Enfin nous entamons les choses sérieuses et nous attaquons des cas concrets en commerce électronique. Le principe est simple : l’internet n’est pas là pour révolutionner la planète !!
En effet, aussi banale qu’elle peut paraitre cette affirmation, elle résume l’approche que je veux découvrir à travers cette formation de maîtrise en commerce électronique.
D’ailleurs pour se replacer dans le contexte, nous avons commencé par nous situer dans la période de l’explosion de la bulle Internet. A l’époque en effet, nombre de business en ligne ont du cesser leurs activités tout simplement parce qu’ils n’étaient pas viables. Il est vrai que l’internet facilite la communication et somme toute est un moyen de rendre pas cher le transport de l’information au client. Mais en dehors de cela comme tout business il faut qu’il y’ait un modèle, une stratégie, des valeurs, les maîtres mots de conception d’une entreprise exposée au monde et jugée par sa réactivité et son adaptation au client volatile qu’il est l’internaute de passage.
Nous avons donc pris comme référence Michael E. Porter, un analyste de l’après crash qui enseigne les méthodes de fonctionnement du e-business. Dans son article de Mars 2001 « Strategy and the Internet », il montre les parallèle de l’économie traditionnelle et celle rendue possible grâce au Web. Ci-dessous le préambule de l’article traitant de la stratégie et Internet :
« Beaucoup ont soutenu que l’Internet rendait la stratégie obsolète. En réalité, c’est le contraire. Parce que l’Internet tend à affaiblir la rentabilité de l’industrie sans pour autant conférer aux propriétaires des avantages opérationnels, il est plus important que jamais pour les entreprises de se distinguer par la stratégie. Les gagnants seront ceux qui considèrent Internet comme un complément, et non un destructeurs des les moyens traditionnels de concurrence.
L’internet est une nouvelle technologie extrêmement importante, et il n’est pas surprenant qu’il ait reçu autant d’attention des entrepreneurs, dirigeants, les investisseurs, et les observateurs des affaires. Pris dans la ferveur générale, beaucoup ont pour – présumé que l’Internet change tout, rendant toutes les anciennes règles concernant la compétition des entreprises obsolète. Cela semble une réaction naturelle, mais elle est dangereuse. Il a conduit de nombreuses compagnies en ligne « dot-com » à prendre de mauvaises décisions, des décisions qui ont érodé l’attractivité de leurs industries et nuit à leurs propres avantages concurrentiels. Certaines sociétés par exemple ont utilisé la technologie Internet pour assoir des bases de concurrence non plus axées sur la qualité, les caractéristiques de produits et services mais plutôt tournées vers le prix, ce qui pose problème à quiconque de leurs industries pour rester profitable. D’autres ont perdu la propriété d’importants avantages en se précipitant dans des partenariats épars et des relations d’alignement. Jusqu’à récemment, les effets négatifs de ces actions ont été occultés par une mauvaise interprétation des signaux du marché. Cependant, maintenant, les conséquences sont désormais visibles. »
Source : Strategy and the Internet by Michael E. Porter.
Par ailleurs, le premier cas d’étude au niveau modèle économique est celui du célèbre matrket place AMAZONE qui a été lancé en 1995 soit au début de l’ère e-business.
Ci-dessous extrait de la zone cours réservée à l’introduction au commerce électronique :
« L’utilisation d’Internet par les entreprises a modifié profondément la conduite des affaires. Tout d’abord, nous avons vu l’apparition de toutes nouvelles entreprises strictement Web: les Amazon.com, E-trade.com, Yahoo.com, Priceline.com et EBay pour n’en nommer que quelques-unes. Ces entreprises ont connu des taux de croissance jusque là inconnus et ont atteint des évaluations boursières presque inimaginables. Amazon.com une simple librairie est devenu une compagnie avec des revenus de plus de 19.2 milliard de dollars américains vendant, en plus des livres, des disques compacts, du logiciel, des jouets, de l’électronique et même de la quincaillerie et ayant une valeur boursière de plus de 36.5 milliards. Google a une valeur boursière de 112.6 milliards pour des revenus de 21.8 milliards. Ensuite, plusieurs nouveaux concepts ont vu le jour: portails, communautés virtuelles, places d’affaires électroniques, Web 2.0, blog, enchères électroniques, wikis, outils de recherche, infomédiaires et personnalisation pour n’en nommer que quelques-uns; concepts que les gestionnaires ont dû incorporer à leur mode de fonctionnement traditionnel. »
Source : UM-CEL 6001 Introduction au commerce électronique
Donc ci-dessous une interview par Charlie Rose, le 28 Juin 2000 : Une conversation avec Jeff Bezos, fondateur et CEO de Amazon.com, sur la façon dont il voit l’avenir de l’entreprise et la technologie. Bezos partage sa foi dans le commerce électronique et le monde numérique qui a un tel impact indéniable sur notre société.
Plus d’interviews de Charlie Rose également présentées sur Google vidéos.
