Pour reprendre les sujets des posts précédents : le multimédia autrefois utilisé pour agrémenter le site, est appelé à remplir d’autres fonctions comme le référencement et le marketing viral.
Début 2010, l’industrie de la recherche sur internet a connu des changements majeurs dont notamment :
Généralisation de la recherche universelle à tous les moteurs
Perte de trafic des moteurs vers les réseaux sociaux et notamment Facebook et Youtube.
Nouvelle notion de recherche en temps réel (Google Caféine)
Utilisation de la sémantique et RDFa dans Google, Bing et Yahoo
Incorporation de la recherche personnalisée.
L’utilisation de la recherche universelle gagne du terrain et les internautes n’hésitent plus à aller faire leurs recherches sur les sites dédiés :
Les vidéos promotionnelles montrent les produits dans leur contexte et permettent aux consommateurs de les découvrir et déclencher les achats.
La vidéo promotionnelle
À l’ère du multimédia et du Web 2.0, il devient nécessaire d’exposer ses produits ailleurs que sur le site de commerce électronique. Mais au-delà de simples annonces listées ou citation de produits, il est très intéressant de concevoir des vidéos promotionnelles et de les diffuser à un grand public. La vidéo est un canal marketing formidable de par les possibilités d’expression très larges qu’il permet : indexation des produits, des services et des personnes qui font partie intégrante d’une entreprise….
Dans son étude de 2008, Comscore révélait que 38% des pages de résultats naturels de Google incluaient un résultat dédié à la vidéo . Ces résultats proviennent généralement des sites de partage tels que Youtube, Dailymotion, Vimeo… etc. Cette même étude montrait que Youtube s’accaparait 44 pour cent des parts du marché au Canada, 38 pour cent en Allemagne et 34 pour cent aux États-Unis. La plus faible proportion en France est notamment due à la bonne résistance du site de vidéos local : Dailymotion avec 15,5 pour cent des vidéos regardées dans l’hexagone. Globalement, on constate une domination de Youtube qui appartient à Google, certainement grâce à la notoriété de ce dernier dans l’industrie de la recherche.
De plus, quand la vidéo est bien réalisée, elle est partagée par un grand nombre d’utilisateurs qui vont donc la publier sur les murs de leurs réseaux sociaux, la commenter …etc. L’objectif est donc double : accroître sa visibilité auprès des moteurs de recherche mais aussi auprès de la « Communauté web » afin de profiter, au maximum, de l’effet démultiplicateur offert par le marketing viral.
Référencement de vidéos promotionnelles
Bien que Youtube surclasse ses concurrents comme on a vu ci-dessus, il faut publier la vidéo sur autant de plateformes que possible. On peut donc considérer : Google Video, Yahoo! Video, Daily Motion, MySpaceTV, MetaCafe, Revver, Veoh, Blinkx, Break.
Il est primordial de déterminer les mots clés qui vont être tapés pour la recherche par les clients. Il faut identifier ces mots clés potentiels et les mettre dans le titre de la Vidéo ainsi que dans le nom. La plupart des sites de partage vidéo permettent de saisir des tags vidéo avec des mots-clés et une courte description. Il faut en tirer le maximum en insistant sur les termes de recherche identifiés. Sur le site, il faut optimiser le texte autour de la vidéo en relation avec son contenu.
Dans les pages de résultats de recherche, l’internaute voit une vignette. Il est important que celle-ci présente bien la vidéo en prenant bien soin de choisir un moment qui met en valeur le contenu pour inciter le visiteur à regarder.
Sur les sites de partage, il ne faut pas omettre de mettre l’URL du site, en plus de la description de la vidéo. Ceci améliore sa position dans la recherche et les clients potentiels sauront rapidement à qui s’adresser pour plus d’informations. De plus, il faut mettre en filigrane la marque, ou le nom du site sur la vidéo, ce qui contribue à développer la notoriété de celui-ci.
Encore une fois, le Web 2.0 se veut participatif. Alors il faut répondre aux commentaires laissés par les internautes et promouvoir le produit en engageant des discussions autour du produit via la vidéo.
Dans le même esprit, il faut rafraîchir autant que possible le contenu. Les moteurs apprécient les chaînes qui bougent et les clients aussi. Il est recommandé de produire régulièrement des films pour garder l’intérêt des clients.
De la même manière que pour le lancement de produits, une nouvelle vidéo devrait faire l’objet d’une campagne marketing sur les réseaux sociaux, voir même une campagne de PPC (Pay-Per-Click).
En effet, si on a vu que la vidéo produit procure les informations nécessaire sur les caractéristiques de celui-ci, l’utilisation de la vidéo dans un sens plus large peut le vulgariser et améliorer sa visibilité sur la toile.
D’emblée on pourra s’avancer en affirmant que la vidéo est une véritable opportunité au Québec de part la demande des internautes et du manque de son utilisation par les entreprises d’autre part.
Dans le classement effectué par Emarketer pour le quatrième trimestre 2009 concernant l’utilisation des médias sociaux au Canada, il ressort clairement que Youtube bénéficie d’un excellent achalandage. Avec 21,31 % de part de visites, juste derrière l’indétrônable Facebook avec son score de 58,60 %, Youtube se révèle être la plateforme de référence pour diffuser ses vidéos en ligne et faire un effort de référencement pour qu’elles soient visibles par les internautes.
Par ailleurs, une autre étude de l’« Inter@ctive Reid Report » montre que internet au Canada dépasse la télévision en audience. Au quatrième trimestre 2009, pour la première fois, les Canadiens ont passé plus de temps sur Internet (18,1 heures par semaine) que devant leur télévision (16,9 heures). Ainsi, il apparaît clairement que l’utilisation de la vidéo est une opportunité au Canada.
Mais, il semble que le Québec notamment ne profite pas suffisamment de ce média très prisé pourtant par les internautes. Les résultats du récent sondage du Baromètre multiple-media.com montrent que les entreprises du Québec manquent le train de la vidéo en ligne . Près de la moitié des entreprises du Québec (45 %) ne produisent jamais de vidéos.
Seulement 8 % des entreprises du Québec utilisent YouTube dans leur stratégie de marketing en ligne. En ne diffusant pas de vidéo sur ce site, les entreprises passent à côté d’une opportunité importante d’accroître leur notoriété et de générer du trafic vers leur site corporatif.
Seulement 1 entreprise sur 5 utilise YouTube. À l’heure où le principal enjeu des stratégies Web est d’être visible et bien positionné dans les engins de recherche, ne pas recourir à YouTube dans une perspective de SEO (Search Engine Optimization) doit déclencher des signaux d’alerte.
L’équipe du Baromètre a mis en évidence que la moitié des entreprises diffusant des vidéos sur Internet n’utilisaient que leur site corporatif et passaient donc à côté de la possibilité, pour un très faible coût de production additionnel, d’accroître leur visibilité sur le Web. Seule une infime minorité d’entreprises québécoises utilise les techniques adaptées pour exploiter YouTube comme il se doit afin de générer notoriété et trafic. La diffusion des vidéos de produits sur ce type de plate-forme nécessite un montage postproduction spécial pour les adapter à l’aspect récréatif que présente le site de réseautage social. On parle alors de vidéo promotionnelle même si celle-ci est destinée à vanter les seuls avantages d’un produit. Sa fonction reste en effet principalement la promotion et non la présentation du produit.
Si l’utilisation de la vidéo en ligne en vue de créer un buzz ou pour faire du marketing viral est très recommandées, les bonnes méthodes de référencement de ces vidéos doivent néanmoins être respectées. C’est ce qu’on verra dans un prochain article…
Ci-dessous une vidéo comment rendre votre vidéo virale :
Après avoir vu en détail le référencement du texte fiche produit ainsi que les bonnes pratiques pour le référencement des images en commerce électronique, nous allons compléter le tour des applications multimédia avec la vidéo produit.
La popularité croissante de la vidéo en ligne a modifié les attentes des consommateurs et devient un facteur de jugement de la richesse de contenu sur les sites de commerce électronique.
Son utilisation autrefois réservée aux films institutionnels et publicités virales, a été généralisée à la présentation des produits. Celle-ci est très bien adaptée pour présenter les différentes facettes du produit et en montrer l’utilisation.
En montrant les caractéristiques ou les usages d’un produit, la vidéo permet à l’internaute de mieux se l’approprier et peut le convaincre d’acheter.
Il existe principalement deux approches pour intégrer la vidéo dans l’e-commerce:
vidéos de présentation incorporées dans des pages de détails des produits, fournissant des informations supplémentaires sur le produit.
vidéos promotionnelles qui montrent les produits dans leur contexte, permettant aux consommateurs de les découvrir et déclencher les achats.
Dans cet article, nous allons aborder uniquement le cas de la vidéo de présentation produit. Un autre article concernant la vidéo promotionnelle suivra.
II. Utilisation de la vidéo produit en e-commerce
Si les photos sont d’une importance capitale lors de la création d’une fiche produit, on peut aller plus loin en intégrant une vidéo de présentation de son produit. Pour Philippe Bornstein, consultant indépendant spécialisé dans les vidéos marchandes, l’intérêt de la vidéo est tout simplement de fournir de l’information plus facilement que le texte. Il prend ainsi l’exemple duplayer mis au point par Allurent.com : “A l’intérieur de la vidéo, on peut cliquer sur un produit, voir son prix, le mettre dans le panier… il ne s’agit plus d’un simple player mais d’une véritable interface utilisateur.”
Toujours selon Philippe Bornstein, l’élément capital est la qualité du son de la vidéo, qui serait beaucoup plus importante que la lumière ou les autres propriétés visuelles de la vidéo. La vidéo ne doit pas durer plusieurs minutes, deux ou trois plans du produit peuvent suffire. Comme pour la photo, l’éclairage est très important. Il existe des moyens bon marché de produire de la vidéo. Pour se lancer, on n’a besoin que d’un caméscope, d’un pied, d’un présentoir qui fait tourner le produit et d’un fond blanc. Ensuite, le coût dépend de l’architecture technique utilisée. Ce sont des coûts relativement importants, notamment en serveurs et en bande passante. Une solution consiste à héberger ses vidéos sur des plateformes d’hébergement comme Youtube ou Dailymotion.
TubeMogul est un service gratuit qui permet d’utiliser un unique point d’accès pour déployer des vidéos sur les différentes plateformes de partage de vidéos. L’interface permet aussi de consolider les statistiques des différents services en une seule page, afin de connaitre le nombre de visionnage des vidéos sur chaque site ou la vidéo a été uploadée : YouTube, Metacafe, MySpace, Yahoo!, Kewego, Dailymotion, etc.
Par ailleurs, la vidéo peut ne pas contenir que des images. Plusieurs études ont ainsi montré qu’un texte en overlay transmettant un message clé améliorait la transformation d’une vidéo : l’écrit permet de mieux mémoriser le message. La voix off permet une relation plus forte avec le consommateur, mais les internautes ne surfent pas toujours avec le son. La vidéo avec une image démonstrative et un texte en surimpression ou des effets rajoutés au montage apparaît comme solution idéale.
Comme vu pour les images, il convient de placer les vidéos au bon endroit du site et de les mettre en valeur. La vidéo de présentation produit fait partie des attributs de l’article. C’est la raison pour laquelle elle a toute sa place sur la fiche produit, aux côtés des caractéristiques techniques et du prix.
II. Référencement de la vidéo produit
Pour insérer un média (animation Flash, vidéo, son), on utilise la balise standardisée OBJECT. On a donc la possibilité de proposer aux robots du contenu qu’ils pourront comprendre :
<object type=”application/x-shockwave-flash” data=”animation.swf”>
<param name=”movie” value=”animation.swf” /><param name=”wmode” value=”transparent” />
ici le texte alternatif à la vidéo. Quelques mots-clés
</object>
Google reconnaît, depuis mai 2009, deux formats de balisage Facebook Share et Yahoo! SearchMonkey RDFa (google, 2009). Il incite également à créer un plan de site en utilisant les balises spécifiques aux vidéos :
Une fois le sitemap créé, il faut l’envoyer manuellement à Google à l’aide des Outils pour les webmasters. Un sitemap pour vidéos permet à Google de trouver sur le site du contenu qui ne serait pas découvert autrement. Google est en mesure d’explorer les formats de fichier vidéo suivants : .mpg, .mpeg, .mp4, .mov, .wmv, .asf, .avi, .ra, .ram, .rm, .flv. (Accessibles via HTTP).
La norme HTML5 (non encore validée par le W3C) introduit la balise HTML <video>. A l’instar de la balise <img> qui permet d’inclure les images, elle permet d’inclure dans une page Web une vidéo. Cette balise apporte de la sémantique, mais la norme est toujours en gestation.
Pour un bon référencement, il est évident que ces vidéos ne doivent pas figurer dans des Pop Up car la page doit être listée dans le plan du site et être soumise aux moteurs pour indexation. Il est important également que la page en question contienne du texte explicatif en relation avec le thème de la vidéo.
Comme nous avons vu le rôle du multimédia en commerce électronique, les images jouent un rôle important dans la mise en valeur du contenu, l’illustration des produits et leur référencement. Ainsi, on va aborder leur intégration sous trois angles distincts mais très liés que sont l’ergonomie, le référencement et la protection des droits.
I. Ergonomie des interfaces
Les images attirent l’œil (et peuvent le distraire de l’essentiel). Il faut les utiliser avec parcimonie et intelligence, à moins qu’il s’agisse d’une galerie d’images. La disposition des images, comme pour le texte, et des éléments en général dans une page web dépend pour être efficace de trois règles principales :
La loi de la proximité : la vision regroupe les objets qui sont proches
La loi de la similitude : la vision assimile de façon identique les éléments qui sont semblables en taille, forme ou couleur.
La loi de la continuité : la vision aura tendance à associer les éléments qui sont alignés de façon identique.
Le respect de ces règles (qui s’adapte aux images et aux autres éléments des pages) permet une lecture rapide et facilite la compréhension du site. Il faut intégrer au moins une image par page pour reposer l’œil des lecteurs et capter leur intérêt. Mais il faut utiliser des images de petites dimensions parfaitement lisibles. Plus une image est simple, moins elle pèsera lourd et mieux elle jouera son rôle d’illustration. Les visiteurs sont pressés et s’impatientent vite. Les pages ne doivent pas peser plus de 50 à 80 Ko au total. Le temps de téléchargement est crucial comme facteur de qualité et se chiffre en millièmes de seconde.
L’autre facteur déterminant de la position des éléments graphiques (images) dans une page est la façon dont les internautes regardent la page.
Pour cela, nous avons les travaux du professeur Thierry Baccino qui permettent d’énoncer quelques principes issus de l’observation des parcours oculaires sur une page.
Ceci reste toutefois très schématique et ne représente pas une règle prévalant sur toutes les autres : il ne faut pas briser une harmonie graphique et respecter bien entendu les règles citées auparavant.
On tendra à mettre toutefois les images importantes dans les zones de 1 à 4.
II.Référencement des images
Google Images a indexé des milliards d’images. Si une image du catalogue apparaît dans la liste de recherche naturelle pour le mot-clé choisi, cela va drainer des visiteurs ciblés vers le site.
Pour cela, il faut tenir compte des recommandations des moteurs :
Utiliser un nom de fichier qui contient les mots-clés pour lesquels on veut être indexé. Le nom du fichier exemple.jpg est utilisé pour le mot clé « exemple ».
Utilisation de l’attribut texte Alt descriptif de l’Image. Il faudrait utiliser les mêmes mots-clés qui ont été utilisés pour le nom de fichier.
De la même façon, l’attribut Title de l’image doit être utilisé : ‘<img src=” casquette.jpg” alt=” exemple” title=” exemple “>’
Le contenu textuel de la page Web avant et après l’image influe également sur sa position dans les résultats de Google Image Search.
Les plus grandes images semblent apparaître plus haut dans les premiers résultats de Google. Il ne faut pas omettre d’Inclure la largeur et la hauteur dans la balise image pour montrer aux moteurs de recherche la taille de celle-ci :‘<img src=” exemple.jpg” alt=”exemple” title=”exemple” width=”306″ height=”306″>’
Optimiser le reste la page web pour l’expression clé choisie de la recherche. Si la page Web complète a été optimisée pour un mot clé alors il est plus facile d’obtenir de bonnes situations dans les listes des images proposées par les moteurs de recherche.
Bien entendu, l’image sur laquelle on aura optimisé la description en fonction du mot clé, doit apparaître également attrayante à l’écran. Il faut que l’image donne envie à l’internaute de cliquer dessus si elle apparaît dans les recherches.
Google vient de mettre à jour le dispositif de cartographie. Le Sitemap se limitait jusqu’ici à la prise en charge de description de contenu texte, la vidéo, les fil d’actualité et les sites mobiles. Désormais, il est donc possible de désigner une ou plusieurs images au sein d’un Sitemap classique. Cette nouveauté est particulièrement intéressante pour les images présentes dans les formulaires en JavaScript, ou encore pour les pages présentant beaucoup d’images, et qui sont à hierachiser en fonction de leur niveau d’importance. Exemple de Sitemap intégrant la référence d’une image associée à une page :
Le RDFa permet de sémantiser le contenu du site en intégrant des balises pour définir des éléments. En Taguant les images avec la technologie RDFa, Google peut reconnaître alors si une image est libre de droits ou est soumise à des conditions particulières, selon R.J. Pittman de Google. Le code RDFa à utiliser est décrit ci-dessous :
La meilleure licence pour partager les images sur le web consiste à les distribuer gratuitement, en limitant leur diffusion à un usage non commercial. Dans le cas où on ne veut pas qu’elles soient copiées, il faut opter alors pour le copyright. Dans tous les cas, il faut être capable de prouver son antériorité, en publiant par exemple les images sur des sites reconnus, comme Flickr ou Photobucket. Certaines solutions de marquage invisible permettent de laisser sur l’image des points ou formes imperceptibles par l’œil, comme preuve d’appartenance de l’image. Malheureusement, les solutions techniques ne sont pas viables, puisqu’il est facile de copier l’image en effectuant une simple capture d’écran.
Dans cette première partie d’une série d’articles qui traitent de l’utilisation et référencement du multimédia en commerce électronique, nous allons voir le rôle du texte de votre site web.
Nous avons vu auparavant l’émergence du web sémantique et son incidence sur le référencement. Le texte renseigne l’internaute mais n’est pas le plus efficace pour l’expérience utilisateur. Aussi, on se limitera au strict nécessaire pour renseigner le cyber acheteur et donner les bonnes indications aux moteurs de recherche en optimisant le contenu (Sémantique et pertinence du contenu ). On pourra donc utiliser les outils disponibles pour la recherche des mots clés et concevoir un texte optimisé pour les moteurs.
1. Texte de description de produits
Clarté et lisibilité sont les principes de base d’une bonne description de produit sur le web. Si le texte obéit à des normes de présentation en termes de typographie et densité, le contenu doit renseigner l’internaute sans omettre les moteurs de recherche qui se basent sur ce contenu pour leur indexation. Notons que l’utilisation de styles en vue de tromper les moteurs (ex. : confondre le texte avec le fond pour le cacher au visiteur) est bannie en référencement.
Il faut proposer du contenu intéressant et compléter les pages par des fiches techniques, des comparatifs ou des guides d’utilisation à télécharger. Il est préférable d’adopter toujours la même forme de fiche produit, afin de ne pas perdre l’utilisateur et garder une certaine cohérence sur le site. Après une description courte du produit le définissant dans ses grandes lignes, le visiteur pourra accéder à une description plus longue et plus détaillée et sur laquelle on pourra optimiser le contenu pour le référencement naturel. Pour optimiser la fiche produits, il faut mettre en évidence une structure avec titre et sous-titre. Il faut faire le choix de la typographie en tenant compte des contraintes des navigateurs et OS, en donnant la possibilité aux utilisateurs de changer la taille de la police.
Exemple d'ergonomie et de fiche produit
II. Sémantique et Référencement
L’objectif du référencement est double : d’une part, inscrire le site internet dans les bases de données des outils de recherche; d’autre part, le positionner parmi les premières pages de résultats.
Pour rédiger le contenu, il est important d’identifier les termes utilisés dans la recherche web liés à la thématique du site. On parle alors de pertinence du contenu, de sémantique et de LSI (Latent Semantic Indexing). Le LSI est un algorithme utilisé par les moteurs de recherche pour évaluer le contenu d’un site en fonction des mots clés utilisés. Google annonce sur son blog que le recours à cette méthode est déterminant et que celle-ci va être de plus en plus utilisée sur ses serveurs (googleblog, 2010). On parle également de Keyword Clustering, une technique qui permet d’optimiser le site pour une requête assez concurrentielle au moyen d’une grappe de mots proches sémantiquement et rattachés à l’expression clé.
La sémantique du code est un ensemble de pratiques permettant de rendre le code plus « lisible », en hiérarchisant le contenu mis en forme (Titre principal, sous-titre, texte du contenu, emphase d’un morceau de contenu…).
Il convient en effet d’utiliser les éléments de base du HTML, qui ont un sens bien précis: H1 représente un titre de premier niveau; H2, un titre de second niveau; P constitue un paragraphe, SMALL, un petit élément de texte; UL définit une liste d’éléments; LI définit un élément de liste…etc.
Depuis la publication officielle du brouillon du HTML5 en Avril 2009 qui apporte beaucoup de nouvelles balises sémantiques très utiles pour le référencement, celui-ci semble de plus en plus adopté par les grands sites comme CBS et encouragé par les moteurs comme Microsoft. Il faut noter que dans cette nouvelle version, l’utilisation de <h1> <h2>… reste valable.
En plus nous voyons apparaître un nouvel élément <section> qui permet de définir les différentes sections d’un document. Combiné avec les éléments h1, h2, h3, h4, h5, et h6, celui-ci donnera une meilleure définition de la structure du document.
Après avoir réalisé la trilogie du référencement, je vous propose une série d’articles concernant le rôle du multimédia dans les sites de commerce électronique au Canada et plus spécifiquement au Québec. Pour avoir une idée du contenu, nous allons montrer que si le multimédia améliore l’expérience utilisateur grâce à une interface conviviale et facilite la navigation pour le cyberconsommateur, il peut aussi améliorer le référencement s’il est bien utilisé.
Le terme multimédia désigne les documents informatiques diffusés par l’ordinateur média et faits de données textuelles, visuelles, sonores et cinétiques, qu’il s’agisse d’images animées ou de vidéo. Dans le cas des commerces électronique, il intègre également des animations virtuelles. On parle alors de rich media, dans le sens où ces contenus media confèrent aux sites Internet une dimension plus interactive. Les medias enrichis sont devenus un levier à part entière pour accroître l’audience d’un site ou d’une campagne, et fidéliser ses clients. L’efficacité publicitaire des créations “rich media” est généralement reconnue, mais leur bonne réception exige que les internautes soient équipés de façon convenable avec notamment des liaisons haut débit.
Dans une autre étude de Emarketer, on apprend que le Canada compte certains des utilisateurs d’Internet les plus engagés, qui consacrent 45 heures et plus en ligne par mois et qu’ils sont de grands amateurs de la vidéo en ligne. Emarketer estime que plus de 23 millions de personnes au Canada se connectent au moins une fois par mois en 2009, soit près de 70% de la population. En 2013, les trois quarts du pays seront des utilisateurs réguliers d’Internet. Profitant de l’engouement des internautes à regarder des vidéos sur le net, les acteurs du e-commerce ont recours de plus en plus au Rich Media pour leurs plateformes e-commerce. Le Rich Media est parfaitement adapté pour certains types de produits ou services permettant une interaction avec l’internaute créant une nouvelle expérience d’achat.
La présentation des produits ou services est la fonction la plus fréquemment rencontrée sur les sites à vocation commerciale. Elle est soit une étape vers la vente en ligne soit une situation durable lorsque pour une raison ou une autre la transaction en ligne ne peut être envisagée. Le rich média est donc préconisé pour améliorer l’expérience de l‘internaute. 26% se souviennent de ce qu’ils entendent, 43% ce qu’ils voient, 66% ce qu’ils expérimentent.
Par ailleurs, l’efficacité des bannières est mise en doute. Seulement, 0,1% des usagers cliquent sur celles-ci (comScore, 2010). Des publicités de plus grandes tailles, placées comme interstitiel ou ayant du contenu riche ont démontré un impact plus important. Le multimédia est très utilisé en publicité pour les sites de commerce sur site ou même hors site comme nous allons le voir.
Aujourd’hui, l’internet compte plus de 200 millions de noms de domaines déposés, plus de 70 millions de sites en ligne (netcraft, 2010), et plus de 1 trillion (1000 milliards) de pages sur le web indexées par Google en 2008. Le nombre de sites de commerce en ligne, en France uniquement, dépasse quant à lui la barre des 50 000. Pour le Québec, les sites e-commerce pourraient se chiffrer en milliers sans compter les marchands Ebay et autres plateformes pouvant relayer les offres de ces sites.
Il en ressort un besoin évident en termes de visibilité et de différentiation. Pour le premier point, les contenus multimédia peuvent aider à un meilleur référencement sur les moteurs de recherche, spécialement la recherche universelle, ce qui tend à augmenter de manière drastique le nombre des visiteurs. Popularisée en mai 2007 par Google, la recherche universelle désigne cette avancée majeure des moteurs de recherche à ajouter des résultats complémentaires provenant d’autres sources que des sites web telles que photos, vidéos, actualités, plans, blogs, shopping….etc. La recherche universelle est désormais proposée par les 3 moteurs :
Quant au deuxième, le rich média interactif peut marquer la mémoire de l’internaute qui deviendra un promoteur du site. En marketing électronique, on parle d’expérience utilisateur et d’utilisabilité du site. Cette dernière est définie par la norme ISO 9241 comme « le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction, dans un contexte d’utilisation spécifié » (wikipedia, 2010). C’est une notion proche de celle d’ergonomie, qui est cependant plus large.
L’illustration des produits et de leur utilisation sur un site d’e-commerce apporte une richesse de contenu pour l’utilisateur et les moteurs, mais elle doit respecter les standards de présentation. En effet, l’insertion de trop d’images, de vidéos ou une mauvaise utilisation du texte et du son, pourraient porter préjudice au site en terme d’ergonomie, voir même de référencement.
L’ergonomie des logiciels s’appuie sur le modèle dit du « processeur humain ». L’être humain, selon ce modèle, perçoit son environnement à l’aide de son système sensoriel (5 sens : toucher, vue, ouïe, odorat, goût), mémorise et planifie des actions à l’aide de son système cognitif (cerveau) et enfin agit grâce à son système moteur et grâce au langage. Appliquée au domaine du web, l’ergonomie d’un site web peut être définie par sa capacité à répondre efficacement aux attentes des utilisateurs et à leur fournir un confort de navigation. Parmi les 5 sens, la vue est le sens le plus développé, alors que le goût et l’odorat sont réputés pour être peu développés. Ainsi, dans la mesure où l’on considère que la perception visuelle peut représenter près de 50% de l’activité du cerveau, il s’agit du mode privilégié pour les interfaces utilisateurs.
Les bonnes pratiques concernant l’ergonomique des interfaces web portent aussi bien sur des critères qualitatifs que quantitatifs. Ainsi par exemple, pour une page devant présenter un contenu dense, la surface dévolue à ce contenu ne doit pas dépasser 70%, 20% seront réservés au système de navigation et le reste affecté au design et à la respiration.
Par ailleurs, la recherche universelle gagne du terrain avec notamment les changements majeurs apparus récemment sur Google et que Yahoo propose déjà depuis un certain temps. Cela signifie que le classement dans l’ensemble des différents moteurs de recherche Google, Yahoo et Bing (images, vidéos, actualités…etc.) est devenu encore plus important pour obtenir le trafic en provenance de ceux-ci. Vous trouverez ici des conseils pour le référencement sur les moteurs de Google.
Cela présente une opportunité pour indexer le contenu multimédia. Mais il faut penser aux moteurs de recherche comme étant des utilisateurs ayant des contraintes importantes : ils ne peuvent pas lire le texte à l’intérieur d’images et ne peuvent pas « voir » un grand nombre d’autres types de contenu multimédia. Nous allons donc dresser le bilan des actions pouvant être entreprises pour contourner ce problème.
Une autre contrainte qui vient d’être dictée par Google pour le classement de ses résultats de recherche, est la vitesse de téléchargement du site.
Un site mal optimisé qui met du temps à s’afficher, peut faire perdre des visiteurs et donc du chiffre d’affaire dans le cas des sites e-commerce. On parle alors de vitesse d’accès ou de site speed. Plus la page va contenir des images, des vidéos, plus elle va être lourde à télécharger.
Dans les articles qui vont suivre, nous allons donc étudier les manières d’optimiser les trois ingrédients nécessaires : texte, image, vidéo. Pour la partie vidéo, nous allons faire une différence entre la vidéo de présentation de produit et généralement intégrée sur site et la vidéo promotionnelle qui va elle être promue ailleurs.
Pour bien faire, rappelons brièvement les différents intervenants dans la mise en place d’un projet Web. Ce tableau ne propose pas le schéma type d’une équipe mais donne une idée des différents profils intervenant lors des phases de conception et de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005). On notera que l’auteur n’a pas mentionné le responsable du référencement, qui néanmoins devrait participer à l’élaboration du site avec ses recommandations techniques.
schéma d’une équipe phase de réalisation d’un projet web (BLANC, 2005)
Actuellement en maitrise de commerce électronique, j’ai choisi de faire un travail de synthèse en intelligence artificielle qui porte sur l’importance de la sémantique dans l’avenir de l’industrie de la recherche, des outils web analytiques et de l’indexation multimédia.
Bien entendu la part belle est rendue au référencement naturel, que je résume de manière historique et je fais le point sur les changements qui l’ont affecté dernièrement. Le marketing est vu alors dans un cadre de médias sociaux et de rich médias. Nous allons donc aborder la seconde partie d’Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux mais en plus complet.
Dans la nouvelle économie, le marketing est le grand gagnant. En effet, celui-ci jadis confondu par erreur avec l’activité commerciale, a gagné ses galons en tant que service stratégique au sein de toutes les entreprises, ou si elles n’ont pas les moyens, est confié à des experts et consultants externes qui ont du coup poussé le concept au point d’en faire une science.
Les sites de commerce électronique font appel à des stratégies de marketing qui ont pour but de les différencier de la concurrence, de drainer du trafic entrant et aussi de créer et fidéliser des communautés de consommateurs rattachées au site. Le terme ROI (Return On Investment) est devenu depuis très populaire parmi les marketeurs et webmasters. Il permet de quantifier le retour sur investissement de son site web ou une campagne de web marketing.
Dates clés de création outils web analytiques
Comme toute science, le marketing dispose alors des moyens de mesure des actions entreprises qui peuvent être corrigées en fonction des résultats et tendances ainsi dégagées. Dans une première étape et jusqu’à l’entrée en jeu de Google Analytics en 2005, les sites de commerce électronique n’étaient pas légion et les outils d’analyse de trafic en ligne se limitaient à une retranscription des fichiers logs de manière simplifiée. Depuis, et grâce au rachat d’un ancien spécialiste des statistiques pour sites web « Urchin », Google a donné une nouvelle dimension à l’analyse de trafic, si bien qu’aujourd’hui il y a des spécialistes de son produit Analytics. Comme Google Search s’accapare une part de 70% dans la recherche Web, Google Analytics se taille la part de lion dans l’analyse de trafic, comparé à WebSideStory, Omniture et Yahoo analytics.
Depuis l’avènement du web 2.0, beaucoup de choses ont changé, notamment le comportement de l’internaute qui est passé de simple spectateur à un cyber consomm’acteur. Les médias en ligne délivrent des messages personnalisés à des utilisateurs impliqués dans l’enrichissement de la toile via les blogs, forums, réseaux sociaux et autres sites de partage. Cette redistribution des rôles est à mettre au crédit des wikis et différentes Apps qui sont venues se greffer sur la plupart des sites, mais aussi une grande population de 14 à 24 ans appelée aussi génération C qui est tout à fait à l’aise avec l’usage d’internet et de ses outils. Cela affecte l’approche marketing qui commence à délaisser de plus en plus les médias online pour investir dans les médias sociaux, blogs professionnels et contenus rich médias. Les outils d’analyse jusque là qui répondaient aux besoins de suivi de trafic et analyse d’audience, se retrouvent caducs puisque les campagnes de marketing viral et autres buzz créés autour d’une marque ne sont pas mesurables en visites instantanées des clients. Ces actions ont pour effet d’assoir la notoriété de la marque ou de créer des discussions animées portant sur un sujet particulier. Alors, il faudrait connaître ce qui se dit, quand, dans quel endroit (site et localisation), par qui et pourquoi.
Nous parlons donc de nouveaux outils qui font de l’analyse sémantique dans les résultats de leurs requêtes auprès des médias sociaux avec une couverture mondiale et en temps réel. Pour le moment les web analytiques traitent avec les logs et les moteurs de recherche analysent des copies en cache. Bien sur il y a beaucoup d’outils d’analyse qui naissent chaque jour comme Radian6, Sysmos et Linkfluence en France, mais aucun d’eux ne fait l’unanimité. De même, les moteurs de recherche revoient leurs fonctionnement et veulent donner des résultats en temps réel dans les SERPs comme Google avec Caféine mais il va y passer graduellement data center l’un après l’autre. Ce qui nous amène à rechercher des indicateurs de performance consensuels.
Dans le cadre de ma maitrise en commerce électronique à Montréal, j’ai fait beaucoup de recherches sur ces tendances. Avec mon expérience de plusieurs années en SEO (référencement organique ou naturel), j’ai été amené à me poser les questions concernant l’avenir de l’industrie. Pour cette nouvelle année, j’ai lu beaucoup d’articles qui prédisent l’avenir mais sont toujours soit axés sur les médias sociaux, soit sur les moteurs de recherche ou alors en rupture avec les méthodes connues du référencement internet.
Après hésitation, j’ai décidé de publier cet article de Vanksen, une agence conseil en communication 360°, opérant au Luxembourg, en France, aux USA, en Suisse, en Italie et en Chine (http://www.vanksen.fr) avec 5 pôles d’expertise : Conseil , Création ,Media et activation , Monitoring et analyse et Training. Je précise que je n’endosse aucune rémunération pour cela au regard de la FTC et sur un plan éthique.
Vous pourrez noter que j’émets une réserve concernant les capacités d’outils de monitoring pour les réseaux sociaux que je n’ai pas testés comme Linkfluence et VanksenWatch , ainsi que la partie technique comme les raccourcisseurs d’URL qui pour moi devraient être traités comme supports et non comme moyens dans le marketing 2.0 (Postrank Vs Bit.ly) et aussi le gaming qui n’est pas mon terrain de prédiliction. Enfin, je note que l’article d’Emmanuel Vivier est trés complet, mais ne va pas en profondeur. Plusieurs solutions sont citées mais non traitées dans un cadree pratique pour les évaluer. Ci-dessous donc l’article complet tel que visible sur le Trackback (Les tendances 2010 du marketing 2.0 par VANKSEN).
Réseaux sociaux, UGC, Facebook, Twitter, mobile, buzz monitoring, blogs, mesure du ROI, influence… : un panorama complet sur un écosystème en pleine mutation.
Paris, le 4 janvier 2010
Après une année 2009 mouvementée avec la crise, le succès de Twitter et Facebook, la remise en cause de nombreux modèles économiques,… il était temps de se poser quelques minutes et de réfléchir aux grandes tendances 2010. Voici ci-dessous un petit « Zeitgeist » basé sur mes lectures, mes pérégrinations entre les bureaux de l’agence Vanksen (à Paris, Luxembourg, NY, Genève), les actions que nous avons menés pour les grandes marques qui nous font confiance et mes échanges lors des 70 conférences et séminaires auxquels nous avons participé à travers le monde:
Le web et les media sociaux vont devenir plus importants que jamais
50% des américains passent déjà plus de temps sur Internet que sur tout autre media. Les gens vont de moins en moins sur les sites de marques et de plus en plus sur les réseaux sociaux ou contenus viraux. Facebook va continuer à se tailler la part du lion et devrait passer de 350 M de membres en décembre 2009 à plus de 600 ou 700 millions fin 2010, faisant de plus en plus concurrence aux sites media et aux messageries gratuites comme Hotmail ou Gmail et rendant Google de moins en moins pertinent à mesure qu’une partie croissante du web échappe à son indexation. En Asie (Malaysie, Indonésie et Singapour) Facebook a détrôné Friendster et si Facebook augmente la qualité/taille des photos, il détrônera définitivement Flickr. Il ne manque plus qu’un outil de Facebook Management Solutions (comme un CMS) et d’analytics pour que les agences et annonceurs puissent créer et faire évoluer de manière simple et rentable des pages avancées. On peut déjà garder un œil sur Sprout, Involver, Wildfire ou en France TigerLily. Avec plus de 22M de Visiteurs uniques par mois Twitter va continuer à se développer afin de se différencier des newsfeed de Facebook tout en cherchant à se monétiser (abonnement, service premium payant ou publicité)…un vente à Microsoft ou Google ou une entrée en bourse? Tant que MySpace et Skyblog ne repenseront pas à fond leur ergonomie désastreuse, ces plateformes continueront de perdre des parts de marché… Au final, seuls les sites à l’écoute de leurs utilisateurs et ultra réactifs pour faire évoluer leur service, leurs conditions d’utilisation, à bien protéger la données de leur utilisateur ou à bien lutter contre le spam éviteront de voir leur audience s’échapper vers un nouveau service.
Avec déjà plus de 100M de membres rien qu’aux Etats-Unis YouTube va s’imposer comme une vraie alternative à la TV et entrer en conflit contre Hulu ou la Playstation3, Xbox ou iTunes qui veulent tous être LA plateforme monétisable de la vidéo. Une part de leur succès vient du côté « on demand » (illustré aussi par le succès des offres M6replay,…) contrairement au contenu « live » de la TV, contrainte amenée à disparaître et qui fera bien rire nos petits enfants quand on leur expliquera que chaque émission ne passait qu’à un horaire fixe.
La majorité des media sociaux va proposer et ouvrir des APIs pour permettre à d’autres sites ou
applications de s’interconnecter et devenir ainsi de plus en plus intégrés. Malgré ces efforts de transparence, ces services affronteront par contre la colère de certains annonceurs et agences quand comme en cette fin d’année leur API ne tiennent pas la charge ou changent soudainement créant des bugs ou rendant indisponible les applications et les campagnes marketing connectées. Une vraie roadmap des futures évolutions pour les développeurs sera indispensables pour ces services.
Tout étant à terme connecté et donc social, l’expression « media sociaux » aura de moins en moins d’intérêt en soit.
Le social gaming comme FarmVille de la société Zynga, Habbo, Les Sims ou Rolando and FieldRunners (sur mobile) va exploser et proposer des pistes intéressantes de monétisation que les annonceurs devraient examiner de prêt. L’inventaire disponible pour acheter de l’espace continuant de croitre de manière exponentielle, les prix de la publicité de base (cpm & display) ne remontra pas… à moins que la mesure de l’impact des actions online en magasins s’améliore.
Il va devenir de plus en plus dur pour les internautes de tenir à jour tous leurs réseaux et de s’y retrouver dans toute l’information disponible. Des outils de syndication et d’agrégation (comme Posterous) vont faciliter la mise à jour de tous ces sites en une action, chaque site devenant juste un canal de consultation différent de la même information. Face à « l’infobésité », les internautes vont aussi utiliser leur réseau social pour filtrer les informations qui seront de plus en plus personnalisées en fonction de son profil (Facebook Connect déjà utilisé par plus de 80.000 sites: voir The Prototype Experience), de ses actions passées (ciblage comportemental), de ses centres d’intérêt (liens sponsorisés).
Dans ce monde où règne la tyrannie de l’ultra-transparence et des recommandations (positives ou négatives) quasi instantanées, le web deviendra définitivement le facteur le plus déterminant en matière de décision d’achat online ET offline. Le rôle d’expert et d’influent sera plus important que jamais, et donc la réputation de chacun aussi.
On va par contre voir une professionnalisation d’une partie de la blogosphère qui devra prouver aux annonceurs et aux agences son influence en faisant par exemple certifier son audience (influence = réputation ET audience). Il ne suffit pas de s’interlinker entre blogueurs parisiens pour être influent (Wikio devra revoir son classement pour garder un tant soit peu de crédibilité). Avoir beaucoup de followers ou de trafic n’est pas non plus une condition suffisante (il suffit de créer un site avec des photos de femmes dénudées ou un « splog » = une pompe à trafic qui republie les flux RSS de façon automatisée juste pour afficher de la publicité). Les marques voudront mesurer l’audience de leur campagne sur les blogs et non plus estimer l’audience de ces blogs en général. Elles passeront donc par des régies ou agences spécialisées comme BuzzParadise ou Vanksen réalisant au passage que cela évite les maladresses parfois catastrophiques (comme Honda, Domino Pizza et Belkin) et l’intérêt d’outsourcer le temps important nécessaire à entretenir une vraie relation avec les « blogs influents ». Le législateur Européen, comme la « Federal and Trade Commission » aux Etats-Unis, devrait rapidement s’intéresser aux recommandations de marques sur les blogs et les réseaux sociaux pour éviter certains abus. Une mention (post sponsorisé par) sera à terme obligatoire (et c’est tant mieux)… on en attend juste autant sur les media traditionnels (ce n’est pas gagné quand on connait les cadeaux hallucinants offerts aux journalistes de magazines féminins par exemple).
On va aussi voir de plus en plus de passerelles entre les « micro people » de la blogosphère et du web et les media traditionnels. On retrouvera certainement des bloggers comme Mr Dream et son Rewind, DarkPlanneur, Mry, Gonzague.tv, Deedee ou Garance Doré, à la TV (au moins la TNT) ou dans la presse et pas seulement comme invité mais comme animateur ou chroniqueur. D’ailleurs certains leaders d’opinions en ligne ont déjà une telle audience qu’ils n’ont peut-être plus besoin des media car ils en sont devenu un.
Enfin, les media sociaux vont voir l’avènement des minorités… qui n’en sont plus vraiment.
Les femmes représentent 75% des prises de décisions d’achat et désormais plus de 50% des utilisateurs sur les media sociaux, leur talent pour la communication et le relationnel ou la gestion de taches multiples taches étant définitivement des atouts dans un monde 2.0… On a ainsi vu la blogosphère féminine et mode exploser ces dernières années et même s’imposer au 1er rang des défilés haute couture en 2009… Hors il est intéressant de noter que cette population souvent ignorée par la majorité des marketeurs nécessite une approche marketing différente. On voit aussi l’arrivée de sites sociaux spécialisés sur des populations de niches difficiles à toucher avec le marketing traditionnel comme BlackClub, AZN Community,… .
La barrière entre virtuel et réel va de s’estomper. On surfe en même temps qu’on regarde la tv, on navigue depuis son mobile, les objets deviennent connectés (Nabaztag, puces RDFID, ou les APIs)… En 2010, le digital est partout. « Un seul media, une seule machine : de multiples outils de consultation » comme le formule Kevin Kelly . On le retrouvera aussi de plus en plus sur les points de ventes avec des écrans interactifs, des interfaces innovantes, des hologrammes ou de la réalité augmentée.
Les approches offline ou 1.0 ne fonctionneront pas dans un monde 2.0
La majorité des agences et annonceurs sont loin d’avoir encore bien effectué leur passage au digital… Certaines se sont contentées d’appréhender les techniques 1.0 (référencement, emailing, bannering). 2010 va les forcer à une remise à jour fondamentale et profonde sous peine d’être de plus en plus déphasées avec les consommateurs. S’il est impossible ou presque d’ignorer le potentiel du web, les approches de base comme les plans banners au kilo de CPM vont montrer leurs limites.
Au lieu d’empiler les techniques, les marques vont devoir repenser leur stratégie marketing de fond en comble car le bombardement publicitaire fonctionne de moins en moins. Il ne s’agit plus d’envoyer un message vers la bonne cible mais d’influencer l’écosystème lié à votre e-réputation. Internet et les media sociaux permettent désormais au consommateur de filtrer l’information, de la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou d’y répondre.
Bien des marques font l’erreur de croire qu’elles sont populaires alors qu’elles n’ont fait qu’acheter et s’imposer à l’attention du consommateur (en mode interruptif comme une nuisance). Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media). Il faut désormais offrir un service ou un contenu de valeur à l’internaute pour qu’il nous autorise à entrer en relation avec lui. A bas les banners clignotantes et vive le contenu atomisé ( virtual goods, widgets,..). L’expérience et « l’engagement » priment sur le reach et la diffusion de masse. Il faut passer d’une logique de campagne et de buzz (un temps fort limité dans le temps) à une stratégie relationnelle dans le temps. Seth Godin explique que les media sociaux sont difficiles à appréhender pour les marques parce qu’ils sont « un processus et non un évènement ». Les marques qui offriront la meilleure expérience, le meilleur service (parfois même gratuit = freemium), le meilleur contenu,… attireront non seulement l’attention mais transformeront leurs consommateurs en fans prêts à viraliser leur message gratuitement. En partageant sa passion, offrant certains morceaux en téléchargement gratuit,… une artiste locale comme Zoe Keating a désormais plus de 1,3 millions de fans sur Twitter. Comme le Karma il faudra accumuler des points en faisant de bonnes actions pour la communauté avant de solliciter son aide. Pourquoi faire de la publicité interruptive dans les media, quand on peut faire passer son message bien plus efficacement avec de l’advertainment (advertising + entertainment) comme les advergames, les jeux vidéos ou le branded content?
La marque devra faciliter son appropriation et sa distribution en abandonnant une part de contrôle aux consommateurs qu’elle compensera par un relationnel réactif au sein des media sociaux. De toute façon les consommateurs partagent déjà leurs vraies opinions sur le web. Ne pas participer, c’est laisser les autres vous définir. Cette étape sera particulièrement difficile dans le secteur du Luxe même si certains essais comme artofthetrench.com(3,7M de photos vues !) de Burberry (qui investit 40% de son budget marketing online) ou LVMH avec son défilé live sur Facebook ou son magazine NowNess montrent que c’est possible…surtout avec des marques comme Uniqlo qui elles ont déjà tout compris. Il va falloir passer d’une logique de campagne avec un grand temps fort et une « big idea » à un travail de relation et de continuité autour de multiples idées et expérimentations. Pourquoi mettre tous ses œufs dans un seul panier ? La bonne nouvelle est qu’un budget TV équivaut souvent à 3 à 4 campagnes digitales…
La création et animation de communauté en ligne ou de pages Facebook évoluées, de blog de marque, le branded content, les campagnes de banners au Coût par Click ou par vues, l’affiliation, le retargeting à la Critéo, le seeding de vidéo viral, les applications (qui nécessiteront un effort de promotion vu leur nombre), les mécaniques virales évoluées (call back, personnalisation,..),les widgets, les virtuals goods, les advergames ou le référencement (avec l’indexation progressive de Twitter et des media sociaux du « real time » web et la hausse du coûts des liens sponsorisés, le SEO naturel va progresser fortement) auront la côte avec une approche à la performance facilitant la mesure du Retour Sur Investissement… les mini sites plaquettes en flash, les campagnes de banners display, les imitations de sites sociaux sans animation réelle seront « out ».
Le principal obstacle à cette évolution restera la résistance au changement des collaborateurs dû en partie à un manque de compétence sur ces nouveaux usages. Les marques et les agences vont être obligées d’investir massivement en formation et en programmes d’expérimentation si elles veulent réussir à accompagner leurs collaborateurs et préparer leur futur… Comment comptent-elles échanger avec leurs clients quand la plupart des sites 2.0 sont tout simplement bloqués dans la majorité des grandes entreprises! On en arrive à une situation paradoxale où les marques sont plus lentes et moins bien équipées qu’un simple internaute! Dès 1993, Peter Druker nous expliquait dans son livre Post Capitalist Society « qu’un des défis les plus importants pour chaque organisation dans la société de la connaissance sera de bâtir des pratiques systématiques pour gérer l’auto-transformation ». Dix-sept ans après, on en est encore loin…
On sous-estime aussi fortement la résistance d’une bonne partie des seniors « offline» dans la publicité. Il va être difficile de leur expliquer que leur métier n’est plus de réaliser des films ou de faire des shootings avec de grands photographes mais de penser interactivité, expérience multimédia, ergonomie, technologie,… et qu’ils risquent de se faire botter le derrière par de petits jeunots alors qu’ils sont enfin experts dans leur domaine avec x années d’expérience et Lions sur leur étagère. Quasiment aucune grande agence de publicité n’est devenue leader en 10 ans sur le digital ! Au mieux, comme Publicis encore cette année, elles rachètent des agences « pure player » qu’elles empilent à côté de leur activité traditionnelle… pour qu’au final, quelques années après, il ne reste plus grande chose de l’esprit ou de la vitalité de ces joyaux racheté à prix d’or. La raison ? Les agences traditionnelles ne peuvent pas faire du digital comme l’explique l’institut Forrester dans sa dernière étude. 23% des annonceurs interrogés ne pensent pas leur agence traditionnelle à même d’être à la hauteur en matière de digital ! 46% pensent même qu’ils sont incapables sur le sujet…. L’organisation et les coûts de structure de ces acteurs traditionnels sont en effet difficilement compatibles avec le rythme et les revenus du digital…
Une alternative restera le recrutement de seniors en digital mais vu leur nombre très limité il sera difficile de les attirer. Et saupoudrer une poignée d’experts sur une organisation qui ne veut pas évoluer ne suffira pas. Il y a en plus fort à parier qu’ils vont se fatiguer rapidement à évangéliser dans le désert. Au niveau recrutement, certains annonceurs et agences iront d’ailleurs au-devant de certaines désillusions vu le nombre de prétendus « experts 2.0 » autoproclamés… le blogger, même « influent » ne fait pas forcément le professionnel du marketing apte à travailler avec de grands comptes…
A l’inverse le offline restera un élément indispensable et certaines agences digitales vont devoir sortir de leur approche intégriste 100% web. Je suis persuadé qu’on va voir certains agences digitales apprendre plus vite le offline que les agences traditionnels le online (cela fait quand même 10 ans qu’elles essaient !)… je vous invite à suivre de prêt des agences comme Buzzman, LaChose ou Vanksen en France et RGA aux Etats-Unis qui suivent la voie tracée par Crispin Porter + Bogusky. Cette agence manie en effet avec dextérité offline, digital, buzz et media sociaux avec une vraie approche transmedia. Le digital et les media sociaux ne sont pas des activités à part à gérer via un département spécifique… il n’y a pas de consommateurs online et d’autres offline… il faut avoir une approche globale et agnostique en terme d’outils (contrairement aux agences traditionnels ou le marketing mix final résulte souvent plus des guerres politiques internes où chacun défend son P&L, que de la recherche du dispositif optimal pour le client).
Un travail important est aussi nécessaire du côté des metrics et de la mesure du Retour Sur Investissement… on empile souvent de nombreux outils sans s’investir dans leur utilisation, leur paramétrage et l’analyse des résultats… Après une course aux fans, aux followers, aux lecteurs de flux RSS, les marques vont se poser la vraie question du Retour Sur Investissement réel et de sa mesure. On peut imaginer à terme des outils mettant en parallèle audience d’un site et mesure de la popularité/propagation dans les media sociaux comme Postrank. Bit.ly vient d’ailleurs d’annoncer sa version pro et même Google propose un outil pour raccourcir les urls (bientôt intégré avec Feedburner (pour tracker les flux rss) et Google Analytics ?). A quand l’intégration des Key Performance Indicators de Facebook dans un même outil ?
Combien de marques ne tirent rien des statistiques de leur site (quand elles en ont). Si elles le faisaient, elles éviterait pourtant de se faire autant manipuler par une bonne partie des agences media, qui sont d’après mon expérience parmi les acteurs les moins professionnels du web (recommandations expédiées, capacité de négociation toute relative, staff très junior en rotation constante, expertise souvent dépassée, niveau de conseil affligeant en général,… ce qui donne des plans media rarement optimaux pour les marques qui bien souvent ne s’en rendent même pas compte ou sont verrouillées par contrat cadre). En 2008, la presse concentrait 20% des investissements media alors qu’elle ne représente plus que 8% du temps media. Le web représente 8% des dépenses alors qu’il représente 29% du temps media. Les annonceurs continuent de payer pour des banners affichées mais non visibles (si elles s’affichent en dehors de la zone affichée par le navigateur sur une page de plusieurs écran de haut) et le processus de lancement d’une campagne de banners est totalement sous optimal (il faut décliner les banners pour chaque site support, gérer des relations par email avec chacun d’entre eux,… et le reporting statistique différent pour chaque site est pour le moins folklorique si on adopte pas son propre outil de trafficking).
On peut prévoir une sérieuse mise à jour des anciennes (mauvaises) habitudes en matière de mix media avec de nouvelles offres prometteuses comme « l’Alternative TV » de Fullsix qui fait déjà ruer dans les brancards les grands acteurs de la publicité TV…ou avec les outils de Google (comme Google Adplanner qui va tuer Nielsen NetRatings) qui cherche à désintermédier complètement vente publicitaire. Il va y avoir du sang… surtout quand les annonceurs découvriront comment ils se sont fait berner ces dernières années (il ne tenait certes qu’à eux de se former un peu plus). Enfin le gros sujet reste la mesure des effets offline et en magasins des actions online…
Le transfert des budgets offline vers le digital et les media sociaux va s’amplifier…. 2010 prépare l’avènement d’une stratégie marketing transmedia.
D’après Forrester, aux Etats-Unis, les dépenses en marketing online atteindront 55Milliards de $ en 2014 et 59% des annonceurs US marketers ont prévu d’augmenter la part du digital au détriment du offline. Rien que pour 2010, JPMorgan, ZenithOptimedia, Forrester,… prévoient une hausse des dépenses marketing online pouvant dépasser les 10%. Même Pepsi a prévu de ne pas annoncer au SuperBowl et d’investir online à la place. Au Royaume-Uni Internet est ainsi devenu le 1er media en dépenses publicitaires devant la TV en 2009 ! (Certes sur les dépenses brutes et non nettes).
Les publicités vidéo vont se développer (40% de hausse d’après Emarketer. Les podcasts videos (The Wine Library de Gary Vaynerchuk par exemple attirent plus de 240.000 visiteurs/mois) et le live (avec uStream) vont aussi progresser. Le format vidéo sera boosté avec le développement de la 3G sur mobile et d’équipement simple pour capter et monter de la vidéo (Flip Cam, iPhone 3GS). Certains studios cinéma vont enfin prendre la vidéo online au sérieux. Showtime commercialise ainsi les épisodes de la série « Weeds » sur le web avant même la sortie DVD. Les investissements en marketing du bouche à oreille vont continuer d’exploser (buzz, viral, media sociaux, communauté en ligne,…) pour atteindre 3,7 milliards de $ en 2011.
Ce transfert des budgets publicitaires vers le digital va être particulièrement violent pour les media et l’industrie du divertissement. En effet le revenu pour 1000 lecteurs ou spectateurs (le CPM) est 10 à 20 fois moins élevé online. Dans le cinéma et la TV, Selon Michael Nathanson de Bernstein « la Fox génère seulement 18 cents/spectateur d’un épisode des Simpsons sur le site Hulu.comcontre 54 cents à la TV». Les ventes de vidéo online ne représentent que 237,7M de $ de ventes par an pour les studios contre 10 milliards de $ pour le marché des DVDs et du BlueRay…et c’est sans compter avec la nouvelle concurrences des consoles de jeux vidéos connectées au web comme la PlayStation3 de Sony et la Xbox 360 de Xbox qui totalisent déjà pas moins de 1,27 milliard de $ de ventes de vidéos à la demande cette année ! Même si le consommateur passe plus de 309 minutes/jour à regarder des vidéos à la TV contre seulement 2 minutes online en moyenne, il va être difficile pour les media et les chaines TV de préserver leur revenus dans les années à venir. YouTube travaille d’ailleurs à augmenter le temps passé sur ces vidéos et avec plus de 43% des heures de prime-time TV occupés par de la publicité aux Etats-Unis cela ne devrait pas être difficile de convaincre le consommateur de passer à la vidéo à la demande sur le web (contenu web qui pourra être projeté sur son téléviseurs devenu simple écran avec des solutions comme AppleTv ou Roku).
L’industrie de la musique va elle continuer sa mutation forcée avec une majorité de maisons de disque aussi dépassées que leur nom (qui achète encore des disques ?). Les pure players comme Deezer, Spotify, LastFm, Blip.fm, iTunes, Jamendo, MyMajorCompany ou Songkick.com (qui ajoute une dimension sociale en permettant d’être alerté d’un concert proche d’un artiste présent dans son répertoire) seront ceux par qui arrivera l’innovation. Les nouvelles générations passent déjà plus de temps sur le web, leur mobile ou leur console que devant la TV.
Dans l’édition, la révolution est là aussi avec l’impression à la demande (Lulu.com) ou avec le Kindle, le livre électronique lancé par Amazon (et qui grâce à une carte SIM permet de commander un livre à tout moment, de n’importe où) qui représente déjà plus de la moitié des ventes des livres d’Amazon! Apple n’est pas en reste avec le lancement de sa tablette prévu le 26 janvier prochain… et le prototype Mag+ de Bonnier donne un aperçu de ce que pourrait être le futur du magazine.
Il y a fort à parier que certains pure player qui n’ont pas les coûts de fonctionnement des acteurs historiques en profiteront pour lancer de nouveau business models…
Un des sujets chauds de l’année sera le buzz monitoring ET la gestion de l’e-réputation des marques sur le web et les media sociaux. Le nombre des solutions de monitoring (Radian6, Sysomos, Linkfluence,… et VanksenWatch) et d’analytics dédiées aux media sociaux va exploser pour atteindre plusieurs centaines d’outils. Puis le marché va exploser et se consolider car peu d’acteurs pourront faire les investissements nécessaires en matière d’indexation, de stockage mais aussi et surtout d’analyse sémantique (partiellement ou totalement automatisée à termes) et le multilinguisme. La majorité des marques devra investir dans une solution pour mesurer buzz et le retour sur investissement de ses actions mais beaucoup seront déçues par rapport à leur niveau d’attente. Les agences de RP qui n’auront pas sauté le bas du online et des media sociaux verront leurs jours comptés…surtout avec la vitesse « temps réel » des media sociaux. Du côté « bloggers influents» on verra des outils pour certifier l’audience et l’influence comme nous le proposons déjà chez BuzzParadise. A long terme, on peut s’attendre à ce que Google mette tout le monde d’accord (et tue le marché de l’entrée de gamme) avec une solution (gratuite?) dont on peut voir les bases avec Google Trends, Google Adplanner et Google Analytics.
Mais plus que le monitoring, c’est la gestion de la marque qui va être clef. L’art de savoir intervenir proactivement ou réactivement sur les media sociaux pour promouvoir et défendre la réputation d’une marque comme le fait très bien Best Buy avec sa Twelp Force surTwitter. Nous accompagnons déjà de nombreuses marques chez Vanksen : SFR, Passoa, Danone… en ce qui concerne leur présence et leur « social media strategy ». Après s’être mordu les doigts d’avoir confié un peu vite ses actions délicates et stratégiques à un stagiaire, certaines marques vont recruter de vrais « community managers », un « Head of Social Media » et à terme adopter de véritables outils de « social CRM » comme Chatter lancé par Salesforce. Après avoir expérimenté et bricolé, 2010 verra certains annonceurs intégrer de manière stratégique et durable le web et les media sociaux dans leurs activités avec de vrais budgets. Si les technologies 2.0 sont en général bon marché, les coûts induits en temps humain ne seront pas à prendre à la légère si on veut être sérieux dans le domaine.
Le web et les media sociaux vont être de plus en plus souvent rattachés directement au directeur marketing (et pas seulement au département web) ou voir la naissance de cellule multi département et vont nécessiter une remise à plat de l’organisation interne car le mode silo ne fonctionne pas avec Internet. La majorité des marques va devoir rédiger et diffuser une « social media policy » auprès de leurs collaborateurs pour expliquer ce qu’ils peuvent ou non faire sur les media sociaux et éviter des « bad buzz » par manque d’éthique ou maladresse d’un(e) employé(e) mal informé(e). En effet, les internautes se contrefichent de savoir si ce qu’ils font ou disent concerne le département communication, le marketing, la recherche & développement, le support client,… Au final chaque avis, commentaire et critique impacte toute la marque au global.
60 millions de concurrents ! Le pouvoir du consommateur et du crowdsourcing va se développer et challenger les marques
A mesure que les technologies se démocratisent, le consom’acteur va de plus en plus challenger voir concurrencer les marques et les entreprises.
C’est simple, si un produit ou une marque ne répond pas à la demande des consommateurs, ceux-ci s’associent via Internet pour faire évoluer leurs produits, les débloquer (protection anticopie et zone régionale des DVDs, DRM dans la musique, déblocage des iPhones) voir les distribuer gratuitement (Téléchargement en P2P, BitTorrent,…). Dans certain cas ils passent eux-mêmes à la production de produits via des sites comme Etsy (vente de produits artisanaux), Ponoko, Spoonflower (impressions à la demande) ou CafePress (produit dérivés).
Au niveau Recherche & Développement, les marques qui ont non seulement ouvert leur écosystème (les API de Google, Twitter,…) mais aussi trouver un moyen de motiver les gens à contribuer (le revenu sharing avec les développeurs sur les apps de iTunes) bénéficient de la créativité et de l’inventivité d’une armée de bénévole à qui elles outsourcent finalement une partie de leur expérimentation. Dell avec ideastorm, Starbucks,… créé aussi de véritables panels en ligne pour concentrer les suggestions, critiques et idées de leurs clients et ainsi améliorer leur offre ou inventer de nouveaux services. L’effet réseau créé une énorme barrière à l’entrée face à la concurrence : les développeurs ont peu d’intérêt à développer sur une plateforme avec moins d’utilisateurs, les utilisateurs peu d’intérêt d’aller sur une plateforme avec moins de choix d’applications.
Au niveau marketing : le bouche à oreille et les avis de consommateur deviennent clef dans le succès d’un produit. Certaines marques l’ont déjà compris et activent leurs clients pour co-concevoir leur message en mode « crowdsourcing » (P&G avec VocalPoint, Eyeka ou Mofilms pour la création de publicité) ou même le diffuser et le viraliser (BuzzParadise avec les bloggers influents, Bzzagent avec les consommateurs de base). On peut aussi citer BestBuy qui à l’occasion du lancement du film « New Moon » a sondé ses fans Facebook pour connaître leurs films et livres préférés sur les vampires. Le top 50 des réponses a été mis en vente sur le site BestBuy.com. Les fans ravis ont appréciés de voir la marque les écouter et ont pu acheter de nouveaux produits adaptés à leur centre d’intérêt du moment.
2010 : enfin l’année du mobile…mais social! ( geolocalisation + applications + réseau social + recommandations)
Après plus de 10 années où on nous annonce que c’est sûr c’est « l’année du mobile », on peut prédire que 2010 verra le marketing mobile commencer à sortir de l’enfance avec des dépenses dépassant 391 millions de $ d’après Forrester et $593 millions pour emarketer. Ces dépenses devraient progresser de 27%/an en moyenne les 5 prochaines années ce qui est énorme et en même temps les dépenses en marketing mobile resteront 24 fois plus petites que les dépenses… en référencement… en 2014 :
Le nombre de consommateurs avec un mobile est désormais largement supérieur à ceux avec une télévision ou un PC (plus d’1 milliard au niveau mondial en 2010 d’après IDC). Selon certaines études, le mobile est devenu plus important que son portefeuille! L’arrivée croissante de la Chine (500M d’internautes) et de l’Inde où les habitants surfent plus souvent depuis un GSM qu’un PC va encore booster le développement du mobile.
C’est non seulement l’ergonomie et les fonctionnalités de l’iPhone qui auront créé un séisme dans le monde mobile mais surtout l’écosystème autour des applications (on prévoit 20 milliards d’applications téléchargées par an en 2014 contre 2,3 en 2009) où la créativité des développeurs est enfin dopée par une part conséquente des revenus. (Message aux opérateurs : à force de vouloir accaparer la majorité des revenus d’applications vous avez limité la créativité et le nombre des applications sur vos mobiles et tué dans l’œuf un énorme marché). A eux seuls les utilisateurs de l’iPhone représente 33% du trafic web sur mobile alors qu’ils ne représentent que 10% du marché des Smartphones! Certes Nokia produit 10 fois plus de GSM mais…. au 3ème trimestre 2009 Apple a fait des profits supérieurs (1,6Mards de $ vs 1.1Mards de $ pour Nokia)! Le modèle économique d’Apple est donc beaucoup plus rentable…et challenge Nokia sur le terrain des Smartphones ou la marge est la plus grande. De plus, avec l’effet réseau, je souhaite bonne chance à Nokia (avec Ovi) ou Blackberry pour rivaliser en nombre d’applications. Seul Google avec Android devrait s’en sortir si le nombre de versions de leur OS (souvent incompatibles) ne plombe pas son développement. Même les réseaux sociaux comme Facebook (avec Facebook Lite) ou Twitter proposent des versions ou applications mobile qui ont de plus en plus de succès. 65 millions de membres (18%) Facebook mettent régulièrement à jour leur profil depuis un mobile!
L’acquisition de la régie publicitaire AbMob pour 750 millions de $ et la solution de voix sur IP Gizmo5 (un skype like) par Google (qui peut désormais proposer des liens sponsorisés, de la publicité display ou dans les applications sur les mobiles… il ne lui manque plus que les SMS), montre bien que le marketing mobile aiguise les appétits des acteurs majeurs. Aux Etats-Unis, Volkswagen a ainsi uniquement communiqué via une application iPhone sophistiquée pour le lancement de son nouveau modèle GTI. La création d’application iPhone se démocratise et sera bientôt aussi peu couteuse que de développer un site (avec MobileRoadie) ou une application flash avec l’arrivée d’Adobe Flash CS5. Le challenge pour iTunes sera de fournir un moyen efficace pour aider l’utilisateur à identifier la bonne application dont le nombre croît de manière exponentielle.
La véritable innovation vient surtout de la dimension sociale et geolocalisée du mobile, permettant au final certaines applications prometteuses en matière de réalité augmentée.
En gros imaginez les bonnes adresses de Yelp avec les avis non pas d’internautes en général mais de votre réseau d’amis, disponibles sur votre mobile et localisées en fonction d’où vous vous trouvez. Votre réseau social devient mobile, et le mobile connecte le virtuel au réel. Le marché des GPS comme TomTom (qui vient lancer sa propre application iPhone) devraient d’ailleurs souffrir de la nouvelle concurrence des mobiles sur leur marché.
La réalité augmentée dépassera l’aspect gadget en permettant de transformer l’écran de votre GSM qui va ajouter une couche virtuelle à ce que vous regardez en temps réel (voir la solution de Layar). Un peu comme Terminator, en temps réel, si vous « filmez une façade d’un immeuble » avec votre gsm, l’écran vous montre la réalité et en direct par-dessus une couche d’informations virtuelles comme par exemple : les appartements à louer,… La suppression des obstacles techniques (avoir une webcam, supprimer l’impression d’un symbole grâce à la détection automatique de visage,..) devrait en développer l’usage surtout sur le lieu de vente comme dans cet exemple pour la promotion du film Coraline.
Et dans le futur on peut imaginer des applications encore plus folles comme l’a présenté Pranav Mistry à la conférence TED avec sa technologie «SixthSense» où le mobile se mue en projecteur interactif personnel. Imaginez une sorte d’écran portable à la « Minority Report » interactif et évolutif en fonction du contexte où l’on se trouve…
On attend plus que le paiement par mobile devienne définitivement courant avec iTunes, Paypal, ou Square la nouvelle startup de Jack Dorsey (créateur de Twitter) pour boucler la boucle. ABI Research évalue le m-commerce (la vente de produit non virtuel via un mobile) à 750 millions de $ en 2009 et emarketer parie qu’il dépassera le milliard de $ en 2010. Amazon vient déjà de racheter Snaptell et les opérateurs/constucteurs seraient enfin d’accord sur un standard pour les QR codes qui cartonnent au Japon (Skuyou.com a déjà gènéré 120 millions de QR codes là bas).
En conclusion
2010 introduit une véritable convergence entre virtuel et réel qui va forcer les annonceurs et les agences à réorganiser leur marketing pour supprimer les silos, et coordonnées leurs actions marketing offline et online tout en intégrant la dimension sociale et temps réel. Il y a urgence à évoluer pour ne pas courir derrière les consom’acteurs surtout à une époque où l’évolution ultra rapides des technologies (garder un œil aussi sur l’arrivé des nanotechnologies) et des usages modifie drastiquement la demande et les « business model » (demandez à l’industrie du film, de la musique, du téléphone, du livre,…). On passe de la communication (on envoie un message vers une cible via un media) à une économie de l’attention et de la réputation (les consommateurs décident s’ils veulent vous écouter et ils peuvent relayer, répondre ou modifier votre message). Ce sont les marques les plus aptes à changer, évoluer et se réinventer qui s’en sortiront le mieux… celles habituées au confort de leurs habitudes foncent dans le mur comme le Titanic en se croyant souvent à tord insubmersible… Dans cette révolution la créativité et l’innovation mais aussi la capacité à mesurer et à donner du sens au volume phénoménal de données disponibles seront clef.
Pour finir je vous invite à regarder cette vidéo de Kevin Kelly qui résume les 5000 derniers jours du web et cherche à imaginer ce que les 5000 prochains jours nous réserve… fascinant :
Les propos les plus alarmants ou du moins les plus bizarres, portent sur la disparition de l’activité de référencement et optimisation pour les moteurs de recherche (SEO), sous prétexte que celle-ci serait remplacée par les fils RSS, flux de discussions sur les blogs, messages de Facebook, série de tweets ou tout autre contenu web permettant de délivrer des résultats en temps réel.
Cela fera bientôt 10 ans que je pratique ce métier, je n’ai jamais entendu des affirmations aussi hallucinantes. Ok les balises méta qui servaient en premier à indexer le contenu web, ou encore les liens entrant d’annuaires robots et autres techniques jadis utilisées en référencement ne sont plus prises en compte, mais de là à affirmer qu’un groupe de personnes qui animent un forum puisse décider que tel site vide de contenu est le meilleur, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que l’erreur est humaine.
Certes, nous avons vu des résultats concrets, notamment via les essais de Google Cafeine ou la présentation de Google Social Search, mais attendons de juger le nouveau ranking des différents moteurs de recherche.
Les médias sociaux en général sont souvent ouverts aux applications tierces (Apps) développées par des Webmasters qui ont accès à une plateforme sécurisée certes, mais l’information est transmise via les canaux ainsi ouverts. De plus, comme le fait Google pour la Wave ou pour son OS Chrome, le code est disponible. Il est difficile d’imaginer une impartialité quand on travaille avec des open sources. Les résultats seraient ainsi concoctés et peu fiables.
Il est certain que les produits et services Google couvrent un grand besoin web, notamment avec sa filiale Youtube qui lui procure un autre espace d’affichage pour la publicité, mais cela ne peut justifier une perte de qualité au nom de la rentabilité. En effet, le but de tous les réseaux sociaux et le concept même de l’économie numérique sont le verrouillage de l’utilisateur. Google est tout simplement entrain de livrer bataille à Microsoft pour s’accaparer le monopole sur la toile.
D’autre part, l’apport à l’ecommerce des réseaux sociaux est évident. Les clients témoignent de leur expérience et les employés donnent des informations utiles. Il faudra toutefois une implication très forte de la part des salariés. Le cas d’Ebay est éloquent avec la contribution de sa communauté à la réussite du site. Il faut dire que la vente aux enchères sur Internet nécessite une certaine confiance de la part de l’acheteur comme du vendeur.
Au moment où nous assistons au lancement de Verified by Visa et SecureCode de MasterCard pour sécuriser les transactions en ecommerce (Secure E-Commerce), nous devons attendre plus de restrictions au niveau des réseaux, Bien que là aussi, Google est présent avec son système de paiement Google Checkout et espère fédérer ses clients Adwords autour de ce moyen de paiement qui représente une très grosse manne financière à l’image de PayPal de EBay.
En conclusion, au lieu de se lancer dans des prédictions farfelues ou des supputations vaseuses, nous ferions mieux de tirer des conclusions du passé qui lui est juste : toute situation de réseau externalisé mène à un monopole, la concurrence baisse et la réglementation s’impose en dernier recours…
Au lieu d’avoir un super Google, nous pourrions avoir plusieurs moteurs spécialisés. Ainsi, pour la recherche en temps réel on se tourne vers les actualités, pour la recherche de personnes on va sur les réseaux …
Suite au précédent post où je me suis consacré au commerce électronique, en tentant de faire le tour, je ne peux toutefois pas omettre de faire le point sur la protection de la vie privée du cyber consommateur. Celui-ci est harcelé de toutes parts pour fournir ses infos personnelles dans un seul but, le profiling ?? Que nénies, en fait les black hats, les Social Engineers (voir dico pour le franglais), les voleurs d’identité, les réseaux sans scrupules et les autres sites sans règles de confidentialité le guettent de partout.
Non ce n’est pas de la parano, la FTC s’en mêle et même madame la commissaire à la protection de la vie privée du Canada y met son grain de sel.
De manière générale, il est bien entendu que la sécurité sur internet ne peut être garantie et en plus n’est à l’origine que de 20% des cas répertoriés au Québec concernant le vol d’identité. (Voir le blog de M. Dupont qui traite de Cybercriminalité et vol d’identité sur le web). Il est vrai aussi que tout le monde s’agite pour y mettre un peu d’ordre.
Aux USA, le grand FTC a dicté début Décembre ses nouvelles conditions concernant les blogs (nouvelles règles du FTC ), puis ici au Canada fin octobre, on a appris la sanction royale du projet de loi modifiant le Code criminel (vol d’identité et inconduites connexes).
À l’échelon mondial, la conférence internationale de protection de la vie privée et des données personnelles début Novembre 2009 à Madrid a été qualifiée d’exceptionnelle. En plus de la présence des gouvernements, deux des grands opérateurs des nouvelles technologies Facebook et Google ont assisté à cette réunion. Google (notre vénéré, cher et adorable Google) a profité de cette session, pour son nouveau service : le Google Dashboard.
E-commerce et respect de vie privée
Quant aux grands acteurs du commerce en ligne qui sont rôdés puisqu’il s’agit des « First movers » que sont Amazon et Ebay, c’est aussi mouvementé. En effet Amazon est dans la ligne de mire de l’EPIC autrefois alliés concernant la protection des renseignent personnels et sa clause à propos des publicités pose problème. Ebay pour sa part revoit ses conditions d’utilisation et sa clause d’arbitrage est très controversée. Le nombre de cas portés devant les tribunaux aux USA, au Canada et en Europe ne se comptent plus.
Alors ces géants de l’e-commerce sont appelés à se conformer aux lois de protection des consommateurs qui commencent à tenir compte du cyberacheteur. Si vous voulez en savoir d’avantage, je vous invite à consulter les deux études de cas : analyse vie privée dans le cas d’Amazon et analyse Ebay clause d’arbitrage 2009.
Ajoutez à cela le fait que Twitter ait passé un accord avec LinkedIn pour publier directement nos tweets sur notre profil professionnel, sans nous demander notre avis… Nous avons donc des raisons de dire que cette année 2009 a connu bon nombre de chamboulements où notre vie privée a été prise en otage et que nous avons assisté à des jeux d’alliances et de stratégies loin d’être finis entre moteurs, réseaux sociaux et sites d’e-commerce. Nous allons scruter les résultats des accords Google Twitter et Microsoft Twitter Facebook courant de cette nouvelle année 2010.
Accords google twitter et bing facebook
Il est important de noter qu’aujourd’hui Google et Microsoft sont les gardiens du temple puisque ce sont eux deux qui nous délivrent 90% des résultats de recherche via les moteurs (parts de marché Bing 10,3%, Yahoo! 17,5% et Google 65,6% en Novembre 2009 aux USA), que Microsoft va au tribunal comme au travail et que la déclaration de l’avocat de Google dans l’affaire qui opposait le couple Boring à Streets View : « Today’s satellite-image technology means that even in today’s desert, complete privacy does not exist. » montre bien la vision que Google a de nos données personnelles. Mais le pire est à venir avec la Google Wave que nous testons en feignant de ne pas y voir un substitut signé Google aux réseaux sociaux. J’ai lancé un post à ce sujet : la vague arrive et risque d’emporter avec elle toutes nos données personnelles. Et ce qui m’accable vraiment, c’est que selon les dernières statistiques concernant l’utilisation de plusieurs outils sur les sites Web, Google Analytics serait utilisé par 30% des sites pour suivre leur trafic (dont je fais partie). Ceci montre simplement qu’on n’a pas fini de jouer avec nos amis de Google !
Maintenant au travail, c’est encore une autre histoire. Le cas récent de N. Blanchard qui s’est vue suspendre les indemnités de congé maladie à cause de photos publiées sur Facebook et dénoncée par son employeur, a fait le tour du monde. Il s’agit d’une première au Québec et qui fait encore jaser beaucoup dans le milieu juridique.
Nous en sommes au même problème de paiement électronique où la solution proposée consiste à fournir un Id numérique unique (Secure code), et de ne pas mettre à la disposition du marchand des informations dont il n’a guère besoin pour réaliser sa transaction. Mais, même avec une adresse e-mail unique et un mot de passe secret, nous ne pouvons surfer dans l’anonymat. Voir les cas du suicide Web 2.0 que nous avons évoqués précédemment.
De manière générale, que ce soit via le monitoring des employés ou leur implication dans les réseaux sociaux pour promouvoir la compagnie, ou encore leur participation en tant que membres privés dans les réseaux sociaux, la vie privée est ballotée de la vie personnelle vers le travail en passant par celle qui devrait rester virtuelle sauf si l’individu décide de son propre chef de la lier à sa vie réelle. Résultat des courses, nous passons du temps à alimenter en contenu nos différents médias, du temps pour superviser l’interprétation de nos propos et réactions, puis surtout ce qui risque de nous occuper de manière inutile, nous devons garder un œil sur ce que les autres croient savoir de nous (nous sommes censés en être à l’origine).
À ce sujet, j’ai réalisé un travail d’analyse de la responsabilité des employés sur internet dans le Web 2.0 via les blogs, forums et participation aux réseaux sociaux, et notamment le droit du respect de la vie privée du salarié et des clauses de confidentialité et d’obligation de loyauté envers son employeur : liberté, vie privée du salarié et e-réputation de l’entreprise.
Personnellement, je souhaite qu’en 2010, il y ait une meilleure éducation des internautes, une plus grande transparence concernant leurs traces sur le net et donc leur vie privée, mais aussi des implications fortes et en rupture avec les usages actuels des grands acteurs de la Web sphère comme Google, Microsoft, Yahoo, Facebook, Twitter, LinkedIn, Amazone, Ebay et tous les autres pour ne pas tomber dans la solution de facilité : Le consommateur a lu les conditions !
Conclusion :
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Oui, mais il n’a pas le plan de vol !