Sep 07 2009

Révolution des NTI et nouvelle économie

Category: maîtrise commerce électroniqueMohammed ALAMI @ 9:05 PM

Le terme de nouvelle économie est apparu dans les années 90 avec l’essor des nouvelles technologies et principalement Internet qui a influencé le monde de l’entreprise à tous les niveaux (web, veille, commerce électronique, communication interne…).

Bill Gates nous invitait en 1995 à découvrir un monde meilleur, grâce à la révolution informatique qui est, comme il aime à le souligner, la première révolution pacifique, dans son livre « la route du futur ». La même année apparaissaient les premiers symptômes de la «bulle internet » avec la frénésie des investisseurs lors de l’introduction en bourse de Netscape.
Rappelons à cet effet le krach boursier de l’été 2000, au moment de l’éclatement de la bulle Internet, « bulle spéculative» qui a affecté les valeurs des secteurs liés à l’informatique et aux télécommunications. Si La Silicon Valley désigne le pôle des industries de pointe que tout le monde envie, elle aura participé également au gonflement de cette bulle via ses sociétés de capital risque.

Veuillez visionner ces deux vidéos pour avoir une idée générale du contexte de l’évolution d’internet:

C’est dans ce contexte que l’énoncé de la Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information comme résultat du sommet de l’OCDE en Juillet 2000 est intéressant car il définie les opportunités et les contraintes que représente l’utilisation d’internet de manière globale. Ainsi, il affirme que le XXIème siècle sera largement modelé par les technologies de l’information et de la communication et que celles-ci seront un des principaux facteurs de la croissance de l’économie mondiale. Cette charte, qui compte un certain nombre de recommandations techniques, a le mérite de s’intéresser à tous les pays puisqu’elle constitue un appel à combler le fossé international de l’information et du savoir. Outre les mesures concrètes prévues pour favoriser le déploiement du commerce électronique, elle implique dans sa démarche des organisations internationales telles que l’OMC, l’UIT et le PNUD ainsi que d’autres organismes qui ont également un rôle important à jouer dans cette optique.

Plus qu’un développement technologique, nous parlerons plutôt de “révolution des NTIC” (Étude Christian BIALÈS) qui conduit donc à une nouvelle économie comme il a été le cas pour chaque révolution scientifique ou industrielle de notre histoire (1780-1800 1ère R.I. Machine à vapeur, 1840-1870 Révolution ferroviaire, 1890-1920 2ème R.I. Moteur à explosion Moteur électrique, 1945-1950 Révolution scientifique Physique Chimie, 1970 3ème R.I. Électronique Informatique 1990 Révolution des NTIC).
Cette chronologie nous permet de souligner que les effets à long terme de la révolution que nous vivons sont beaucoup plus importants que ce que nous avons enregistré jusqu’à présent d’une part, et d’autre part que ces effets se manifestent généralement en économie assez loin du secteur d’origine (en l’occurrence la communication). Il apparaît dés lors que le commerce électronique total (B2C et B2B) qui aujourd’hui ne génère toujours que 2,2 % du chiffre d’affaires total en Australie, 1,3 % au Canada, et varie entre quasiment zéro et 17 % en Europe contre 6% aux États-Unis, n’en est encore qu’à la phase de lancement et croissance.
Comme l’a écrit Don Tapscott en 2001, la nouvelle économie est bien là avec l’internet comme moteur principal et toute entreprise voulant nier ce constat est vouée à l’échec.

Le commerce électronique a du mal à pénétrer quelques secteurs parce qu’il ne s’y prête pas encore et il est freiné par les inquiétudes quant à la sécurisation des transactions sur la toile. Mais ses bénéfices et avantages sont d’ores et déjà connus de tous (des prix compétitifs, la diversité et la transparence de l’offre, commodité et facilité…etc.). Il ne faut pas occulter le fait que nous utilisons déjà le commerce électronique de façon quotidienne quand nous traitons avec les banques, organismes de fourniture d’eau et électricité, ainsi que pour un certain nombre de services gouvernementaux ou communautaires. La question se pose dans le cadre de vente de biens d’équipement ou de consommation. Pour les services de base, nous sommes entrés déjà dans l’ère du tout numérique et ce n’est que le début du processus de banalisation et de découverte.

Il faudra apporter en innovant des solutions adaptées à chaque secteur (Essayage en 3D pour l’habillement, Simulateur de conduite pour l’automobile, le Web olfactif pour l’agro alimentaire…etc.) tout en démocratisant l’accès au paiement en ligne avec des solutions qui ne laissent aucun doute concernant l’usurpation d’identité à des fins d’escroquerie.

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