous permet de passer des informations de localisation provenant d’autres services, comme Foursquare. En tant que service avec des dizaines de millions d’utilisateurs, Twitter sera le premier grand essai de la localisation comme extension de réseaux sociaux.

Cela peut prendre un certain temps avant que les utilisateurs commencent à tirer réellement parti de ce service car il est en option avec nécessité d’adhésion. Mais finalement, je crois que nous allons voir de plus en plus d’utilisateurs qui y adhérent pour pouvoir utiliser les tierces parties clients comme Birdfeed qui leur permet de choisir les tweets auxquels ils vont attacher leur emplacement et permettre aux gens de savoir où ils sont.

Et au-delà des données de l’utilisateur individuel, ces données de localisation seront très intéressantes comme un ensemble. Les Personnes vont sans aucun doute se servir des outils comme les APIs de géo-localisation de Twitter pour mettre en place des services qui peuvent montrer où les gens affluent en temps réel. Ceci est la prochaine étape pour les services comme SocialGreat qui traitent les données de localisation, en montrant les points chauds dans les villes. Et nous savons déjà que Twitter prévoit d’utiliser les données pour adapter ses thèmes de tendances afin de présenter les choses à chaud étant tweetées aux environs de lieux spécifiques.

Le réseautage social jusqu’à ce point a jour un apport sérieux. Mais il est aussi un peu décalé. Le concept de base est toujours de rassembler vos amis dans une bulle virtuelle construite, tandis que les sociétés derrière ces constructions ne cessent de tenter de vous convaincre de les rencontrer autant que possible. Au lieu de cela, elles devraient utiliser les données sociales intéressantes qu’elles ont pour vous aider à vous connecter dans d’autres endroits également. C’est ce qui rend Facebook Connect si puissant. Mais cela ne s’étend pas au monde réel pour le moment. Avec l’emplacement, il le peut. Et ça c’est passionnant.

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