Feb 02 2010

Marketing internet et nouvelle économie, web analytiques et nouveau référencement

Actuellement en maitrise de commerce électronique, j’ai choisi de faire un travail de synthèse en intelligence artificielle qui porte sur l’importance de la sémantique dans l’avenir de l’industrie de la recherche, des outils web analytiques et de l’indexation multimédia.
Bien entendu la part belle est rendue au référencement naturel, que je résume de manière historique et je fais le point sur les changements qui l’ont affecté dernièrement. Le marketing est vu alors dans un cadre de médias sociaux et de rich médias. Nous allons donc aborder la seconde partie d’Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux mais en plus complet.

Dans la nouvelle économie, le marketing est le grand gagnant. En effet, celui-ci jadis confondu par erreur avec l’activité commerciale, a gagné ses galons en tant que service stratégique au sein de toutes les entreprises, ou si elles n’ont pas les moyens, est confié à des experts et consultants externes qui ont du coup poussé le concept au point d’en faire une science.
Les sites de commerce électronique font appel à des stratégies de marketing qui ont pour but de les différencier de la concurrence, de drainer du trafic entrant et aussi de créer et fidéliser des communautés de consommateurs rattachées au site. Le terme ROI (Return On Investment) est devenu depuis très populaire parmi les marketeurs et webmasters. Il permet de quantifier le retour sur investissement de son site web ou une campagne de web marketing.

Dates clés de création outils web analytiques

Dates clés de création outils web analytiques

Comme toute science, le marketing dispose alors des moyens de mesure des actions entreprises qui peuvent être corrigées en fonction des résultats et tendances ainsi dégagées. Dans une première étape et jusqu’à l’entrée en jeu de Google Analytics en 2005, les sites de commerce électronique n’étaient pas légion et les outils d’analyse de trafic en ligne se limitaient à une retranscription des fichiers logs de manière simplifiée. Depuis, et grâce au rachat d’un ancien spécialiste des statistiques pour sites web « Urchin », Google a donné une nouvelle dimension à l’analyse de trafic, si bien qu’aujourd’hui il y a des spécialistes de son produit Analytics. Comme Google Search s’accapare une part de 70% dans la recherche Web, Google Analytics se taille la part de lion dans l’analyse de trafic, comparé à WebSideStory, Omniture et Yahoo analytics.
Depuis l’avènement du web 2.0, beaucoup de choses ont changé, notamment le comportement de l’internaute qui est passé de simple spectateur à un cyber consomm’acteur. Les médias en ligne délivrent des messages personnalisés à des utilisateurs impliqués dans l’enrichissement de la toile via les blogs, forums, réseaux sociaux et autres sites de partage. Cette redistribution des rôles est à mettre au crédit des wikis et différentes Apps qui sont venues se greffer sur la plupart des sites, mais aussi une grande population de 14 à 24 ans appelée aussi génération C qui est tout à fait à l’aise avec l’usage d’internet et de ses outils. Cela affecte l’approche marketing qui commence à délaisser de plus en plus les médias online pour investir dans les médias sociaux, blogs professionnels et contenus rich médias. Les outils d’analyse jusque là qui répondaient aux besoins de suivi de trafic et analyse d’audience, se retrouvent caducs puisque les campagnes de marketing viral et autres buzz créés autour d’une marque ne sont pas mesurables en visites instantanées des clients. Ces actions ont pour effet d’assoir la notoriété de la marque ou de créer des discussions animées portant sur un sujet particulier. Alors, il faudrait connaître ce qui se dit, quand, dans quel endroit (site et localisation), par qui et pourquoi.
Nous parlons donc de nouveaux outils qui font de l’analyse sémantique dans les résultats de leurs requêtes auprès des médias sociaux avec une couverture mondiale et en temps réel. Pour le moment les web analytiques traitent avec les logs et les moteurs de recherche analysent des copies en cache. Bien sur il y a beaucoup d’outils d’analyse qui naissent chaque jour comme Radian6, Sysmos et Linkfluence en France, mais aucun d’eux ne fait l’unanimité. De même, les moteurs de recherche revoient leurs fonctionnement et veulent donner des résultats en temps réel dans les SERPs comme Google avec Caféine mais il va y passer graduellement data center l’un après l’autre. Ce qui nous amène à rechercher des indicateurs de performance consensuels.

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Dec 31 2009

Grand Zoom sur l’e-commerce au Québec fin 2009

Category: commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 3:39 AM
Zoom e-commerce Québec

Zoom e-commerce Québec

Commerce électronique ou e-commerce, ces termes sont synonymes et pourtant sont si différents. En effet, le commerce électronique fait référence à la réalisation d’une transaction commerciale via un canal informatique, c’est-à-dire qu’éventuellement dans une certaine mesure, si vous consultez un produit sur un catalogue que vous avez reçu dans votre boite aux lettres, et que vous vous rendiez sur un site Web où vous saisissez le code produit et effectuez votre achat en ligne, alors vous aurez acheté via un commerce électronique.

En revanche, le terme de e-commerce comporte le fameux « E » pour E-mail, E-business, E-marketing, E-réputation et tout ce qui s’en suit. Alors logiquement sans entrer dans les définitions de pure play ou de « click and mortar » dit aussi « bricks and clicks », nous sommes supposés être sur Internet depuis le début jusqu’à la fin. E-commerce à mon avis est plus approprié pour désigner l’activité de magasin en ligne ou e-shop.

Cette confusion est encore plus flagrante quand on veut définir l’économie numérique. Bien que le principe soit simple, il s’agit de la nouvelle économie post internet, donc forcément on parle de commerce électronique (pardon e-commerce). Pour preuve que la confusion existe et que je ne crée pas un buzz sur ce sujet, analysez plutôt l’image ci-dessous.

Pour s’entendre, on va s’accorder que commerce électronique, économie numérique, le tout c’est du pareil au même et nous allons tacher d’analyser la progression de l’e-commerce dans notre province. Mais si vous voulez creuser plus, je vous invite à lire l’article posté sur le Blog de L’économie numérique de HEC Montréal (le commerce électronique moteur principal de la nouvelle économie).

commerce électronique Vs économie numérique

Source : http://www.guideinformatique.com/lettrefiche-621.htm

Au-delà des propos alarmants de Michelle Blanc à ce sujet (Le Québec en retard sur le reste du Canada avec à peine la moitié des cyberacheteurs comparé aux autres provinces) qui date d’octobre 2008, nous découvrons que le magasinage dans internet est populaire au Québec. Les commerces en ligne font de belles affaires malgré une économie fragile. Depuis le début 2009, les québécois ont acheté  pour prés de 2,6 milliards $ de produits dans internet. En tout cas c’est ce que révèle le centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).

Depuis le début de l’année, leurs achats auraient même augmenté d’un trimestre à l’autre. Ainsi leurs achat en e-commerce s’élevaient à 746 millions $ sur la première période de Janvier à Mars, à 905 millions $ pour la deuxième période allant jusqu’à Juin et à 938 millions $ pour le troisième trimestre. Soit donc une progression de 192 millions $ en neuf mois (presque 25%), ce qui promet pour ce dernier trimestre qui explose toujours grâce aux fêtes, boxing days…

indice du commerce électronique Québéc

«Compte tenu de la situation économique actuelle, il s’agit là d’un indice très positif », a indiqué la porte-parole du CEFRIO, Najoua Kooli.
Le nombre de cyberacheteurs se maintient autour de 20% contrairement à Octobre 2008 où il était à peine de 15%.  L’augmentation du CA réalisé par l’e-commerce québécois aurait été encore plus forte si le panier moyen par cyberacheteur avait gonflé ou au moins stagné. Celui-ci est passé de 288 $ en Septembre 2008 à 233 $ en Septembre de cette année.
Pour lire le document PDF : Indice du commerce électronique au Québec troisième trimestre.

Selon un rapport de l’indice du commerce électronique au Québec sur le type de produits achetés sur Internet qui date de Juin 2008, les secteurs où l’e-commerce marque des points ici au Québec assurément sont l’Édition (les livres, revues et journaux), suivie de la mode (les vêtements, bijoux et accessoires) puis les billets de spectacles.

secteurs e-commerce fin 2008 au Québéc

secteurs e-commerce fin 2008 au Québéc

Par ailleurs, il y a aussi l’aspect démographique qui est intéressant. Dans la présentation des statistiques d’achat en ligne par le CEFRIO, il en ressort clairement que la tranche des 18-34 ans suivie de celle des 35-44 ans arrivent en tête avec respectivement des proportions de 25% et 21% comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous :

aspect démographique e-commerce Québéc

aspect démographique e-commerce Québéc

Pour compléter cette étude concernant le portrait internet des cyberacheteurs, nous avons à notre disposition un travail récapitulatif du profil des québécois qui magasinent en ligne qui date de fin 2007 mais montre la proportion de la population québécoise qui achète en ligne selon leurs âge, sexe, langue et niveau d’éducation (Étude CEFRIO, VDL2 et SOM ). Il est intéressant de noter que les hommes de 18-24 ans sont en tête qui parlent le français ou une autre langue et qui auraient un niveau universitaire.  Dans un autre graphique, on note qu’à travers le Québec, Montréal arrive en tête avec plus de 18%, Québec et environ en deuxième position avec presque 15%. Les familles avec des revenus de 50 000 $ et plus représentent le tiers du volume.

répartition géographique des cyberacheteurs

répartition géographique des cyberacheteurs

Maintenant, il ressort qu’il y a la génération C des 12-24 ans qui arrive et le défi qui se pose est de répondre à sa demande. En effet, cette population a grandi avec Internet et son comportement vis à vis des NTI change la donne de manière drastique.  La société québécoise voit donc venir toute une génération dont les attentes et les comportements que ce soit à l’école, dans l’univers de la consommation, au travail ou dans la sphère civique, diffèrent de ceux des autres québécois (Rapport-synthèse portant sur l’étude génération C par le CEFRIO). Je vous invite donc à découvrir cette opportunité phénoménale qui s’ouvre devant les acteurs du commerce électronique au Québec.

Alors, tout ce que nous pouvons souhaiter pour cette nouvelle année 2010, c’est que le e-commerce dépasse tous ces chiffres, se banalise et qu’avec les moyens de sécurisation des paiements mis en œuvre par Visa et Mastercard notamment avec leur programme Secure Code, les consommateurs puissent dépasser leur frilosité et magasiner en toute confiance. Il y a aussi beaucoup de travail qui est accompli ou en voie de le devenir au niveau de la protection de la vie privée et le Québec est le mieux loti de tout le Canada, ça c’est sûr !!

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Dec 28 2009

Suicide WEB 2.0 : naissance des sites non sociaux SNS

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 7:27 AM
Les sites anti sociaux

Les sites anti sociaux

Dans cet article qui j’espère vous fera réagir sur les diverses facettes que peut avoir la participation à un réseau social, je vais aborder les sites non sociaux dont l’abréviation est SNS comme leurs contraires (Social Network Site).

En marocain, nous avons un adage qui dit que l’entrée du Hammam n’est pas comme sa sortie et une blague rapporte :

Un gars vient d’ouvrir un Hammam et comme il est super chic (le hammam), il demande 50 Dirhams pour l’entrée. Après maintes tentatives il baise le prix jusqu’à 5 Dirhams et toujours pas foule. Alors il décide de décréter entrée gratuite pour tout le monde, Vous imaginez bien sûr l’empressement des gens et donc le Hammam affiche complet. Puis il décide de fermer les portes et de faire payer 100 Dirhams la sortie !!

Non, je ne vais pas m’étendre sur le modèle économique du Hammam ou son marketing sur le Web, mais depuis que j’ai entamé ma maitrise en commerce électronique, la question qui revient souvent : Comment monnayer des super audiences telles que celles de Facebook, Twitter, Myspace et une flotte de réseaux sociaux (SNS).

En effet, Facebook peut se targuer de ses 250 millions d’utilisateurs, Myspace 125 millions d’utilisateurs, Twitter avec 30 millions d’abonnés , LinkedIn plus de 50 millions de professionnels  et Viadeo environ 25 millions dans le monde. Mais tous ces réseaux cherchent encore les manières d’engranger des bénéfices.  Pour cette partie, j’ai beaucoup apprécié le travail de Stella Morabito qui est très intéressant.

Non, en toute honnêteté, je suis surpris et très curieux de comprendre la vague des moteurs qui nous permettent de faire des espions internet, retracer une personne physique grâce à son nom, son email, son téléphone ou son adresse physique. Il y’avait bien 123people.com, pipl.com, wink.com, peekyou.com, peoplesearch.net, yebol.com puis viennent les payants comme spock.com, spokeo.com, intelius.com, zoominfo.com… Nous avons même les services de détective en ligne retracés par lifehacker.com qui fait un classement de ces sites ou rapleaf.com qui offre ses services aux entreprises pour la clientèle ou le recrutement Social Network Search. Bien entendu, tous ces sites se rajoutent à la longue liste des moteurs usuels tels que Google, People.yahoo.com, Lycos et bien d’autres. Évidemment, la manière la plus sûre reste de chercher directement sur chaque réseau social mais ça doit être long à mon avis.

Jusque là je me suis fait à l’idée de Googler mon nom de temps en temps (je découvre des choses à propos de moi et ça flatte l’égo), mais là je viens d’apprendre l’existence d’un nouveau modèle encore plus fou : le suicide numérique !!

Même si le buzz actuel porte sur seppukoo.com qui donc propose de tuer votre Id sur Facebook en quelques clics, cette solution était déjà proposée par suicidemachine.org, un site web qui permet d’opérer en quelques clics le suicide 2.0 en vous désinscrivant de tous vos réseaux sociaux afin de tuer votre vie numérique (en faveur de votre vie réelle ?).
Notons au passage que cela est censé quand on apprend par exemple que Facebook est derrière un divorce sur cinq en Angleterre (toute récente enquête révélée dans The Telegraph), ou encore un taux de suicide réel parmi les adolescents aux USA qui n’ont plus le contrôle sur leur vie virtuelle (Sexting et suicides). Et puis n’oublions pas bien sûr toutes les dérives concernant le contrôle de la vie privée et qui peuvent conduire à l’usurpation d’identité, voir même le vol d’identité (le projet de loi Québec)

Les réseaux sociaux dans le monde

Les réseaux sociaux dans le monde

Mais imaginons maintenant ce scénario à l’échelle planétaire. Pour ça il faudrait d’abord prendre conscience de la diversité des habitudes de chaque pays et donc la prépondérance d’un réseau plus qu’un autre. Le suicide de l’identité numérique qui consiste à désactiver volontairement son profil sur un site social pour ne plus le fréquenter prend une autre dimension. Par exemple, pour ma part je suis d’origine marocaine, j’ai vécu 7 ans en France au moment de mes études et même un an en Ex-URSS pour mon stage, et maintenant je veux donner un nouveau souffle à ma vie ici au Québec, alors dois-je m’inquiéter de ce que j’ai pu poster à l’âge de 20 ans ?  Franchement, pour moi c’est facile puisque je suis un quadra ! Mais imaginez le casse tête des jeunes aventuriers des temps modernes qui partent à la recherche d’une vie meilleure, une nouvelle chance…

Conclusion

Si les réseaux sociaux ont toujours été gratuits et fonctionné selon un modèle de publicité en mettant à disposition des annonceurs une flopée d’informations pour mieux cibler les utilisateurs, ce profiling finalement devient un outil de chantage. En effet, nous avons bradé notre vie privée au nom de l’utilité et de la gratuité mais ne serait-ce pas mieux de payer et avoir la sécurité que nos données sont entre de bonnes mains et non accessibles au premier robot crawler ?!

Dans le cas actuel et vu la nouvelle tournure que prennent les choses, il faudra qu’on paye pour acheter notre identité numérique ou la tuer (le suicide est un terme trop violent à mon goût).

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Sep 07 2009

Révolution des NTI et nouvelle économie

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 9:05 PM

Le terme de nouvelle économie est apparu dans les années 90 avec l’essor des nouvelles technologies et principalement Internet qui a influencé le monde de l’entreprise à tous les niveaux (web, veille, commerce électronique, communication interne…).

Bill Gates nous invitait en 1995 à découvrir un monde meilleur, grâce à la révolution informatique qui est, comme il aime à le souligner, la première révolution pacifique, dans son livre « la route du futur ». La même année apparaissaient les premiers symptômes de la «bulle internet » avec la frénésie des investisseurs lors de l’introduction en bourse de Netscape.
Rappelons à cet effet le krach boursier de l’été 2000, au moment de l’éclatement de la bulle Internet, « bulle spéculative» qui a affecté les valeurs des secteurs liés à l’informatique et aux télécommunications. Si La Silicon Valley désigne le pôle des industries de pointe que tout le monde envie, elle aura participé également au gonflement de cette bulle via ses sociétés de capital risque.

Veuillez visionner ces deux vidéos pour avoir une idée générale du contexte de l’évolution d’internet:

C’est dans ce contexte que l’énoncé de la Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information comme résultat du sommet de l’OCDE en Juillet 2000 est intéressant car il définie les opportunités et les contraintes que représente l’utilisation d’internet de manière globale. Ainsi, il affirme que le XXIème siècle sera largement modelé par les technologies de l’information et de la communication et que celles-ci seront un des principaux facteurs de la croissance de l’économie mondiale. Cette charte, qui compte un certain nombre de recommandations techniques, a le mérite de s’intéresser à tous les pays puisqu’elle constitue un appel à combler le fossé international de l’information et du savoir. Outre les mesures concrètes prévues pour favoriser le déploiement du commerce électronique, elle implique dans sa démarche des organisations internationales telles que l’OMC, l’UIT et le PNUD ainsi que d’autres organismes qui ont également un rôle important à jouer dans cette optique.

Plus qu’un développement technologique, nous parlerons plutôt de “révolution des NTIC” (Étude Christian BIALÈS) qui conduit donc à une nouvelle économie comme il a été le cas pour chaque révolution scientifique ou industrielle de notre histoire (1780-1800 1ère R.I. Machine à vapeur, 1840-1870 Révolution ferroviaire, 1890-1920 2ème R.I. Moteur à explosion Moteur électrique, 1945-1950 Révolution scientifique Physique Chimie, 1970 3ème R.I. Électronique Informatique 1990 Révolution des NTIC).
Cette chronologie nous permet de souligner que les effets à long terme de la révolution que nous vivons sont beaucoup plus importants que ce que nous avons enregistré jusqu’à présent d’une part, et d’autre part que ces effets se manifestent généralement en économie assez loin du secteur d’origine (en l’occurrence la communication). Il apparaît dés lors que le commerce électronique total (B2C et B2B) qui aujourd’hui ne génère toujours que 2,2 % du chiffre d’affaires total en Australie, 1,3 % au Canada, et varie entre quasiment zéro et 17 % en Europe contre 6% aux États-Unis, n’en est encore qu’à la phase de lancement et croissance.
Comme l’a écrit Don Tapscott en 2001, la nouvelle économie est bien là avec l’internet comme moteur principal et toute entreprise voulant nier ce constat est vouée à l’échec.

Le commerce électronique a du mal à pénétrer quelques secteurs parce qu’il ne s’y prête pas encore et il est freiné par les inquiétudes quant à la sécurisation des transactions sur la toile. Mais ses bénéfices et avantages sont d’ores et déjà connus de tous (des prix compétitifs, la diversité et la transparence de l’offre, commodité et facilité…etc.). Il ne faut pas occulter le fait que nous utilisons déjà le commerce électronique de façon quotidienne quand nous traitons avec les banques, organismes de fourniture d’eau et électricité, ainsi que pour un certain nombre de services gouvernementaux ou communautaires. La question se pose dans le cadre de vente de biens d’équipement ou de consommation. Pour les services de base, nous sommes entrés déjà dans l’ère du tout numérique et ce n’est que le début du processus de banalisation et de découverte.

Il faudra apporter en innovant des solutions adaptées à chaque secteur (Essayage en 3D pour l’habillement, Simulateur de conduite pour l’automobile, le Web olfactif pour l’agro alimentaire…etc.) tout en démocratisant l’accès au paiement en ligne avec des solutions qui ne laissent aucun doute concernant l’usurpation d’identité à des fins d’escroquerie.

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