May 24 2010

Vidéos promotionnelles et leur référencement

Pour reprendre les sujets des posts précédents : le multimédia autrefois utilisé pour agrémenter le site, est appelé à remplir d’autres fonctions comme le référencement et le marketing viral.

Début 2010, l’industrie de la recherche sur internet a connu des changements majeurs dont notamment :

  • Généralisation de la recherche universelle à tous les moteurs
  • Perte de trafic des moteurs vers les réseaux sociaux et notamment Facebook et Youtube.
  • Nouvelle notion de recherche en temps réel (Google Caféine)
  • Utilisation de la sémantique et RDFa dans Google, Bing et Yahoo
  • Incorporation de la recherche personnalisée.

L’utilisation de la recherche universelle gagne du terrain et les internautes n’hésitent plus à aller faire leurs recherches sur les sites dédiés :

indexation googledes vidéos promotionnelles
Les vidéos promotionnelles montrent les produits dans leur contexte et permettent aux consommateurs de les découvrir et déclencher les achats.

La vidéo promotionnelle

À l’ère du multimédia et du Web 2.0, il devient nécessaire d’exposer ses produits ailleurs que sur le site de commerce électronique. Mais au-delà de simples annonces listées ou citation de produits, il est très intéressant de concevoir des vidéos promotionnelles et de les diffuser à un grand public. La vidéo est un canal marketing formidable de par les possibilités d’expression très larges qu’il permet : indexation des produits, des services et des personnes qui font partie intégrante d’une entreprise….

Dans son étude de 2008, Comscore révélait que 38% des pages de résultats naturels de Google incluaient un résultat dédié à la vidéo . Ces résultats proviennent généralement des sites de partage tels que Youtube, Dailymotion, Vimeo… etc.  Cette même étude montrait que Youtube s’accaparait 44 pour cent des parts du marché au Canada, 38 pour cent en Allemagne et 34 pour cent aux États-Unis. La plus faible proportion en France est notamment due à la bonne résistance du site de vidéos local : Dailymotion avec 15,5 pour cent des vidéos regardées dans l’hexagone. Globalement, on constate une domination de Youtube qui appartient à Google, certainement grâce à la notoriété de ce dernier dans l’industrie de la recherche.

De plus, quand la vidéo est bien réalisée, elle est partagée par un grand nombre d’utilisateurs qui vont donc la publier sur les murs de leurs réseaux sociaux, la commenter …etc. L’objectif est donc double : accroître sa visibilité auprès des moteurs de recherche mais aussi auprès de la « Communauté web » afin de profiter, au maximum, de l’effet démultiplicateur offert par le marketing viral.

Référencement de vidéos promotionnelles

Bien que Youtube surclasse ses concurrents comme on a vu ci-dessus, il faut publier la vidéo sur autant de plateformes que possible. On peut donc considérer : Google Video,  Yahoo! Video, Daily Motion, MySpaceTV, MetaCafe, Revver, Veoh, Blinkx, Break.
étapes optimisation vidéos promotionnelles
Il est primordial de déterminer les mots clés qui vont être tapés pour la recherche par les clients. Il faut identifier ces mots clés potentiels et les mettre dans le titre de la Vidéo ainsi que dans le nom. La plupart des sites de partage vidéo permettent de saisir des tags vidéo avec des mots-clés et une courte description. Il faut en tirer le maximum en insistant sur les termes de recherche identifiés. Sur le site, il faut optimiser le texte autour de la vidéo en relation avec son contenu.

Dans les pages de résultats de recherche, l’internaute voit une vignette. Il est important que celle-ci présente bien la vidéo en prenant bien soin de choisir un moment qui met en valeur le contenu pour inciter le visiteur à regarder.

Sur les sites de partage, il ne faut pas omettre de mettre l’URL du site, en plus de la description de la vidéo.  Ceci améliore sa position dans la recherche et les clients potentiels sauront rapidement à qui s’adresser pour plus d’informations. De plus, il faut mettre en filigrane la marque, ou le nom du site sur la vidéo, ce qui contribue à développer la notoriété de celui-ci.

Encore une fois, le Web 2.0 se veut participatif. Alors il faut répondre aux commentaires laissés par les internautes et promouvoir le produit en engageant des discussions autour du produit via la vidéo.

Dans le même esprit, il faut rafraîchir autant que possible le contenu. Les moteurs apprécient les chaînes qui bougent et les clients aussi. Il est recommandé de produire régulièrement des films pour garder l’intérêt des clients.

De la même manière que pour le lancement de produits, une nouvelle vidéo devrait faire l’objet d’une campagne marketing sur les réseaux sociaux, voir même une campagne de PPC (Pay-Per-Click).

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May 23 2010

L’utilisation de la vidéo en ligne au Québec

Category: Blog et marketing Internet, commerce électronique, marketing internetMohammed ALAMI @ 9:40 PM

Dans le cadre de notre étude concernant l’utilisation du multimédia en commerce électronique, et Canada spécialement, la vidéo pourrait être l’arme fatale.

En effet, si on a vu que la vidéo produit procure les informations nécessaire sur les caractéristiques de celui-ci, l’utilisation de la vidéo dans un sens plus large peut le vulgariser et  améliorer sa visibilité sur la toile.

D’emblée on pourra s’avancer en affirmant que la vidéo est une véritable opportunité au Québec de part la demande des internautes et du manque de son utilisation par les entreprises d’autre part.

Dans le classement effectué par Emarketer pour le quatrième trimestre 2009 concernant l’utilisation des médias sociaux au Canada, il ressort clairement que Youtube bénéficie d’un excellent achalandage. Avec 21,31 % de part de visites, juste derrière l’indétrônable Facebook avec son score de 58,60 %, Youtube se révèle être la plateforme de référence pour diffuser ses vidéos en ligne et faire un effort de référencement pour qu’elles soient visibles par les internautes.

utilisation vidéo en ligne Québec
Par ailleurs, une autre étude de l’« Inter@ctive Reid Report » montre que internet au Canada dépasse la télévision en audience. Au quatrième trimestre 2009, pour la première fois, les Canadiens ont passé plus de temps sur Internet (18,1 heures par semaine) que devant leur télévision (16,9 heures). Ainsi, il apparaît clairement que l’utilisation de la vidéo est une opportunité au Canada.

utilisation internet vs vidéo ligne QuébecMais, il semble que le Québec notamment ne profite pas suffisamment de ce média très prisé pourtant par les internautes. Les résultats du récent sondage du Baromètre multiple-media.com montrent que les entreprises du Québec manquent le train de la vidéo en ligne . Près de la moitié des entreprises du Québec (45 %) ne produisent jamais de vidéos.

Seulement 8 % des entreprises du Québec utilisent YouTube  dans leur stratégie de marketing en ligne. En ne diffusant pas de vidéo sur ce site, les entreprises passent à côté d’une opportunité importante d’accroître leur notoriété et de générer du trafic vers leur site corporatif.

Seulement 1 entreprise sur 5 utilise YouTube. À l’heure où le principal enjeu des stratégies Web est d’être visible et bien positionné dans les engins de recherche, ne pas recourir à YouTube  dans une perspective de SEO (Search Engine Optimization) doit déclencher des signaux d’alerte.

L’équipe du Baromètre a mis en évidence que la moitié des entreprises diffusant des vidéos sur Internet n’utilisaient que leur site corporatif et passaient donc à côté de la possibilité, pour un très faible coût de production additionnel, d’accroître leur visibilité sur le Web. Seule une infime minorité d’entreprises québécoises utilise les techniques adaptées pour exploiter YouTube comme il se doit afin de générer notoriété et trafic. La diffusion des vidéos de produits sur ce type de plate-forme nécessite un montage postproduction spécial pour les adapter à l’aspect récréatif que présente le site de réseautage social. On parle alors de vidéo promotionnelle même si celle-ci est destinée à vanter les seuls avantages d’un produit. Sa fonction reste en effet principalement la promotion et non la présentation du produit.

Si l’utilisation de la vidéo en ligne en vue de créer un buzz ou pour faire du marketing viral  est très recommandées, les bonnes méthodes de référencement de ces vidéos doivent néanmoins être respectées. C’est ce qu’on verra dans un prochain article…

Ci-dessous une vidéo comment rendre votre vidéo virale :

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May 15 2010

Utilisation des vidéos en commerce électronique

Category: Blog et marketing Internet, commerce électronique, marketing internetMohammed ALAMI @ 2:46 PM

VIDEO E-COMMERCE Après avoir vu en détail le référencement du texte fiche produit ainsi que les bonnes pratiques pour le référencement des images en commerce électronique, nous allons compléter le tour des applications multimédia avec la vidéo produit.

La popularité croissante de la vidéo en ligne a modifié les attentes des consommateurs et devient un facteur de jugement de la richesse de contenu sur les sites de commerce électronique.
Son utilisation autrefois  réservée aux films institutionnels et publicités virales, a été généralisée à la présentation des produits. Celle-ci est très bien adaptée pour présenter les différentes facettes du produit et en montrer l’utilisation.

En montrant les caractéristiques ou les usages d’un produit, la vidéo permet à l’internaute de mieux se l’approprier et peut le convaincre d’acheter.

Il existe principalement deux approches pour intégrer la vidéo dans l’e-commerce:

  • vidéos de présentation incorporées dans des pages de détails des produits, fournissant des informations supplémentaires sur le produit.
  • vidéos promotionnelles qui montrent les produits dans leur contexte, permettant aux consommateurs de les découvrir et déclencher les achats.

Dans cet article, nous allons aborder uniquement le cas de la vidéo de présentation produit. Un autre article concernant la vidéo promotionnelle suivra.

II. Utilisation de la vidéo produit en e-commerce

Si les photos sont d’une importance capitale lors de la création d’une fiche produit, on peut aller plus loin en intégrant une vidéo de présentation de son produit. Pour Philippe Bornstein, consultant indépendant spécialisé dans les vidéos marchandes, l’intérêt de la vidéo est tout simplement de fournir de l’information plus facilement que le texte. Il prend ainsi l’exemple du player mis au point par Allurent.com : “A l’intérieur de la vidéo, on peut cliquer sur un produit, voir son prix, le mettre dans le panier… il ne s’agit plus d’un simple player mais d’une véritable interface utilisateur.”

utilisation video produit ecommerce

Toujours selon Philippe Bornstein, l’élément capital est la qualité du son de la vidéo, qui serait beaucoup plus importante que la lumière ou les autres propriétés visuelles de la vidéo. La vidéo ne doit pas durer plusieurs minutes, deux ou trois plans du produit peuvent suffire. Comme pour la photo, l’éclairage est très important. Il existe des moyens bon marché de produire de la vidéo. Pour se lancer, on n’a besoin que d’un caméscope, d’un pied, d’un présentoir qui fait tourner le produit et d’un fond blanc. Ensuite, le coût dépend de l’architecture technique utilisée. Ce sont des coûts relativement importants, notamment en serveurs et en bande passante. Une solution consiste à héberger ses vidéos sur des plateformes d’hébergement comme Youtube ou Dailymotion.

upload video partage tubemogul

TubeMogul est un service gratuit qui permet d’utiliser un unique point d’accès pour déployer des vidéos sur les différentes plateformes de partage de vidéos. L’interface permet aussi de consolider les statistiques des différents services en une seule page, afin de connaitre le nombre de visionnage des vidéos sur chaque site ou la vidéo a été uploadée : YouTube, Metacafe, MySpace, Yahoo!, Kewego, Dailymotion, etc.

Par ailleurs, lvideo fiche produit ecommercea vidéo peut ne pas contenir que des images. Plusieurs études ont ainsi montré qu’un texte en overlay transmettant un message clé améliorait la transformation d’une vidéo : l’écrit permet de mieux mémoriser le message. La voix off permet une relation plus forte avec le consommateur, mais les internautes ne surfent pas toujours avec le son. La vidéo avec une image démonstrative et un texte en surimpression ou des effets rajoutés au montage apparaît comme solution idéale.

Comme vu pour les images, il convient de placer les vidéos au bon endroit du site et de les mettre en valeur. La vidéo de présentation produit fait partie des attributs de l’article. C’est la raison pour laquelle elle a toute sa place sur la fiche produit, aux côtés des caractéristiques techniques et du prix.

II. Référencement de la vidéo produit

Pour insérer un média (animation Flash, vidéo, son), on utilise la balise standardisée OBJECT. On a donc la possibilité de proposer aux robots du contenu qu’ils pourront comprendre :

<object type=”application/x-shockwave-flash” data=”animation.swf”>
<param name=”movie” value=”animation.swf” /><param name=”wmode” value=”transparent” />
ici le texte alternatif à la vidéo. Quelques mots-clés
</object>

Google reconnaît, depuis mai 2009, deux formats de balisage Facebook Share et Yahoo! SearchMonkey RDFa (google, 2009). Il incite également à créer un plan de site en utilisant les balises spécifiques aux vidéos :

<object width=”512″ height=”296″ rel=”media:video”      resource=”http://example.com/video_object.swf?id=12345
xmlns:media=http://search.yahoo.com/searchmonkey/media/
xmlns:dc=”http://purl.org/dc/terms/”>
<param name=”movie” value=”http://example.com/video_object.swf?id=12345″ /> <embed src=http://example.com/video_object.swf?id=12345 type=”application/x-shockwave-flash” width=”512″ height=”296″>
<a rel=”media:thumbnail” href=”http://example.com/thumbnail_preview.jpg” />
<a rel=”dc:license” href=”http://example.com/terms_of_service.html” />
<span property=”dc:description” content=”Cute Overload defines Baroo? as: Dogspeak for  ‘Whut the…?’Frequently accompanied by the Canine Tilt and/or wrinkled brow for enhanced effect.” />
<span property=”media:title” content=”Baroo? – cute puppies” />
<span property=”media:width” content=”512″ />
<span property=”media:height” content=”296″ />
<span property=”media:type” content=”application/x-shockwave-flash” />
<span property=”media:region” content=”us” />
<span property=”media:region” content=”uk” />
<span property=”media:duration” content=”63″ />
</object>

Un sitemap pour vidéos fait appel au protocole Sitemap, auquel s’ajoutent des balises vidéo spécifiques (décrites ci-dessous).

<urlset xmlns=http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9
xmlns:video=”http://www.google.com/schemas/sitemap-video/1.1″>
<url>
<loc>http://www.example.com/videos/une_page_de_destination_video.html</loc>
<video:video>
<video:content_loc>http://www.site.com/video123.flv</video:content_loc>
<video:player_loc allow_embed=”yes” autoplay=”ap=1″>http://www.site.com/videoplayer.swf?video=123</video:player_loc>
<video:thumbnail_loc>http://www.example.com/thumbs/123.jpg</video:thumbnail_loc>
<video:title>Barbecue en été</video:title>
<video:description>Pour des grillades réussies</video:description>
<video:rating>4.2</video:rating>
<video:view_count>12345</video:view_count>
<video:publication_date>2007-11-05T19:20:30+08:00.</video:publication_date>
<video:expiration_date>2009-11-05T19:20:30+08:00.</video:expiration_date>
<video:tag>grillades</video:tag>
<video:tag>viande</video:tag>
<video:tag>été</video:tag>
<video:category>barbecue</video:category>
<video:family_friendly>yes</video:family_friendly>
<video:expiration_date>2009-11-05T19:20:30+08:00</video:expiration_date>
<video:duration>600</video:duration>
</video:video>
</url>
</urlset>

Une fois le sitemap créé, il faut l’envoyer manuellement à Google à l’aide des Outils pour les webmasters. Un sitemap pour vidéos permet à Google de trouver sur le site du contenu qui ne serait pas découvert autrement. Google est en mesure d’explorer les formats de fichier vidéo suivants : .mpg, .mpeg, .mp4, .mov, .wmv, .asf, .avi, .ra, .ram, .rm, .flv. (Accessibles via HTTP).

La norme HTML5 (non encore validée par le W3C) introduit la balise HTML <video>. A l’instar de la balise <img> qui permet d’inclure les images, elle permet d’inclure dans une page Web une vidéo. Cette balise apporte de la sémantique, mais la norme est toujours en gestation.

Pour un bon référencement, il est évident que ces vidéos ne doivent pas figurer dans des Pop Up car la page doit être listée dans le plan du site et être soumise aux moteurs pour indexation. Il est important également que la page en question contienne du texte explicatif en relation avec le thème de la vidéo.

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May 09 2010

Utilisation des images en commerce électronique

Category: Blog et marketing Internet, commerce électronique, marketing internetMohammed ALAMI @ 2:10 PM

utilisation d'image en commerce électroniqueComme nous avons vu le rôle du multimédia en commerce électronique, les images jouent un rôle important dans la mise en valeur du contenu, l’illustration des produits et leur référencement. Ainsi, on va aborder leur intégration sous trois angles distincts mais très liés que sont l’ergonomie, le référencement et la protection des droits.

I. Ergonomie des interfaces

Les images attirent l’œil (et peuvent le distraire de l’essentiel). Il faut les utiliser avec parcimonie et intelligence, à moins qu’il s’agisse d’une galerie d’images. La disposition des images, comme pour le texte, et des éléments en général dans une page web dépend pour être efficace de trois règles principales :

  • La loi de la proximité : la vision regroupe les objets qui sont proches
  • La loi de la similitude : la vision assimile de façon identique les éléments qui sont semblables en taille, forme ou couleur.
  • La loi de la continuité : la vision aura tendance à associer les éléments qui sont alignés de façon identique.

Le respect de ces règles (qui s’adapte aux images et aux autres éléments des pages) permet une lecture rapide et facilite la compréhension du site. Il faut intégrer au moins une image par page pour reposer l’œil des lecteurs et capter leur intérêt. Mais il faut utiliser des images de petites dimensions parfaitement lisibles. Plus une image est simple, moins elle pèsera lourd et mieux elle jouera son rôle d’illustration. Les visiteurs sont pressés et s’impatientent vite. Les pages ne doivent pas peser plus de 50 à 80 Ko au total. Le temps de téléchargement est crucial comme facteur de qualité et se chiffre en millièmes de seconde.

parcours des yeux selon Thierry Baccino

L’autre facteur déterminant de la position des éléments graphiques (images) dans une page est la façon dont les internautes regardent la page.

Pour cela, nous avons les travaux du professeur Thierry Baccino qui permettent d’énoncer quelques principes issus de l’observation des parcours oculaires sur une page.

Ceci reste toutefois très schématique et ne représente pas une règle prévalant sur toutes les autres : il ne faut pas briser une harmonie graphique et respecter bien entendu les règles citées auparavant.

On tendra à mettre toutefois les images importantes dans les zones de 1 à 4.

II.Référencement des images

Google Images a indexé des milliards d’images. Si une image du catalogue apparaît dans la liste de recherche naturelle pour le mot-clé choisi, cela va drainer des visiteurs ciblés vers le site.

recherche universelle google images répartition

Pour cela, il faut tenir compte des recommandations des moteurs :

  • Utiliser un nom de fichier qui contient les mots-clés pour lesquels on veut être indexé. Le nom du fichier exemple.jpg est utilisé pour le mot clé « exemple ».
  • Utilisation de l’attribut texte Alt descriptif de l’Image. Il faudrait utiliser les mêmes mots-clés qui ont été utilisés pour le nom de fichier.
  • De la même façon, l’attribut Title de l’image doit être utilisé : ‘<img src=” casquette.jpg” alt=” exemple” title=” exemple “>’
  • Le contenu textuel de la page Web avant et après l’image influe également sur sa position dans les résultats de Google Image Search.
  • Les plus grandes images semblent apparaître plus haut dans les premiers résultats de Google. Il ne faut pas omettre d’Inclure la largeur et la hauteur dans la balise image pour montrer aux moteurs de recherche la taille de celle-ci :‘<img src=” exemple.jpg” alt=”exemple” title=”exemple” width=”306″ height=”306″>’
  • Optimiser le reste la page web pour l’expression clé choisie de la recherche. Si la page Web complète a été optimisée pour un mot clé alors il est plus facile d’obtenir de bonnes situations dans les listes des images proposées par les moteurs de recherche.

Bien entendu, l’image sur laquelle on aura optimisé la description en fonction du mot clé, doit apparaître également attrayante à l’écran. Il faut que l’image donne envie à l’internaute de cliquer dessus si elle apparaît dans les recherches.

Google vient de mettre à jour le dispositif de cartographie. Le Sitemap se limitait jusqu’ici à la prise en charge de description de contenu texte, la vidéo, les fil d’actualité et les sites mobiles. Désormais, il est donc possible de désigner une ou plusieurs images au sein d’un Sitemap classique. Cette nouveauté est particulièrement intéressante pour les images présentes dans les formulaires en JavaScript, ou encore pour les pages présentant beaucoup d’images, et qui sont à hierachiser en fonction de leur niveau d’importance. Exemple de Sitemap intégrant la référence d’une image associée à une page :

plan sitemap google images<?xml version=”1.0″ encoding=”UTF-8″?>
<urlset xmlns=http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9 xmlns:image=”http://www.google.com/schemas/sitemap-image/1.1″>
<url>
<loc>http://example.com/sample.html</loc>
<image:image>
<image:loc>http://example.com/image.jpg</image:loc>
</image:image>
</url>
</urlset>

III.Protection des droits

Le RDFa permet de sémantiser le contenu du site en intégrant des balises pour définir des éléments. En Taguant les images avec la technologie RDFa, Google peut reconnaître alors si une image est libre de droits ou est soumise à des conditions particulières, selon R.J. Pittman de Google. Le code RDFa à utiliser est décrit ci-dessous :

<div about=”image.jpg”>
<img src=”image.jpg”>
<a rel=”license” href=”http://exemple.org/licenses/by-sa/3.0/”> exemple license Termes d’utilisation  3.0</a>
</div>

Il faut créer une page des termes d’utilisations .

La meilleure licence pour partager les images sur le web consiste à les distribuer gratuitement, en limitant leur diffusion à un usage non commercial. Dans le cas où on ne veut pas qu’elles soient copiées, il faut opter alors pour le copyright. Dans tous les cas, il faut être capable de prouver son antériorité, en publiant par exemple les images sur des sites reconnus, comme Flickr ou Photobucket. Certaines solutions de marquage invisible permettent de laisser sur l’image des points ou formes imperceptibles par l’œil, comme preuve d’appartenance de l’image. Malheureusement, les solutions techniques ne sont pas viables, puisqu’il est facile de copier l’image en effectuant une simple capture d’écran.

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May 06 2010

Rôle du Multimédia en Commerce Électronique

Category: Blog et marketing Internet, commerce électronique, marketing internetMohammed ALAMI @ 9:00 PM

Après avoir réalisé la trilogie du référencement, je vous propose une série d’articles concernant le rôle du multimédia dans les sites de commerce électronique au Canada et plus spécifiquement au Québec. Pour avoir une idée du contenu, nous allons montrer que si le multimédia améliore l’expérience utilisateur grâce à une interface conviviale et facilite la navigation pour le cyberconsommateur,  il peut aussi améliorer le référencement s’il est bien utilisé.

internet haut débit canada

Le terme multimédia  désigne  les documents informatiques diffusés par l’ordinateur média et faits de données textuelles, visuelles, sonores et cinétiques, qu’il s’agisse d’images animées ou de vidéo. Dans le cas des commerces électronique, il intègre également des animations virtuelles. On parle alors de rich media, dans le sens où ces contenus media confèrent aux sites Internet une dimension plus interactive. Les medias enrichis sont devenus un levier à part entière pour accroître l’audience d’un site ou d’une campagne, et fidéliser ses clients. L’efficacité publicitaire des créations “rich media” est généralement reconnue, mais leur bonne réception exige que les internautes soient équipés de façon convenable avec notamment des liaisons haut débit.

Dans une autre étude de Emarketer, on apprend que le Canada compte certains des utilisateurs d’Internet les plus engagés, qui consacrent 45 heures et plus en ligne par mois et qu’ils sont de grands amateurs de la vidéo en ligne. Emarketer estime que plus de 23 millions de personnes au Canada se connectent au moins une fois par mois en 2009, soit près de 70% de la population. En 2013, les trois quarts du pays seront des utilisateurs réguliers d’Internet. Profitant de l’engouement des internautes à regarder des vidéos sur le net, les acteurs du e-commerce ont recours de plus en plus au Rich Media pour leurs plateformes e-commerce. Le Rich Media est parfaitement adapté pour certains types de produits ou services permettant une interaction avec l’internaute créant une nouvelle expérience d’achat.

La présentation des produits ou services est la fonction la plus fréquemment rencontrée sur les sites à vocation commerciale. Elle est soit une étape vers la vente en ligne soit une situation durable lorsque pour une raison ou une autre la transaction en ligne ne peut être envisagée. Le rich média est donc préconisé pour améliorer l’expérience de l‘internaute. 26% se souviennent de ce qu’ils entendent, 43% ce qu’ils voient, 66% ce qu’ils expérimentent.

Par ailleurs, l’efficacité des bannières est mise en doute. Seulement, 0,1% des usagers cliquent sur celles-ci (comScore, 2010). Des publicités de plus grandes tailles, placées comme interstitiel ou ayant du contenu riche ont démontré un impact plus important. Le multimédia est très utilisé en publicité pour les sites de commerce sur site ou même hors site comme nous allons le voir.

Aujourd’hui, l’internet compte plus de 200 millions de noms de domaines déposés, plus de 70 millions de sites en ligne (netcraft, 2010), et plus de 1 trillion (1000 milliards) de pages sur le web indexées par Google en 2008. Le nombre de sites de commerce en ligne, en France uniquement, dépasse quant à lui la barre des 50 000. Pour le Québec, les sites e-commerce pourraient se chiffrer en milliers sans compter les marchands Ebay et autres plateformes pouvant relayer les offres de ces sites.

Il en ressort un besoin évident en termes de visibilité et de différentiation. Pour le premier point, les contenus multimédia peuvent aider à un meilleur référencement sur les moteurs de recherche, spécialement la recherche universelle, ce qui tend à augmenter de manière drastique le nombre des visiteurs. Popularisée en mai 2007 par Google, la recherche universelle désigne cette avancée majeure des moteurs de recherche à ajouter des résultats complémentaires provenant d’autres sources que des sites web telles que photos, vidéos, actualités, plans, blogs, shopping….etc. La recherche universelle est désormais proposée par les 3 moteurs :

recherche universelle moteurs

Quant au deuxième, le rich média interactif peut marquer la mémoire de l’internaute qui deviendra un promoteur du site. En marketing électronique, on parle d’expérience utilisateur et d’utilisabilité du site. Cette dernière est définie par la norme ISO 9241 comme « le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience  et satisfaction, dans un contexte d’utilisation spécifié » (wikipedia, 2010). C’est une notion proche de celle d’ergonomie, qui est cependant plus large.

L’illustration des produits et de leur utilisation sur un site d’e-commerce apporte une richesse de contenu pour l’utilisateur et les moteurs, mais elle doit respecter les standards de présentation. En effet, l’insertion de trop d’images, de vidéos ou une mauvaise utilisation du texte et du son, pourraient porter préjudice au site en terme d’ergonomie, voir même de référencement.

L’ergonomie des logiciels s’appuie sur le modèle dit du « processeur humain ». L’être humain, selon ce modèle, perçoit son environnement à l’aide de son système sensoriel (5 sens : toucher, vue, ouïe, odorat, goût), mémorise et planifie des actions à l’aide de son système cognitif (cerveau) et enfin agit grâce à son système moteur et grâce au langage. Appliquée au domaine du web, l’ergonomie d’un site web peut être définie par sa capacité à répondre efficacement aux attentes des utilisateurs et à leur fournir un confort de navigation. Parmi les 5 sens, la vue est le sens le plus développé, alors que le goût et l’odorat sont réputés pour être peu développés. Ainsi, dans la mesure où l’on considère que la perception visuelle peut représenter près de 50% de l’activité du cerveau, il s’agit du mode privilégié pour les interfaces utilisateurs.

Les bonnes pratiques concernant l’ergonomique des interfaces web portent aussi bien sur des critères qualitatifs que quantitatifs. Ainsi par exemple, pour une page devant présenter un contenu dense, la surface dévolue à ce contenu ne doit pas dépasser 70%, 20% seront réservés au système de navigation et le reste affecté au design et à la respiration.

recherche universelle google canadaPar ailleurs, la recherche universelle gagne du terrain avec notamment les changements majeurs apparus récemment sur Google et que Yahoo propose déjà depuis un certain temps. Cela signifie que le classement dans l’ensemble des différents moteurs de recherche Google, Yahoo et Bing (images, vidéos, actualités…etc.) est devenu encore plus important pour obtenir le trafic en provenance de ceux-ci. Vous trouverez ici des conseils pour le référencement sur les moteurs de Google.

Cela présente une opportunité pour indexer le contenu multimédia. Mais il faut penser aux moteurs de recherche comme étant des utilisateurs ayant des contraintes importantes : ils ne peuvent pas lire le texte à l’intérieur d’images et ne peuvent pas « voir » un grand nombre d’autres types de contenu multimédia. Nous allons donc dresser le bilan des actions pouvant être entreprises pour contourner ce problème.

Une autre contrainte qui vient d’être dictée par Google pour le classement de ses résultats de recherche, est la vitesse de téléchargement du site.
Un site mal optimisé qui met du temps à s’afficher, peut faire perdre des visiteurs et donc du chiffre d’affaire dans le cas des sites e-commerce. On parle alors de vitesse d’accès ou de site speed. Plus la page va contenir des images, des vidéos, plus elle va être lourde à télécharger.

Dans les articles qui vont suivre, nous allons donc étudier les manières d’optimiser les trois ingrédients nécessaires : texte, image, vidéo. Pour la partie vidéo, nous allons faire une différence entre la vidéo de présentation de produit et généralement intégrée sur site et la vidéo promotionnelle qui va elle être promue ailleurs.

Pour bien faire, rappelons brièvement les différents intervenants dans la mise en place d’un projet Web. Ce tableau ne propose pas le schéma type d’une équipe mais donne une idée des différents profils intervenant lors des phases de conception et de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005). On notera que l’auteur n’a pas mentionné le responsable du référencement, qui néanmoins devrait participer à l’élaboration du site avec ses recommandations techniques.

shéma équipe projet web

schéma d’une équipe phase de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005)

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Feb 26 2010

Web analytiques, solutions d’analyse statistique et outils d’analyse d’audience

Category: Blog et marketing Internet, marketing internetMohammed ALAMI @ 5:04 PM

http://www.referencement-site-montreal.com/

Les KPIs sont à l’ordre du jour avec les nouveaux outils de suivi de trafic et analyse d’audience. Le web sémantique passera par là, mais avant, un petit rappel :

Dans mon dernier article de marketing internet, j’ai reproduit à l’identique les prédictions de l’agence Vanksen, qui semblent réalistes. Et puis il y a les nouveautés comme google buzz qui s’invite chez nous, le rachat d’Aardvark par Google, l’imminence d’un nouveau géant de la recherche en temps réel comme Factery Labs. Concernant le commerce électronique, Google confirme son implication directe en embauchant Stephanie Tilenius (eBay). Google a certainement l’intention de relancer ses produits spécialisés : Froogle, google product search et Google base. Facebook le challenge de plus en plus avec son Market place et surtout son immersion dans la pub PPC que google revisite notamment en revenant au nom historique DoubleClick pour Google Ad Planner. Rappelons que celui-ci est derrière les grandes avancées d’Adwords. Dans ce sujet je parle justement de KPIs (Key performance indicator) et des outils de suivi pour maximiser la rentabilité des campagnes SEM et aussi de contrôler son référencement SEO.

Dans cette bataille effrénée au TOP10, pour le moment les seules certitudes résident dans la manière de référencer proprement un site web. Pour cette action de référencement organique, j’ai récapitulé 15 étapes pour référencer son site, en attendant du nouveau concernant le HTML5 qui devrait nous donner de nouveaux outils pour se démarquer. À ce sujet, une Web Techo Conference ConFoo aura lieu du 10 au 12 mars à l’hôtel Hilton Bonaventure de Montréal. Par ailleurs l’événement WWW2010 aura lieu à Raleigh, capitale de l’état de Caroline du Nord, du 26 au 30 avril, et ses conférences W4A2010, WebSci10 FutureWeb risquent de nous apporter du nouveau. Je vous invite donc à découvrir cette première nouvelle concernant le référencement internet sur le site de référencement Montréal, qui est une première d’une série de news relatant l’avancée de la sémantique et les premiers contours du Web 3.0.

Mais voyons donc les web analytriques dont j’avais déjà parlé dans Marketing internet et nouvelle économie :

Les protocoles Internet, avec http notamment, ont permis de mettre en place la mesure sur Internet. La connexion à un serveur web via un protocole de connexion comme http génère des logs, soit une nouvelle ligne d’historique dans un fichier appelé journal ou logfile.

La méthode de mesure par analyse des logs a été utilisée au début des années 1990 où chaque page web visitée représentait un seul fichier html contenant principalement du texte. Ces pages ont rapidement commencé à s’enrichir avec l’apparition d’images ou des contenus multi médias. Les Hits (accès) utilisés alors par les compteurs de pages et désignant une requête à un serveur HTTP demandant un fichier (image, HTML, javascript, feuille de style CSS, etc.) mesuraient plus la complexité d’une page web que sa réelle popularité. La mesure des pages vues s’est trouvée faussée avec l’apparition des moteurs et leurs robots parcourant le web pour indexation, les proxys web et l’attribution d’IP dynamiques aux FAI en plus des techniques de mise en cache des contenus. Ainsi, toutes ces nouvelles techniques ont faussé les logs et rendu l’identification des visiteurs uniques plus difficile. La mesure par analyse des logs a donc décliné et reste aujourd’hui principalement utilisée par les administrateurs système pour mesurer l’utilisation des serveurs.

Les navigateurs (fureteurs) interagissent avec la source de diffusion (serveur web) en plus de leur communication permanente avec leur environnement (système d’exploitation). Cette double interactivité a permis de développer, à compter des années 1995 la méthode de mesure par marqueurs (tags) à la base des Web Analytics . L’an 2000 a vu la standardisation des solutions avec le choix du marquage par tags comme méthode privilégiée. En 2003, les outils Web analytiques faisaient partie de l’écosystème du site web et le marché a muri notamment avec le regroupement de plusieurs acteurs du secteur. Début 2007, de nouveaux indicateurs de performance s’imposent vu les nouveaux business model de sites. La notion « d’engagement » est née dans ce contexte. L’évolution du marché publicitaire notamment a donné lieu à la création d’outils complémentaires (outils de mesure de l’engagement…). La connaissance utilisateur est également un point majeur de développement. Les éditeurs de solutions de web analytiques s’attachent à répondre à des questions liées au ciblage comportemental. En 2009, les médias sociaux ont marqué l’utilisation d’internet. De nouveaux outils come Omniture ont fait leur apparition pour mesurer l’activité sociale et l’e-réputation.

Pour comparer deux outils d’analyse, nous en choisissons deux qui utilisent le marquage par tags. Xiti et Google Analytics sont très semblables.

Toutefois, bien qu’utilisant la même méthode de marquage, les outils de suivi d’audience donnent souvent des résultats différents. Le choix de Google Web Analytics et de Xiti pour la comparaison n’est pas fortuit. En effet, ces deux outils sont gratuits et sont très proches dans les résultats de l’analyse comparative réalisée par Forrester pour 2009. Celle-ci a porté sur les outils : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo.

Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et  Yahoo

résultats analyse Forrester 2009 : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo

Il apparaît que nous avons deux groupes. Au top, un regroupement de plusieurs éditeurs précurseurs et spécialisés du milieu du Web Analytics traduit une homogénéité de leurs outils. AT Internet quant à lui change de dénomination (Xiti anciennement) paie de sa politique et Google a besoin de temps (il a évolué dans le rapport en tant que «Strong Performers». Yahoo! offre un outil relativement récent ce qui explique en partie je pense sa position plutôt basse.

Nous allons voir comment Xiti et Google Analytics différent dans leurs résultas,

Pour commencer, nous comparons le script de marquage. Xiti exige d’apparaître sur le site en tant qu’image. Malgré une personnalisation des couleurs parmi 8 modèles proposés, ceci pose un problème d’ergonomie du site. Google en revanche n’affiche aucune information visible sur l’interface.

Xiti propose deux versions du code de suivi à placer de à l’intérieur des balises BODY, html et xhtml. Pour passer le test W3C concernant la validation du code comme vu en référencement, il faut choisir le deuxième bien entendu. Google quant à lui propose une seule version valide à placer avant la balise </body>.

Par défaut, les marqueurs identifient les pages du site par leurs adresses (URL). Cette méthode peut s’avérer inefficace lorsqu’on gère un site dynamique où les adresses des pages ne contiennent aucune information permettant de les identifier clairement (http://www.exemple.com/fr-art?120). Pour cela, Xiti a prévu un mécanisme permettant d’identifier le titre de la page en question. Une variable (p=) dans le code du marqueur est prévue dans le code où on peut indiquer le titre de la page. Cette opération peut se faire à la main ou automatiquement avec un script du côté du serveur (ex. ASP, JSP, PHP, etc.).

Côté présentation, comme la plupart des outils web analytiques, les deux outils présentent à la page principale un résumé de l’activité du site, appelé tableau de bord. On retrouve alors les informations principales qui sont : le nombre de visites, pages vues, pages par visite, taux de rebond, temps moyen passé sur site et pourcentage de nouvelles visites dans le cas de Google.

Accueil Google Analytics PANORAMIDE

Accueil Google Analytics PANORAMIDE : du 13/01/2010 au 12/02/2010

Nous remarquons d’ors et déjà sur la page d’accueil que nous ne disposons pas des mêmes informations et que celles-ci sont présentées différemment. Xiti privilégie le rapport quotidien tandis que Google opte pour le mensuel. Google offre la possibilité de définir les objectifs, les rapports personnalisés ainsi que les recherches effectuées sur le site, très utiles. Xiti pour sa part permet de visualiser les records, le suivi par chapitre (analyses volumétriques globales par thèmes) ainsi que le suivi de plusieurs sites, que Google vient d’intégrer dans le paramétrage du code. En revanche, Xiti offre la possibilité de l’identification personnalisée des pages.

Accueil Xiti analyses pour panoramide maroc

Accueil Xiti analyses pour la journée du 12/02/201

De plus, les deux outils ne donnent pas les mêmes résultats pour une même métrique. Si nous prenons l’origine des visites qui est l’indicateur le plus important en référencement, on remarque que Google peut donner jusque deux fois le nombre de visites via moteurs de recherche comptabilisés par Xiti. Ces discordances dans les résultats sont rapportées et expliquées souvent du fait que Google Analytics n’est pas un indicateur neutre. Il est établi que les données Web analytiques ne sont pas exactes mais précises.

Cependant, Google s’avère beaucoup plus puissant que son challenger Xiti en termes de visualisation du taux de conversion. Google ne s’arrête pas à un rapport basique de trafic. Il permet de mesurer la productivité transactionnelle des pages d’un site, notamment celle du tunnel de conversion d’un site marchand, censé amener l’internaute à acheter sur ce site. Google Analytics propose une fonctionnalité permettant d’évaluer les performances de scénarios de navigation d’un site et de comprendre les éventuelles causes d’abandon du scénario. Il permet à ses utilisateurs de définir un scénario en désignant un enchaînement des pages Web présentes sur leur site, et par lesquelles doit passer l’internaute pour atteindre un objectif. Une fois ce scénario de navigation défini, Google Analytics propose un schéma en entonnoir affichant le taux de conversion des internautes, le nombre d’internautes passant chacune des étapes et la part d’abandon pour chaque étape.

De même, avec ses filtres Regex (expressions régulières) , Google Analytics fourni des fonctionnalités faciles d’accès. Les filtres Google Analytics permettent de gérer et segmenter les données de fréquentation en donnant une vision plus précise du site web et des visiteurs. Ils peuvent servir également pour trier les résultats selon ses besoins..

Enfin, Google avec son attirail d’utilitaires gratuits, dispose d’une arme qui vient complémenter la solution Google Analytics à savoir l’optimiseur de sites :

L’Optimiseur de Site est une application gratuite de Google qui permet aux professionnels du marketing et aux webmasters de tester plusieurs variables et différentes combinaisons des pages de leur site (textes et images). Les données fournies par l’outil sont des éléments objectifs et utiles pour augmenter les taux de conversion et la satisfaction globale des visiteurs. Il existe 2 types de test : le test multivariable et le test AB. L’Optimiseur de Site est également un parfait complément de Google Analytics.

Il ressort de cette comparaison que les outils de suivi ne sont pas tous équivalents. Chaque solution présente des fonctionnalités qui ne sont pas forcément disponibles chez la concurrence. Google présente un avantage majeur dans sa solution Web analytics qui se manifeste dans la diversité des outils mis à disposition et qui peuvent être utilisés en complément. Les résultats des analyses fournis peuvent être faussement manipulés quand les intérêts des fournisseurs sont en jeu. Aussi, le recours aux solutions des moteurs de recherche tels que Google et Yahoo! doit être bien considéré. En effet, Google Analytics et Yahoo Index Tools ne sont pas des indicateurs neutres.

L’année 2009 aura vu la consécration des réseaux sociaux avec une nette augmentation de leur trafic. Ainsi des sites comme Facebook, myspace, twitter et d’autres ont favorisé le développement du marketing social. Les éditeurs de solutions de web analytiques ont donc compris l’importance d’intégrer ces espaces de discussions dans leur interface. Le passage du « web analytics » au « social analytics » est le souci de bon nombre de joueurs de l’industrie.

Ainsi, en Mars 2009, Omniture SiteCatalyst intégrait les données Twitter dans son interface. Les clients possédant la solution de web analytics pouvaient identifier ce qu’il se dit sur leur marque en bien ou en mal. Courant Mai 2009, Omniture présentait App Measurement for Facebook, une nouvelle solution permettant aux utilisateurs d’Omniture SiteCatalyst de mesurer la popularité et le succès des applications Facebook. Début 2010, la nouvelle solution « Social Media Optimization » fût dévoilée :

La solution Social Media Optimization d’Omniture améliore la mesure des réseaux sociaux en offrant une meilleure visibilité sur l’activité, la performance et l’impact des réseaux sociaux. Cette solution fournit des rapports d’interaction et des tableaux de bords nécessaires pour mieux déterminer et améliorer le ROI de ces actions.

De son côté, Google connaissait ses premiers pas avec l’analyse sociale fin 2008 avec le script de VKI Studios, qui permettait d’intégrer les données des réseaux sociaux à Google Analytics. Ce script a été abandonné et une autre extension Greasemonkey sur Firefox a été largement adoptée. Cet outil pratique permet de suivre l’activité des réseaux sociaux dans le temps, en identifiant les sites référents dont l’augmentation ou la baisse de génération de trafic a dépassé un certain pourcentage entre deux périodes. Mais que ce soit pour Twitter ou Facebook, Google semble accuser du retard et seules des astuces permettent le suivi d’activité sur ces deux sites. Plusieurs ressources donnent une solution alternative pour y arriver.

Yahoo! proposait un nouveau service de statistiques web suite au rachat en avril 2008 d’IndexTools. En février 2009, Yahoo Analytics était annoncé meilleur que Google Analytics pour les besoins d’entreprise. Dans sa version 9.5, Yahoo! annonce comptabiliser des gens et non des clics, et il offre de nouvelles fonctionnalités pour l’aperçu de la démographie et les intérêts par catégorie de visiteurs.

Le buzz monitoring est né. La mesure de l’engagement et de l’e-réputation donnent naissance à une panoplie de nouveaux outils.

Avec le développement des réseaux sociaux, wikis et blogs, il devient intéressant de suivre les facteurs d’influence et l’e-réputation de l’entreprise. Pour les sites de commerce en ligne, comptabiliser et obtenir une tendance via les commentaires des internautes en ligne sur les différents médias, devient un enjeu majeur. Des outils d’analyse sémantique voient le jour.

Exemple Sysomos demographics juin 2009

Exemple Sysomos demographics rww juIn 2009

Le New York Times a publié en Août 2009 un article sur l’analyse de sentiment, une tendance qui ne fait que s’accélérer, portée par une autre, celle du temps réel et de Twitter. Plusieurs nouvelles sociétés de l’analyse de sentiments tentent de tirer parti de l’intérêt croissant à ce qui se dit en ligne. On peut lire que Scout Labs, a lancé un service d’abonnement qui permet aux clients de surveiller les blogs, les articles de nouvelles, forums en ligne et des sites de réseautage social pour les tendances des opinions au sujet des produits, des services ou des sujets dans les nouvelles. L’article présente également Newssift du Financial Times et Jodange qui offre un service pour les éditeurs en ligne en leur permettant d’intégrer les données tirées de l’opinion de plus de 450.000 sources, y compris les blogs et Twitter. Parallèlement, des outils simples d’analyse de sentiment se multiplient sous la forme d’outils légers comme Tweetfeel, Twendz et Twitrratr. Il y est suggéré que ces algorithmes pourraient commencer à influencer à la fois à des fins générales de la recherche Web et des recherches plus spécialisées dans des domaines comme le commerce électronique, les commentaires des voyages et des films.

Dans un autre billet, Readwriteweb passe en revue cinq autres outils d’analyse de sentiment qui montrent comment ces technologies commencent à changer le web. On y lit que les produits phares de Sysomos sont puissants, mais coûteux, pour analyser et surveiller les média sociaux. Pour surveiller les conversations, Backtype est un outil qui permet de chercher et de surveiller des mots clés à travers le web. Cette même technologie est utilisée par Radian6 qui surveille la façon dont on parle d’une marque sur le web.

Dans le lot des solutions abordables, SM2 est un outil « tout en un » pour veiller sur l’e-réputation. Limité à 1000 résultats avant de devenir payant, SM2 (tout comme Filtrbox ou encore Steprep) permet d’obtenir un vue d’ensemble des opinions sur un sujet ou une marque précise.

Le web sémantique passera par là, mais avant un petit rappel :

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Jan 20 2010

Les tendances 2010 du marketing 2.0 selon Vanksen

Category: Blog et marketing Internet, marketing internetMohammed ALAMI @ 4:27 PM

tendances du marketing internet pour 2010

Dans le cadre de ma maitrise en commerce électronique à Montréal, j’ai fait beaucoup de recherches sur ces tendances. Avec mon expérience de plusieurs années en SEO (référencement organique ou naturel), j’ai été amené à me poser les questions concernant l’avenir de l’industrie. Pour cette nouvelle année, j’ai lu beaucoup d’articles qui prédisent l’avenir mais sont toujours soit axés sur les médias sociaux, soit sur les moteurs de recherche ou alors en rupture avec les méthodes connues du référencement internet.

Après hésitation, j’ai décidé de publier cet article de Vanksen, une agence conseil en communication 360°, opérant au Luxembourg, en France, aux USA, en Suisse, en Italie et en Chine (http://www.vanksen.fr) avec 5 pôles d’expertise : Conseil , Création ,Media et activation , Monitoring et analyse et Training. Je précise que je n’endosse aucune rémunération pour cela au regard de la FTC et sur un plan éthique.

Vous pourrez noter que j’émets une réserve concernant les capacités d’outils de monitoring pour les réseaux sociaux que je n’ai pas testés comme Linkfluence et VanksenWatch , ainsi que la partie technique comme les raccourcisseurs d’URL qui pour moi devraient être traités comme supports et non comme moyens dans le marketing 2.0 (Postrank Vs Bit.ly) et aussi le gaming qui n’est pas mon terrain de prédiliction. Enfin, je note que l’article d’Emmanuel Vivier est trés complet, mais ne va pas en profondeur. Plusieurs solutions sont citées mais non traitées dans un cadree pratique pour les évaluer. Ci-dessous donc l’article complet tel que visible sur le Trackback (Les tendances 2010 du marketing 2.0 par VANKSEN).

Réseaux sociaux, UGC, Facebook, Twitter, mobile, buzz monitoring, blogs, mesure du ROI, influence… : un panorama complet sur un écosystème en pleine mutation.

Paris, le 4 janvier 2010

Après une année 2009 mouvementée avec la crise, le succès de Twitter et Facebook, la remise en cause de nombreux modèles économiques,… il était temps de se poser quelques minutes et de réfléchir aux grandes tendances 2010. Voici ci-dessous un petit « Zeitgeist » basé sur mes lectures, mes pérégrinations entre les bureaux de l’agence Vanksen (à Paris, Luxembourg, NY, Genève), les actions que nous avons menés pour les grandes marques qui nous font confiance et mes échanges lors des 70 conférences et séminaires auxquels nous avons participé à travers le monde:

Le web et les media sociaux vont devenir plus importants que jamais

50% des américains passent déjà plus de temps sur Internet que sur tout autre media. Les gens vont de moins en moins sur les sites de marques et de plus en plus sur les réseaux sociaux ou contenus viraux. Facebook va continuer à se tailler la part du lion et devrait passer de 350 M de membres en décembre 2009 à plus de 600 ou 700 millions fin 2010, faisant de plus en plus concurrence aux sites media et aux messageries gratuites comme Hotmail ou Gmail et rendant Google de moins en moins pertinent à mesure qu’une partie croissante du web échappe à son indexation. En Asie (Malaysie, Indonésie et Singapour) Facebook a détrôné Friendster et si Facebook augmente la qualité/taille des photos, il détrônera définitivement Flickr. Il ne manque plus qu’un outil de Facebook Management Solutions (comme un CMS) et d’analytics pour que les agences et annonceurs puissent créer et faire évoluer de manière simple et rentable des pages avancées. On peut déjà garder un œil sur Sprout, Involver, Wildfire ou en France TigerLily. Avec plus de 22M de Visiteurs uniques par mois Twitter va continuer à se développer afin de se différencier des newsfeed de Facebook tout en cherchant à se monétiser (abonnement, service premium payant ou publicité)…un vente à Microsoft ou Google ou une entrée en bourse? Tant que MySpace et Skyblog ne repenseront pas à fond leur ergonomie désastreuse, ces plateformes continueront de perdre des parts de marché… Au final, seuls les sites à l’écoute de leurs utilisateurs et ultra réactifs pour faire évoluer leur service, leurs conditions d’utilisation, à bien protéger la données de leur utilisateur ou à bien lutter contre le spam éviteront de voir leur audience s’échapper vers un nouveau service.

Avec déjà plus de 100M de membres rien qu’aux Etats-Unis YouTube va s’imposer comme une vraie alternative à la TV et entrer en conflit contre Hulu ou la Playstation3, Xbox ou iTunes qui veulent tous être LA plateforme monétisable de la vidéo. Une part de leur succès vient du côté « on demand » (illustré aussi par le succès des offres M6replay,…) contrairement au contenu « live » de la TV, contrainte amenée à disparaître et qui fera bien rire nos petits enfants quand on leur expliquera que chaque émission ne passait qu’à un horaire fixe.

La majorité des media sociaux va proposer et ouvrir des APIs pour permettre à d’autres sites ou

applications de s’interconnecter et devenir ainsi de plus en plus intégrés. Malgré ces efforts de transparence, ces services affronteront par contre la colère de certains annonceurs et agences quand comme en cette fin d’année leur API ne tiennent pas la charge ou changent soudainement créant des bugs ou rendant indisponible les applications et les campagnes marketing connectées. Une vraie roadmap des futures évolutions pour les développeurs sera indispensables pour ces services.

Tout étant à terme connecté et donc social, l’expression « media sociaux » aura de moins en moins d’intérêt en soit.

Le social gaming comme FarmVille de la société Zynga, Habbo, Les Sims ou Rolando and FieldRunners (sur mobile) va exploser et proposer des pistes intéressantes de monétisation que les annonceurs devraient examiner de prêt. L’inventaire disponible pour acheter de l’espace continuant de croitre de manière exponentielle, les prix de la publicité de base (cpm & display) ne remontra pas… à moins que la mesure de l’impact des actions online en magasins s’améliore.

Il va devenir de plus en plus dur pour les internautes de tenir à jour tous leurs réseaux et de s’y retrouver dans toute l’information disponible. Des outils de syndication et d’agrégation (comme Posterous) vont faciliter la mise à jour de tous ces sites en une action, chaque site devenant juste un canal de consultation différent de la même information. Face à « l’infobésité », les internautes vont aussi utiliser leur réseau social pour filtrer les informations qui seront de plus en plus personnalisées en fonction de son profil (Facebook Connect déjà utilisé par plus de 80.000 sites: voir The Prototype Experience), de ses actions passées (ciblage comportemental), de ses centres d’intérêt (liens sponsorisés).

Dans ce monde où règne la tyrannie de l’ultra-transparence et des recommandations (positives ou négatives) quasi instantanées, le web deviendra définitivement le facteur le plus déterminant en matière de décision d’achat online ET offline. Le rôle d’expert et d’influent sera plus important que jamais, et donc la réputation de chacun aussi.

On va par contre voir une professionnalisation d’une partie de la blogosphère qui devra prouver aux annonceurs et aux agences son influence en faisant par exemple certifier son audience (influence = réputation ET audience). Il ne suffit pas de s’interlinker entre blogueurs parisiens pour être influent (Wikio devra revoir son classement pour garder un tant soit peu de crédibilité). Avoir beaucoup de followers ou de trafic n’est pas non plus une condition suffisante (il suffit de créer un site avec des photos de femmes dénudées ou un « splog » = une pompe à trafic qui republie les flux RSS de façon automatisée juste pour afficher de la publicité). Les marques voudront mesurer l’audience de leur campagne sur les blogs et non plus estimer l’audience de ces blogs en général. Elles passeront donc par des régies ou agences spécialisées comme BuzzParadise ou Vanksen réalisant au passage que cela évite les maladresses parfois catastrophiques (comme Honda, Domino Pizza et Belkin) et l’intérêt d’outsourcer le temps important nécessaire à entretenir une vraie relation avec les « blogs influents ». Le législateur Européen, comme la « Federal and Trade Commission » aux Etats-Unis, devrait rapidement s’intéresser aux recommandations de marques sur les blogs et les réseaux sociaux pour éviter certains abus. Une mention (post sponsorisé par) sera à terme obligatoire (et c’est tant mieux)… on en attend juste autant sur les media traditionnels (ce n’est pas gagné quand on connait les cadeaux hallucinants offerts aux journalistes de magazines féminins par exemple).

On va aussi voir de plus en plus de passerelles entre les « micro people » de la blogosphère et du web et les media traditionnels. On retrouvera certainement des bloggers comme Mr Dream et son Rewind, DarkPlanneur, Mry, Gonzague.tv, Deedee ou Garance Doré, à la TV (au moins la TNT) ou dans la presse et pas seulement comme invité mais comme animateur ou chroniqueur. D’ailleurs certains leaders d’opinions en ligne ont déjà une telle audience qu’ils n’ont peut-être plus besoin des media car ils en sont devenu un.

Enfin, les media sociaux vont voir l’avènement des minorités… qui n’en sont plus vraiment.

Les femmes représentent 75% des prises de décisions d’achat et désormais plus de 50% des utilisateurs sur les media sociaux, leur talent pour la communication et le relationnel ou la gestion de taches multiples taches étant définitivement des atouts dans un monde 2.0… On a ainsi vu la blogosphère féminine et mode exploser ces dernières années et même s’imposer au 1er rang des défilés haute couture en 2009… Hors il est intéressant de noter que cette population souvent ignorée par la majorité des marketeurs nécessite une approche marketing différente. On voit aussi l’arrivée de sites sociaux spécialisés sur des populations de niches difficiles à toucher avec le marketing traditionnel comme BlackClub, AZN Community,… .

La barrière entre virtuel et réel va de s’estomper. On surfe en même temps qu’on regarde la tv, on navigue depuis son mobile, les objets deviennent connectés (Nabaztag, puces RDFID, ou les APIs)… En 2010, le digital est partout. « Un seul media, une seule machine : de multiples outils de consultation » comme le formule Kevin Kelly . On le retrouvera aussi de plus en plus sur les points de ventes avec des écrans interactifs, des interfaces innovantes, des hologrammes ou de la réalité augmentée.

Les approches offline ou 1.0 ne fonctionneront pas dans un monde 2.0

La majorité des agences et annonceurs sont loin d’avoir encore bien effectué leur passage au digital… Certaines se sont contentées d’appréhender les techniques 1.0 (référencement, emailing, bannering). 2010 va les forcer à une remise à jour fondamentale et profonde sous peine d’être de plus en plus déphasées avec les consommateurs. S’il est impossible ou presque d’ignorer le potentiel du web, les approches de base comme les plans banners au kilo de CPM vont montrer leurs limites.

Au lieu d’empiler les techniques, les marques vont devoir repenser leur stratégie marketing de fond en comble car le bombardement publicitaire fonctionne de moins en moins. Il ne s’agit plus d’envoyer un message vers la bonne cible mais d’influencer l’écosystème lié à votre e-réputation. Internet et les media sociaux permettent désormais au consommateur de filtrer l’information, de la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou d’y répondre.

Bien des marques font l’erreur de croire qu’elles sont populaires alors qu’elles n’ont fait qu’acheter et s’imposer à l’attention du consommateur (en mode interruptif comme une nuisance). Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media). Il faut désormais offrir un service ou un contenu de valeur à l’internaute pour qu’il nous autorise à entrer en relation avec lui. A bas les banners clignotantes et vive le contenu atomisé ( virtual goods, widgets,..). L’expérience et « l’engagement » priment sur le reach et la diffusion de masse. Il faut passer d’une logique de campagne et de buzz (un temps fort limité dans le temps) à une stratégie relationnelle dans le temps. Seth Godin explique que les media sociaux sont difficiles à appréhender pour les marques parce qu’ils sont « un processus et non un évènement ». Les marques qui offriront la meilleure expérience, le meilleur service (parfois même gratuit = freemium), le meilleur contenu,… attireront non seulement l’attention mais transformeront leurs consommateurs en fans prêts à viraliser leur message gratuitement. En partageant sa passion, offrant certains morceaux en téléchargement gratuit,… une artiste locale comme Zoe Keating a désormais plus de 1,3 millions de fans sur Twitter. Comme le Karma il faudra accumuler des points en faisant de bonnes actions pour la communauté avant de solliciter son aide. Pourquoi faire de la publicité interruptive dans les media, quand on peut faire passer son message bien plus efficacement avec de l’advertainment (advertising + entertainment) comme les advergames, les jeux vidéos ou le branded content?

La marque devra faciliter son appropriation et sa distribution en abandonnant une part de contrôle aux consommateurs qu’elle compensera par un relationnel réactif au sein des media sociaux. De toute façon les consommateurs partagent déjà leurs vraies opinions sur le web. Ne pas participer, c’est laisser les autres vous définir. Cette étape sera particulièrement difficile dans le secteur du Luxe même si certains essais comme artofthetrench.com(3,7M de photos vues !) de Burberry (qui investit 40% de son budget marketing online) ou LVMH avec son défilé live sur Facebook ou son magazine NowNess montrent que c’est possible…surtout avec des marques comme Uniqlo qui elles ont déjà tout compris. Il va falloir passer d’une logique de campagne avec un grand temps fort et une « big idea » à un travail de relation et de continuité autour de multiples idées et expérimentations. Pourquoi mettre tous ses œufs dans un seul panier ? La bonne nouvelle est qu’un budget TV équivaut souvent à 3 à 4 campagnes digitales…

La création et animation de communauté en ligne ou de pages Facebook évoluées, de blog de marque, le branded content, les campagnes de banners au Coût par Click ou par vues, l’affiliation, le retargeting à la Critéo, le seeding de vidéo viral, les applications (qui nécessiteront un effort de promotion vu leur nombre), les mécaniques virales évoluées (call back, personnalisation,..),les widgets, les virtuals goods, les advergames ou le référencement (avec l’indexation progressive de Twitter et des media sociaux du « real time » web et la hausse du coûts des liens sponsorisés, le SEO naturel va progresser fortement) auront la côte avec une approche à la performance facilitant la mesure du Retour Sur Investissement… les mini sites plaquettes en flash, les campagnes de banners display, les imitations de sites sociaux sans animation réelle seront « out ».

Le principal obstacle à cette évolution restera la résistance au changement des collaborateurs dû en partie à un manque de compétence sur ces nouveaux usages. Les marques et les agences vont être obligées d’investir massivement en formation et en programmes d’expérimentation si elles veulent réussir à accompagner leurs collaborateurs et préparer leur futur… Comment comptent-elles échanger avec leurs clients quand la plupart des sites 2.0 sont tout simplement bloqués dans la majorité des grandes entreprises! On en arrive à une situation paradoxale où les marques sont plus lentes et moins bien équipées qu’un simple internaute! Dès 1993, Peter Druker nous expliquait dans son livre Post Capitalist Society « qu’un des défis les plus importants pour chaque organisation dans la société de la connaissance sera de bâtir des pratiques systématiques pour gérer l’auto-transformation ». Dix-sept ans après, on en est encore loin…

On sous-estime aussi fortement la résistance d’une bonne partie des seniors « offline» dans la publicité. Il va être difficile de leur expliquer que leur métier n’est plus de réaliser des films ou de faire des shootings avec de grands photographes mais de penser interactivité, expérience multimédia, ergonomie, technologie,… et qu’ils risquent de se faire botter le derrière par de petits jeunots alors qu’ils sont enfin experts dans leur domaine avec x années d’expérience et Lions sur leur étagère. Quasiment aucune grande agence de publicité n’est devenue leader en 10 ans sur le digital ! Au mieux, comme Publicis encore cette année, elles rachètent des agences « pure player » qu’elles empilent à côté de leur activité traditionnelle… pour qu’au final, quelques années après, il ne reste plus grande chose de l’esprit ou de la vitalité de ces joyaux racheté à prix d’or. La raison ? Les agences traditionnelles ne peuvent pas faire du digital comme l’explique l’institut Forrester dans sa dernière étude. 23% des annonceurs interrogés ne pensent pas leur agence traditionnelle à même d’être à la hauteur en matière de digital ! 46% pensent même qu’ils sont incapables sur le sujet…. L’organisation et les coûts de structure de ces acteurs traditionnels sont en effet difficilement compatibles avec le rythme et les revenus du digital…

Une alternative restera le recrutement de seniors en digital mais vu leur nombre très limité il sera difficile de les attirer. Et saupoudrer une poignée d’experts sur une organisation qui ne veut pas évoluer ne suffira pas. Il y a en plus fort à parier qu’ils vont se fatiguer rapidement à évangéliser dans le désert. Au niveau recrutement, certains annonceurs et agences iront d’ailleurs au-devant de certaines désillusions vu le nombre de prétendus « experts 2.0 » autoproclamés… le blogger, même « influent » ne fait pas forcément le professionnel du marketing apte à travailler avec de grands comptes…

A l’inverse le offline restera un élément indispensable et certaines agences digitales vont devoir sortir de leur approche intégriste 100% web. Je suis persuadé qu’on va voir certains agences digitales apprendre plus vite le offline que les agences traditionnels le online (cela fait quand même 10 ans qu’elles essaient !)… je vous invite à suivre de prêt des agences comme Buzzman, LaChose ou Vanksen en France et RGA aux Etats-Unis qui suivent la voie tracée par Crispin Porter + Bogusky. Cette agence manie en effet avec dextérité offline, digital, buzz et media sociaux avec une vraie approche transmedia. Le digital et les media sociaux ne sont pas des activités à part à gérer via un département spécifique… il n’y a pas de consommateurs online et d’autres offline… il faut avoir une approche globale et agnostique en terme d’outils (contrairement aux agences traditionnels ou le marketing mix final résulte souvent plus des guerres politiques internes où chacun défend son P&L, que de la recherche du dispositif optimal pour le client).

Un travail important est aussi nécessaire du côté des metrics et de la mesure du Retour Sur Investissement… on empile souvent de nombreux outils sans s’investir dans leur utilisation, leur paramétrage et l’analyse des résultats… Après une course aux fans, aux followers, aux lecteurs de flux RSS, les marques vont se poser la vraie question du Retour Sur Investissement réel et de sa mesure. On peut imaginer à terme des outils mettant en parallèle audience d’un site et mesure de la popularité/propagation dans les media sociaux comme Postrank. Bit.ly vient d’ailleurs d’annoncer sa version pro et même Google propose un outil pour raccourcir les urls (bientôt intégré avec Feedburner (pour tracker les flux rss) et Google Analytics ?). A quand l’intégration des Key Performance Indicators de Facebook dans un même outil ?

Combien de marques ne tirent rien des statistiques de leur site (quand elles en ont). Si elles le faisaient, elles éviterait pourtant de se faire autant manipuler par une bonne partie des agences media, qui sont d’après mon expérience parmi les acteurs les moins professionnels du web (recommandations expédiées, capacité de négociation toute relative, staff très junior en rotation constante, expertise souvent dépassée, niveau de conseil affligeant en général,… ce qui donne des plans media rarement optimaux pour les marques qui bien souvent ne s’en rendent même pas compte ou sont verrouillées par contrat cadre). En 2008, la presse concentrait 20% des investissements media alors qu’elle ne représente plus que 8% du temps media. Le web représente 8% des dépenses alors qu’il représente 29% du temps media. Les annonceurs continuent de payer pour des banners affichées mais non visibles (si elles s’affichent en dehors de la zone affichée par le navigateur sur une page de plusieurs écran de haut) et le processus de lancement d’une campagne de banners est totalement sous optimal (il faut décliner les banners pour chaque site support, gérer des relations par email avec chacun d’entre eux,… et le reporting statistique différent pour chaque site est pour le moins folklorique si on adopte pas son propre outil de trafficking).

On peut prévoir une sérieuse mise à jour des anciennes (mauvaises) habitudes en matière de mix media avec de nouvelles offres prometteuses comme « l’Alternative TV » de Fullsix qui fait déjà ruer dans les brancards les grands acteurs de la publicité TV…ou avec les outils de Google (comme Google Adplanner qui va tuer Nielsen NetRatings) qui cherche à désintermédier complètement vente publicitaire. Il va y avoir du sang… surtout quand les annonceurs découvriront comment ils se sont fait berner ces dernières années (il ne tenait certes qu’à eux de se former un peu plus). Enfin le gros sujet reste la mesure des effets offline et en magasins des actions online…

Le transfert des budgets offline vers le digital et les media sociaux va s’amplifier…. 2010 prépare l’avènement d’une stratégie marketing transmedia.

Tendance par forester du marketing internet mobile 2010 à 2014D’après Forrester, aux Etats-Unis, les dépenses en marketing online atteindront 55Milliards de $ en 2014 et 59% des annonceurs US marketers ont prévu d’augmenter la part du digital au détriment du offline. Rien que pour 2010, JPMorgan, ZenithOptimedia, Forrester,… prévoient une hausse des dépenses marketing online pouvant dépasser les 10%. Même Pepsi a prévu de ne pas annoncer au SuperBowl et d’investir online à la place. Au Royaume-Uni Internet est ainsi devenu le 1er media en dépenses publicitaires devant la TV en 2009 ! (Certes sur les dépenses brutes et non nettes).

Les publicités vidéo vont se développer (40% de hausse d’après Emarketer. Les podcasts videos (The Wine Library de Gary Vaynerchuk par exemple attirent plus de 240.000 visiteurs/mois) et le live (avec uStream) vont aussi progresser. Le format vidéo sera boosté avec le développement de la 3G sur mobile et d’équipement simple pour capter et monter de la vidéo (Flip Cam, iPhone 3GS). Certains studios cinéma vont enfin prendre la vidéo online au sérieux. Showtime commercialise ainsi les épisodes de la série « Weeds » sur le web avant même la sortie DVD. Les investissements en marketing du bouche à oreille vont continuer d’exploser (buzz, viral, media sociaux, communauté en ligne,…) pour atteindre 3,7 milliards de $ en 2011.

Ce transfert des budgets publicitaires vers le digital va être particulièrement violent pour les media et l’industrie du divertissement. En effet le revenu pour 1000 lecteurs ou spectateurs (le CPM) est 10 à 20 fois moins élevé online. Dans le cinéma et la TV, Selon Michael Nathanson de Bernstein « la Fox génère seulement 18 cents/spectateur d’un épisode des Simpsons sur le site Hulu.comcontre 54 cents à la TV ». Les ventes de vidéo online ne représentent que 237,7M de $ de ventes par an pour les studios contre 10 milliards de $ pour le marché des DVDs et du BlueRay…et c’est sans compter avec la nouvelle concurrences des consoles de jeux vidéos connectées au web comme la PlayStation3 de Sony et la Xbox 360 de Xbox qui totalisent déjà pas moins de 1,27 milliard de $ de ventes de vidéos à la demande cette année ! Même si le consommateur passe plus de 309 minutes/jour à regarder des vidéos à la TV contre seulement 2 minutes online en moyenne, il va être difficile pour les media et les chaines TV de préserver leur revenus dans les années à venir. YouTube travaille d’ailleurs à augmenter le temps passé sur ces vidéos et avec plus de 43% des heures de prime-time TV occupés par de la publicité aux Etats-Unis cela ne devrait pas être difficile de convaincre le consommateur de passer à la vidéo à la demande sur le web (contenu web qui pourra être projeté sur son téléviseurs devenu simple écran avec des solutions comme AppleTv ou Roku).

L’industrie de la musique va elle continuer sa mutation forcée avec une majorité de maisons de disque aussi dépassées que leur nom (qui achète encore des disques ?). Les pure players comme Deezer, Spotify, LastFm, Blip.fm, iTunes, Jamendo, MyMajorCompany ou Songkick.com (qui ajoute une dimension sociale en permettant d’être alerté d’un concert proche d’un artiste présent dans son répertoire) seront ceux par qui arrivera l’innovation. Les nouvelles générations passent déjà plus de temps sur le web, leur mobile ou leur console que devant la TV.

Dans l’édition, la révolution est là aussi avec l’impression à la demande (Lulu.com) ou avec le Kindle, le livre électronique lancé par Amazon (et qui grâce à une carte SIM permet de commander un livre à tout moment, de n’importe où) qui représente déjà plus de la moitié des ventes des livres d’Amazon! Apple n’est pas en reste avec le lancement de sa tablette prévu le 26 janvier prochain… et le prototype Mag+ de Bonnier donne un aperçu de ce que pourrait être le futur du magazine.

Il y a fort à parier que certains pure player qui n’ont pas les coûts de fonctionnement des acteurs historiques en profiteront pour lancer de nouveau business models…

Un des sujets chauds de l’année sera le buzz monitoring ET la gestion de l’e-réputation des marques sur le web et les media sociaux. Le nombre des solutions de monitoring (Radian6, Sysomos, Linkfluence,… et VanksenWatch) et d’analytics dédiées aux media sociaux va exploser pour atteindre plusieurs centaines d’outils. Puis le marché va exploser et se consolider car peu d’acteurs pourront faire les investissements nécessaires en matière d’indexation, de stockage mais aussi et surtout d’analyse sémantique (partiellement ou totalement automatisée à termes) et le multilinguisme. La majorité des marques devra investir dans une solution pour mesurer buzz et le retour sur investissement de ses actions mais beaucoup seront déçues par rapport à leur niveau d’attente. Les agences de RP qui n’auront pas sauté le bas du online et des media sociaux verront leurs jours comptés…surtout avec la vitesse « temps réel » des media sociaux. Du côté « bloggers influents» on verra des outils pour certifier l’audience et l’influence comme nous le proposons déjà chez BuzzParadise. A long terme, on peut s’attendre à ce que Google mette tout le monde d’accord (et tue le marché de l’entrée de gamme) avec une solution (gratuite?) dont on peut voir les bases avec Google Trends, Google Adplanner et Google Analytics.

Mais plus que le monitoring, c’est la gestion de la marque qui va être clef. L’art de savoir intervenir proactivement ou réactivement sur les media sociaux pour promouvoir et défendre la réputation d’une marque comme le fait très bien Best Buy avec sa Twelp Force surTwitter. Nous accompagnons déjà de nombreuses marques chez Vanksen : SFR, Passoa, Danone… en ce qui concerne leur présence et leur « social media strategy ». Après s’être mordu les doigts d’avoir confié un peu vite ses actions délicates et stratégiques à un stagiaire, certaines marques vont recruter de vrais « community managers », un « Head of Social Media » et à terme adopter de véritables outils de « social CRM » comme Chatter lancé par Salesforce. Après avoir expérimenté et bricolé, 2010 verra certains annonceurs intégrer de manière stratégique et durable le web et les media sociaux dans leurs activités avec de vrais budgets. Si les technologies 2.0 sont en général bon marché, les coûts induits en temps humain ne seront pas à prendre à la légère si on veut être sérieux dans le domaine.

Le web et les media sociaux vont être de plus en plus souvent rattachés directement au directeur marketing (et pas seulement au département web) ou voir la naissance de cellule multi département et vont nécessiter une remise à plat de l’organisation interne car le mode silo ne fonctionne pas avec Internet. La majorité des marques va devoir rédiger et diffuser une « social media policy » auprès de leurs collaborateurs pour expliquer ce qu’ils peuvent ou non faire sur les media sociaux et éviter des « bad buzz » par manque d’éthique ou maladresse d’un(e) employé(e) mal informé(e). En effet, les internautes se contrefichent de savoir si ce qu’ils font ou disent concerne le département communication, le marketing, la recherche & développement, le support client,… Au final chaque avis, commentaire et critique impacte toute la marque au global.

60 millions de concurrents ! Le pouvoir du consommateur et du crowdsourcing va se développer et challenger les marques

A mesure que les technologies se démocratisent, le consom’acteur va de plus en plus challenger voir concurrencer les marques et les entreprises.

C’est simple, si un produit ou une marque ne répond pas à la demande des consommateurs, ceux-ci s’associent via Internet pour faire évoluer leurs produits, les débloquer (protection anticopie et zone régionale des DVDs, DRM dans la musique, déblocage des iPhones) voir les distribuer gratuitement (Téléchargement en P2P, BitTorrent,…). Dans certain cas ils passent eux-mêmes à la production de produits via des sites comme Etsy (vente de produits artisanaux), Ponoko, Spoonflower (impressions à la demande) ou CafePress (produit dérivés).

Au niveau Recherche & Développement, les marques qui ont non seulement ouvert leur écosystème (les API de Google, Twitter,…) mais aussi trouver un moyen de motiver les gens à contribuer (le revenu sharing avec les développeurs sur les apps de iTunes) bénéficient de la créativité et de l’inventivité d’une armée de bénévole à qui elles outsourcent finalement une partie de leur expérimentation. Dell avec ideastorm, Starbucks,… créé aussi de véritables panels en ligne pour concentrer les suggestions, critiques et idées de leurs clients et ainsi améliorer leur offre ou inventer de nouveaux services. L’effet réseau créé une énorme barrière à l’entrée face à la concurrence : les développeurs ont peu d’intérêt à développer sur une plateforme avec moins d’utilisateurs, les utilisateurs peu d’intérêt d’aller sur une plateforme avec moins de choix d’applications.

Au niveau marketing : le bouche à oreille et les avis de consommateur deviennent clef dans le succès d’un produit. Certaines marques l’ont déjà compris et activent leurs clients pour co-concevoir leur message en mode « crowdsourcing » (P&G avec VocalPoint, Eyeka ou Mofilms pour la création de publicité) ou même le diffuser et le viraliser (BuzzParadise avec les bloggers influents, Bzzagent avec les consommateurs de base). On peut aussi citer BestBuy qui à l’occasion du lancement du film « New Moon » a sondé ses fans Facebook pour connaître leurs films et livres préférés sur les vampires. Le top 50 des réponses a été mis en vente sur le site BestBuy.com. Les fans ravis ont appréciés de voir la marque les écouter et ont pu acheter de nouveaux produits adaptés à leur centre d’intérêt du moment.

2010 : enfin l’année du mobile…mais social! ( geolocalisation + applications + réseau social + recommandations)

Après plus de 10 années où on nous annonce que c’est sûr c’est « l’année du mobile », on peut prédire que 2010 verra le marketing mobile commencer à sortir de l’enfance avec des dépenses dépassant 391 millions de $ d’après Forrester et $593 millions pour emarketer. Ces dépenses devraient progresser de 27%/an en moyenne les 5 prochaines années ce qui est énorme et en même temps les dépenses en marketing mobile resteront 24 fois plus petites que les dépenses… en référencement… en 2014 :

marketing mobile internet forester tendance 2010

Le nombre de consommateurs avec un mobile est désormais largement supérieur à ceux avec une télévision ou un PC (plus d’1 milliard au niveau mondial en 2010 d’après IDC). Selon certaines études, le mobile est devenu plus important que son portefeuille! L’arrivée croissante de la Chine (500M d’internautes) et de l’Inde où les habitants surfent plus souvent depuis un GSM qu’un PC va encore booster le développement du mobile.

C’est non seulement l’ergonomie et les fonctionnalités de l’iPhone qui auront créé un séisme dans le monde mobile mais surtout l’écosystème autour des applications (on prévoit 20 milliards d’applications téléchargées par an en 2014 contre 2,3 en 2009) où la créativité des développeurs est enfin dopée par une part conséquente des revenus. (Message aux opérateurs : à force de vouloir accaparer la majorité des revenus d’applications vous avez limité la créativité et le nombre des applications sur vos mobiles et tué dans l’œuf un énorme marché). A eux seuls les utilisateurs de l’iPhone représente 33% du trafic web sur mobile alors qu’ils ne représentent que 10% du marché des Smartphones! Certes Nokia produit 10 fois plus de GSM mais…. au 3ème trimestre 2009 Apple a fait des profits supérieurs (1,6Mards de $ vs 1.1Mards de $ pour Nokia)! Le modèle économique d’Apple est donc beaucoup plus rentable…et challenge Nokia sur le terrain des Smartphones ou la marge est la plus grande. De plus, avec l’effet réseau, je souhaite bonne chance à Nokia (avec Ovi) ou Blackberry pour rivaliser en nombre d’applications. Seul Google avec Android devrait s’en sortir si le nombre de versions de leur OS (souvent incompatibles) ne plombe pas son développement. Même les réseaux sociaux comme Facebook (avec Facebook Lite) ou Twitter proposent des versions ou applications mobile qui ont de plus en plus de succès. 65 millions de membres (18%) Facebook mettent régulièrement à jour leur profil depuis un mobile!

L’acquisition de la régie publicitaire AbMob pour 750 millions de $ et la solution de voix sur IP Gizmo5 (un skype like) par Google (qui peut désormais proposer des liens sponsorisés, de la publicité display ou dans les applications sur les mobiles… il ne lui manque plus que les SMS), montre bien que le marketing mobile aiguise les appétits des acteurs majeurs. Aux Etats-Unis, Volkswagen a ainsi uniquement communiqué via une application iPhone sophistiquée pour le lancement de son nouveau modèle GTI. La création d’application iPhone se démocratise et sera bientôt aussi peu couteuse que de développer un site (avec MobileRoadie) ou une application flash avec l’arrivée d’Adobe Flash CS5. Le challenge pour iTunes sera de fournir un moyen efficace pour aider l’utilisateur à identifier la bonne application dont le nombre croît de manière exponentielle.

La véritable innovation vient surtout de la dimension sociale et geolocalisée du mobile, permettant au final certaines applications prometteuses en matière de réalité augmentée.

Je vous invite à suivre de prêt les applications et sites tels que Yelp, Gowalla, Loopt, Foursquare, Brightkite, Yowza (coupons mobile), Twitter 360 et Google Latitude, car avec la géolocalisation ceux-ci créé « une nouvelle couche au web » comme l’indique Pete Cashmore, le pdg de Mashable.

En gros imaginez les bonnes adresses de Yelp avec les avis non pas d’internautes en général mais de votre réseau d’amis, disponibles sur votre mobile et localisées en fonction d’où vous vous trouvez. Votre réseau social devient mobile, et le mobile connecte le virtuel au réel. Le marché des GPS comme TomTom (qui vient lancer sa propre application iPhone) devraient d’ailleurs souffrir de la nouvelle concurrence des mobiles sur leur marché.

La réalité augmentée dépassera l’aspect gadget en permettant de transformer l’écran de votre GSM qui va ajouter une couche virtuelle à ce que vous regardez en temps réel (voir la solution de Layar). Un peu comme Terminator, en temps réel, si vous « filmez une façade d’un immeuble » avec votre gsm, l’écran vous montre la réalité et en direct par-dessus une couche d’informations virtuelles comme par exemple : les appartements à louer,… La suppression des obstacles techniques (avoir une webcam, supprimer l’impression d’un symbole grâce à la détection automatique de visage,..) devrait en développer l’usage surtout sur le lieu de vente comme dans cet exemple pour la promotion du film Coraline.

Et dans le futur on peut imaginer des applications encore plus folles comme l’a présenté Pranav Mistry à la conférence TED avec sa technologie «SixthSense» où le mobile se mue en projecteur interactif personnel. Imaginez une sorte d’écran portable à la « Minority Report » interactif et évolutif en fonction du contexte où l’on se trouve…

On attend plus que le paiement par mobile devienne définitivement courant avec iTunes, Paypal, ou Square la nouvelle startup de Jack Dorsey (créateur de Twitter) pour boucler la boucle. ABI Research évalue le m-commerce (la vente de produit non virtuel via un mobile) à 750 millions de $ en 2009 et emarketer parie qu’il dépassera le milliard de $ en 2010. Amazon vient déjà de racheter Snaptell et les opérateurs/constucteurs seraient enfin d’accord sur un standard pour les QR codes qui cartonnent au Japon (Skuyou.com a déjà gènéré 120 millions de QR codes là bas).

En conclusion

2010 introduit une véritable convergence entre virtuel et réel qui va forcer les annonceurs et les agences à réorganiser leur marketing pour supprimer les silos, et coordonnées leurs actions marketing offline et online tout en intégrant la dimension sociale et temps réel. Il y a urgence à évoluer pour ne pas courir derrière les consom’acteurs surtout à une époque où l’évolution ultra rapides des technologies (garder un œil aussi sur l’arrivé des nanotechnologies) et des usages modifie drastiquement la demande et les « business model » (demandez à l’industrie du film, de la musique, du téléphone, du livre,…). On passe de la communication (on envoie un message vers une cible via un media) à une économie de l’attention et de la réputation (les consommateurs décident s’ils veulent vous écouter et ils peuvent relayer, répondre ou modifier votre message). Ce sont les marques les plus aptes à changer, évoluer et se réinventer qui s’en sortiront le mieux… celles habituées au confort de leurs habitudes foncent dans le mur comme le Titanic en se croyant souvent à tord insubmersible… Dans cette révolution la créativité et l’innovation mais aussi la capacité à mesurer et à donner du sens au volume phénoménal de données disponibles seront clef.

Pour finir je vous invite à regarder cette vidéo de Kevin Kelly qui résume les 5000 derniers jours du web et cherche à imaginer ce que les 5000 prochains jours nous réserve… fascinant :

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Jan 13 2010

Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux

Category: Blog et marketing Internet, marketing internetMohammed ALAMI @ 5:12 PM

analyse marketing internet reseautage

Nous avons déjà abordé le référencement en e-commerce et les medias sociaux avec des sites comme Facebook et Twitter qui permettent aux gens de se réunir et partager des opinions, expériences et réflexions sur un certain nombre de sujets.  Les entreprises intelligentes comprennent et utilisent la puissance des médias sociaux pour connecter et informer leurs clients et prospects.  Dénommé “Social Media Marketing” ou SMM, c’est une nouvelle manière intelligente d’établir des réseaux de communication.

Les activités des médias sociaux couvrent toute la gamme de blogs, les sites de micro blogging comme Twitter, les communautés de réseautage social comme LinkedIn et Facebook, sites de téléchargement vidéo et musique, forums de discussion, partage de photos…etc.  Avec autant de sites différents et de multiples façons d’y participer, il peut être difficile de mesurer vos efforts de marketing internet.

La participation dans les médias sociaux ne mobilise pas beaucoup d’argent, mais elle est très coûteuse en temps et les entreprises veulent les mesurer pour savoir si ces investissements dans le temps sont payants.  Avant le lancement d’une campagne, vous devriez avoir une idée précise de ce que vous essayez d’accomplir.  S’agit-il d’accroître le trafic du site?  Obtenir plus d’abonnés Webzine?  Avoir plus de gens qui téléchargent votre ebook gratuit ou livre blanc? Ou peut-être vous voulez juste travailler sur l’image de marque de votre entreprise.  Quoi qu’il en soit, vous devez avoir un plan.  Comme le dit le vieil adage, «Si vous ne savez pas où vous allez, vous n’y arriverez jamais». 

Il ya beaucoup de médias sociaux, il est donc impossible de les utiliser tous.  Choisissez trois ou quatre, et concentrez la majorité de vos efforts dedans.  Même si vous ne les utilisez pas tous, vous devriez récupérer votre nom ou le nom de votre entreprise sur autant de services sociaux que possible (pour éviter de découvrir plus tard que quelqu’un utilise le nom d’utilisateur que vous voulez).  Si vous avez besoin pour voir si votre nom d’utilisateur choisi est disponible essayez Namechk.com qui vérifie sur des dizaines de site de réseautage social pour voir s’il est disponible.

Alors, comment pouvez-vous contrôler tous les buzz ? Comment surveillez-vous votre marque et protégez votre réputation durement gagnée ? Il n’y a pas une seule méthode, il existe de nombreux services et outils qui vous permettent de voir qui parle de vous en ligne. Certains sont gratuits et d’autres peuvent être payants.
Ces outils de «gestion de la réputation en ligne”, vous aideront à définir des mots clés ou expressions que vous souhaitez suivre et ensuite être informé de toute mention de votre nom de société, produit ou service.  Il est important de défendre et surveiller votre réputation en ligne.  Comparable à la réputation dans la vraie vie, la protection de votre image en ligne est un enjeu majeur, et tout le monde se doit de l’entretenir.

omniture marketing media sociaux

Rappelons que jusque son rachat de Omniture, Adobe proposait des outils et des technologies orientés spécifiquement autour de la création de contenus de type rich media. En faisant l’acquisition d’Omniture, il se dote d’une seconde facette métier permettant aux utilisateurs de ses solutions – en particulier les acteurs du marketing internet- d’enrichir leurs connaissances en matière d’usage et de consommation de contenus dynamiques et rich media. Voir en anglais l’article de presse Omniture.

Nous allons jeter un œil sur certains outils de mesure et de suivi mis à votre disposition:

1) BackTweets.com: Un moteur de recherche pour Twitter.  Voyez qui reprend vos tweets, vos liens…etc.  Vous pouvez également vous inscrire pour des alertes emails sur de nouveaux résultats. 

2) Addictomatic.com: Un peu différent des autres, vous tapez un mot-clé, expression ou une phrase il va chercher dans les meilleurs blogs, sites de nouvelles, Google, Technorati, Ask, YouTube, Flickr, Digg, Topix et plus encore.  Vous recevrez une page de résultats personnalisée avec tout ce qu’il trouve lié à votre recherche.

3) Buzzoo.net: Tout sur le buzz Internet, il traque plusieurs pistes de différents sites Web pour vous apporter ce qui fait jaser à un moment donné.

4) Surchur.com: Recherche pour les dernières et meilleures offres sur des sujets qui sont très populaires au jour même.  Tapez une expression et il recherche les blogs, les sites sociaux de nouvelles, photo et vidéo pour votre objet.

5) AlertRank.com: Une meilleure façon d’organiser et trier les alertes de notre ami et cher Google.  Obtenez un rapport quotidien envoyé par courriel dans un format de feuille de calcul.

6) BoardTracker.com: Un moteur de recherche juste pour les forums.  Surveiller les forums de discussion et soyez donc prévenu par email lorsqu’un thread correspondant à vos termes de recherche est découvert.

7) Google.com/alerts: Il existe depuis des années.  Il suffit de taper votre nom ou le nom de votre société et vous recevrez des courriels quotidiens de résultats trouvés. 

8 BrandsEye.com: Un outil de gestion de la réputation en ligne en temps réel, bref aperçu de votre réputation en ligne. Plusieurs niveaux de services et prix disponibles.

9) Twazzup.com: Un autre moteur de recherche Twitter.

10) SiteMention.com: Entrez votre url et apprenez ce qui se dit à votre sujet.  Les résultats obtenus sont rassemblés à partir de Google Recherche de blogs, Twitter, FriendFeed, YouTube, MySpace, Digg, Delicious et beaucoup plus d’autres médias sociaux.

11) Brandwatch.net: Ce service suit vos marques, vos entreprises, même les compétiteurs.  Abonnez-vous aux mises à jour hebdomadaires gratuites sur n’importe quelle marque.  Leurs rapports détaillés avec un résumé hebdomadaire des blogs et de l’activité des forums sont très utiles.

12) Trackur.com: Un outil qui scanne de nombreux sites web, y compris des blogs, des nouvelles, des images et des sites vidéo, des forums et vous avertit de toute mention de votre marque, des produits / services.  Facile à utiliser et abordable. Essayez un compte personnel gratuit pendant 14 jours.

13) FiltrBox.com: il scanne les sources de nouvelles en ligne, Twitter et autres pour savoir ce qui se dit sur vous ou votre entreprise.  La tarification est basée sur le nombre d’utilisateurs, mais il ya une version gratuite qui fournit avec 15 jours d’essai.

14) SocialMention.com/alerts: Tout comme les Alertes Google, mais pour les médias sociaux.  Entrez votre mot clé et l’adresse e-mail pour être informé de toute nouvelle découverte.  Recherches blogs, micro blogs comme Twitter, des commentaires, des événements, des images, des nouvelles, des vidéos et plus.

15) BlogPulse.com: Un moteur de recherche qui scanne seulement les données sur les blogs.  Entrez votre mot clé, cliquez sur envoyer et il recueille les résultats.

16) BackType.com: comme un moteur de recherche de conversations, il indexe des millions  de conversations sur les réseaux sociaux, blogs et autres médias sociaux.

Il y a bien sûr d’autres outils comme commentful.blogflux.com mais il était en panne en accès le 13/01/2010.
Devrons-nous encore vivre une élimination naturelle comme celle qui a eu dans les sites d’analyses de trafic ?? Certainement…

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Dec 28 2009

Suicide WEB 2.0 : naissance des sites non sociaux SNS

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 7:27 AM
Les sites anti sociaux

Les sites anti sociaux

Dans cet article qui j’espère vous fera réagir sur les diverses facettes que peut avoir la participation à un réseau social, je vais aborder les sites non sociaux dont l’abréviation est SNS comme leurs contraires (Social Network Site).

En marocain, nous avons un adage qui dit que l’entrée du Hammam n’est pas comme sa sortie et une blague rapporte :

Un gars vient d’ouvrir un Hammam et comme il est super chic (le hammam), il demande 50 Dirhams pour l’entrée. Après maintes tentatives il baise le prix jusqu’à 5 Dirhams et toujours pas foule. Alors il décide de décréter entrée gratuite pour tout le monde, Vous imaginez bien sûr l’empressement des gens et donc le Hammam affiche complet. Puis il décide de fermer les portes et de faire payer 100 Dirhams la sortie !!

Non, je ne vais pas m’étendre sur le modèle économique du Hammam ou son marketing sur le Web, mais depuis que j’ai entamé ma maitrise en commerce électronique, la question qui revient souvent : Comment monnayer des super audiences telles que celles de Facebook, Twitter, Myspace et une flotte de réseaux sociaux (SNS).

En effet, Facebook peut se targuer de ses 250 millions d’utilisateurs, Myspace 125 millions d’utilisateurs, Twitter avec 30 millions d’abonnés , LinkedIn plus de 50 millions de professionnels  et Viadeo environ 25 millions dans le monde. Mais tous ces réseaux cherchent encore les manières d’engranger des bénéfices.  Pour cette partie, j’ai beaucoup apprécié le travail de Stella Morabito qui est très intéressant.

Non, en toute honnêteté, je suis surpris et très curieux de comprendre la vague des moteurs qui nous permettent de faire des espions internet, retracer une personne physique grâce à son nom, son email, son téléphone ou son adresse physique. Il y’avait bien 123people.com, pipl.com, wink.com, peekyou.com, peoplesearch.net, yebol.com puis viennent les payants comme spock.com, spokeo.com, intelius.com, zoominfo.com… Nous avons même les services de détective en ligne retracés par lifehacker.com qui fait un classement de ces sites ou rapleaf.com qui offre ses services aux entreprises pour la clientèle ou le recrutement Social Network Search. Bien entendu, tous ces sites se rajoutent à la longue liste des moteurs usuels tels que Google, People.yahoo.com, Lycos et bien d’autres. Évidemment, la manière la plus sûre reste de chercher directement sur chaque réseau social mais ça doit être long à mon avis.

Jusque là je me suis fait à l’idée de Googler mon nom de temps en temps (je découvre des choses à propos de moi et ça flatte l’égo), mais là je viens d’apprendre l’existence d’un nouveau modèle encore plus fou : le suicide numérique !!

Même si le buzz actuel porte sur seppukoo.com qui donc propose de tuer votre Id sur Facebook en quelques clics, cette solution était déjà proposée par suicidemachine.org, un site web qui permet d’opérer en quelques clics le suicide 2.0 en vous désinscrivant de tous vos réseaux sociaux afin de tuer votre vie numérique (en faveur de votre vie réelle ?).
Notons au passage que cela est censé quand on apprend par exemple que Facebook est derrière un divorce sur cinq en Angleterre (toute récente enquête révélée dans The Telegraph), ou encore un taux de suicide réel parmi les adolescents aux USA qui n’ont plus le contrôle sur leur vie virtuelle (Sexting et suicides). Et puis n’oublions pas bien sûr toutes les dérives concernant le contrôle de la vie privée et qui peuvent conduire à l’usurpation d’identité, voir même le vol d’identité (le projet de loi Québec)

Les réseaux sociaux dans le monde

Les réseaux sociaux dans le monde

Mais imaginons maintenant ce scénario à l’échelle planétaire. Pour ça il faudrait d’abord prendre conscience de la diversité des habitudes de chaque pays et donc la prépondérance d’un réseau plus qu’un autre. Le suicide de l’identité numérique qui consiste à désactiver volontairement son profil sur un site social pour ne plus le fréquenter prend une autre dimension. Par exemple, pour ma part je suis d’origine marocaine, j’ai vécu 7 ans en France au moment de mes études et même un an en Ex-URSS pour mon stage, et maintenant je veux donner un nouveau souffle à ma vie ici au Québec, alors dois-je m’inquiéter de ce que j’ai pu poster à l’âge de 20 ans ?  Franchement, pour moi c’est facile puisque je suis un quadra ! Mais imaginez le casse tête des jeunes aventuriers des temps modernes qui partent à la recherche d’une vie meilleure, une nouvelle chance…

Conclusion

Si les réseaux sociaux ont toujours été gratuits et fonctionné selon un modèle de publicité en mettant à disposition des annonceurs une flopée d’informations pour mieux cibler les utilisateurs, ce profiling finalement devient un outil de chantage. En effet, nous avons bradé notre vie privée au nom de l’utilité et de la gratuité mais ne serait-ce pas mieux de payer et avoir la sécurité que nos données sont entre de bonnes mains et non accessibles au premier robot crawler ?!

Dans le cas actuel et vu la nouvelle tournure que prennent les choses, il faudra qu’on paye pour acheter notre identité numérique ou la tuer (le suicide est un terme trop violent à mon goût).

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Nov 12 2009

Stratégies de Marketing Internet : la gestion de vos campagnes

Category: Blog et marketing InternetMohammed ALAMI @ 11:56 PM

Bien sûr le marketing Internet est utile mais comme avec n’importe quel type de commercialisation, il ne vaut que s’il est bien fait. Par exemple vous pouvez dépenser des milliers de dollars dans une campagne de marketing de télévision, mais si personne ne voit vos spots publicitaires ou ne parviennent pas à toucher votre public cible et générer des ventes, la publicité n’était pas valable.

Peut-être une affirmation plus appropriée serait de dire : le marketing Internet est utile quand il marche. C’est une affirmation assez vague, mais cet article va étudier la question plus en détail et expliquer comment vous pouvez faire du travail de marketing Internet pour votre entreprise.
L’un des principes les plus fondamentaux du marketing est que vous vous assurez d’atteindre votre public cible. Ceci est très important parce que votre public cible est constitué des gens qui sont le plus susceptibles d’être intéressés pour acheter vos produits ou services. Il est beaucoup plus facile de vendre vos produits ou services à ceux qui ont déjà un intérêt pour les produits et services que vous avez à offrir qu’une approche qui consiste à convaincre ceux qui ne sont pas intéressés par vos produits ou de services.

Stratégie marketing et camapagnes internet

Stratégies marketing internet et e-campagnes publicitaires

A titre d’exemple considérons une entreprise qui vend des cannes à pêche. Vous voulez faire connaître vos produits à ceux qui aiment la pêche qu’elle soit compétitive ou comme activité de loisir, parce que parmi ce public vous êtes susceptible de trouver des gens qui peuvent être intéressés par l’achat d’une nouvelle canne à pêche.
Il serait judicieux de placer une publicité pour votre entreprise sur un site de vente d’appâts ou d’aborder un site internet qui organise des voyages de pêche dans des endroits exotiques.

Inversement, ça n’aurait pas de sens de déposer votre annonce sur un site Web vendant des télescopes, car votre message risque de ne pas être susceptible de parvenir à un large groupe cible dans ce cas.

Il se peut qu’il y ait certains astronomes ayant un intérêt pour la pêche, mais votre budget de publicité et tous vos efforts seraient mieux usités en plaçant des annonces sur les sites Web plus étroitement liés à votre entreprise.
Un autre facteur à considérer lors de l’achat d’espace publicitaire sur un autre site Internet est le flux (la quantité de trafic) que l’autre site draine.
Cela est important parce que vous voulez placer votre annonce sur un site Internet qui est étroitement liée à vôtre activité et susceptible d’attirer un public similaire, mais vous voulez également que votre annonce reçoive une grande attention.

Pour cette raison, il est important pour votre annonce d’apparaître sur un site qui reçoit une grande quantité de trafic chaque mois. Cela aidera à assurer à votre entreprise une grande exposition par cette publicité.
Quand il s’agit de publicité sur Internet, il ya une ligne fine entre la publicité grand public et le spam. Certains propriétaires d’entreprises se laissent emporter en se focalisant sur l’exposition autant que possible mais parfois celle-ci peut être considérée comme du spam. Les internautes qui voient votre annonce dans quelques endroits clés remarqueront probablement la publicité et peuvent être obligés de visiter votre site immédiatement ou peuvent conserver votre site en tête pour une utilisation future.
Toutefois, les internautes qui voient votre publicité partout où ils regardent sont susceptibles de voir votre annonce comme du spam. Cela peut être dangereux, car ils ne sont pas susceptibles de visiter votre site car ils s’attendent à ce que celui-ci ne soit pas valable.
Dans toute campagne de marketing Internet, il est important de surveiller attentivement les résultats de vos efforts de marketing et apporter des modifications à votre campagne selon les besoins. Ceci est important parce que vous voulez vous assurer que vos efforts de marketing sont payants et la meilleure façon de le faire est d’évaluer les résultats de votre publicité avec soin.

Une façon d’y parvenir est de mettre un codage spécialement conçu dans chacune de vos annonces afin que vous sachiez quelles sont les annonces qui génèrent des affaires pour vous et qui ne le sont pas. Vous pouvez utiliser cette information pour décider si vous devez modifier le site Web qui a démontré son inefficacité ou d’arrêter la diffusion de ces publicités.
Si vous décidez de les modifier, vous souhaitez continuer à surveiller les résultats pour déterminer si oui ou non avec les changements effectués, les annonces sont plus efficaces.

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