May 23 2010

L’utilisation de la vidéo en ligne au Québec

Dans le cadre de notre étude concernant l’utilisation du multimédia en commerce électronique, et Canada spécialement, la vidéo pourrait être l’arme fatale.

En effet, si on a vu que la vidéo produit procure les informations nécessaire sur les caractéristiques de celui-ci, l’utilisation de la vidéo dans un sens plus large peut le vulgariser et  améliorer sa visibilité sur la toile.

D’emblée on pourra s’avancer en affirmant que la vidéo est une véritable opportunité au Québec de part la demande des internautes et du manque de son utilisation par les entreprises d’autre part.

Dans le classement effectué par Emarketer pour le quatrième trimestre 2009 concernant l’utilisation des médias sociaux au Canada, il ressort clairement que Youtube bénéficie d’un excellent achalandage. Avec 21,31 % de part de visites, juste derrière l’indétrônable Facebook avec son score de 58,60 %, Youtube se révèle être la plateforme de référence pour diffuser ses vidéos en ligne et faire un effort de référencement pour qu’elles soient visibles par les internautes.

utilisation vidéo en ligne Québec
Par ailleurs, une autre étude de l’« Inter@ctive Reid Report » montre que internet au Canada dépasse la télévision en audience. Au quatrième trimestre 2009, pour la première fois, les Canadiens ont passé plus de temps sur Internet (18,1 heures par semaine) que devant leur télévision (16,9 heures). Ainsi, il apparaît clairement que l’utilisation de la vidéo est une opportunité au Canada.

utilisation internet vs vidéo ligne QuébecMais, il semble que le Québec notamment ne profite pas suffisamment de ce média très prisé pourtant par les internautes. Les résultats du récent sondage du Baromètre multiple-media.com montrent que les entreprises du Québec manquent le train de la vidéo en ligne . Près de la moitié des entreprises du Québec (45 %) ne produisent jamais de vidéos.

Seulement 8 % des entreprises du Québec utilisent YouTube  dans leur stratégie de marketing en ligne. En ne diffusant pas de vidéo sur ce site, les entreprises passent à côté d’une opportunité importante d’accroître leur notoriété et de générer du trafic vers leur site corporatif.

Seulement 1 entreprise sur 5 utilise YouTube. À l’heure où le principal enjeu des stratégies Web est d’être visible et bien positionné dans les engins de recherche, ne pas recourir à YouTube  dans une perspective de SEO (Search Engine Optimization) doit déclencher des signaux d’alerte.

L’équipe du Baromètre a mis en évidence que la moitié des entreprises diffusant des vidéos sur Internet n’utilisaient que leur site corporatif et passaient donc à côté de la possibilité, pour un très faible coût de production additionnel, d’accroître leur visibilité sur le Web. Seule une infime minorité d’entreprises québécoises utilise les techniques adaptées pour exploiter YouTube comme il se doit afin de générer notoriété et trafic. La diffusion des vidéos de produits sur ce type de plate-forme nécessite un montage postproduction spécial pour les adapter à l’aspect récréatif que présente le site de réseautage social. On parle alors de vidéo promotionnelle même si celle-ci est destinée à vanter les seuls avantages d’un produit. Sa fonction reste en effet principalement la promotion et non la présentation du produit.

Si l’utilisation de la vidéo en ligne en vue de créer un buzz ou pour faire du marketing viral  est très recommandées, les bonnes méthodes de référencement de ces vidéos doivent néanmoins être respectées. C’est ce qu’on verra dans un prochain article…

Ci-dessous une vidéo comment rendre votre vidéo virale :

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May 15 2010

Utilisation des vidéos en commerce électronique

VIDEO E-COMMERCE Après avoir vu en détail le référencement du texte fiche produit ainsi que les bonnes pratiques pour le référencement des images en commerce électronique, nous allons compléter le tour des applications multimédia avec la vidéo produit.

La popularité croissante de la vidéo en ligne a modifié les attentes des consommateurs et devient un facteur de jugement de la richesse de contenu sur les sites de commerce électronique.
Son utilisation autrefois  réservée aux films institutionnels et publicités virales, a été généralisée à la présentation des produits. Celle-ci est très bien adaptée pour présenter les différentes facettes du produit et en montrer l’utilisation.

En montrant les caractéristiques ou les usages d’un produit, la vidéo permet à l’internaute de mieux se l’approprier et peut le convaincre d’acheter.

Il existe principalement deux approches pour intégrer la vidéo dans l’e-commerce:

  • vidéos de présentation incorporées dans des pages de détails des produits, fournissant des informations supplémentaires sur le produit.
  • vidéos promotionnelles qui montrent les produits dans leur contexte, permettant aux consommateurs de les découvrir et déclencher les achats.

Dans cet article, nous allons aborder uniquement le cas de la vidéo de présentation produit. Un autre article concernant la vidéo promotionnelle suivra.

II. Utilisation de la vidéo produit en e-commerce

Si les photos sont d’une importance capitale lors de la création d’une fiche produit, on peut aller plus loin en intégrant une vidéo de présentation de son produit. Pour Philippe Bornstein, consultant indépendant spécialisé dans les vidéos marchandes, l’intérêt de la vidéo est tout simplement de fournir de l’information plus facilement que le texte. Il prend ainsi l’exemple du player mis au point par Allurent.com : “A l’intérieur de la vidéo, on peut cliquer sur un produit, voir son prix, le mettre dans le panier… il ne s’agit plus d’un simple player mais d’une véritable interface utilisateur.”

utilisation video produit ecommerce

Toujours selon Philippe Bornstein, l’élément capital est la qualité du son de la vidéo, qui serait beaucoup plus importante que la lumière ou les autres propriétés visuelles de la vidéo. La vidéo ne doit pas durer plusieurs minutes, deux ou trois plans du produit peuvent suffire. Comme pour la photo, l’éclairage est très important. Il existe des moyens bon marché de produire de la vidéo. Pour se lancer, on n’a besoin que d’un caméscope, d’un pied, d’un présentoir qui fait tourner le produit et d’un fond blanc. Ensuite, le coût dépend de l’architecture technique utilisée. Ce sont des coûts relativement importants, notamment en serveurs et en bande passante. Une solution consiste à héberger ses vidéos sur des plateformes d’hébergement comme Youtube ou Dailymotion.

upload video partage tubemogul

TubeMogul est un service gratuit qui permet d’utiliser un unique point d’accès pour déployer des vidéos sur les différentes plateformes de partage de vidéos. L’interface permet aussi de consolider les statistiques des différents services en une seule page, afin de connaitre le nombre de visionnage des vidéos sur chaque site ou la vidéo a été uploadée : YouTube, Metacafe, MySpace, Yahoo!, Kewego, Dailymotion, etc.

Par ailleurs, lvideo fiche produit ecommercea vidéo peut ne pas contenir que des images. Plusieurs études ont ainsi montré qu’un texte en overlay transmettant un message clé améliorait la transformation d’une vidéo : l’écrit permet de mieux mémoriser le message. La voix off permet une relation plus forte avec le consommateur, mais les internautes ne surfent pas toujours avec le son. La vidéo avec une image démonstrative et un texte en surimpression ou des effets rajoutés au montage apparaît comme solution idéale.

Comme vu pour les images, il convient de placer les vidéos au bon endroit du site et de les mettre en valeur. La vidéo de présentation produit fait partie des attributs de l’article. C’est la raison pour laquelle elle a toute sa place sur la fiche produit, aux côtés des caractéristiques techniques et du prix.

II. Référencement de la vidéo produit

Pour insérer un média (animation Flash, vidéo, son), on utilise la balise standardisée OBJECT. On a donc la possibilité de proposer aux robots du contenu qu’ils pourront comprendre :

<object type=”application/x-shockwave-flash” data=”animation.swf”>
<param name=”movie” value=”animation.swf” /><param name=”wmode” value=”transparent” />
ici le texte alternatif à la vidéo. Quelques mots-clés
</object>

Google reconnaît, depuis mai 2009, deux formats de balisage Facebook Share et Yahoo! SearchMonkey RDFa (google, 2009). Il incite également à créer un plan de site en utilisant les balises spécifiques aux vidéos :

<object width=”512″ height=”296″ rel=”media:video”      resource=”http://example.com/video_object.swf?id=12345
xmlns:media=http://search.yahoo.com/searchmonkey/media/
xmlns:dc=”http://purl.org/dc/terms/”>
<param name=”movie” value=”http://example.com/video_object.swf?id=12345″ /> <embed src=http://example.com/video_object.swf?id=12345 type=”application/x-shockwave-flash” width=”512″ height=”296″>
<a rel=”media:thumbnail” href=”http://example.com/thumbnail_preview.jpg” />
<a rel=”dc:license” href=”http://example.com/terms_of_service.html” />
<span property=”dc:description” content=”Cute Overload defines Baroo? as: Dogspeak for  ‘Whut the…?’Frequently accompanied by the Canine Tilt and/or wrinkled brow for enhanced effect.” />
<span property=”media:title” content=”Baroo? – cute puppies” />
<span property=”media:width” content=”512″ />
<span property=”media:height” content=”296″ />
<span property=”media:type” content=”application/x-shockwave-flash” />
<span property=”media:region” content=”us” />
<span property=”media:region” content=”uk” />
<span property=”media:duration” content=”63″ />
</object>

Un sitemap pour vidéos fait appel au protocole Sitemap, auquel s’ajoutent des balises vidéo spécifiques (décrites ci-dessous).

<urlset xmlns=http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9
xmlns:video=”http://www.google.com/schemas/sitemap-video/1.1″>
<url>
<loc>http://www.example.com/videos/une_page_de_destination_video.html</loc>
<video:video>
<video:content_loc>http://www.site.com/video123.flv</video:content_loc>
<video:player_loc allow_embed=”yes” autoplay=”ap=1″>http://www.site.com/videoplayer.swf?video=123</video:player_loc>
<video:thumbnail_loc>http://www.example.com/thumbs/123.jpg</video:thumbnail_loc>
<video:title>Barbecue en été</video:title>
<video:description>Pour des grillades réussies</video:description>
<video:rating>4.2</video:rating>
<video:view_count>12345</video:view_count>
<video:publication_date>2007-11-05T19:20:30+08:00.</video:publication_date>
<video:expiration_date>2009-11-05T19:20:30+08:00.</video:expiration_date>
<video:tag>grillades</video:tag>
<video:tag>viande</video:tag>
<video:tag>été</video:tag>
<video:category>barbecue</video:category>
<video:family_friendly>yes</video:family_friendly>
<video:expiration_date>2009-11-05T19:20:30+08:00</video:expiration_date>
<video:duration>600</video:duration>
</video:video>
</url>
</urlset>

Une fois le sitemap créé, il faut l’envoyer manuellement à Google à l’aide des Outils pour les webmasters. Un sitemap pour vidéos permet à Google de trouver sur le site du contenu qui ne serait pas découvert autrement. Google est en mesure d’explorer les formats de fichier vidéo suivants : .mpg, .mpeg, .mp4, .mov, .wmv, .asf, .avi, .ra, .ram, .rm, .flv. (Accessibles via HTTP).

La norme HTML5 (non encore validée par le W3C) introduit la balise HTML <video>. A l’instar de la balise <img> qui permet d’inclure les images, elle permet d’inclure dans une page Web une vidéo. Cette balise apporte de la sémantique, mais la norme est toujours en gestation.

Pour un bon référencement, il est évident que ces vidéos ne doivent pas figurer dans des Pop Up car la page doit être listée dans le plan du site et être soumise aux moteurs pour indexation. Il est important également que la page en question contienne du texte explicatif en relation avec le thème de la vidéo.

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May 09 2010

Utilisation des images en commerce électronique

utilisation d'image en commerce électroniqueComme nous avons vu le rôle du multimédia en commerce électronique, les images jouent un rôle important dans la mise en valeur du contenu, l’illustration des produits et leur référencement. Ainsi, on va aborder leur intégration sous trois angles distincts mais très liés que sont l’ergonomie, le référencement et la protection des droits.

I. Ergonomie des interfaces

Les images attirent l’œil (et peuvent le distraire de l’essentiel). Il faut les utiliser avec parcimonie et intelligence, à moins qu’il s’agisse d’une galerie d’images. La disposition des images, comme pour le texte, et des éléments en général dans une page web dépend pour être efficace de trois règles principales :

  • La loi de la proximité : la vision regroupe les objets qui sont proches
  • La loi de la similitude : la vision assimile de façon identique les éléments qui sont semblables en taille, forme ou couleur.
  • La loi de la continuité : la vision aura tendance à associer les éléments qui sont alignés de façon identique.

Le respect de ces règles (qui s’adapte aux images et aux autres éléments des pages) permet une lecture rapide et facilite la compréhension du site. Il faut intégrer au moins une image par page pour reposer l’œil des lecteurs et capter leur intérêt. Mais il faut utiliser des images de petites dimensions parfaitement lisibles. Plus une image est simple, moins elle pèsera lourd et mieux elle jouera son rôle d’illustration. Les visiteurs sont pressés et s’impatientent vite. Les pages ne doivent pas peser plus de 50 à 80 Ko au total. Le temps de téléchargement est crucial comme facteur de qualité et se chiffre en millièmes de seconde.

parcours des yeux selon Thierry Baccino

L’autre facteur déterminant de la position des éléments graphiques (images) dans une page est la façon dont les internautes regardent la page.

Pour cela, nous avons les travaux du professeur Thierry Baccino qui permettent d’énoncer quelques principes issus de l’observation des parcours oculaires sur une page.

Ceci reste toutefois très schématique et ne représente pas une règle prévalant sur toutes les autres : il ne faut pas briser une harmonie graphique et respecter bien entendu les règles citées auparavant.

On tendra à mettre toutefois les images importantes dans les zones de 1 à 4.

II.Référencement des images

Google Images a indexé des milliards d’images. Si une image du catalogue apparaît dans la liste de recherche naturelle pour le mot-clé choisi, cela va drainer des visiteurs ciblés vers le site.

recherche universelle google images répartition

Pour cela, il faut tenir compte des recommandations des moteurs :

  • Utiliser un nom de fichier qui contient les mots-clés pour lesquels on veut être indexé. Le nom du fichier exemple.jpg est utilisé pour le mot clé « exemple ».
  • Utilisation de l’attribut texte Alt descriptif de l’Image. Il faudrait utiliser les mêmes mots-clés qui ont été utilisés pour le nom de fichier.
  • De la même façon, l’attribut Title de l’image doit être utilisé : ‘<img src=” casquette.jpg” alt=” exemple” title=” exemple “>’
  • Le contenu textuel de la page Web avant et après l’image influe également sur sa position dans les résultats de Google Image Search.
  • Les plus grandes images semblent apparaître plus haut dans les premiers résultats de Google. Il ne faut pas omettre d’Inclure la largeur et la hauteur dans la balise image pour montrer aux moteurs de recherche la taille de celle-ci :‘<img src=” exemple.jpg” alt=”exemple” title=”exemple” width=”306″ height=”306″>’
  • Optimiser le reste la page web pour l’expression clé choisie de la recherche. Si la page Web complète a été optimisée pour un mot clé alors il est plus facile d’obtenir de bonnes situations dans les listes des images proposées par les moteurs de recherche.

Bien entendu, l’image sur laquelle on aura optimisé la description en fonction du mot clé, doit apparaître également attrayante à l’écran. Il faut que l’image donne envie à l’internaute de cliquer dessus si elle apparaît dans les recherches.

Google vient de mettre à jour le dispositif de cartographie. Le Sitemap se limitait jusqu’ici à la prise en charge de description de contenu texte, la vidéo, les fil d’actualité et les sites mobiles. Désormais, il est donc possible de désigner une ou plusieurs images au sein d’un Sitemap classique. Cette nouveauté est particulièrement intéressante pour les images présentes dans les formulaires en JavaScript, ou encore pour les pages présentant beaucoup d’images, et qui sont à hierachiser en fonction de leur niveau d’importance. Exemple de Sitemap intégrant la référence d’une image associée à une page :

plan sitemap google images<?xml version=”1.0″ encoding=”UTF-8″?>
<urlset xmlns=http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9 xmlns:image=”http://www.google.com/schemas/sitemap-image/1.1″>
<url>
<loc>http://example.com/sample.html</loc>
<image:image>
<image:loc>http://example.com/image.jpg</image:loc>
</image:image>
</url>
</urlset>

III.Protection des droits

Le RDFa permet de sémantiser le contenu du site en intégrant des balises pour définir des éléments. En Taguant les images avec la technologie RDFa, Google peut reconnaître alors si une image est libre de droits ou est soumise à des conditions particulières, selon R.J. Pittman de Google. Le code RDFa à utiliser est décrit ci-dessous :

<div about=”image.jpg”>
<img src=”image.jpg”>
<a rel=”license” href=”http://exemple.org/licenses/by-sa/3.0/”> exemple license Termes d’utilisation  3.0</a>
</div>

Il faut créer une page des termes d’utilisations .

La meilleure licence pour partager les images sur le web consiste à les distribuer gratuitement, en limitant leur diffusion à un usage non commercial. Dans le cas où on ne veut pas qu’elles soient copiées, il faut opter alors pour le copyright. Dans tous les cas, il faut être capable de prouver son antériorité, en publiant par exemple les images sur des sites reconnus, comme Flickr ou Photobucket. Certaines solutions de marquage invisible permettent de laisser sur l’image des points ou formes imperceptibles par l’œil, comme preuve d’appartenance de l’image. Malheureusement, les solutions techniques ne sont pas viables, puisqu’il est facile de copier l’image en effectuant une simple capture d’écran.

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May 06 2010

Rôle du Multimédia en Commerce Électronique

Après avoir réalisé la trilogie du référencement, je vous propose une série d’articles concernant le rôle du multimédia dans les sites de commerce électronique au Canada et plus spécifiquement au Québec. Pour avoir une idée du contenu, nous allons montrer que si le multimédia améliore l’expérience utilisateur grâce à une interface conviviale et facilite la navigation pour le cyberconsommateur,  il peut aussi améliorer le référencement s’il est bien utilisé.

internet haut débit canada

Le terme multimédia  désigne  les documents informatiques diffusés par l’ordinateur média et faits de données textuelles, visuelles, sonores et cinétiques, qu’il s’agisse d’images animées ou de vidéo. Dans le cas des commerces électronique, il intègre également des animations virtuelles. On parle alors de rich media, dans le sens où ces contenus media confèrent aux sites Internet une dimension plus interactive. Les medias enrichis sont devenus un levier à part entière pour accroître l’audience d’un site ou d’une campagne, et fidéliser ses clients. L’efficacité publicitaire des créations “rich media” est généralement reconnue, mais leur bonne réception exige que les internautes soient équipés de façon convenable avec notamment des liaisons haut débit.

Dans une autre étude de Emarketer, on apprend que le Canada compte certains des utilisateurs d’Internet les plus engagés, qui consacrent 45 heures et plus en ligne par mois et qu’ils sont de grands amateurs de la vidéo en ligne. Emarketer estime que plus de 23 millions de personnes au Canada se connectent au moins une fois par mois en 2009, soit près de 70% de la population. En 2013, les trois quarts du pays seront des utilisateurs réguliers d’Internet. Profitant de l’engouement des internautes à regarder des vidéos sur le net, les acteurs du e-commerce ont recours de plus en plus au Rich Media pour leurs plateformes e-commerce. Le Rich Media est parfaitement adapté pour certains types de produits ou services permettant une interaction avec l’internaute créant une nouvelle expérience d’achat.

La présentation des produits ou services est la fonction la plus fréquemment rencontrée sur les sites à vocation commerciale. Elle est soit une étape vers la vente en ligne soit une situation durable lorsque pour une raison ou une autre la transaction en ligne ne peut être envisagée. Le rich média est donc préconisé pour améliorer l’expérience de l‘internaute. 26% se souviennent de ce qu’ils entendent, 43% ce qu’ils voient, 66% ce qu’ils expérimentent.

Par ailleurs, l’efficacité des bannières est mise en doute. Seulement, 0,1% des usagers cliquent sur celles-ci (comScore, 2010). Des publicités de plus grandes tailles, placées comme interstitiel ou ayant du contenu riche ont démontré un impact plus important. Le multimédia est très utilisé en publicité pour les sites de commerce sur site ou même hors site comme nous allons le voir.

Aujourd’hui, l’internet compte plus de 200 millions de noms de domaines déposés, plus de 70 millions de sites en ligne (netcraft, 2010), et plus de 1 trillion (1000 milliards) de pages sur le web indexées par Google en 2008. Le nombre de sites de commerce en ligne, en France uniquement, dépasse quant à lui la barre des 50 000. Pour le Québec, les sites e-commerce pourraient se chiffrer en milliers sans compter les marchands Ebay et autres plateformes pouvant relayer les offres de ces sites.

Il en ressort un besoin évident en termes de visibilité et de différentiation. Pour le premier point, les contenus multimédia peuvent aider à un meilleur référencement sur les moteurs de recherche, spécialement la recherche universelle, ce qui tend à augmenter de manière drastique le nombre des visiteurs. Popularisée en mai 2007 par Google, la recherche universelle désigne cette avancée majeure des moteurs de recherche à ajouter des résultats complémentaires provenant d’autres sources que des sites web telles que photos, vidéos, actualités, plans, blogs, shopping….etc. La recherche universelle est désormais proposée par les 3 moteurs :

recherche universelle moteurs

Quant au deuxième, le rich média interactif peut marquer la mémoire de l’internaute qui deviendra un promoteur du site. En marketing électronique, on parle d’expérience utilisateur et d’utilisabilité du site. Cette dernière est définie par la norme ISO 9241 comme « le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience  et satisfaction, dans un contexte d’utilisation spécifié » (wikipedia, 2010). C’est une notion proche de celle d’ergonomie, qui est cependant plus large.

L’illustration des produits et de leur utilisation sur un site d’e-commerce apporte une richesse de contenu pour l’utilisateur et les moteurs, mais elle doit respecter les standards de présentation. En effet, l’insertion de trop d’images, de vidéos ou une mauvaise utilisation du texte et du son, pourraient porter préjudice au site en terme d’ergonomie, voir même de référencement.

L’ergonomie des logiciels s’appuie sur le modèle dit du « processeur humain ». L’être humain, selon ce modèle, perçoit son environnement à l’aide de son système sensoriel (5 sens : toucher, vue, ouïe, odorat, goût), mémorise et planifie des actions à l’aide de son système cognitif (cerveau) et enfin agit grâce à son système moteur et grâce au langage. Appliquée au domaine du web, l’ergonomie d’un site web peut être définie par sa capacité à répondre efficacement aux attentes des utilisateurs et à leur fournir un confort de navigation. Parmi les 5 sens, la vue est le sens le plus développé, alors que le goût et l’odorat sont réputés pour être peu développés. Ainsi, dans la mesure où l’on considère que la perception visuelle peut représenter près de 50% de l’activité du cerveau, il s’agit du mode privilégié pour les interfaces utilisateurs.

Les bonnes pratiques concernant l’ergonomique des interfaces web portent aussi bien sur des critères qualitatifs que quantitatifs. Ainsi par exemple, pour une page devant présenter un contenu dense, la surface dévolue à ce contenu ne doit pas dépasser 70%, 20% seront réservés au système de navigation et le reste affecté au design et à la respiration.

recherche universelle google canadaPar ailleurs, la recherche universelle gagne du terrain avec notamment les changements majeurs apparus récemment sur Google et que Yahoo propose déjà depuis un certain temps. Cela signifie que le classement dans l’ensemble des différents moteurs de recherche Google, Yahoo et Bing (images, vidéos, actualités…etc.) est devenu encore plus important pour obtenir le trafic en provenance de ceux-ci. Vous trouverez ici des conseils pour le référencement sur les moteurs de Google.

Cela présente une opportunité pour indexer le contenu multimédia. Mais il faut penser aux moteurs de recherche comme étant des utilisateurs ayant des contraintes importantes : ils ne peuvent pas lire le texte à l’intérieur d’images et ne peuvent pas « voir » un grand nombre d’autres types de contenu multimédia. Nous allons donc dresser le bilan des actions pouvant être entreprises pour contourner ce problème.

Une autre contrainte qui vient d’être dictée par Google pour le classement de ses résultats de recherche, est la vitesse de téléchargement du site.
Un site mal optimisé qui met du temps à s’afficher, peut faire perdre des visiteurs et donc du chiffre d’affaire dans le cas des sites e-commerce. On parle alors de vitesse d’accès ou de site speed. Plus la page va contenir des images, des vidéos, plus elle va être lourde à télécharger.

Dans les articles qui vont suivre, nous allons donc étudier les manières d’optimiser les trois ingrédients nécessaires : texte, image, vidéo. Pour la partie vidéo, nous allons faire une différence entre la vidéo de présentation de produit et généralement intégrée sur site et la vidéo promotionnelle qui va elle être promue ailleurs.

Pour bien faire, rappelons brièvement les différents intervenants dans la mise en place d’un projet Web. Ce tableau ne propose pas le schéma type d’une équipe mais donne une idée des différents profils intervenant lors des phases de conception et de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005). On notera que l’auteur n’a pas mentionné le responsable du référencement, qui néanmoins devrait participer à l’élaboration du site avec ses recommandations techniques.

shéma équipe projet web

schéma d’une équipe phase de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005)

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