Dans la série de la trilogie du référencement, nous allons voir l’évolution récente des moteurs et les changements induits par le Web sémantique.
Pour mettre en pratique nos connaissances en référencement naturel, comme vu dans le billet « référencement en 15 étapes », Google a conçu un jeu test de questions & réponses. Je vous invite également à prendre connaissance du Google SEO Report Card, qui fournit aux équipes de produits de Google des idées sur la façon dont ils peuvent améliorer les pages de leurs produits en utilisant des optimisations simples et acceptées.
Le Web Sémantique n’est pas une expression qui peut se suffire d’une simple définition de dictionnaire. C ‘est une notion complexe en plein développement.
Le Web 3.0, web sémantique :
Le Web sémantique désigne un ensemble de technologies visant à rendre le contenu des ressources du World Wide Web accessible et utilisable par les programmes et agents logiciels, grâce à un système de métadonnées formelles, utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C
Le Web sémantique désigne un ensemble de technologies visant à rendre le contenu des ressources du World Wide Web accessible et utilisable par les programmes et agents logiciels, grâce à un système de métadonnées formelles, utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C. En fait, Il est basé sur le RDF (Resource Description Framework).
Bien que le terme soit aujourd’hui remis à jour et annoncé comme étant le Web 3.0, le concept de web sémantique est présent depuis les origines du web. Le terme est utilisé depuis 1994 par Tim Berners Lee, l’inventeur du web.
« The Semantic Web is an extension of the current web in which information is given well-defined meaning, better enabling computers and people to work in coopération ».
La sémantique définit l’étude du langage et des signes linguistiques (mots, expressions, phrases) du point de vue du sens (du grec “semantikos”, “qui signifie”). Il s’agit de savoir comment un signe tel que “X” se charge de sens, comment il est utilisé par l’énonciateur, puis perçu et interprété par le co-énonciateur. L’objectif premier du balisage hypertextuel depuis le SGML, au HTML, puis au XHTML en passant par le XML a toujours été de structurer le contenu d’un document afin d’en marquer, d’en souligner ou d’en révéler le sens : un titre, un intertitre, un paragraphe, une citation ou un encart, une emphase mise sur un passage, une liste, un tableau de données, etc… (edu.ca.edu, 2004). Le (X)HTML définit de nombreuses balises. Chacune de ces balises est destinée à indiquer la nature du contenu qu’elle encadre. C’est ce qu’on appelle la sémantique XHTML.
flux de données dans le cas de l’utilisation d’une ontologie
RDF pour sa part est un modèle conceptuel permettant de décrire des choses, simplement et sans ambigüité. RDF est normalisé par le W3C. Ses applications visent initialement le web sémantique mais elles peuvent s’étendre plus largement à l’ingénierie des connaissances.
Sur la base de RDF se sont ensuite développés des vocabulaires spécifiques destinés à des applications particulières, comme FOAF destiné à décrire les relations entre personnes, puis des langages destinés à structurer ces vocabulaires, comme RDFS et le langage d’ontologie OWL.. L’ontologie constitue en soi un modèle de données représentatif d’un ensemble de concepts dans un domaine, ainsi que les relations entre ces concepts. Elle est employée pour raisonner à propos des objets du domaine concerné. Plusieurs prototypes existent visant à démontrer les possibilités offertes par les technologies du Web sémantique et les données mises à disposition selon les principes du Linked Data.
En 2008 le web sémantique sortait progressivement de l’ombre. Le premier changement est la médiatisation du web sémantique autour de quelques produits et acteurs de référence. On retrouve Twine, Freebase, Powerset, Hakia, OpenCalais, DBPedia le projet DataPortability ou encore l’API «Google Social Graph». Autre évolution majeure : les différentes briques technologiques du web sémantique arrivent à maturité. Équivalent des HTML et HTTP des débuts, les RDFs, SPARQL et autres OWL, trouvent des terrains d’application de plus en plus nombreux. L’URI restant la clé de voute du web. Le Web sémantique, de plus en plus appelé Web of data (Web de données) est passé de l’utopie à la réalité en étant inséré dans des outils de recherche d’informations tels que les moteurs web.
Google, s’est mis au web sémantique en structurant des données non structurées semble-t-il. Microsoft a pour sa part lancé son outil de recherche “Bing” qui consiste en une amélioration du moteur sémantique Powerset acquis en 2008. Yahoo a tenté une autre utilisation du web sémantique avec SearchMonkey. L’idée est d’utiliser des données structurées et typées (RFD, RDFa, RSS…) pour améliorer l’affichage des résultats de recherche.
Google propose de plus en plus des résultats personnalisés sur les SERPs. Les résultats sont réordonnés selon la langue, l’historique, la géolocalisation, les contacts réseaux de l’utilisateur… En 2009, Google a mis en ligne SearchWiki en expérimentation. Ce projet consiste à ajouter un système de vote aux SERPs pour que les utilisateurs eux-mêmes puissent collaborer afin d’améliorer la pertinence des résultats de recherches. Cela va changer de manière drastique les techniques de référencement et notre façon d’influer les moteurs.
Par ailleurs, les nouveaux usages, la fragmentation des audiences et le développement des médias sociaux accélèrent la transition vers le web sémantique qui doit faciliter l’accès à une information devenue trop pléthorique. Les outils de veille des médias sociaux actuels présentent un défaut d’analyse sémantique. L’analyse des opinions est pauvre et repose essentiellement sur une analyse des mots et non uneanalyse des sentiments. L’arrivée de nouveaux médias sociaux, comme Twine, basés sur le web sémantique favorisent le marketing social contrôlé.
La recherche en temps réel :
La recherche web basée sur les fichiers index des moteurs semble dépassée. Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a été le premier à annoncer la mise en ligne d’un tel service. Yahoo annonçait se mettre également à la recherche en temps réel en Décembre 2009. Enfin, Google a présenté fin 2009 les améliorations de son moteur de recherche pour apporter des réponses «en temps réel», grâce à des résultats croisés avec les sites de socialisation Facebook, MySpace et Twitter.
Le web temps réel est clairement bien plus que Twitter et Facebook, même si ces deux stars de l’internet en sont les représentants les plus connus. Marshall Kirkpatrick a publié une étude à ce sujet qui fait le point sur l’état de l’art, dans le cadre du salon LeWeb à Paris et qui avait justement pour thème le web temps réel. Le web temps réel fait l’objet d’intérêt qu’il s’agisse d’un projet de startup, de community management ou d’un plan marketing.
Les changements sont considérés par Google et donc réindexés selon plusieurs critères. Il faut aussi considérer son positionnement personnalisé par usager (Google Caféine). Pour vérifier son positionnement de façon proactive, des outils permettent de prédire la position potentielle d’un site sur un terme (eCordia). Pour une indexation en temps réel, des actions supplémentaires sont recquises :
1. Mettre à jour les plans de site XML en en utilisant les champs de priorité.
2. Recourir aux fils RSS et les outils de ping (comme Pingomatic).
3. Ajouter “autodiscovery” dans le fichier robots.txt.
4. Utiliser un gestionnaire d’agents (Firefox ou seo-browser.com..) pour les diagnostiques, et Webmaster tool pour “voir le site comme Google le voit”.
5. Recourir aux outils de SEO Scoring (grader) et se concentrer sur méta title.
6. Les web analytiques en temps réel : etracker propose une soltution alternative à l’évaluation faite par les fichiers journaux.
Google de plus en plus sémantique
En Janvier 2010, le traitement des liens de sites comme Twitter ou Facebook a fait l’objet d’une mise au point de la part de Matt Cutts. Sur Facebook, beaucoup de profils ne sont pas publiques et donc Google ne peut l’explorer. Il ne peut pas assigner un pagerank aux liens sortants. Avec Twitter, la plupart des liens ne sont pas suivis de toute façon. Alors pourquoi cet intérêt pour ces réseaux ?
Le choix de Twitter comme partenaire de Google pour la recherche en temps réel n’est pas fortuit. Les interrelations qui font la force de Twitter (échanges entre les utilisateurs sur un sujet), Intéressent particulièrement Google pour une exploitation future dans ses résultats de recherches. En effet, Google travaille sur la recherche sémantique qui cherche justement à connecter les sujets et rendre la recherche plus pertinente. Le potentiel d’apprentissage machine à partir des micro-messages est énorme.
Une fois que la machine sera capable d’extraire du savoir d’une page web à notre place, une large partie du travail des ‘knowledge worker’ sera déjà réalisé par la machine, donnant aux humains la possibilité d’aller bien plus loin encore, le gain de productivité de tous ceux qui travaillent quotidiennement avec comme matière première de l’information seraient phénoménaux.
Ainsi, en mai 2009, Google venait d’annoncer qu’il utilisait les 2 principaux formats de marquage de données structurées (les microformats et le standard RDFa) pour afficher certains résultats de manière enrichie : note moyenne et nombre d’avis par les consommateurs, adresse d’une entreprise, etc. Un petit pas vers le web sémantique… . Google divulguait alors sur son blog une variété de techniques utilisées pour créer des extraits de code afin de donner aux utilisateurs des informations pertinentes sur ce qu’ils vont trouver lorsqu’ils cliquent pour visiter un site. Pour afficher les Rich Snippets (résumés textuels), Google cherche des formats de balisage (microformats, RDFa) dans les pages Web à afficher. Google annonce en outre que cette fonctionnalité sera déployée progressivement et qu’elle allait être étendue à d’autres sites. De même, Google expérimente des balises pour les entreprises et les données de localisation. Chaque entreprise peut avoir un certain nombre de propriétés différentes, telles que son nom, l’adresse, l’URL et le numéro de téléphone. Google propose d’étiqueter ces propriétés grâce au balisage par microformats ou RDFa. Le responsable développement du site web Best Buy témoigne qu’après utilisation des balises RDFa, le classement des pages s’est nettement amélioré et que le trafic a augmenté de 30%. Le RDFa trouve son application également dans l’indexation par Google des images, et aussi pour les vidéos .
Incidences sur le référencement
Contrairement aux pratiques usuelles qui consistent à optimiser le site avec une forte densité de mots clés, désormais il faut identifier les synonymes et alternatifs des mots pour enrichir le contenu, les métas et les liens du site web.
Le LSI (Latent Semantic Indexing) est un algorithme utilisé par les moteurs de recherche pour évaluer le contenu d’un site en fonction des mots clés utilisés. Google l’exploite dans son programme d’annonces contextuelles AdSense, pour afficher des annonces liées au contenu d’une page. Google annonce sur son blog que le recours à cette méthode est déterminant et que celle-ci va être de plus en plus utilisée sur ses serveurs. En référencement on parle alors de Keyword Clustering, une technique qui permet d’optimiser le site pour une requête assez concurrentielle au moyen d’une grappe de mots proches sémantiquement et rattachés à l’expression clé. Outre le contenu, les métas et les attributs, les liens textes doivent reprendre les termes du corpus.
L’utilisation par Google des RDFa a des conséquences sur les pratiques de référencement. Les Snippets (extraits) permettent d’afficher des informations liées aux produits recherchés et augmentent du même coup la visibilité de ceux-ci dans les moteurs de recherche Google et Yahoo. Au delà des résumés, les référenceurs des sites de commerce électronique, disposent à présent d’un nouvel outil, utilisé efficacement par Best Buy, et qui est totalement gratuit :
GoodRelations est un vocabulaire normalisé de produit, prix, et données de l’entreprise qui peut (1) soient intégrés dans des pages Web existantes statiques et dynamiques et que (2) peuvent être traitées par d’autres ordinateurs. Cela accroît la visibilité de vos produits et services dans la dernière génération de moteurs de recherche, systèmes de recommandation, et les applications utilisant d’autres nouvelles.
Un autre défi s’impose au référenceur avec l’avènement du web sémantique : le langage de balisage HTML migre actuellement vers le HTML5, et le CSS3 est en gestation. Le W3C doit finaliser ses recommandations courant 2010 et continue de réviser ses rapports. Toutefois, il est possible d’utiliser la sémantique HTML5 en production de sites pour en mesurer la portée.Le HTML5 devrait améliorer le référencement. Son code est simplifié et apporte aux conteneurs des pages une valeur sémantique. À retenir les balises article, aside et nav, en plus de l’attribut role, hérité du XHTML2 et qui permet d’ajouter de la sémantique aux éléments, notamment les ARIA. Il est intéressant de noter que Google est derrière cette initiative, ce qui rend le passage au HTML5 obligé.
Pour ma part j’attends de voir la conférence qui a lieu à Montréal et où Mark Pilgrim de Google fera le point sur l’usage du HTML5:
PHP Québec, Montréal-Python, Ruby Montréal, W3Qc, et OWASP Montréal sont fiers d’annoncer la première édition de la Conférence Confoo.ca. Du 10 au 12 mars 2010, les experts internationaux de Java, .Net, PHP, Python, Ruby et Web Marketing vous présenteront des solutions adaptées pour les développeurs, les chefs de projet, les responsables marketing et les gestionnaires. La conférence se déroulera dans le prestigieux Hilton Bonaventure, situé au centre-ville de Montréal.
Cependant, je mets déjà en pratique les attributs RDFa à utiliser en référencement que ce soit pour Google, le référencement multimédia et le référencement des flux de syndication au format RDFa. Je pense aussi sérieusement à migrer ce site de Wordpress vers Drupal qui lui béneficie des plus grandes attentions de la part de Google.
Dans cet article qui fait partie de la trilogie du référencement en commençant par l’historique, état de l’art et processus de référencement puis perspectives, nous allons dresser une liste des meilleures pratiques en référencement organique regroupées dans une check-list de 15 étapes. Il reprend en grande partie la news de référencement Montréal, mon site dédié aux techniques SEO.
Bien que les algorithmes des moteurs de recherches soient tenus secrets, que ce soit Google, Yahoo! ou Bing, ils se sont efforcés de créer des espaces d’informations dédiés aux Webmasters pour les informer des bonnes règles de développement de sites pour être pris en compte sur leur index.
Ainsi on peut découvrir sur Google Wemaster Tools , les consignes concernant la conception et le contenu, les consignes techniques et celles relatives à la qualité. De son côté Yahoo! Révèle dans sa page Using Site Explorer certaines astuces pour améliorer son classement sur Yahoo!. De la même manière, dans Bing Webmaster Center tools , on peut trouver les grandes lignes directrices permettant un bon référencement sue le moteur de BING de Microsoft.
Tous ces centres d’aide ne s’engagent aucunement à fournir un résultat, mais permettent d’avoir une vue générale des bonnes pratiques recommandées par le trio de tête pour le développement de sites web. Ceux-ci s’accordent sur toute la partie conception et réagissent différemment lors de la soumission.
Dans la majorité des cas, les référenceurs abordent la création de leurs sites et procèdent à l’optimisation et promotion sans disposer d’un guide par étapes. Nous allons dresser une liste de tâches à accomplir pour référencer un site en faisant l’inventaire des techniques existant à ce jour et connues du public.
Recherche de mots clés
Bien que les mots clés ne soient plus aussi importants que par le passé, ils définissent le sujet et la catégorie du site. Avant de lancer le développement, il est important d’identifier les termes utilisés dans la recherche web liés à la thématique du site. Cela équivaut à choisir son créneau sur le web en évitant toutefois une concurrence intense car pour tout nouveau site, il s’agit d’un challenge de prendre la place de ceux déjà connus par les moteurs. Mais aussi, il faut cibler des mots clés que les internautes sont susceptibles de saisir. En règle générale on se limite à trois expressions clés composées de trois mots. Pour faire ce choix, aujourd’hui on dispose d’une batterie de générateurs de mots clés dont, le plus connu et le plus ancien, Google Adwords. Mais il ne faut pas omettre de comparer ces résultats avec ceux d’outils indépendants tels que Keyword Discovery. Mais pour les sites d’e-commerce, il existe un outil très riche en informations et qui s’appelle Google Insights for Search. Ce dernier est formidable puisque les recherches peuvent être affinées pour les produits par région et par catégorie. Il ne faut pas négliger toutefois les mots clés sémantiquement proches en ayant recours éventuellement à Yooda Suggest.
Sémantique et pertinence du contenu
Dans cette section, la sémantique du code est un ensemble de pratiques permettant de rendre le code plus « lisible », en hiérarchisant le contenu mis en forme (Titre principal, sous-titre, texte du contenu, emphase d’un morceau de contenu…). Pour cela, on privilégie l’utilisation des schémas de conception en <DIV> en faisant appel aux CSS. Il faut également utiliser au mieux les balises HTML appropriées (<H1>… <H6>, <P>, <STRONG>, <EM>, …) afin de mettre le contenu en perspective du focus qu’on souhaite lui apporter. Les moteurs de recherche donneront un poids plus important aux mots insérés dans une balise <H1> que dans une balise <P>. De la même manière, les mots mis en évidence à l’aide des balises<strong> ou <em> auront plus d’importance.
Le nom de domaine peut aider grandement dans le référencement s’il est bien choisi. De même, les noms de fichiers, les textes de liens et les documents du site doivent reprendre les mots-clés qui caractérisent l’activité du site. On peut voir le site en mode texte avec les yeux d’un robot d’indexation grâce à Lynx.
Contenus alternatifs
Pour désigner un élément non-textuel (images, animations flash, JavaScript…), L’attribut ALT permet de donner une information aux robots concernant les éléments de contenu auxquels ils ne peuvent accéder. L’attribut Title doit être utilisé par exemple quand l’image sert de lien hypertexte vers une page définie. Il contient alors la description l’événement qui va avoir lieu.
Renseignent des balises métas
Les balises <Meta> (abréviation de Metadata) ne sont utilisées que par les moteurs de recherche. Depuis 1999, leur importance a considérablement diminué et seule la balise Title est véritablement importante pour les moteurs. Néanmoins, il convient de renseigner les balises Keywords, et Description également. D’autres balises existent de la manière plus ou moins farfelue et ne sont prises en comte par aucun des moteurs de recherche majeurs. Seule la balise Robots est en réalité utilisée pour les droits d’indexation.
Par ailleurs, les propriétés cataloguées par la Dublin Core Metadata Initiative (DCMI), définissent plusieurs dizaines de termes, mais 15 d’entre elles, plus fondamentales, ont été normalisées. Une étude réalisée concernant l’impact de celles-ci sur le référencement des pages Web, a démontrée que ces balises ne favorisent pas le référencement et que leurs incidences sont insignifiantes.
Toutefois, ces balises risquent d’être prises en compte dans un futur proche et l’utilisation des éléments Title Description Subject, est préconisée. Une conférence internationale est prévue pour cet effet en Octobre 2010.
Optimisation du code et scripts
Des technologies comme le FLASH et maintenant AJAX, utilisées en masse sur un site, sont de véritables obstacles au référencement de celui-ci. Les robots ne captent et analysent que le code HTML. Les scripts complexes peuvent rebuter les robots à approfondir leur recherche.
Les scripts et requêtes serveurs doivent être simplifiées et optimisées pour répondre dans le meilleur délai au client. De plus il faut gérer correctement la position des scripts dans les pages web.
Dans le cas des sites e-commerce, on utilise souvent les variables de sessions, pour gérer par exemple le panier d’achat. Il s’agit d’un facteur bloquant pour le référencement. Pour y remédier, ont peut désactiver les sessions quand le visiteur est un robot d’indexation.
Récriture des URLs
Il est important que toute URL soit propre, unique et signifiante, intelligible par l’utilisateur et caractérisant le plus possible le contenu de la page. Pour cela, il faut créer un fichier .htaccess qui va gérer certains paramètres du serveur tels que les redirections, les réécritures d’URL et les restrictions d’accès. Il faudra s’assurer auparavant de l’activation du mod_rewrite .
Par ailleurs, il faut spécifier aux moteurs les pages principales à indexer pour éviter le duplicate content qui est très pénalisant en référencement. Ceci est obtenu grâce au Tag « rel=”canonical” » inséré dans le lien.
Gestion des liens et pages introuvables :
Il faut éviter dans la mesure du possible les pages « not found ou 404 ». Même si ce problème est géré par le fichier .htaccess mentionné ci-dessus, il est préférable, si des URLs ont été modifiées mais que les pages sont restées les mêmes, d’utiliser le code « HTTP 301 ».
Les mots qui composent le lien pointant vers une page renseignent sur le contenu de celle-ci. Il est donc recommandé d’utiliser du texte explicite. En plus, l’attribut Title pour les liens semble avoir son importance.
Respect des normes w3c :
Le code HTML du site, ainsi que les feuilles de style CSS utilisées doivent respecter, dans la mesure du possible, les normes établies par le W3C. Pour cela, une validation en ligne est requise. Si le site est bien conçu, le contenu des pages liées sera alors analysé avec pertinence par les robots (crawler).
Optimisation de la vitesse du site
Une des innovations majeures, en terme de recherche web, est la prise en compte de la vitesse de téléchargement comme facteur déterminant pour le référencement. Ainsi, Matt cutts responsable de Google Webspam, l’a annoncé sur son blog , et a aussi déclaré à Webpronews que ceci prendrait effet dés 2010.
Google met à disposition des référenceurs un outil gratuit « Site speed », mais il est également possible d’utiliser des outils indépendants tes que « CSS Optimizer » et « JavaScript Optimizer » en plus des optimiseurs d’images.
Fichier robots.txt et envoi des sitemap
Avant de procéder à une soumission aux moteurs de recherche et annuaires, il est important de bien concevoir son fichier robots.txt. On indiquera donc aux différents moteurs les pages à indexer et celles à ne pas prendre en compte.
Il est aussi important de concevoir un plan de site, explicite au format Html qui reprend tous les liens du site avec une description brève des pages en relation directe avec leurs titres. Concernant les sitemaps , Google exige actuellement le sitemap au format XML, de même pour Bing, et Yahoo!. accepte xml ou txt.
Soumission du site aux moteurs et annuaires
En référencement naturel, il existe deux aspects : indexation et positionnement. Une bonne indexation favorise toutefois un bon référencement. La plupart des moteurs proposent une indexation gratuite par l’ajout de l’Url à leur index. Toutefois, l’indexation du site sur d’autres outils de recherche fera grimper son indice de popularité, ce qui aura des incidences positives sur son positionnement. Pour exemple, la présence du site sur DMOZ influence son PageRank, puisque c’est la base de données qui fournit les éléments pour l’annuaire Google.
Bien que des logiciels existent pour la soumission automatique du site aux moteurs et annuaires, il faut privilégier la qualité à la quantité en procédant à une soumission manuelle.
Il faut donc rechercher les annuaires les plus populaires dans l’activité attachée au site et les classer par ordre d’importance. Il faudra par la suite procéder à une soumission manuelle en faisant attention aux champs requis (Titre, description, produits..). Les annuaires listent les sites selon les Tags fournis.
Pour les moteurs, Google Yahoo! et Bing drainent 92% du trafic, à compléter par Ask et Aol qui sont importants également au Canada et spécialement ce dernier via son index e-commerces : AOL Canada Merchant Member Centre .
Développement de réseau de liens
Il s’agit de l’étape la plus importante et la plus ardue du référencement naturel. Le Netlinking est la stratégie de développement de liens (récupération de liens externes) qui a pour effet d’augmenter l’indice de popularité du site (Page Rank), son indice de confiance (Trust Rank) et de son domaine score (Bing).
a) Recherche de sites partenaires : On recherche des sites susceptibles de réaliser un échange de liens ou d’enregistrer le site dans leur annuaire. Ils doivent être de préférence choisis dans le domaine d’activité du site.
b) Évaluer le gain potentiel : le site partenaire envisagé a-t-il un bon trafic ? Il est recommandé qu’il soit reconnu et qu’il ne soit pas dangereux pour le référencement de son propre site.
c) Inscription : si le site partenaire peut amener un gain réel. Il faut faire un suivi pour vérifier la présence du lien réciproque et qu’il est maintenu actif. Un programme PHP peut réaliser cette tache.
Lancement d’une campagne de liens sponsorisés.
Mettre en place des actions de liens sponsorisés permet d’augmenter l’indice de popularité.
Parce que les deux sont intimement liés. Disposer en interne d’une expertise en référencement naturel permet d’être plus efficace en SEM. Par ailleurs, une campagne qui allie référencement naturel et payant obtient un taux de conversion supérieur de 22 % en moyenne.
Les campagnes SEM (SEO + SEA) présentent l’avantage de s’inscrire dans le cadre d’une stratégie PULL . Par opposition à une stratégie PUSH (dite d’incitation), elles mettent à la disposition des consommateurs les informations sur la marque, les offres et les produits.
Les techniques de référencement sur les outils de recherche et les liens publicitaires correspondent à ce mode de communication et permettent à un annonceur de se positionner sur un créneau spécifique. En effet, ces techniques font se rencontrer une demande (le mot clé tapé) et une offre (le sponsoring annonceur).
Dans le cadre d’un effort de référencement naturel, les liens sponsorisés doivent servir à améliorer son positionnement. Il convient donc de viser un public large et de diversifier ses canaux publicitaires. Ainsi, on pourra utiliser les réseaux Google Adwords, Overture de Yahoo! et Microsoft adCenter. On peut aussi étendre cette action à Miva (anciennement Espotting et FindWhat.com).
Il faut cependant noter que l’achat de mots clés dans une campagne SEA présente des risques puisque les principaux moteurs affichant les liens sponsorisés dans leurs SERPs sont proie aux fraudes qui sont de plus en plus difficiles à détecter comme le résume Ben Benedelman professeur à Harvard.
Quoi qu’il en soit, les deux premiers résultats organiques sont plus regardés par les internautes que le 1er lien sponsorisé.
Utilisation des outils web 2.0
Génération des RSS : Au début il y avait les flux RSS.
Dans le monde de l’Internet, l’année 2004 aura été incontestablement marquée par le développement fulgurant d’une nouvelle technologie connue sous le nom de « RSS ». Derrière ce terme quelque peu mystérieux voire magique, se profilent de nouvelles possibilités en matière de veille et de diffusion de l’information.
Nombre d’entreprises ont exploité le système d’agrégation de contenu comme support média en monétisant les espaces publicitaires (exemple : Trust feed). Cette technique particulièrement adaptée aux sites marchands disposant d’une grosse base de données de produits, permet de fournir une liste de produits de façon automatique aux moteurs.
La même année, deux sociétés américaines Moreover et Kanoodle proposaient aux annonceurs d’intégrer des liens publicitaires dans les listes de flux RSS, de plus en plus populaires. En rachetant Feedburner en 2007, alors leader de la publicité via fils RSS, Google a mis la main sur ce marché. La syndication de contenu au cœur du Web 2.0 et du social computing .
Mise en place de blog de marque : en plus de construire une relation saine et transparente avec les fans de la marque, et d’avoir la possibilité de prendre la parole de façon très réactive en cas d’attaque, il permet d’atteindre les objectifs principaux du référencement naturel, à savoir : visibilité et liens de popularité. Il doit être souvent mis à jour, proposer un contenu pertinent et neutre, pinger un répertoire de flux RSS de notoriété tel que technorati.
Social computing : soigner sa réputation en ligne
Le Social Computing est le fruit de l’intersection des sciences sociales et de l’informatique. Il est basé sur la création de contextes sociaux innovants grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. On peut donc l’associer aux technologies du Web 2.0 : les blogs, les forums, les emails, la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, les wikis, les sites de social bookmarking, etc. Mais on peut aussi directement le raccrocher aux communautés ainsi créées et à leur activité sur Internet : les applications de filtrage collaboratif, les recommandations, les notations, les systèmes d’enchères en ligne et bien sûr la réputation.
Via une activité de social computing, le but est d’augmenter sa visibilité et de générer des BackLinks, pour améliorer la popularité du site. Un forum de discussion est un support où il est très facile d’obtenir des backlinks . Une campagne SMO consiste à participer aux plateformes de micro blogging comme Twitter ou Facebook.
Mettre en place des outils d’analyse
Sans outils d’analyse, on ne peut connaître l’efficacité des différentes actions d’optimisation du site en référencement naturel. Les outils d’analyse fournissent une foule de données statistiques qui permettent de jauger la pertinence des choix effectués. Ces choix pourront être confirmés ou revus pour une correction (cycle de référencement). En complément des rapports d’analyse de référencement fournis par des logiciels spécialisés, les tableaux des web analytiques renseignent sur les flux drainés via les sources de trafic : les moteurs, accès directs, sites référents, E-mailing et abonnements RSS.
Avant de commencer à mesurer la portée du travail effectué, et même avant le travail de référencement, une veille concurrentielle s’impose. Ainsi, il est important d’avoir une idée de la vie des sites concurrents (leur fréquentation). Alexa offre des statistiques très intéressantes pour avoir des objectifs sans avoir d’historique web. D’autres sites spécialisés en publicités offrent des données pour les sites importants (Google Adplaner, Quantcast, Compete…). Pour des sites plus modestes, on peut utiliser Statbrain ou Trafficestimate.
15 étapes pour le référencement de votre site web
Les techniques de référencement vues précédemment ne garantissent pas le positionnement et encore moins le ciblage des clients désirés. En effet, nous n’avons pas abordé par exemple les informations liées à la langue, à l’emplacement du serveur ou le renseignement de Google local. Il faudra donc contrôler que les efforts de référencement donnent le résultat escompté par rapport à la clientèle cible pour commencer. Ceci est obtenu facilement par n’importe quel outil de web analytiques puisque les données de géo localisation sont présentes dans les fichiers logs du serveur.
En revanche, pour mesurer le retour sur investissent (ROI), chaque entreprise met en place des KPIs qui lui sont propres et utilise un programme de tracking qui donnera les tableaux de bord les plus proches de ceux souhaités. Ces tableaux peuvent être exportés vers Excel par exemple pour un traitement personnalisé ou dans un certains cas librement configurés selon les besoins.
L’installation d’outils d’analyse de trafic (audience) s’impose donc et le choix est large. Google Analytics est gratuit et se taille la part du lion avec presque 30% du marché. IndexTools, l’outil de Yahoo! est gratuit également et est plus pointu pour certaines actions précises. AT Internet offre Xiti gratuit et propose Analyser solution modulable haut de gamme payante. Enfin Omniture qui se veut le leader de marketing en ligne offre SiteCatalyste.
Le référencement naturel est entrain de vivre des mutations profondes et durables. Comment et pourquoi ? L’avènement du référencement en temps réel et le référencement social impliquent l’utilisation de nouveaux outils sans toutefois remettre les acquis en cause, mais une nouvelle stratégie de médias s’impose.
Dans une série de news concernant le référencement naturel et surtout son changement avec le web sémantique, nous allons commencer per dresser un état de l’art de l’optimisation pour les moteurs de recherche dite en anglais SEO (Search engine optimization). Cet article est relié à l’historique du référencement naturel et changements.
Comme le mentionne l’encyclopédie en ligne Wikipédia, nous nous devons de distinguer les termes référencement et positionnement :
- Un bon référencement internet, c’est avoir l’ensemble des pages accessibles de son site indexées dans les bases des moteurs de recherches.
- Un bon positionnement, c’est être dans les premières pages des moteurs de recherches lorsque la recherche porte sur son univers métier.
Aujourd’hui, le référencement incorpore ces deux notions et représente le corps de techniques visant à optimiser la visibilité d’un site dans les différents outils de recherche disponibles sur Internet. Le référencement recouvre toute une série d’actions qui vont de la simple définition de mots-clés à la création de contenu facilitant son indexation par les annuaires et moteurs. Être référencé parmi les premiers résultats de recherche est une étape fondamentale pour rentabiliser son site. Les moteurs de recherche restent la principale destination des internautes dans le monde avec 85% du temps passé en ligne et presque 70% des internautes consultent seulement la première page de résultats.
L’objectif du référencement est donc double : d’une part, inscrire le site internet dans les bases de données des outils de recherche; d’autre part, le positionner parmi les premières pages de résultats. On parle alors de SEO (Search Engine Optimization) pour l’optimisation et de SEM (Search Engine Marketing) pour désigner la branche de marketing internet ayant pour support les outils de recherche et comme cible les internautes qui les interrogent. Le SEM regroupe le SEA (Search Engine Advertising) et le SEO. Le SEA consiste en l’achat de liens dans les moteurs de recherche. Les définitions en français ont repris pour une grande partie les termes d’origine anglophone.
Search engine marketing consists of two complementary but very different campaigns search engine Optimization (SEO) and pay-per-click (PPC). SEO falls into online public relation because many consumers see search engines as editorial gatekeepers, displaying ‘the best’ matches for their searches.
Le référencement naturel est apparu avec internet. Il connaît actuellement de profondes mutations pour un web meilleur compris par l’Homme et la machine.
Webmasters et fournisseurs de contenu Internet ont commencé à faire du référencement dans le milieu des années 90, au démarrage de l’internet. Dans une discussion initiée par Danny Sullivan, un analyste respecté de l’industrie des moteurs de recherche, il apparaît que le terme exact de «l’optimisation de moteur de recherche» a commencé à être utilisé vers 1997. Même avant cela, les webmasters commençaient déjà à s’intéresser au référencement, en testant différents mots-clés et en voyant l’impact sur les résultats selon leurs densités .
Au moment de l’apparition des moteurs de recherche, les webmasters avaient simplement besoin de soumettre leurs adresses de pages (Urls) à ceux-ci, qui envoyaient leurs robots à travers les ‘spider’ pour indexer les sites. Dès que les propriétaires de sites web ont commencé à réaliser l’importance d’avoir leur site visible sur la première page des SERPs « Search Engine Results Pages », ils ont commencé à chercher des moyens de manipuler les algorithmes d’indexation des moteurs de recherche.
À l’époque, le résultat était principalement fondé sur la recherche à l’intérieur du site des informations pour établir le classement des différentes pages. En d’autres termes, ils se sont fiés à des informations qui ont été fournies par le webmaster, comme la densité des mots clés, balises META et les fichiers d’index. L’index est La brique de base d’un moteur de recherche. Tout ce que devait faire le Webmaster c’était de mettre les bons mots clés avec la densité suffisante et il pouvait voir son site en première page des résultats sur une requête donnée relativement vite. Les fournisseurs de contenu Web ont également commencé à manipuler les attributs du HTML pour obtenir de meilleurs classements de leurs clients. Cela se traduisit dans les SERPs qui commencèrent à devenir peu fiables, souvent pleines de pages spam dont les tags ne correspondent pas exactement à leur teneur réelle.
Les premiers hackers à s’intéresser aux algorithmes en vue de les craquer sont apparus autour de 97. En décodant l’algorithme de classement du moteur de recherche, chose assez facile à l’époque, les webmasters peu scrupuleux pouvaient donc positionner des sites dans le Top 10 des résultats aisément. Plusieurs prestataires de référencement connaissaient les 35 paramètres de l’algorithme d’Excite en 1997. Un des premiers moteurs marquants, Excite lancé en 1995 par étudiants de Stanford, fût racheté par @home.
L’arrivée de Google en 1998 allait révolutionner l’industrie de la recherche.
En donnant tant de crédit au site comme pour les facteurs de densité de mots clés, qui pouvaient être manipulés directement par les webmasters afin de déterminer leur classement, les moteurs de recherche étaient donc en grande difficulté. Pour rendre les résultats de recherche utiles pour les internautes, les moteurs de recherche ont dû trouver une autre méthode de classement qui reflète vraiment la valeur d’une page et sa pertinence dans les recherches.
Des algorithmes qui tiennent compte de facteurs hors-site plus complexes ont commencé à être développés. Les liens externes et l’âge du site deviennent importants voir déterminants pour le classement. Aussi, la découverte des algorithmes des moteurs devient une tâche plus ardue.
À ce stade, Alta Vista était en avance dans la course des moteurs et le reste des utilisateurs d’Internet avaient le choix entre Lycos, Yahoo, MSN et Infoseek. Malgré les algorithmes améliorés, les SEO black hat « de mauvaise intention » trouvaient toujours des façons de les manipuler, et les mouvements de yoyo des pages et des sites sont devenus légion.
Google, une entreprise fondée en 1998 par Larry Page et Sergey Brin va faire son entrée sur la scène. L’algorithme de Google, PageRank à l’époque non encore réputé pour reposer sur les graphes de Markov, pouvait déterminer le classement des sites en mesurant la quantité et la qualité de leurs liens entrants. Google Search avec ses résultats de recherche pertinents a immédiatement attiré un public fidèle. Les moteurs ont commencé à réaliser l’importance de suivre la nouvelle méthode de classement de Google.
Avec l’arrivée du nouveau millénaire, Google a consolidé sa place comme le moteur de référence, alors que des moteurs comme Infoseek font désormais partie de l’histoire d’internet. 2001 marqua l’abandon par les utilisateurs des autres moteurs de recherche comme Lycos, Excite, Altavista et Hotbot.
En 2004, les trois principaux moteurs de recherche qui sont encore dans le paysage internet (Google, MSN et Yahoo!), ont intégré le fait de défendre leurs algorithmes de classement contre toute divulgation. L’ère de l’utilisation abusive des mots clés par les fournisseurs de contenu est terminée. Les Webmasters doivent alors s’appuyer sur des moyens plus complexes pour promouvoir le contenu et doivent générer des liens entrants afin d’améliorer à long terme le classement de leurs sites. En 2005, Google commence à personnaliser les résultats de recherche, en tenant compte de l’historique utilisateur, lorsque celui-ci est connecté. En 2007, Google lance une campagne contre les liens payants qui altèrent son classement. En 2009, Google revoit l’utilisation des liens ‘nofollow’, dont les sites ont abusé dans le Web 2.0.
Aujourd’hui, en 2010 donc, le référencement est en grande majorité une conversation avec Google. Celui-ci délivre à plus de 70% des utilisateurs les résultats de recherche et est donc le moyen le plus sûr pour générer du trafic organique vers le site. Les campagnes SEO sont plus laborieuses et plus complexes qu’elles ne l’étaient il ya dix ans, pour le grand bonheur des utilisateurs qui obtiennent des résultats plus pertinents. Les webmasters et les fournisseurs de contenu doivent fournir une réelle valeur pour apparaître dans la tête des listes de résultats de recherche. Les réseaux sociaux, ayant dépassé les courriels en termes de temps passé sur internet, deviennent incontournables pour les moteurs de recherche comme Google qui a lancé son produit Social Search.
On parle alors du phénomène web 2.0. Du point de vue référencement, il faut tenir compte de l’influence des liens provenant des blogs, de sites comme Facebook et Twitter dans le classement de Google. Mais aussi, d’un point de vue Marketing, la promotion d’un site nouveau par exemple, peut combler un déficit de visibilité instantané sur les moteurs de recherche.
Les internautes se sont désormais largement approprié le fabuleux outil mis à leur disposition. Désormais, ils disposent de lieux virtuels qui leur permettent de communiquer entre eux. Cela n’est pas sans conséquence d’un point de vue de la stratégie marketing et notamment de la stratégie de communication.
Les KPIs sont à l’ordre du jour avec les nouveaux outils de suivi de trafic et analyse d’audience. Le web sémantique passera par là, mais avant, un petit rappel :
Dans mon dernier article de marketing internet, j’ai reproduit à l’identique les prédictions de l’agence Vanksen, qui semblent réalistes. Et puis il y a les nouveautés comme google buzz qui s’invite chez nous, le rachat d’Aardvark par Google, l’imminence d’un nouveau géant de la recherche en temps réel comme Factery Labs. Concernant le commerce électronique, Google confirme son implication directe en embauchant Stephanie Tilenius (eBay). Google a certainement l’intention de relancer ses produits spécialisés : Froogle, google product search et Google base. Facebook le challenge de plus en plus avec son Market place et surtout son immersion dans la pub PPC que google revisite notamment en revenant au nom historique DoubleClick pour Google Ad Planner. Rappelons que celui-ci est derrière les grandes avancées d’Adwords. Dans ce sujet je parle justement de KPIs (Key performance indicator) et des outils de suivi pour maximiser la rentabilité des campagnes SEM et aussi de contrôler son référencement SEO.
Dans cette bataille effrénée au TOP10, pour le moment les seules certitudes résident dans la manière de référencer proprement un site web. Pour cette action de référencement organique, j’ai récapitulé 15 étapes pour référencer son site, en attendant du nouveau concernant le HTML5 qui devrait nous donner de nouveaux outils pour se démarquer. À ce sujet, une Web Techo Conference ConFoo aura lieu du 10 au 12 mars à l’hôtel Hilton Bonaventure de Montréal. Par ailleurs l’événement WWW2010 aura lieu à Raleigh, capitale de l’état de Caroline du Nord, du 26 au 30 avril, et ses conférences W4A2010, WebSci10 FutureWeb risquent de nous apporter du nouveau. Je vous invite donc à découvrir cette première nouvelle concernant le référencement internet sur le site de référencement Montréal, qui est une première d’une série de news relatant l’avancée de la sémantique et les premiers contours du Web 3.0.
Les protocoles Internet, avec http notamment, ont permis de mettre en place la mesure sur Internet. La connexion à un serveur web via un protocole de connexion comme http génère des logs, soit une nouvelle ligne d’historique dans un fichier appelé journal ou logfile.
La méthode de mesure par analyse des logs a été utilisée au début des années 1990 où chaque page web visitée représentait un seul fichier html contenant principalement du texte. Ces pages ont rapidement commencé à s’enrichir avec l’apparition d’images ou des contenus multi médias. Les Hits (accès) utilisés alors par les compteurs de pages et désignant une requête à un serveur HTTP demandant un fichier (image, HTML, javascript, feuille de style CSS, etc.) mesuraient plus la complexité d’une page web que sa réelle popularité. La mesure des pages vues s’est trouvée faussée avec l’apparition des moteurs et leurs robots parcourant le web pour indexation, les proxys web et l’attribution d’IP dynamiques aux FAI en plus des techniques de mise en cache des contenus. Ainsi, toutes ces nouvelles techniques ont faussé les logs et rendu l’identification des visiteurs uniques plus difficile. La mesure par analyse des logs a donc décliné et reste aujourd’hui principalement utilisée par les administrateurs système pour mesurer l’utilisation des serveurs.
Les navigateurs (fureteurs) interagissent avec la source de diffusion (serveur web) en plus de leur communication permanente avec leur environnement (système d’exploitation). Cette double interactivité a permis de développer, à compter des années 1995 la méthode de mesure par marqueurs (tags) à la base des Web Analytics . L’an 2000 a vu la standardisation des solutions avec le choix du marquage par tags comme méthode privilégiée. En 2003, les outils Web analytiques faisaient partie de l’écosystème du site web et le marché a muri notamment avec le regroupement de plusieurs acteurs du secteur. Début 2007, de nouveaux indicateurs de performance s’imposent vu les nouveaux business model de sites. La notion « d’engagement » est née dans ce contexte. L’évolution du marché publicitaire notamment a donné lieu à la création d’outils complémentaires (outils de mesure de l’engagement…). La connaissance utilisateur est également un point majeur de développement. Les éditeurs de solutions de web analytiques s’attachent à répondre à des questions liées au ciblage comportemental. En 2009, les médias sociaux ont marqué l’utilisation d’internet. De nouveaux outils come Omniture ont fait leur apparition pour mesurer l’activité sociale et l’e-réputation.
Pour comparer deux outils d’analyse, nous en choisissons deux qui utilisent le marquage par tags. Xiti et Google Analytics sont très semblables.
Toutefois, bien qu’utilisant la même méthode de marquage, les outils de suivi d’audience donnent souvent des résultats différents. Le choix de Google Web Analytics et de Xiti pour la comparaison n’est pas fortuit. En effet, ces deux outils sont gratuits et sont très proches dans les résultats de l’analyse comparative réalisée par Forrester pour 2009. Celle-ci a porté sur les outils : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo.
résultats analyse Forrester 2009 : Omniture, Coremetrics, Webtrends, Unica, Nedstat, Xiti, Google et Yahoo
Il apparaît que nous avons deux groupes. Au top, un regroupement de plusieurs éditeurs précurseurs et spécialisés du milieu du Web Analytics traduit une homogénéité de leurs outils. AT Internet quant à lui change de dénomination (Xiti anciennement) paie de sa politique et Google a besoin de temps (il a évolué dans le rapport en tant que «Strong Performers». Yahoo! offre un outil relativement récent ce qui explique en partie je pense sa position plutôt basse.
Nous allons voir comment Xiti et Google Analytics différent dans leurs résultas,
Pour commencer, nous comparons le script de marquage. Xiti exige d’apparaître sur le site en tant qu’image. Malgré une personnalisation des couleurs parmi 8 modèles proposés, ceci pose un problème d’ergonomie du site. Google en revanche n’affiche aucune information visible sur l’interface.
Xiti propose deux versions du code de suivi à placer de à l’intérieur des balises BODY, html et xhtml. Pour passer le test W3C concernant la validation du code comme vu en référencement, il faut choisir le deuxième bien entendu. Google quant à lui propose une seule version valide à placer avant la balise </body>.
Par défaut, les marqueurs identifient les pages du site par leurs adresses (URL). Cette méthode peut s’avérer inefficace lorsqu’on gère un site dynamique où les adresses des pages ne contiennent aucune information permettant de les identifier clairement (http://www.exemple.com/fr-art?120). Pour cela, Xiti a prévu un mécanisme permettant d’identifier le titre de la page en question. Une variable (p=) dans le code du marqueur est prévue dans le code où on peut indiquer le titre de la page. Cette opération peut se faire à la main ou automatiquement avec un script du côté du serveur (ex. ASP, JSP, PHP, etc.).
Côté présentation, comme la plupart des outils web analytiques, les deux outils présentent à la page principale un résumé de l’activité du site, appelé tableau de bord. On retrouve alors les informations principales qui sont : le nombre de visites, pages vues, pages par visite, taux de rebond, temps moyen passé sur site et pourcentage de nouvelles visites dans le cas de Google.
Accueil Google Analytics PANORAMIDE : du 13/01/2010 au 12/02/2010
Nous remarquons d’ors et déjà sur la page d’accueil que nous ne disposons pas des mêmes informations et que celles-ci sont présentées différemment. Xiti privilégie le rapport quotidien tandis que Google opte pour le mensuel. Google offre la possibilité de définir les objectifs, les rapports personnalisés ainsi que les recherches effectuées sur le site, très utiles. Xiti pour sa part permet de visualiser les records, le suivi par chapitre (analyses volumétriques globales par thèmes) ainsi que le suivi de plusieurs sites, que Google vient d’intégrer dans le paramétrage du code. En revanche, Xiti offre la possibilité de l’identification personnalisée des pages.
Accueil Xiti analyses pour la journée du 12/02/201
De plus, les deux outils ne donnent pas les mêmes résultats pour une même métrique. Si nous prenons l’origine des visites qui est l’indicateur le plus important en référencement, on remarque que Google peut donner jusque deux fois le nombre de visites via moteurs de recherche comptabilisés par Xiti. Ces discordances dans les résultats sont rapportées et expliquées souvent du fait que Google Analytics n’est pas un indicateur neutre. Il est établi que les données Web analytiques ne sont pas exactes mais précises.
Cependant, Google s’avère beaucoup plus puissant que son challenger Xiti en termes de visualisation du taux de conversion. Google ne s’arrête pas à un rapport basique de trafic. Il permet de mesurer la productivité transactionnelle des pages d’un site, notamment celle du tunnel de conversion d’un site marchand, censé amener l’internaute à acheter sur ce site. Google Analytics propose une fonctionnalité permettant d’évaluer les performances de scénarios de navigation d’un site et de comprendre les éventuelles causes d’abandon du scénario. Il permet à ses utilisateurs de définir un scénario en désignant un enchaînement des pages Web présentes sur leur site, et par lesquelles doit passer l’internaute pour atteindre un objectif. Une fois ce scénario de navigation défini, Google Analytics propose un schéma en entonnoir affichant le taux de conversion des internautes, le nombre d’internautes passant chacune des étapes et la part d’abandon pour chaque étape.
De même, avec ses filtres Regex (expressions régulières) , Google Analytics fourni des fonctionnalités faciles d’accès. Les filtres Google Analytics permettent de gérer et segmenter les données de fréquentation en donnant une vision plus précise du site web et des visiteurs. Ils peuvent servir également pour trier les résultats selon ses besoins..
Enfin, Google avec son attirail d’utilitaires gratuits, dispose d’une arme qui vient complémenter la solution Google Analytics à savoir l’optimiseur de sites :
L’Optimiseur de Site est une application gratuite de Google qui permet aux professionnels du marketing et aux webmasters de tester plusieurs variables et différentes combinaisons des pages de leur site (textes et images). Les données fournies par l’outil sont des éléments objectifs et utiles pour augmenter les taux de conversion et la satisfaction globale des visiteurs. Il existe 2 types de test : le test multivariable et le test AB. L’Optimiseur de Site est également un parfait complément de Google Analytics.
Il ressort de cette comparaison que les outils de suivi ne sont pas tous équivalents. Chaque solution présente des fonctionnalités qui ne sont pas forcément disponibles chez la concurrence. Google présente un avantage majeur dans sa solution Web analytics qui se manifeste dans la diversité des outils mis à disposition et qui peuvent être utilisés en complément. Les résultats des analyses fournis peuvent être faussement manipulés quand les intérêts des fournisseurs sont en jeu. Aussi, le recours aux solutions des moteurs de recherche tels que Google et Yahoo! doit être bien considéré. En effet, Google Analytics et Yahoo Index Tools ne sont pas des indicateurs neutres.
L’année 2009 aura vu la consécration des réseaux sociaux avec une nette augmentation de leur trafic. Ainsi des sites comme Facebook, myspace, twitter et d’autres ont favorisé le développement du marketing social. Les éditeurs de solutions de web analytiques ont donc compris l’importance d’intégrer ces espaces de discussions dans leur interface. Le passage du « web analytics » au « social analytics » est le souci de bon nombre de joueurs de l’industrie.
Ainsi, en Mars 2009, Omniture SiteCatalyst intégrait les données Twitter dans son interface. Les clients possédant la solution de web analytics pouvaient identifier ce qu’il se dit sur leur marque en bien ou en mal. Courant Mai 2009, Omniture présentait App Measurement for Facebook, une nouvelle solution permettant aux utilisateurs d’Omniture SiteCatalyst de mesurer la popularité et le succès des applications Facebook. Début 2010, la nouvelle solution « Social Media Optimization » fût dévoilée :
La solution Social Media Optimization d’Omniture améliore la mesure des réseaux sociaux en offrant une meilleure visibilité sur l’activité, la performance et l’impact des réseaux sociaux. Cette solution fournit des rapports d’interaction et des tableaux de bords nécessaires pour mieux déterminer et améliorer le ROI de ces actions.
De son côté, Google connaissait ses premiers pas avec l’analyse sociale fin 2008 avec le script de VKI Studios, qui permettait d’intégrer les données des réseaux sociaux à Google Analytics. Ce script a été abandonné et une autre extension Greasemonkey sur Firefox a été largement adoptée. Cet outil pratique permet de suivre l’activité des réseaux sociaux dans le temps, en identifiant les sites référents dont l’augmentation ou la baisse de génération de trafic a dépassé un certain pourcentage entre deux périodes. Mais que ce soit pour Twitter ou Facebook, Google semble accuser du retard et seules des astuces permettent le suivi d’activité sur ces deux sites. Plusieurs ressources donnent une solution alternative pour y arriver.
Yahoo! proposait un nouveau service de statistiques web suite au rachat en avril 2008 d’IndexTools. En février 2009, Yahoo Analytics était annoncé meilleur que Google Analytics pour les besoins d’entreprise. Dans sa version 9.5, Yahoo! annonce comptabiliser des gens et non des clics, et il offre de nouvelles fonctionnalités pour l’aperçu de la démographie et les intérêts par catégorie de visiteurs.
Le buzz monitoring est né. La mesure de l’engagement et de l’e-réputation donnent naissance à une panoplie de nouveaux outils.
Avec le développement des réseaux sociaux, wikis et blogs, il devient intéressant de suivre les facteurs d’influence et l’e-réputation de l’entreprise. Pour les sites de commerce en ligne, comptabiliser et obtenir une tendance via les commentaires des internautes en ligne sur les différents médias, devient un enjeu majeur. Des outils d’analyse sémantique voient le jour.
Exemple Sysomos demographics rww juIn 2009
Le New York Times a publié en Août 2009 un article sur l’analyse de sentiment, une tendance qui ne fait que s’accélérer, portée par une autre, celle du temps réel et de Twitter. Plusieurs nouvelles sociétés de l’analyse de sentiments tentent de tirer parti de l’intérêt croissant à ce qui se dit en ligne. On peut lire que Scout Labs, a lancé un service d’abonnement qui permet aux clients de surveiller les blogs, les articles de nouvelles, forums en ligne et des sites de réseautage social pour les tendances des opinions au sujet des produits, des services ou des sujets dans les nouvelles. L’article présente également Newssift du Financial Times et Jodange qui offre un service pour les éditeurs en ligne en leur permettant d’intégrer les données tirées de l’opinion de plus de 450.000 sources, y compris les blogs et Twitter. Parallèlement, des outils simples d’analyse de sentiment se multiplient sous la forme d’outils légers comme Tweetfeel, Twendz et Twitrratr. Il y est suggéré que ces algorithmes pourraient commencer à influencer à la fois à des fins générales de la recherche Web et des recherches plus spécialisées dans des domaines comme le commerce électronique, les commentaires des voyages et des films.
Dans un autre billet, Readwriteweb passe en revue cinq autres outils d’analyse de sentiment qui montrent comment ces technologies commencent à changer le web. On y lit que les produits phares de Sysomos sont puissants, mais coûteux, pour analyser et surveiller les média sociaux. Pour surveiller les conversations, Backtype est un outil qui permet de chercher et de surveiller des mots clés à travers le web. Cette même technologie est utilisée par Radian6 qui surveille la façon dont on parle d’une marque sur le web.
Dans le lot des solutions abordables, SM2 est un outil « tout en un » pour veiller sur l’e-réputation. Limité à 1000 résultats avant de devenir payant, SM2 (tout comme Filtrbox ou encore Steprep) permet d’obtenir un vue d’ensemble des opinions sur un sujet ou une marque précise.
Le web sémantique passera par là, mais avant un petit rappel :
Actuellement en maitrise de commerce électronique, j’ai choisi de faire un travail de synthèse en intelligence artificielle qui porte sur l’importance de la sémantique dans l’avenir de l’industrie de la recherche, des outils web analytiques et de l’indexation multimédia.
Bien entendu la part belle est rendue au référencement naturel, que je résume de manière historique et je fais le point sur les changements qui l’ont affecté dernièrement. Le marketing est vu alors dans un cadre de médias sociaux et de rich médias. Nous allons donc aborder la seconde partie d’Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux mais en plus complet.
Dans la nouvelle économie, le marketing est le grand gagnant. En effet, celui-ci jadis confondu par erreur avec l’activité commerciale, a gagné ses galons en tant que service stratégique au sein de toutes les entreprises, ou si elles n’ont pas les moyens, est confié à des experts et consultants externes qui ont du coup poussé le concept au point d’en faire une science.
Les sites de commerce électronique font appel à des stratégies de marketing qui ont pour but de les différencier de la concurrence, de drainer du trafic entrant et aussi de créer et fidéliser des communautés de consommateurs rattachées au site. Le terme ROI (Return On Investment) est devenu depuis très populaire parmi les marketeurs et webmasters. Il permet de quantifier le retour sur investissement de son site web ou une campagne de web marketing.
Dates clés de création outils web analytiques
Comme toute science, le marketing dispose alors des moyens de mesure des actions entreprises qui peuvent être corrigées en fonction des résultats et tendances ainsi dégagées. Dans une première étape et jusqu’à l’entrée en jeu de Google Analytics en 2005, les sites de commerce électronique n’étaient pas légion et les outils d’analyse de trafic en ligne se limitaient à une retranscription des fichiers logs de manière simplifiée. Depuis, et grâce au rachat d’un ancien spécialiste des statistiques pour sites web « Urchin », Google a donné une nouvelle dimension à l’analyse de trafic, si bien qu’aujourd’hui il y a des spécialistes de son produit Analytics. Comme Google Search s’accapare une part de 70% dans la recherche Web, Google Analytics se taille la part de lion dans l’analyse de trafic, comparé à WebSideStory, Omniture et Yahoo analytics.
Depuis l’avènement du web 2.0, beaucoup de choses ont changé, notamment le comportement de l’internaute qui est passé de simple spectateur à un cyber consomm’acteur. Les médias en ligne délivrent des messages personnalisés à des utilisateurs impliqués dans l’enrichissement de la toile via les blogs, forums, réseaux sociaux et autres sites de partage. Cette redistribution des rôles est à mettre au crédit des wikis et différentes Apps qui sont venues se greffer sur la plupart des sites, mais aussi une grande population de 14 à 24 ans appelée aussi génération C qui est tout à fait à l’aise avec l’usage d’internet et de ses outils. Cela affecte l’approche marketing qui commence à délaisser de plus en plus les médias online pour investir dans les médias sociaux, blogs professionnels et contenus rich médias. Les outils d’analyse jusque là qui répondaient aux besoins de suivi de trafic et analyse d’audience, se retrouvent caducs puisque les campagnes de marketing viral et autres buzz créés autour d’une marque ne sont pas mesurables en visites instantanées des clients. Ces actions ont pour effet d’assoir la notoriété de la marque ou de créer des discussions animées portant sur un sujet particulier. Alors, il faudrait connaître ce qui se dit, quand, dans quel endroit (site et localisation), par qui et pourquoi.
Nous parlons donc de nouveaux outils qui font de l’analyse sémantique dans les résultats de leurs requêtes auprès des médias sociaux avec une couverture mondiale et en temps réel. Pour le moment les web analytiques traitent avec les logs et les moteurs de recherche analysent des copies en cache. Bien sur il y a beaucoup d’outils d’analyse qui naissent chaque jour comme Radian6, Sysmos et Linkfluence en France, mais aucun d’eux ne fait l’unanimité. De même, les moteurs de recherche revoient leurs fonctionnement et veulent donner des résultats en temps réel dans les SERPs comme Google avec Caféine mais il va y passer graduellement data center l’un après l’autre. Ce qui nous amène à rechercher des indicateurs de performance consensuels.
Dans le cadre de ma maitrise en commerce électronique à Montréal, j’ai fait beaucoup de recherches sur ces tendances. Avec mon expérience de plusieurs années en SEO (référencement organique ou naturel), j’ai été amené à me poser les questions concernant l’avenir de l’industrie. Pour cette nouvelle année, j’ai lu beaucoup d’articles qui prédisent l’avenir mais sont toujours soit axés sur les médias sociaux, soit sur les moteurs de recherche ou alors en rupture avec les méthodes connues du référencement internet.
Après hésitation, j’ai décidé de publier cet article de Vanksen, une agence conseil en communication 360°, opérant au Luxembourg, en France, aux USA, en Suisse, en Italie et en Chine (http://www.vanksen.fr) avec 5 pôles d’expertise : Conseil , Création ,Media et activation , Monitoring et analyse et Training. Je précise que je n’endosse aucune rémunération pour cela au regard de la FTC et sur un plan éthique.
Vous pourrez noter que j’émets une réserve concernant les capacités d’outils de monitoring pour les réseaux sociaux que je n’ai pas testés comme Linkfluence et VanksenWatch , ainsi que la partie technique comme les raccourcisseurs d’URL qui pour moi devraient être traités comme supports et non comme moyens dans le marketing 2.0 (Postrank Vs Bit.ly) et aussi le gaming qui n’est pas mon terrain de prédiliction. Enfin, je note que l’article d’Emmanuel Vivier est trés complet, mais ne va pas en profondeur. Plusieurs solutions sont citées mais non traitées dans un cadree pratique pour les évaluer. Ci-dessous donc l’article complet tel que visible sur le Trackback (Les tendances 2010 du marketing 2.0 par VANKSEN).
Réseaux sociaux, UGC, Facebook, Twitter, mobile, buzz monitoring, blogs, mesure du ROI, influence… : un panorama complet sur un écosystème en pleine mutation.
Paris, le 4 janvier 2010
Après une année 2009 mouvementée avec la crise, le succès de Twitter et Facebook, la remise en cause de nombreux modèles économiques,… il était temps de se poser quelques minutes et de réfléchir aux grandes tendances 2010. Voici ci-dessous un petit « Zeitgeist » basé sur mes lectures, mes pérégrinations entre les bureaux de l’agence Vanksen (à Paris, Luxembourg, NY, Genève), les actions que nous avons menés pour les grandes marques qui nous font confiance et mes échanges lors des 70 conférences et séminaires auxquels nous avons participé à travers le monde:
Le web et les media sociaux vont devenir plus importants que jamais
50% des américains passent déjà plus de temps sur Internet que sur tout autre media. Les gens vont de moins en moins sur les sites de marques et de plus en plus sur les réseaux sociaux ou contenus viraux. Facebook va continuer à se tailler la part du lion et devrait passer de 350 M de membres en décembre 2009 à plus de 600 ou 700 millions fin 2010, faisant de plus en plus concurrence aux sites media et aux messageries gratuites comme Hotmail ou Gmail et rendant Google de moins en moins pertinent à mesure qu’une partie croissante du web échappe à son indexation. En Asie (Malaysie, Indonésie et Singapour) Facebook a détrôné Friendster et si Facebook augmente la qualité/taille des photos, il détrônera définitivement Flickr. Il ne manque plus qu’un outil de Facebook Management Solutions (comme un CMS) et d’analytics pour que les agences et annonceurs puissent créer et faire évoluer de manière simple et rentable des pages avancées. On peut déjà garder un œil sur Sprout, Involver, Wildfire ou en France TigerLily. Avec plus de 22M de Visiteurs uniques par mois Twitter va continuer à se développer afin de se différencier des newsfeed de Facebook tout en cherchant à se monétiser (abonnement, service premium payant ou publicité)…un vente à Microsoft ou Google ou une entrée en bourse? Tant que MySpace et Skyblog ne repenseront pas à fond leur ergonomie désastreuse, ces plateformes continueront de perdre des parts de marché… Au final, seuls les sites à l’écoute de leurs utilisateurs et ultra réactifs pour faire évoluer leur service, leurs conditions d’utilisation, à bien protéger la données de leur utilisateur ou à bien lutter contre le spam éviteront de voir leur audience s’échapper vers un nouveau service.
Avec déjà plus de 100M de membres rien qu’aux Etats-Unis YouTube va s’imposer comme une vraie alternative à la TV et entrer en conflit contre Hulu ou la Playstation3, Xbox ou iTunes qui veulent tous être LA plateforme monétisable de la vidéo. Une part de leur succès vient du côté « on demand » (illustré aussi par le succès des offres M6replay,…) contrairement au contenu « live » de la TV, contrainte amenée à disparaître et qui fera bien rire nos petits enfants quand on leur expliquera que chaque émission ne passait qu’à un horaire fixe.
La majorité des media sociaux va proposer et ouvrir des APIs pour permettre à d’autres sites ou
applications de s’interconnecter et devenir ainsi de plus en plus intégrés. Malgré ces efforts de transparence, ces services affronteront par contre la colère de certains annonceurs et agences quand comme en cette fin d’année leur API ne tiennent pas la charge ou changent soudainement créant des bugs ou rendant indisponible les applications et les campagnes marketing connectées. Une vraie roadmap des futures évolutions pour les développeurs sera indispensables pour ces services.
Tout étant à terme connecté et donc social, l’expression « media sociaux » aura de moins en moins d’intérêt en soit.
Le social gaming comme FarmVille de la société Zynga, Habbo, Les Sims ou Rolando and FieldRunners (sur mobile) va exploser et proposer des pistes intéressantes de monétisation que les annonceurs devraient examiner de prêt. L’inventaire disponible pour acheter de l’espace continuant de croitre de manière exponentielle, les prix de la publicité de base (cpm & display) ne remontra pas… à moins que la mesure de l’impact des actions online en magasins s’améliore.
Il va devenir de plus en plus dur pour les internautes de tenir à jour tous leurs réseaux et de s’y retrouver dans toute l’information disponible. Des outils de syndication et d’agrégation (comme Posterous) vont faciliter la mise à jour de tous ces sites en une action, chaque site devenant juste un canal de consultation différent de la même information. Face à « l’infobésité », les internautes vont aussi utiliser leur réseau social pour filtrer les informations qui seront de plus en plus personnalisées en fonction de son profil (Facebook Connect déjà utilisé par plus de 80.000 sites: voir The Prototype Experience), de ses actions passées (ciblage comportemental), de ses centres d’intérêt (liens sponsorisés).
Dans ce monde où règne la tyrannie de l’ultra-transparence et des recommandations (positives ou négatives) quasi instantanées, le web deviendra définitivement le facteur le plus déterminant en matière de décision d’achat online ET offline. Le rôle d’expert et d’influent sera plus important que jamais, et donc la réputation de chacun aussi.
On va par contre voir une professionnalisation d’une partie de la blogosphère qui devra prouver aux annonceurs et aux agences son influence en faisant par exemple certifier son audience (influence = réputation ET audience). Il ne suffit pas de s’interlinker entre blogueurs parisiens pour être influent (Wikio devra revoir son classement pour garder un tant soit peu de crédibilité). Avoir beaucoup de followers ou de trafic n’est pas non plus une condition suffisante (il suffit de créer un site avec des photos de femmes dénudées ou un « splog » = une pompe à trafic qui republie les flux RSS de façon automatisée juste pour afficher de la publicité). Les marques voudront mesurer l’audience de leur campagne sur les blogs et non plus estimer l’audience de ces blogs en général. Elles passeront donc par des régies ou agences spécialisées comme BuzzParadise ou Vanksen réalisant au passage que cela évite les maladresses parfois catastrophiques (comme Honda, Domino Pizza et Belkin) et l’intérêt d’outsourcer le temps important nécessaire à entretenir une vraie relation avec les « blogs influents ». Le législateur Européen, comme la « Federal and Trade Commission » aux Etats-Unis, devrait rapidement s’intéresser aux recommandations de marques sur les blogs et les réseaux sociaux pour éviter certains abus. Une mention (post sponsorisé par) sera à terme obligatoire (et c’est tant mieux)… on en attend juste autant sur les media traditionnels (ce n’est pas gagné quand on connait les cadeaux hallucinants offerts aux journalistes de magazines féminins par exemple).
On va aussi voir de plus en plus de passerelles entre les « micro people » de la blogosphère et du web et les media traditionnels. On retrouvera certainement des bloggers comme Mr Dream et son Rewind, DarkPlanneur, Mry, Gonzague.tv, Deedee ou Garance Doré, à la TV (au moins la TNT) ou dans la presse et pas seulement comme invité mais comme animateur ou chroniqueur. D’ailleurs certains leaders d’opinions en ligne ont déjà une telle audience qu’ils n’ont peut-être plus besoin des media car ils en sont devenu un.
Enfin, les media sociaux vont voir l’avènement des minorités… qui n’en sont plus vraiment.
Les femmes représentent 75% des prises de décisions d’achat et désormais plus de 50% des utilisateurs sur les media sociaux, leur talent pour la communication et le relationnel ou la gestion de taches multiples taches étant définitivement des atouts dans un monde 2.0… On a ainsi vu la blogosphère féminine et mode exploser ces dernières années et même s’imposer au 1er rang des défilés haute couture en 2009… Hors il est intéressant de noter que cette population souvent ignorée par la majorité des marketeurs nécessite une approche marketing différente. On voit aussi l’arrivée de sites sociaux spécialisés sur des populations de niches difficiles à toucher avec le marketing traditionnel comme BlackClub, AZN Community,… .
La barrière entre virtuel et réel va de s’estomper. On surfe en même temps qu’on regarde la tv, on navigue depuis son mobile, les objets deviennent connectés (Nabaztag, puces RDFID, ou les APIs)… En 2010, le digital est partout. « Un seul media, une seule machine : de multiples outils de consultation » comme le formule Kevin Kelly . On le retrouvera aussi de plus en plus sur les points de ventes avec des écrans interactifs, des interfaces innovantes, des hologrammes ou de la réalité augmentée.
Les approches offline ou 1.0 ne fonctionneront pas dans un monde 2.0
La majorité des agences et annonceurs sont loin d’avoir encore bien effectué leur passage au digital… Certaines se sont contentées d’appréhender les techniques 1.0 (référencement, emailing, bannering). 2010 va les forcer à une remise à jour fondamentale et profonde sous peine d’être de plus en plus déphasées avec les consommateurs. S’il est impossible ou presque d’ignorer le potentiel du web, les approches de base comme les plans banners au kilo de CPM vont montrer leurs limites.
Au lieu d’empiler les techniques, les marques vont devoir repenser leur stratégie marketing de fond en comble car le bombardement publicitaire fonctionne de moins en moins. Il ne s’agit plus d’envoyer un message vers la bonne cible mais d’influencer l’écosystème lié à votre e-réputation. Internet et les media sociaux permettent désormais au consommateur de filtrer l’information, de la remixer, la créer (User Generated Content), la commenter, la relayer (viral) ou d’y répondre.
Bien des marques font l’erreur de croire qu’elles sont populaires alors qu’elles n’ont fait qu’acheter et s’imposer à l’attention du consommateur (en mode interruptif comme une nuisance). Le web est une économie de l’attention où l’audience se mérite plus qu’elle ne s’achète (earned media VS paid media). Il faut désormais offrir un service ou un contenu de valeur à l’internaute pour qu’il nous autorise à entrer en relation avec lui. A bas les banners clignotantes et vive le contenu atomisé ( virtual goods, widgets,..). L’expérience et « l’engagement » priment sur le reach et la diffusion de masse. Il faut passer d’une logique de campagne et de buzz (un temps fort limité dans le temps) à une stratégie relationnelle dans le temps. Seth Godin explique que les media sociaux sont difficiles à appréhender pour les marques parce qu’ils sont « un processus et non un évènement ». Les marques qui offriront la meilleure expérience, le meilleur service (parfois même gratuit = freemium), le meilleur contenu,… attireront non seulement l’attention mais transformeront leurs consommateurs en fans prêts à viraliser leur message gratuitement. En partageant sa passion, offrant certains morceaux en téléchargement gratuit,… une artiste locale comme Zoe Keating a désormais plus de 1,3 millions de fans sur Twitter. Comme le Karma il faudra accumuler des points en faisant de bonnes actions pour la communauté avant de solliciter son aide. Pourquoi faire de la publicité interruptive dans les media, quand on peut faire passer son message bien plus efficacement avec de l’advertainment (advertising + entertainment) comme les advergames, les jeux vidéos ou le branded content?
La marque devra faciliter son appropriation et sa distribution en abandonnant une part de contrôle aux consommateurs qu’elle compensera par un relationnel réactif au sein des media sociaux. De toute façon les consommateurs partagent déjà leurs vraies opinions sur le web. Ne pas participer, c’est laisser les autres vous définir. Cette étape sera particulièrement difficile dans le secteur du Luxe même si certains essais comme artofthetrench.com(3,7M de photos vues !) de Burberry (qui investit 40% de son budget marketing online) ou LVMH avec son défilé live sur Facebook ou son magazine NowNess montrent que c’est possible…surtout avec des marques comme Uniqlo qui elles ont déjà tout compris. Il va falloir passer d’une logique de campagne avec un grand temps fort et une « big idea » à un travail de relation et de continuité autour de multiples idées et expérimentations. Pourquoi mettre tous ses œufs dans un seul panier ? La bonne nouvelle est qu’un budget TV équivaut souvent à 3 à 4 campagnes digitales…
La création et animation de communauté en ligne ou de pages Facebook évoluées, de blog de marque, le branded content, les campagnes de banners au Coût par Click ou par vues, l’affiliation, le retargeting à la Critéo, le seeding de vidéo viral, les applications (qui nécessiteront un effort de promotion vu leur nombre), les mécaniques virales évoluées (call back, personnalisation,..),les widgets, les virtuals goods, les advergames ou le référencement (avec l’indexation progressive de Twitter et des media sociaux du « real time » web et la hausse du coûts des liens sponsorisés, le SEO naturel va progresser fortement) auront la côte avec une approche à la performance facilitant la mesure du Retour Sur Investissement… les mini sites plaquettes en flash, les campagnes de banners display, les imitations de sites sociaux sans animation réelle seront « out ».
Le principal obstacle à cette évolution restera la résistance au changement des collaborateurs dû en partie à un manque de compétence sur ces nouveaux usages. Les marques et les agences vont être obligées d’investir massivement en formation et en programmes d’expérimentation si elles veulent réussir à accompagner leurs collaborateurs et préparer leur futur… Comment comptent-elles échanger avec leurs clients quand la plupart des sites 2.0 sont tout simplement bloqués dans la majorité des grandes entreprises! On en arrive à une situation paradoxale où les marques sont plus lentes et moins bien équipées qu’un simple internaute! Dès 1993, Peter Druker nous expliquait dans son livre Post Capitalist Society « qu’un des défis les plus importants pour chaque organisation dans la société de la connaissance sera de bâtir des pratiques systématiques pour gérer l’auto-transformation ». Dix-sept ans après, on en est encore loin…
On sous-estime aussi fortement la résistance d’une bonne partie des seniors « offline» dans la publicité. Il va être difficile de leur expliquer que leur métier n’est plus de réaliser des films ou de faire des shootings avec de grands photographes mais de penser interactivité, expérience multimédia, ergonomie, technologie,… et qu’ils risquent de se faire botter le derrière par de petits jeunots alors qu’ils sont enfin experts dans leur domaine avec x années d’expérience et Lions sur leur étagère. Quasiment aucune grande agence de publicité n’est devenue leader en 10 ans sur le digital ! Au mieux, comme Publicis encore cette année, elles rachètent des agences « pure player » qu’elles empilent à côté de leur activité traditionnelle… pour qu’au final, quelques années après, il ne reste plus grande chose de l’esprit ou de la vitalité de ces joyaux racheté à prix d’or. La raison ? Les agences traditionnelles ne peuvent pas faire du digital comme l’explique l’institut Forrester dans sa dernière étude. 23% des annonceurs interrogés ne pensent pas leur agence traditionnelle à même d’être à la hauteur en matière de digital ! 46% pensent même qu’ils sont incapables sur le sujet…. L’organisation et les coûts de structure de ces acteurs traditionnels sont en effet difficilement compatibles avec le rythme et les revenus du digital…
Une alternative restera le recrutement de seniors en digital mais vu leur nombre très limité il sera difficile de les attirer. Et saupoudrer une poignée d’experts sur une organisation qui ne veut pas évoluer ne suffira pas. Il y a en plus fort à parier qu’ils vont se fatiguer rapidement à évangéliser dans le désert. Au niveau recrutement, certains annonceurs et agences iront d’ailleurs au-devant de certaines désillusions vu le nombre de prétendus « experts 2.0 » autoproclamés… le blogger, même « influent » ne fait pas forcément le professionnel du marketing apte à travailler avec de grands comptes…
A l’inverse le offline restera un élément indispensable et certaines agences digitales vont devoir sortir de leur approche intégriste 100% web. Je suis persuadé qu’on va voir certains agences digitales apprendre plus vite le offline que les agences traditionnels le online (cela fait quand même 10 ans qu’elles essaient !)… je vous invite à suivre de prêt des agences comme Buzzman, LaChose ou Vanksen en France et RGA aux Etats-Unis qui suivent la voie tracée par Crispin Porter + Bogusky. Cette agence manie en effet avec dextérité offline, digital, buzz et media sociaux avec une vraie approche transmedia. Le digital et les media sociaux ne sont pas des activités à part à gérer via un département spécifique… il n’y a pas de consommateurs online et d’autres offline… il faut avoir une approche globale et agnostique en terme d’outils (contrairement aux agences traditionnels ou le marketing mix final résulte souvent plus des guerres politiques internes où chacun défend son P&L, que de la recherche du dispositif optimal pour le client).
Un travail important est aussi nécessaire du côté des metrics et de la mesure du Retour Sur Investissement… on empile souvent de nombreux outils sans s’investir dans leur utilisation, leur paramétrage et l’analyse des résultats… Après une course aux fans, aux followers, aux lecteurs de flux RSS, les marques vont se poser la vraie question du Retour Sur Investissement réel et de sa mesure. On peut imaginer à terme des outils mettant en parallèle audience d’un site et mesure de la popularité/propagation dans les media sociaux comme Postrank. Bit.ly vient d’ailleurs d’annoncer sa version pro et même Google propose un outil pour raccourcir les urls (bientôt intégré avec Feedburner (pour tracker les flux rss) et Google Analytics ?). A quand l’intégration des Key Performance Indicators de Facebook dans un même outil ?
Combien de marques ne tirent rien des statistiques de leur site (quand elles en ont). Si elles le faisaient, elles éviterait pourtant de se faire autant manipuler par une bonne partie des agences media, qui sont d’après mon expérience parmi les acteurs les moins professionnels du web (recommandations expédiées, capacité de négociation toute relative, staff très junior en rotation constante, expertise souvent dépassée, niveau de conseil affligeant en général,… ce qui donne des plans media rarement optimaux pour les marques qui bien souvent ne s’en rendent même pas compte ou sont verrouillées par contrat cadre). En 2008, la presse concentrait 20% des investissements media alors qu’elle ne représente plus que 8% du temps media. Le web représente 8% des dépenses alors qu’il représente 29% du temps media. Les annonceurs continuent de payer pour des banners affichées mais non visibles (si elles s’affichent en dehors de la zone affichée par le navigateur sur une page de plusieurs écran de haut) et le processus de lancement d’une campagne de banners est totalement sous optimal (il faut décliner les banners pour chaque site support, gérer des relations par email avec chacun d’entre eux,… et le reporting statistique différent pour chaque site est pour le moins folklorique si on adopte pas son propre outil de trafficking).
On peut prévoir une sérieuse mise à jour des anciennes (mauvaises) habitudes en matière de mix media avec de nouvelles offres prometteuses comme « l’Alternative TV » de Fullsix qui fait déjà ruer dans les brancards les grands acteurs de la publicité TV…ou avec les outils de Google (comme Google Adplanner qui va tuer Nielsen NetRatings) qui cherche à désintermédier complètement vente publicitaire. Il va y avoir du sang… surtout quand les annonceurs découvriront comment ils se sont fait berner ces dernières années (il ne tenait certes qu’à eux de se former un peu plus). Enfin le gros sujet reste la mesure des effets offline et en magasins des actions online…
Le transfert des budgets offline vers le digital et les media sociaux va s’amplifier…. 2010 prépare l’avènement d’une stratégie marketing transmedia.
D’après Forrester, aux Etats-Unis, les dépenses en marketing online atteindront 55Milliards de $ en 2014 et 59% des annonceurs US marketers ont prévu d’augmenter la part du digital au détriment du offline. Rien que pour 2010, JPMorgan, ZenithOptimedia, Forrester,… prévoient une hausse des dépenses marketing online pouvant dépasser les 10%. Même Pepsi a prévu de ne pas annoncer au SuperBowl et d’investir online à la place. Au Royaume-Uni Internet est ainsi devenu le 1er media en dépenses publicitaires devant la TV en 2009 ! (Certes sur les dépenses brutes et non nettes).
Les publicités vidéo vont se développer (40% de hausse d’après Emarketer. Les podcasts videos (The Wine Library de Gary Vaynerchuk par exemple attirent plus de 240.000 visiteurs/mois) et le live (avec uStream) vont aussi progresser. Le format vidéo sera boosté avec le développement de la 3G sur mobile et d’équipement simple pour capter et monter de la vidéo (Flip Cam, iPhone 3GS). Certains studios cinéma vont enfin prendre la vidéo online au sérieux. Showtime commercialise ainsi les épisodes de la série « Weeds » sur le web avant même la sortie DVD. Les investissements en marketing du bouche à oreille vont continuer d’exploser (buzz, viral, media sociaux, communauté en ligne,…) pour atteindre 3,7 milliards de $ en 2011.
Ce transfert des budgets publicitaires vers le digital va être particulièrement violent pour les media et l’industrie du divertissement. En effet le revenu pour 1000 lecteurs ou spectateurs (le CPM) est 10 à 20 fois moins élevé online. Dans le cinéma et la TV, Selon Michael Nathanson de Bernstein « la Fox génère seulement 18 cents/spectateur d’un épisode des Simpsons sur le site Hulu.comcontre 54 cents à la TV». Les ventes de vidéo online ne représentent que 237,7M de $ de ventes par an pour les studios contre 10 milliards de $ pour le marché des DVDs et du BlueRay…et c’est sans compter avec la nouvelle concurrences des consoles de jeux vidéos connectées au web comme la PlayStation3 de Sony et la Xbox 360 de Xbox qui totalisent déjà pas moins de 1,27 milliard de $ de ventes de vidéos à la demande cette année ! Même si le consommateur passe plus de 309 minutes/jour à regarder des vidéos à la TV contre seulement 2 minutes online en moyenne, il va être difficile pour les media et les chaines TV de préserver leur revenus dans les années à venir. YouTube travaille d’ailleurs à augmenter le temps passé sur ces vidéos et avec plus de 43% des heures de prime-time TV occupés par de la publicité aux Etats-Unis cela ne devrait pas être difficile de convaincre le consommateur de passer à la vidéo à la demande sur le web (contenu web qui pourra être projeté sur son téléviseurs devenu simple écran avec des solutions comme AppleTv ou Roku).
L’industrie de la musique va elle continuer sa mutation forcée avec une majorité de maisons de disque aussi dépassées que leur nom (qui achète encore des disques ?). Les pure players comme Deezer, Spotify, LastFm, Blip.fm, iTunes, Jamendo, MyMajorCompany ou Songkick.com (qui ajoute une dimension sociale en permettant d’être alerté d’un concert proche d’un artiste présent dans son répertoire) seront ceux par qui arrivera l’innovation. Les nouvelles générations passent déjà plus de temps sur le web, leur mobile ou leur console que devant la TV.
Dans l’édition, la révolution est là aussi avec l’impression à la demande (Lulu.com) ou avec le Kindle, le livre électronique lancé par Amazon (et qui grâce à une carte SIM permet de commander un livre à tout moment, de n’importe où) qui représente déjà plus de la moitié des ventes des livres d’Amazon! Apple n’est pas en reste avec le lancement de sa tablette prévu le 26 janvier prochain… et le prototype Mag+ de Bonnier donne un aperçu de ce que pourrait être le futur du magazine.
Il y a fort à parier que certains pure player qui n’ont pas les coûts de fonctionnement des acteurs historiques en profiteront pour lancer de nouveau business models…
Un des sujets chauds de l’année sera le buzz monitoring ET la gestion de l’e-réputation des marques sur le web et les media sociaux. Le nombre des solutions de monitoring (Radian6, Sysomos, Linkfluence,… et VanksenWatch) et d’analytics dédiées aux media sociaux va exploser pour atteindre plusieurs centaines d’outils. Puis le marché va exploser et se consolider car peu d’acteurs pourront faire les investissements nécessaires en matière d’indexation, de stockage mais aussi et surtout d’analyse sémantique (partiellement ou totalement automatisée à termes) et le multilinguisme. La majorité des marques devra investir dans une solution pour mesurer buzz et le retour sur investissement de ses actions mais beaucoup seront déçues par rapport à leur niveau d’attente. Les agences de RP qui n’auront pas sauté le bas du online et des media sociaux verront leurs jours comptés…surtout avec la vitesse « temps réel » des media sociaux. Du côté « bloggers influents» on verra des outils pour certifier l’audience et l’influence comme nous le proposons déjà chez BuzzParadise. A long terme, on peut s’attendre à ce que Google mette tout le monde d’accord (et tue le marché de l’entrée de gamme) avec une solution (gratuite?) dont on peut voir les bases avec Google Trends, Google Adplanner et Google Analytics.
Mais plus que le monitoring, c’est la gestion de la marque qui va être clef. L’art de savoir intervenir proactivement ou réactivement sur les media sociaux pour promouvoir et défendre la réputation d’une marque comme le fait très bien Best Buy avec sa Twelp Force surTwitter. Nous accompagnons déjà de nombreuses marques chez Vanksen : SFR, Passoa, Danone… en ce qui concerne leur présence et leur « social media strategy ». Après s’être mordu les doigts d’avoir confié un peu vite ses actions délicates et stratégiques à un stagiaire, certaines marques vont recruter de vrais « community managers », un « Head of Social Media » et à terme adopter de véritables outils de « social CRM » comme Chatter lancé par Salesforce. Après avoir expérimenté et bricolé, 2010 verra certains annonceurs intégrer de manière stratégique et durable le web et les media sociaux dans leurs activités avec de vrais budgets. Si les technologies 2.0 sont en général bon marché, les coûts induits en temps humain ne seront pas à prendre à la légère si on veut être sérieux dans le domaine.
Le web et les media sociaux vont être de plus en plus souvent rattachés directement au directeur marketing (et pas seulement au département web) ou voir la naissance de cellule multi département et vont nécessiter une remise à plat de l’organisation interne car le mode silo ne fonctionne pas avec Internet. La majorité des marques va devoir rédiger et diffuser une « social media policy » auprès de leurs collaborateurs pour expliquer ce qu’ils peuvent ou non faire sur les media sociaux et éviter des « bad buzz » par manque d’éthique ou maladresse d’un(e) employé(e) mal informé(e). En effet, les internautes se contrefichent de savoir si ce qu’ils font ou disent concerne le département communication, le marketing, la recherche & développement, le support client,… Au final chaque avis, commentaire et critique impacte toute la marque au global.
60 millions de concurrents ! Le pouvoir du consommateur et du crowdsourcing va se développer et challenger les marques
A mesure que les technologies se démocratisent, le consom’acteur va de plus en plus challenger voir concurrencer les marques et les entreprises.
C’est simple, si un produit ou une marque ne répond pas à la demande des consommateurs, ceux-ci s’associent via Internet pour faire évoluer leurs produits, les débloquer (protection anticopie et zone régionale des DVDs, DRM dans la musique, déblocage des iPhones) voir les distribuer gratuitement (Téléchargement en P2P, BitTorrent,…). Dans certain cas ils passent eux-mêmes à la production de produits via des sites comme Etsy (vente de produits artisanaux), Ponoko, Spoonflower (impressions à la demande) ou CafePress (produit dérivés).
Au niveau Recherche & Développement, les marques qui ont non seulement ouvert leur écosystème (les API de Google, Twitter,…) mais aussi trouver un moyen de motiver les gens à contribuer (le revenu sharing avec les développeurs sur les apps de iTunes) bénéficient de la créativité et de l’inventivité d’une armée de bénévole à qui elles outsourcent finalement une partie de leur expérimentation. Dell avec ideastorm, Starbucks,… créé aussi de véritables panels en ligne pour concentrer les suggestions, critiques et idées de leurs clients et ainsi améliorer leur offre ou inventer de nouveaux services. L’effet réseau créé une énorme barrière à l’entrée face à la concurrence : les développeurs ont peu d’intérêt à développer sur une plateforme avec moins d’utilisateurs, les utilisateurs peu d’intérêt d’aller sur une plateforme avec moins de choix d’applications.
Au niveau marketing : le bouche à oreille et les avis de consommateur deviennent clef dans le succès d’un produit. Certaines marques l’ont déjà compris et activent leurs clients pour co-concevoir leur message en mode « crowdsourcing » (P&G avec VocalPoint, Eyeka ou Mofilms pour la création de publicité) ou même le diffuser et le viraliser (BuzzParadise avec les bloggers influents, Bzzagent avec les consommateurs de base). On peut aussi citer BestBuy qui à l’occasion du lancement du film « New Moon » a sondé ses fans Facebook pour connaître leurs films et livres préférés sur les vampires. Le top 50 des réponses a été mis en vente sur le site BestBuy.com. Les fans ravis ont appréciés de voir la marque les écouter et ont pu acheter de nouveaux produits adaptés à leur centre d’intérêt du moment.
2010 : enfin l’année du mobile…mais social! ( geolocalisation + applications + réseau social + recommandations)
Après plus de 10 années où on nous annonce que c’est sûr c’est « l’année du mobile », on peut prédire que 2010 verra le marketing mobile commencer à sortir de l’enfance avec des dépenses dépassant 391 millions de $ d’après Forrester et $593 millions pour emarketer. Ces dépenses devraient progresser de 27%/an en moyenne les 5 prochaines années ce qui est énorme et en même temps les dépenses en marketing mobile resteront 24 fois plus petites que les dépenses… en référencement… en 2014 :
Le nombre de consommateurs avec un mobile est désormais largement supérieur à ceux avec une télévision ou un PC (plus d’1 milliard au niveau mondial en 2010 d’après IDC). Selon certaines études, le mobile est devenu plus important que son portefeuille! L’arrivée croissante de la Chine (500M d’internautes) et de l’Inde où les habitants surfent plus souvent depuis un GSM qu’un PC va encore booster le développement du mobile.
C’est non seulement l’ergonomie et les fonctionnalités de l’iPhone qui auront créé un séisme dans le monde mobile mais surtout l’écosystème autour des applications (on prévoit 20 milliards d’applications téléchargées par an en 2014 contre 2,3 en 2009) où la créativité des développeurs est enfin dopée par une part conséquente des revenus. (Message aux opérateurs : à force de vouloir accaparer la majorité des revenus d’applications vous avez limité la créativité et le nombre des applications sur vos mobiles et tué dans l’œuf un énorme marché). A eux seuls les utilisateurs de l’iPhone représente 33% du trafic web sur mobile alors qu’ils ne représentent que 10% du marché des Smartphones! Certes Nokia produit 10 fois plus de GSM mais…. au 3ème trimestre 2009 Apple a fait des profits supérieurs (1,6Mards de $ vs 1.1Mards de $ pour Nokia)! Le modèle économique d’Apple est donc beaucoup plus rentable…et challenge Nokia sur le terrain des Smartphones ou la marge est la plus grande. De plus, avec l’effet réseau, je souhaite bonne chance à Nokia (avec Ovi) ou Blackberry pour rivaliser en nombre d’applications. Seul Google avec Android devrait s’en sortir si le nombre de versions de leur OS (souvent incompatibles) ne plombe pas son développement. Même les réseaux sociaux comme Facebook (avec Facebook Lite) ou Twitter proposent des versions ou applications mobile qui ont de plus en plus de succès. 65 millions de membres (18%) Facebook mettent régulièrement à jour leur profil depuis un mobile!
L’acquisition de la régie publicitaire AbMob pour 750 millions de $ et la solution de voix sur IP Gizmo5 (un skype like) par Google (qui peut désormais proposer des liens sponsorisés, de la publicité display ou dans les applications sur les mobiles… il ne lui manque plus que les SMS), montre bien que le marketing mobile aiguise les appétits des acteurs majeurs. Aux Etats-Unis, Volkswagen a ainsi uniquement communiqué via une application iPhone sophistiquée pour le lancement de son nouveau modèle GTI. La création d’application iPhone se démocratise et sera bientôt aussi peu couteuse que de développer un site (avec MobileRoadie) ou une application flash avec l’arrivée d’Adobe Flash CS5. Le challenge pour iTunes sera de fournir un moyen efficace pour aider l’utilisateur à identifier la bonne application dont le nombre croît de manière exponentielle.
La véritable innovation vient surtout de la dimension sociale et geolocalisée du mobile, permettant au final certaines applications prometteuses en matière de réalité augmentée.
Je vous invite à suivre de prêt les applications et sites tels que Yelp, Gowalla, Loopt, Foursquare, Brightkite, Yowza (coupons mobile), Twitter 360 et Google Latitude, car avec la géolocalisation ceux-ci créé « une nouvelle couche au web » comme l’indique Pete Cashmore, le pdg de Mashable.
En gros imaginez les bonnes adresses de Yelp avec les avis non pas d’internautes en général mais de votre réseau d’amis, disponibles sur votre mobile et localisées en fonction d’où vous vous trouvez. Votre réseau social devient mobile, et le mobile connecte le virtuel au réel. Le marché des GPS comme TomTom (qui vient lancer sa propre application iPhone) devraient d’ailleurs souffrir de la nouvelle concurrence des mobiles sur leur marché.
La réalité augmentée dépassera l’aspect gadget en permettant de transformer l’écran de votre GSM qui va ajouter une couche virtuelle à ce que vous regardez en temps réel (voir la solution de Layar). Un peu comme Terminator, en temps réel, si vous « filmez une façade d’un immeuble » avec votre gsm, l’écran vous montre la réalité et en direct par-dessus une couche d’informations virtuelles comme par exemple : les appartements à louer,… La suppression des obstacles techniques (avoir une webcam, supprimer l’impression d’un symbole grâce à la détection automatique de visage,..) devrait en développer l’usage surtout sur le lieu de vente comme dans cet exemple pour la promotion du film Coraline.
Et dans le futur on peut imaginer des applications encore plus folles comme l’a présenté Pranav Mistry à la conférence TED avec sa technologie «SixthSense» où le mobile se mue en projecteur interactif personnel. Imaginez une sorte d’écran portable à la « Minority Report » interactif et évolutif en fonction du contexte où l’on se trouve…
On attend plus que le paiement par mobile devienne définitivement courant avec iTunes, Paypal, ou Square la nouvelle startup de Jack Dorsey (créateur de Twitter) pour boucler la boucle. ABI Research évalue le m-commerce (la vente de produit non virtuel via un mobile) à 750 millions de $ en 2009 et emarketer parie qu’il dépassera le milliard de $ en 2010. Amazon vient déjà de racheter Snaptell et les opérateurs/constucteurs seraient enfin d’accord sur un standard pour les QR codes qui cartonnent au Japon (Skuyou.com a déjà gènéré 120 millions de QR codes là bas).
En conclusion
2010 introduit une véritable convergence entre virtuel et réel qui va forcer les annonceurs et les agences à réorganiser leur marketing pour supprimer les silos, et coordonnées leurs actions marketing offline et online tout en intégrant la dimension sociale et temps réel. Il y a urgence à évoluer pour ne pas courir derrière les consom’acteurs surtout à une époque où l’évolution ultra rapides des technologies (garder un œil aussi sur l’arrivé des nanotechnologies) et des usages modifie drastiquement la demande et les « business model » (demandez à l’industrie du film, de la musique, du téléphone, du livre,…). On passe de la communication (on envoie un message vers une cible via un media) à une économie de l’attention et de la réputation (les consommateurs décident s’ils veulent vous écouter et ils peuvent relayer, répondre ou modifier votre message). Ce sont les marques les plus aptes à changer, évoluer et se réinventer qui s’en sortiront le mieux… celles habituées au confort de leurs habitudes foncent dans le mur comme le Titanic en se croyant souvent à tord insubmersible… Dans cette révolution la créativité et l’innovation mais aussi la capacité à mesurer et à donner du sens au volume phénoménal de données disponibles seront clef.
Pour finir je vous invite à regarder cette vidéo de Kevin Kelly qui résume les 5000 derniers jours du web et cherche à imaginer ce que les 5000 prochains jours nous réserve… fascinant :
Nous avons déjà abordé le référencement en e-commerce et les medias sociaux avec des sites comme Facebook et Twitter qui permettent aux gens de se réunir et partager des opinions, expériences et réflexions sur un certain nombre de sujets. Les entreprises intelligentes comprennent et utilisent la puissance des médias sociaux pour connecter et informer leurs clients et prospects. Dénommé “Social Media Marketing” ou SMM, c’est une nouvelle manière intelligente d’établir des réseaux de communication.
Les activités des médias sociaux couvrent toute la gamme de blogs, les sites de micro blogging comme Twitter, les communautés de réseautage social comme LinkedIn et Facebook, sites de téléchargement vidéo et musique, forums de discussion, partage de photos…etc. Avec autant de sites différents et de multiples façons d’y participer, il peut être difficile de mesurer vos efforts de marketing internet.
La participation dans les médias sociaux ne mobilise pas beaucoup d’argent, mais elle est très coûteuse en temps et les entreprises veulent les mesurer pour savoir si ces investissements dans le temps sont payants. Avant le lancement d’une campagne, vous devriez avoir une idée précise de ce que vous essayez d’accomplir. S’agit-il d’accroître le trafic du site? Obtenir plus d’abonnés Webzine? Avoir plus de gens qui téléchargent votre ebook gratuit ou livre blanc? Ou peut-être vous voulez juste travailler sur l’image de marque de votre entreprise. Quoi qu’il en soit, vous devez avoir un plan. Comme le dit le vieil adage, «Si vous ne savez pas où vous allez, vous n’y arriverez jamais».
Il ya beaucoup de médias sociaux, il est donc impossible de les utiliser tous. Choisissez trois ou quatre, et concentrez la majorité de vos efforts dedans. Même si vous ne les utilisez pas tous, vous devriez récupérer votre nom ou le nom de votre entreprise sur autant de services sociaux que possible (pour éviter de découvrir plus tard que quelqu’un utilise le nom d’utilisateur que vous voulez). Si vous avez besoin pour voir si votre nom d’utilisateur choisi est disponible essayez Namechk.com qui vérifie sur des dizaines de site de réseautage social pour voir s’il est disponible.
Alors, comment pouvez-vous contrôler tous les buzz ? Comment surveillez-vous votre marque et protégez votre réputation durement gagnée ? Il n’y a pas une seule méthode, il existe de nombreux services et outils qui vous permettent de voir qui parle de vous en ligne. Certains sont gratuits et d’autres peuvent être payants.
Ces outils de «gestion de la réputation en ligne”, vous aideront à définir des mots clés ou expressions que vous souhaitez suivre et ensuite être informé de toute mention de votre nom de société, produit ou service. Il est important de défendre et surveiller votre réputation en ligne. Comparable à la réputation dans la vraie vie, la protection de votre image en ligne est un enjeu majeur, et tout le monde se doit de l’entretenir.
Rappelons que jusque son rachat de Omniture, Adobe proposait des outils et des technologies orientés spécifiquement autour de la création de contenus de type rich media. En faisant l’acquisition d’Omniture, il se dote d’une seconde facette métier permettant aux utilisateurs de ses solutions – en particulier les acteurs du marketing internet- d’enrichir leurs connaissances en matière d’usage et de consommation de contenus dynamiques et rich media. Voir en anglais l’article de presse Omniture.
Nous allons jeter un œil sur certains outils de mesure et de suivi mis à votre disposition:
1) BackTweets.com: Un moteur de recherche pour Twitter. Voyez qui reprend vos tweets, vos liens…etc. Vous pouvez également vous inscrire pour des alertes emails sur de nouveaux résultats.
2) Addictomatic.com: Un peu différent des autres, vous tapez un mot-clé, expression ou une phrase il va chercher dans les meilleurs blogs, sites de nouvelles, Google, Technorati, Ask, YouTube, Flickr, Digg, Topix et plus encore. Vous recevrez une page de résultats personnalisée avec tout ce qu’il trouve lié à votre recherche.
3) Buzzoo.net: Tout sur le buzz Internet, il traque plusieurs pistes de différents sites Web pour vous apporter ce qui fait jaser à un moment donné.
4) Surchur.com: Recherche pour les dernières et meilleures offres sur des sujets qui sont très populaires au jour même. Tapez une expression et il recherche les blogs, les sites sociaux de nouvelles, photo et vidéo pour votre objet.
5) AlertRank.com: Une meilleure façon d’organiser et trier les alertes de notre ami et cher Google. Obtenez un rapport quotidien envoyé par courriel dans un format de feuille de calcul.
6) BoardTracker.com: Un moteur de recherche juste pour les forums. Surveiller les forums de discussion et soyez donc prévenu par email lorsqu’un thread correspondant à vos termes de recherche est découvert.
7) Google.com/alerts: Il existe depuis des années. Il suffit de taper votre nom ou le nom de votre société et vous recevrez des courriels quotidiens de résultats trouvés.
8 BrandsEye.com: Un outil de gestion de la réputation en ligne en temps réel, bref aperçu de votre réputation en ligne. Plusieurs niveaux de services et prix disponibles.
9) Twazzup.com: Un autre moteur de recherche Twitter.
10) SiteMention.com: Entrez votre url et apprenez ce qui se dit à votre sujet. Les résultats obtenus sont rassemblés à partir de Google Recherche de blogs, Twitter, FriendFeed, YouTube, MySpace, Digg, Delicious et beaucoup plus d’autres médias sociaux.
11) Brandwatch.net: Ce service suit vos marques, vos entreprises, même les compétiteurs. Abonnez-vous aux mises à jour hebdomadaires gratuites sur n’importe quelle marque. Leurs rapports détaillés avec un résumé hebdomadaire des blogs et de l’activité des forums sont très utiles.
12) Trackur.com: Un outil qui scanne de nombreux sites web, y compris des blogs, des nouvelles, des images et des sites vidéo, des forums et vous avertit de toute mention de votre marque, des produits / services. Facile à utiliser et abordable. Essayez un compte personnel gratuit pendant 14 jours.
13) FiltrBox.com: il scanne les sources de nouvelles en ligne, Twitter et autres pour savoir ce qui se dit sur vous ou votre entreprise. La tarification est basée sur le nombre d’utilisateurs, mais il ya une version gratuite qui fournit avec 15 jours d’essai.
14) SocialMention.com/alerts: Tout comme les Alertes Google, mais pour les médias sociaux. Entrez votre mot clé et l’adresse e-mail pour être informé de toute nouvelle découverte. Recherches blogs, micro blogs comme Twitter, des commentaires, des événements, des images, des nouvelles, des vidéos et plus.
15) BlogPulse.com: Un moteur de recherche qui scanne seulement les données sur les blogs. Entrez votre mot clé, cliquez sur envoyer et il recueille les résultats.
16) BackType.com: comme un moteur de recherche de conversations, il indexe des millions de conversations sur les réseaux sociaux, blogs et autres médias sociaux.
Il y a bien sûr d’autres outils comme commentful.blogflux.com mais il était en panne en accès le 13/01/2010.
Devrons-nous encore vivre une élimination naturelle comme celle qui a eu dans les sites d’analyses de trafic ?? Certainement…
Que ce soit sur le plan de la protection de la vie privée, de la sécurité ou encore de la technologie, les modèles de sites d’Ecommerce et réseaux sociaux se retrouvent face aux mêmes défis. Dans l’article concernant les prévisions de mutations des réseaux sociaux en 2010, nous avons évoqué en effet le rôle que jouent maintenant ces réseaux dans le marketing des commerces électroniques.
Les propos les plus alarmants ou du moins les plus bizarres, portent sur la disparition de l’activité de référencement et optimisation pour les moteurs de recherche (SEO), sous prétexte que celle-ci serait remplacée par les fils RSS, flux de discussions sur les blogs, messages de Facebook, série de tweets ou tout autre contenu web permettant de délivrer des résultats en temps réel.
Cela fera bientôt 10 ans que je pratique ce métier, je n’ai jamais entendu des affirmations aussi hallucinantes. Ok les balises méta qui servaient en premier à indexer le contenu web, ou encore les liens entrant d’annuaires robots et autres techniques jadis utilisées en référencement ne sont plus prises en compte, mais de là à affirmer qu’un groupe de personnes qui animent un forum puisse décider que tel site vide de contenu est le meilleur, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que l’erreur est humaine.
Certes, nous avons vu des résultats concrets, notamment via les essais de Google Cafeine ou la présentation de Google Social Search, mais attendons de juger le nouveau ranking des différents moteurs de recherche.
Les médias sociaux en général sont souvent ouverts aux applications tierces (Apps) développées par des Webmasters qui ont accès à une plateforme sécurisée certes, mais l’information est transmise via les canaux ainsi ouverts. De plus, comme le fait Google pour la Wave ou pour son OS Chrome, le code est disponible. Il est difficile d’imaginer une impartialité quand on travaille avec des open sources. Les résultats seraient ainsi concoctés et peu fiables.
Il est certain que les produits et services Google couvrent un grand besoin web, notamment avec sa filiale Youtube qui lui procure un autre espace d’affichage pour la publicité, mais cela ne peut justifier une perte de qualité au nom de la rentabilité. En effet, le but de tous les réseaux sociaux et le concept même de l’économie numérique sont le verrouillage de l’utilisateur. Google est tout simplement entrain de livrer bataille à Microsoft pour s’accaparer le monopole sur la toile.
D’autre part, l’apport à l’ecommerce des réseaux sociaux est évident. Les clients témoignent de leur expérience et les employés donnent des informations utiles. Il faudra toutefois une implication très forte de la part des salariés. Le cas d’Ebay est éloquent avec la contribution de sa communauté à la réussite du site. Il faut dire que la vente aux enchères sur Internet nécessite une certaine confiance de la part de l’acheteur comme du vendeur.
Au moment où nous assistons au lancement de Verified by Visa et SecureCode de MasterCard pour sécuriser les transactions en ecommerce (Secure E-Commerce), nous devons attendre plus de restrictions au niveau des réseaux, Bien que là aussi, Google est présent avec son système de paiement Google Checkout et espère fédérer ses clients Adwords autour de ce moyen de paiement qui représente une très grosse manne financière à l’image de PayPal de EBay.
En conclusion, au lieu de se lancer dans des prédictions farfelues ou des supputations vaseuses, nous ferions mieux de tirer des conclusions du passé qui lui est juste : toute situation de réseau externalisé mène à un monopole, la concurrence baisse et la réglementation s’impose en dernier recours…
Au lieu d’avoir un super Google, nous pourrions avoir plusieurs moteurs spécialisés. Ainsi, pour la recherche en temps réel on se tourne vers les actualités, pour la recherche de personnes on va sur les réseaux …
Suite au précédent post où je me suis consacré au commerce électronique, en tentant de faire le tour, je ne peux toutefois pas omettre de faire le point sur la protection de la vie privée du cyber consommateur. Celui-ci est harcelé de toutes parts pour fournir ses infos personnelles dans un seul but, le profiling ?? Que nénies, en fait les black hats, les Social Engineers (voir dico pour le franglais), les voleurs d’identité, les réseaux sans scrupules et les autres sites sans règles de confidentialité le guettent de partout.
Non ce n’est pas de la parano, la FTC s’en mêle et même madame la commissaire à la protection de la vie privée du Canada y met son grain de sel.
De manière générale, il est bien entendu que la sécurité sur internet ne peut être garantie et en plus n’est à l’origine que de 20% des cas répertoriés au Québec concernant le vol d’identité. (Voir le blog de M. Dupont qui traite de Cybercriminalité et vol d’identité sur le web). Il est vrai aussi que tout le monde s’agite pour y mettre un peu d’ordre.
Aux USA, le grand FTC a dicté début Décembre ses nouvelles conditions concernant les blogs (nouvelles règles du FTC ), puis ici au Canada fin octobre, on a appris la sanction royale du projet de loi modifiant le Code criminel (vol d’identité et inconduites connexes).
À l’échelon mondial, la conférence internationale de protection de la vie privée et des données personnelles début Novembre 2009 à Madrid a été qualifiée d’exceptionnelle. En plus de la présence des gouvernements, deux des grands opérateurs des nouvelles technologies Facebook et Google ont assisté à cette réunion. Google (notre vénéré, cher et adorable Google) a profité de cette session, pour son nouveau service : le Google Dashboard.
E-commerce et respect de vie privée
Quant aux grands acteurs du commerce en ligne qui sont rôdés puisqu’il s’agit des « First movers » que sont Amazon et Ebay, c’est aussi mouvementé. En effet Amazon est dans la ligne de mire de l’EPIC autrefois alliés concernant la protection des renseignent personnels et sa clause à propos des publicités pose problème. Ebay pour sa part revoit ses conditions d’utilisation et sa clause d’arbitrage est très controversée. Le nombre de cas portés devant les tribunaux aux USA, au Canada et en Europe ne se comptent plus.
Alors ces géants de l’e-commerce sont appelés à se conformer aux lois de protection des consommateurs qui commencent à tenir compte du cyberacheteur. Si vous voulez en savoir d’avantage, je vous invite à consulter les deux études de cas : analyse vie privée dans le cas d’Amazon et analyse Ebay clause d’arbitrage 2009.
Ajoutez à cela le fait que Twitter ait passé un accord avec LinkedIn pour publier directement nos tweets sur notre profil professionnel, sans nous demander notre avis… Nous avons donc des raisons de dire que cette année 2009 a connu bon nombre de chamboulements où notre vie privée a été prise en otage et que nous avons assisté à des jeux d’alliances et de stratégies loin d’être finis entre moteurs, réseaux sociaux et sites d’e-commerce. Nous allons scruter les résultats des accords Google Twitter et Microsoft Twitter Facebook courant de cette nouvelle année 2010.
Accords google twitter et bing facebook
Il est important de noter qu’aujourd’hui Google et Microsoft sont les gardiens du temple puisque ce sont eux deux qui nous délivrent 90% des résultats de recherche via les moteurs (parts de marché Bing 10,3%, Yahoo! 17,5% et Google 65,6% en Novembre 2009 aux USA), que Microsoft va au tribunal comme au travail et que la déclaration de l’avocat de Google dans l’affaire qui opposait le couple Boring à Streets View : « Today’s satellite-image technology means that even in today’s desert, complete privacy does not exist. » montre bien la vision que Google a de nos données personnelles. Mais le pire est à venir avec la Google Wave que nous testons en feignant de ne pas y voir un substitut signé Google aux réseaux sociaux. J’ai lancé un post à ce sujet : la vague arrive et risque d’emporter avec elle toutes nos données personnelles. Et ce qui m’accable vraiment, c’est que selon les dernières statistiques concernant l’utilisation de plusieurs outils sur les sites Web, Google Analytics serait utilisé par 30% des sites pour suivre leur trafic (dont je fais partie). Ceci montre simplement qu’on n’a pas fini de jouer avec nos amis de Google !
Maintenant au travail, c’est encore une autre histoire. Le cas récent de N. Blanchard qui s’est vue suspendre les indemnités de congé maladie à cause de photos publiées sur Facebook et dénoncée par son employeur, a fait le tour du monde. Il s’agit d’une première au Québec et qui fait encore jaser beaucoup dans le milieu juridique.
Nous en sommes au même problème de paiement électronique où la solution proposée consiste à fournir un Id numérique unique (Secure code), et de ne pas mettre à la disposition du marchand des informations dont il n’a guère besoin pour réaliser sa transaction. Mais, même avec une adresse e-mail unique et un mot de passe secret, nous ne pouvons surfer dans l’anonymat. Voir les cas du suicide Web 2.0 que nous avons évoqués précédemment.
De manière générale, que ce soit via le monitoring des employés ou leur implication dans les réseaux sociaux pour promouvoir la compagnie, ou encore leur participation en tant que membres privés dans les réseaux sociaux, la vie privée est ballotée de la vie personnelle vers le travail en passant par celle qui devrait rester virtuelle sauf si l’individu décide de son propre chef de la lier à sa vie réelle. Résultat des courses, nous passons du temps à alimenter en contenu nos différents médias, du temps pour superviser l’interprétation de nos propos et réactions, puis surtout ce qui risque de nous occuper de manière inutile, nous devons garder un œil sur ce que les autres croient savoir de nous (nous sommes censés en être à l’origine).
À ce sujet, j’ai réalisé un travail d’analyse de la responsabilité des employés sur internet dans le Web 2.0 via les blogs, forums et participation aux réseaux sociaux, et notamment le droit du respect de la vie privée du salarié et des clauses de confidentialité et d’obligation de loyauté envers son employeur : liberté, vie privée du salarié et e-réputation de l’entreprise.
Personnellement, je souhaite qu’en 2010, il y ait une meilleure éducation des internautes, une plus grande transparence concernant leurs traces sur le net et donc leur vie privée, mais aussi des implications fortes et en rupture avec les usages actuels des grands acteurs de la Web sphère comme Google, Microsoft, Yahoo, Facebook, Twitter, LinkedIn, Amazone, Ebay et tous les autres pour ne pas tomber dans la solution de facilité : Le consommateur a lu les conditions !
Conclusion :
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Oui, mais il n’a pas le plan de vol !
Commerce électronique ou e-commerce, ces termes sont synonymes et pourtant sont si différents. En effet, le commerce électronique fait référence à la réalisation d’une transaction commerciale via un canal informatique, c’est-à-dire qu’éventuellement dans une certaine mesure, si vous consultez un produit sur un catalogue que vous avez reçu dans votre boite aux lettres, et que vous vous rendiez sur un site Web où vous saisissez le code produit et effectuez votre achat en ligne, alors vous aurez acheté via un commerce électronique.
En revanche, le terme de e-commerce comporte le fameux « E » pour E-mail, E-business, E-marketing, E-réputation et tout ce qui s’en suit. Alors logiquement sans entrer dans les définitions de pure play ou de « click and mortar » dit aussi « bricks and clicks », nous sommes supposés être sur Internet depuis le début jusqu’à la fin. E-commerce à mon avis est plus approprié pour désigner l’activité de magasin en ligne ou e-shop.
Cette confusion est encore plus flagrante quand on veut définir l’économie numérique. Bien que le principe soit simple, il s’agit de la nouvelle économie post internet, donc forcément on parle de commerce électronique (pardon e-commerce). Pour preuve que la confusion existe et que je ne crée pas un buzz sur ce sujet, analysez plutôt l’image ci-dessous.
Pour s’entendre, on va s’accorder que commerce électronique, économie numérique, le tout c’est du pareil au même et nous allons tacher d’analyser la progression de l’e-commerce dans notre province. Mais si vous voulez creuser plus, je vous invite à lire l’article posté sur le Blog de L’économie numérique de HEC Montréal (le commerce électronique moteur principal de la nouvelle économie).
Au-delà des propos alarmants de Michelle Blanc à ce sujet (Le Québec en retard sur le reste du Canada avec à peine la moitié des cyberacheteurs comparé aux autres provinces) qui date d’octobre 2008, nous découvrons que le magasinage dans internet est populaire au Québec. Les commerces en ligne font de belles affaires malgré une économie fragile. Depuis le début 2009, les québécois ont acheté pour prés de 2,6 milliards $ de produits dans internet. En tout cas c’est ce que révèle le centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).
Depuis le début de l’année, leurs achats auraient même augmenté d’un trimestre à l’autre. Ainsi leurs achat en e-commerce s’élevaient à 746 millions $ sur la première période de Janvier à Mars, à 905 millions $ pour la deuxième période allant jusqu’à Juin et à 938 millions $ pour le troisième trimestre. Soit donc une progression de 192 millions $ en neuf mois (presque 25%), ce qui promet pour ce dernier trimestre qui explose toujours grâce aux fêtes, boxing days…
«Compte tenu de la situation économique actuelle, il s’agit là d’un indice très positif », a indiqué la porte-parole du CEFRIO, Najoua Kooli.
Le nombre de cyberacheteurs se maintient autour de 20% contrairement à Octobre 2008 où il était à peine de 15%. L’augmentation du CA réalisé par l’e-commerce québécois aurait été encore plus forte si le panier moyen par cyberacheteur avait gonflé ou au moins stagné. Celui-ci est passé de 288 $ en Septembre 2008 à 233 $ en Septembre de cette année.
Pour lire le document PDF : Indice du commerce électronique au Québec troisième trimestre.
Selon un rapport de l’indice du commerce électronique au Québec sur le type de produits achetés sur Internet qui date de Juin 2008, les secteurs où l’e-commerce marque des points ici au Québec assurément sont l’Édition (les livres, revues et journaux), suivie de la mode (les vêtements, bijoux et accessoires) puis les billets de spectacles.
secteurs e-commerce fin 2008 au Québéc
Par ailleurs, il y a aussi l’aspect démographique qui est intéressant. Dans la présentation des statistiques d’achat en ligne par le CEFRIO, il en ressort clairement que la tranche des 18-34 ans suivie de celle des 35-44 ans arrivent en tête avec respectivement des proportions de 25% et 21% comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous :
aspect démographique e-commerce Québéc
Pour compléter cette étude concernant le portrait internet des cyberacheteurs, nous avons à notre disposition un travail récapitulatif du profil des québécois qui magasinent en ligne qui date de fin 2007 mais montre la proportion de la population québécoise qui achète en ligne selon leurs âge, sexe, langue et niveau d’éducation (Étude CEFRIO, VDL2 et SOM ). Il est intéressant de noter que les hommes de 18-24 ans sont en tête qui parlent le français ou une autre langue et qui auraient un niveau universitaire. Dans un autre graphique, on note qu’à travers le Québec, Montréal arrive en tête avec plus de 18%, Québec et environ en deuxième position avec presque 15%. Les familles avec des revenus de 50 000 $ et plus représentent le tiers du volume.
répartition géographique des cyberacheteurs
Maintenant, il ressort qu’il y a la génération C des 12-24 ans qui arrive et le défi qui se pose est de répondre à sa demande. En effet, cette population a grandi avec Internet et son comportement vis à vis des NTI change la donne de manière drastique. La société québécoise voit donc venir toute une génération dont les attentes et les comportements que ce soit à l’école, dans l’univers de la consommation, au travail ou dans la sphère civique, diffèrent de ceux des autres québécois (Rapport-synthèse portant sur l’étude génération C par le CEFRIO). Je vous invite donc à découvrir cette opportunité phénoménale qui s’ouvre devant les acteurs du commerce électronique au Québec.
Alors, tout ce que nous pouvons souhaiter pour cette nouvelle année 2010, c’est que le e-commerce dépasse tous ces chiffres, se banalise et qu’avec les moyens de sécurisation des paiements mis en œuvre par Visa et Mastercard notamment avec leur programme Secure Code, les consommateurs puissent dépasser leur frilosité et magasiner en toute confiance. Il y a aussi beaucoup de travail qui est accompli ou en voie de le devenir au niveau de la protection de la vie privée et le Québec est le mieux loti de tout le Canada, ça c’est sûr !!